- il y a 8 mois
Dans ce numéro d'A vos marques, Salim Ejnaïni dresse un bilan de la pratique parasportive en France avec ses invités. Quelques mois après l'engouement des Jeux de Paris 2024, et suite à un rapport de l'INJEP, il était temps d'étudier la pratique sportive des personnes en situation de handicap, 20 ans après la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances. Ludivine MUNOS, Jean MINIER, Sidney ATTIOGBE, Zainaba SAID-ANZUM
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00:00Générique
00:00Bonsoir, bonsoir à toutes, bonsoir à tous.
00:21Soyez les bienvenus dans votre rendez-vous dédié au Parasport, à tous les Parasports.
00:25C'est bien sûr à vos marques sur Sport en France.
00:27Et pour cet ultime numéro de la saison, on avait très très envie de faire un état des lieux de cette année 2024-2025,
00:36d'une richesse extraordinaire si l'on est, et des invités de marque pour dresser ce bilan avec moi aujourd'hui.
00:43Je salue d'abord à ma gauche, Ludivine Munos. Bonjour.
00:46Bonjour.
00:47Bonsoir Ludivine, vous êtes vice-présidente de la FFH, Fédération française handisport,
00:51et vous êtes ancienne nageuse paralympique.
00:54Je salue également Sidney Atiogbe.
00:59Ça va, je l'ai bien dit ?
01:00Parfait, parfait, parfait.
01:01Bonjour, bienvenue.
01:03Joueur pro de basket fauteuil.
01:06Tout à fait, c'est ça.
01:07Et j'ai le plaisir d'avoir, non pas en présence, mais à distance, nous avons Zainaba Saïd Anzum.
01:15Oui, bonsoir à toutes et tous.
01:16Bonsoir, bienvenue.
01:17Vous êtes conseillère départementale du 93, déléguée au sport.
01:23Et nous avons bien entendu Jean Minier.
01:27Bonjour, bonsoir Jean.
01:29Bonsoir.
01:30Directeur des sports du CPSF.
01:33Je suis ravi de vous avoir aujourd'hui avec nous.
01:37Je suis ravi de vous avoir ce soir avec nous, bien sûr.
01:39On va pouvoir revenir un petit peu sur cette double année d'une très grande richesse, bien sûr, avec un certain bilan à dresser, notamment après les Jeux, et préparer la suite.
01:50C'est une période que j'aime beaucoup.
01:52Et on va commencer par dresser un état des lieux de la pratique.
01:57On a 14% de la population qui est en situation de handicap et on constate que moins de participants sont sportifs parmi cette population en situation de handicap que dans la population générale.
02:13Je vais commencer par poser la question à Ludivine.
02:16Ludivine, à quoi doit-on ce premier constat ?
02:19Alors ce premier constat, il n'est pas que d'aujourd'hui, puisque si on regarde la pratique entre 2005 et 2025, on se rend compte, et là je vais forcément prendre les chiffres de la Fédération française en disport,
02:29mais on se rend compte que nous, en termes de clubs affiliés, on est passé de 500 à plus de 1700 aujourd'hui.
02:35Plus de 1700 associations qui justement ont pris cette volonté d'accueillir des personnes en situation de handicap dans leur rang.
02:41Et ça représente aussi maintenant, on est passé en termes de nombre de licenciés d'un peu moins de 20 000 à 35 000 aujourd'hui.
02:47Donc de notre côté, effectivement, on voit que le nombre de clubs ont presque doublé sur cette période et effectivement qu'on a plus de 40% de licenciés supplémentaires.
02:56Mais pour le coup, et comme on vient de le dire, ce n'est encore pas suffisant.
02:58Et notamment si on se tourne surtout sur la pratique chez les jeunes, puisqu'on parle souvent de sport de haut niveau, on parle des jeux,
03:04on parle un peu de cette vitrine que sont nos athlètes de haut niveau et qui nous permettent, bien sûr, de parler du sport paralympique et de parler de la Fédération.
03:11Mais surtout, notre objectif, c'est que les jeunes en situation de handicap pratiquent tous à côté de chez eux et trouvent justement le sport,
03:19quel qu'il soit, que ce soit loisir, que ce soit une pratique adaptée, qu'ils puissent pratiquer.
03:23Donc vraiment, la volonté, c'est d'aller justement vers le développement de ces jeunes.
03:25Plus de jeunes doivent pouvoir pratiquer du sport.
03:27Et oui, bien sûr, on le dit bien, la pyramide commence par la base et notamment la vitrine de la compétition, notamment de haut niveau,
03:35commence par la pratique de loisir et elle est primordiale. Comment est-ce qu'on fait pour la développer ?
03:43Et est-ce qu'elle bénéficie d'un impact comme on le souhaiterait en tout cas, suite aux jeux, suite à des grosses visibilités,
03:51comme on peut en voir en compétition ?
03:52Effectivement, pour la développer, déjà, il faut se le dire, il faut que tous les sites qui permettent d'accueillir nos athlètes soient accessibles.
03:58Donc là, depuis la loi de 2005, ça permet à chaque fois qu'un site est rénové, de le rendre encore plus accessible.
04:03Et on le voit facilement maintenant, dès que vous allez sur une structure qui est récente, l'intégralité du site.
04:08Moi, je vais prendre un exemple que je connais bien pour l'avoir visité en long, en large et en travers.
04:12C'est la piscine d'Aulnay-sous-Bois ou le centre aquatique olympique, qui sont des structures totalement accessibles à la pratique des sportifs en situation de handicap.
04:20Mais ça, finalement, c'est tout ce qui est nouveau et tout ce qui est ancien.
04:23Il faut pouvoir le rénover et pouvoir l'accompagner pour que ça aille au-delà simplement de la pratique,
04:28mais qu'on rentre dans le vestiaire, qu'on aille voir comment l'athlète, il peut se changer,
04:31comment il peut être considéré aussi avec son besoin, j'ai envie de dire, de discrétion,
04:35parce que c'est important le regard qu'on peut porter sur son corps et sur soi-même quand on est jeune en situation de handicap.
04:41Et puis également, bien sûr, qu'on puisse aussi être un arbitre en situation de handicap,
04:45qu'on puisse être un encadrant et un volontaire en situation de handicap.
04:48Donc ça, c'est important.
04:50Et j'ai aussi cette casquette d'avoir travaillé sur l'accessibilité universelle des Jeux de Paris 2024 pendant cinq ans.
04:54C'est de pouvoir dire à chaque fois, il faut qu'il y ait des moyens techniques pour que la structure puisse accepter et accueillir quelqu'un qui a besoin particulier.
05:03Et puis le deuxième levier, et là, j'en reparlera encore plus, c'est aussi de pouvoir accompagner la formation, la compréhension du handicap.
05:10Donc historiquement, on sait que ce sont les universités et les Stapsiens qui ont bénéficié ces heures d'appât,
05:16qui leur permettent de comprendre mieux le besoin spécifique.
05:19Et puis aujourd'hui, on a tout un dispositif qui s'appelle les clubs inclusifs et qui permet aussi,
05:24alors la Fédération française handisport sous le pilotage du CPSF est actrice justement de ces accompagnements
05:30pour que les structures puissent mieux accueillir des gens en situation de handicap avec une formation et un accompagnement.
05:36Voilà, c'est important de bénéficier.
05:38Et puis on en reparlera, mais la communication et les médias qui jouent un rôle clé pour faire connaître le sport possible à tous, à tous les niveaux.
05:45Le CPSF a été cité, bien sûr, je me tourne vers Jean Minier.
05:49Qu'est-ce que vous pouvez nous dire justement sur ces mêmes sujets, sur ces mêmes questions,
05:54la pratique des jeunes, la pratique loisirs et l'impact que peuvent avoir les sports plus de vitrine en compétition et à haut niveau ?
06:04D'une façon générale, dans la population générale française, la pratique sportive se fait majoritairement en dehors des clubs, en dehors des structures.
06:14Il y a près de 60% des pratiquants aujourd'hui qui pratiquent en dehors d'un club.
06:20Cette pratique-là, elle est compliquée à mesurer dans le cadre de la population des personnes en situation de handicap.
06:29Malgré tout, Ludivine l'a bien expliqué, il y a suffisamment d'obstacles à lever quand on est en situation de handicap
06:38pour qu'on ait de bonnes raisons de renoncer en chemin à aller vers une pratique sportive.
06:47D'où l'intérêt particulier, de mon point de vue, à rejoindre une structure de la Fédération Handisport
06:54ou d'autres fédérations sportives qui sont à même d'accompagner les personnes de manière claire
07:03et de leur lisser le chemin, notamment en levant les obstacles que peuvent être l'accès à du matériel,
07:12que peuvent être justement la formation des personnes qui vont leur proposer cette activité sportive,
07:21l'accessibilité physique des lieux, etc.
07:24Maintenant, le petit biais aussi des Jeux paralympiques, des Jeux Paris, de Paris notamment,
07:33qui ont été un levier fantastique pour pouvoir mettre en avant et mettre en lumière
07:37la pratique sportive des personnes en situation de handicap, c'est que les Jeux paralympiques,
07:41c'est de la compétition et que la compétition, que ce soit dans le monde des personnes en situation de handicap
07:48ou dans le monde ordinaire, même si j'ai un peu de mal à opposer ces deux mondes,
07:54parce qu'on fait partie du même monde, la pratique compétitive ne rejoint pas la majorité des demandes de pratiques.
08:03La plupart des personnes qui veulent pratiquer une activité sportive aujourd'hui, elles ne veulent pas le faire en compétition.
08:08Et donc, les Jeux de Paris ont sans doute créé des vocations de compétiteurs et de compétitrices.
08:16On verra bien quel est l'effet levier aussi de ces Jeux de Paris dans les prochaines années sur la pratique d'une façon générale,
08:27et la pratique libre et la pratique de loisirs, même si la compétition, c'est aussi un loisir, mais la pratique non compétitive.
08:35Et c'est vrai que c'est un défi. Il y a près de 200 000 associations sportives en France.
08:39On est très loin d'avoir 200 000 associations sportives qui se sont déclarées déjà para-accueillantes.
08:46Donc, il y a beaucoup de travail à faire encore, mais je crois que les Jeux de Paris ont été un formidable élan.
08:53Et maintenant, à nous tous de travailler communément pour faciliter les trajectoires des personnes vers la pratique sportive,
09:01parce qu'on sait très bien que la pratique sportive, pour tout un chacun, est un vrai bénéfice.
09:07En tout cas, un défi relevé avec Brio par une belle initiative à Bobigny en février, si je ne me trompe pas.
09:15Zainaba, je me tourne vers vous maintenant.
09:17Alors, en ce qui concerne le Prisme, le pôle de référence inclusif sportif métropolitain,
09:21est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus à ce sujet, justement ?
09:24Effectivement, le Prisme, c'est une infrastructure originale et c'est le principal héritage des Jeux paralympiques
09:32qu'on a construit à Bobigny et c'est en fait ce qu'on a, on sort du principe de rendre accessible,
09:39ce qu'évoquait Ludivine tout à l'heure, puisqu'il a été conçu, c'est un équipement sportif
09:43qui est en accessibilité universelle, qui a ouvert en février et on a d'excellents retours.
09:49Il y a une salle multisport, dojo pour pratiquer le judo, un mur d'escalade.
09:55On peut faire de la boccia, de la danse, de l'excrime et ce qu'on peut faire de ces quelques mois d'ouverture,
10:03le bilan, c'est qu'aujourd'hui, on a tellement parlé de Paras qu'on essaye aussi de dire qu'il est aussi ouvert
10:09pour les pratiquants valides et c'est un beau symbole en fait des Jeux paralympiques de Paris et de Seine-Saint-Denis.
10:19Je pense qu'aujourd'hui, on peut être fier d'avoir ce pris, mais maintenant, le défi, c'est que ce ne soit pas une exception,
10:25mais que ça devienne la norme, qu'on ait beaucoup plus de prismes en France que de salles de concert de type zénith.
10:31Et là, on y travaille. Effectivement, il y a beaucoup d'obstacles à la pratique parasportive.
10:36Ludivine parlait d'infrastructure et je la rejoins complètement, mais également les freins.
10:40Quand on a un enfant en situation de handicap, les parents sont souvent accaparés par les soins
10:45et mettent de côté la pratique sportive.
10:48Et ça aussi, on doit emmener cette pratique inclusive, avoir de plus en plus de clubs par accueillant,
10:53ce qu'on fait en Seine-Saint-Denis avec nos copines départementaux handisport et sport adapté,
10:59afin de s'assurer qu'il y ait les formations nécessaires.
11:02Et c'est le CPSF avec qui on travaille très bien.
11:04Les formations nécessaires et de lever les freins pour la formation des éducateurs sportifs.
11:13Donc, on y arrive doucement, mais sûrement.
11:16Mais c'est vrai qu'on voudrait que ça aille beaucoup plus vite.
11:18Lever les freins, justement, dans la pratique sportive et dans la propagation de cette pratique,
11:25que ce soit en loisirs ou en compétition.
11:27Sydney, si je ne me trompe pas, tu travailles énormément à tout ça aussi.
11:32Tu es fondateur de The Saga Continues, qui est un très joli orthographe d'ailleurs.
11:37Est-ce que tu peux nous en dire plus là-dessus sur cette initiative et sur ce que tu observes en pratique ?
11:41Oui, alors moi, j'ai fondé The Saga Continues, qui permet l'inclusion à travers le sport.
11:47Moi, vraiment, il y a différents projets qui sont mis en place, mais principalement de l'initiation,
11:52auprès de différents publics, que ce soit des entreprises, que ce soit des mairies, que ce soit des clubs de sport.
11:57J'essaie de faire connaître le handisport et de le rendre accessible au plus large public possible.
12:03Et là aussi, il y a un très gros projet sur lequel on travaille,
12:06c'est l'organisation d'un tournoi international de basket fauteuil qui aura lieu le 28 juin au stade Père de Coubertin à Paris,
12:13donc pas loin d'ici, donc la Saga League.
12:16Et donc là, on veut vraiment donner une plateforme de visibilité très importante au basket fauteuil,
12:21mais plus largement au handisport et même au handicap en général,
12:25et montrer qu'il n'y a pas que les Jeux olympiques ou paralympiques,
12:29mais que toute l'année, ou en tout cas au moins tous les ans, on veut montrer un gros événement.
12:34Et on veut aussi mêler ça avec la culture, donc voilà, avec de la danse, avec un DJ, il y aura des animations.
12:41On veut vraiment que le handisport rentre dans l'entertainment et dans la culture et dans vraiment le plaisir.
12:48C'est le cœur du sport finalement, que ce soit en compétition ou en loisir.
12:51D'ailleurs, Ludivine, on en est à une vingtaine d'années tout pile de la loi handicap.
12:56Comment est-ce qu'on observe justement les bienfaits du sport, du parasport, du sport pour tous,
13:03que ce soit dans le loisir ou de la compétition ? Est-ce qu'il y a un bilan positif qui se dresse ?
13:07Alors forcément, je ne suis pas objectif parce que je fais partie de ces personnes qui ont grâce au sport
13:10une vie aujourd'hui très épanouie, très riche et assez, on va dire, dynamique.
13:15Parce qu'il ne faut pas qu'on oublie qu'on parle souvent de la pratique sportive,
13:18tout le monde le sait, les bienfaits du sport pour tous, ça c'est important.
13:21Mais les bienfaits physiques, les bienfaits en termes d'autonomie.
13:25Moi, j'ai bientôt 45 ans, je ne suis pas certaine que je n'aurais pas eu autant conscience de mon corps
13:29et du besoin de l'entraîner, de l'adapter ou d'en prendre soin comme une machine
13:32si je n'étais pas passée par toutes ces étapes sportives.
13:35Et puis, il y a aussi le rapport à une société.
13:37Souvent, en situation de handicap, et moi j'en faisais partie, on se retrouve toujours après les autres.
13:42Je ne suis pas la première en ski, je ne suis pas la première en vélo,
13:45par contre, quand je me retrouve à pratiquer avec mes pairs,
13:48et bien là, je mets plus en lumière mes capacités, voire mes surcapacités.
13:52Je plaisante, mais vous voyez un petit peu.
13:54Donc, il y a cette intégration dans la société qui nous aide par le sport
13:58à revaloriser nos capacités, voire même nos surcapacités, ça c'est important.
14:03On est fiers de ce qu'on est capable de faire.
14:05Et puis, il y a cette place, vraiment dans un événement,
14:08on parle de l'événement qui va bientôt s'organiser,
14:10quand on est volontaire en situation de handicap ou pas en situation de handicap,
14:14on appartient à un groupe, on passe des moments ludiques, du plaisir,
14:18et vraiment, on s'épanouit.
14:20Donc, nous, on rencontre sur le chemin du bénévolat à la FFH,
14:23plein de gens qui sont régulièrement avec nous, avec qui on passe des bons moments.
14:26Moi, j'étais à Saint-Germain-en-Laye sur la Coupe du Monde,
14:29récemment avec nos athlètes de haut niveau, mais pas que,
14:32avec cette équipe de bénévoles, avec, on va dire, ses amis,
14:34avec qui on passe vraiment des bons moments.
14:36Donc, cette place dans la société, elle est importante, elle nous fait du bien,
14:39et elle va encore plus au-delà de la pratique du sport tel qu'on le maîtrise aujourd'hui.
14:44Et puis, c'est vrai que ça ouvre vers des carrières.
14:46Alors, je vais forcément avoir envie de citer aussi notre président de la FFH, Gaëlle Rivière.
14:51Gaëlle, aujourd'hui, c'est un avocat accompli, c'est un président de fédération,
14:55et à la base, c'était un jeune qui faisait du vélo avec ses copains,
14:58et grâce au bruit, en les suivant, puisqu'il a un handicap visuel,
15:01et puis aussi qui avait mis, comme beaucoup, un sac en plastique autour de son ballon
15:05pour pouvoir jouer au foot avec ses copains dans la rue,
15:07et il l'expliquait il n'y a pas longtemps, il disait qu'il avait aussi pas mal cassé de vitres chez les voisins,
15:11parce que c'était plus difficile de shooter.
15:13Les deux exemples me parlent très personnellement.
15:15Exact, mais voilà, donc ça, c'est important.
15:17C'est notre histoire dans la place, avec notre collectif, avec tout ça,
15:20qui font qu'on a réussi à s'épanouir, qu'on a eu confiance en soi,
15:23et puis qu'on a osé.
15:25Et puis, Sidney est un exemple aussi incroyable.
15:27Lui, il est maintenant organisateur d'événements,
15:29il est aussi sur les réseaux sociaux,
15:31il y a tout un environnement autour de lui qui s'est mis en place,
15:34et c'est aussi grâce au sport.
15:37Zainabha, forcément, vu qu'on parle de pratique pour tous,
15:40avec ses pairs, ce que vient de nous dire Ludivine, c'est hyper intéressant,
15:44à quel point est-ce qu'on en voit les fruits au sein du prisme aujourd'hui ?
15:49Est-ce qu'il y a des exemples concrets qui mènent vers la compétition,
15:53des initiatives qui visent à mettre tout le monde sur des mêmes événements ?
15:58Bien sûr, le prisme est un bel outil,
16:01et effectivement, Ludivine parlait de Gaël Rivière,
16:03Gaël Rivière est un joueur du Bondi Cessifoot,
16:05donc forcément, on a des modèles qui existent en Seine-Saint-Denis
16:09et qu'on veut montrer aussi aux autres,
16:12et je pense qu'aujourd'hui, les Jeux paralympiques,
16:16en fait, ont servi vraiment de faire entrer,
16:19j'en parlais de ne pas mettre de côté ordinaire,
16:22mais le parasport maintenant rentre dans l'ordinaire,
16:25et on l'a vu, ce n'est plus un temps exceptionnel,
16:27c'est un temps où les enfants, les moins jeunes, etc.,
16:32ont pu réaliser à quel point la compétition et que les athlètes faisaient un effort incroyable,
16:41et qu'il fallait valoriser.
16:44Et sur la Seine-Saint-Denis, justement,
16:47on a beaucoup plus suivi, en tous les cas, de la même côte, de la même façon,
16:53les athlètes valides que les athlètes parasportifs,
16:56ce qui a permis aujourd'hui, quand je vais regarder un match de Cessifoot à Bondi,
17:00je remarque aussi qu'il y a un engouement de la population pour le Cessifoot,
17:04puisque des gens qui n'y allaient pas, qui étaient voisins du stade à Bondi,
17:08n'y allaient pas,
17:08et avec cette médiatisation,
17:11ils sont de véritables supporters du Bondi Cessifoot,
17:15et je pense que là, on a gagné.
17:17On l'a gagné aussi quand on voit des athlètes,
17:19leur parcours, je pense à Jelika Diallo,
17:21qui a été métaille d'argent au Parataekwondo,
17:25en fait, ça faisait à peine cinq ans qu'elle pratiquait.
17:28Et donc, tout cela force le respect,
17:30et je me souviens encore d'être passé,
17:32quand on a donné des places aux jeunes collégiens de Seine-Saint-Denis,
17:36leur remarque était assez drôle,
17:38parce qu'ils ont dit,
17:39ah oui, mais si eux peuvent faire ça,
17:41moi, je ne vais plus me plaindre en cours de PS.
17:43C'est terminé,
17:44parce qu'ils nous ont montré les efforts qu'ils déploient,
17:49et ça a forcé le respect,
17:50et je pense que si on crée des modèles,
17:52on arrive à avancer avec le parasport,
17:56et moi, ce que j'espère,
17:57c'est qu'il y ait une meilleure médiatisation,
17:59parce qu'on l'a vu en janvier,
18:01la retransmission de la finale de la Coupe du championnat de France de Cessifoot,
18:04la compétition permettra de regarder différemment les personnes en situation de handicap,
18:12et justement de comprendre qu'il faut développer la pratique,
18:16pour toutes et tous.
18:17Oui, développer la pratique, justement,
18:20et pousser la médiatisation,
18:22ça passe aussi par des événements,
18:23on va pouvoir en reparler, peut-être Sydney,
18:27sur justement le 28 juin, c'est bien ça ?
18:30Tout à fait, le 28 juin.
18:30Alors, qu'est-ce qui se passe exactement en détail ?
18:32Je crois qu'il y a plusieurs équipes qui vont s'affronter,
18:36est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus ?
18:38Oui, alors c'est principalement un tournoi international de basket fauteuil,
18:42sur un format 3-3.
18:43Le 3-3, c'est vraiment une pratique qui se développe,
18:46et moi, j'avais envie d'ajouter ça au basket fauteuil.
18:48Il n'y a pas beaucoup de compétition 3-3 internationalement,
18:51donc ça va être vraiment innovant.
18:53Ce sont certains des meilleurs joueurs en France,
18:56mais aussi en Europe.
18:57Donc, on a des internationaux français qui ont fait les Jeux de Paris,
19:00on a des internationaux espagnols,
19:01des internationaux turcs, suédois, belges,
19:03enfin, ça vient vraiment de partout en Europe.
19:05Un beau parterre de stars en plus, c'est chouette.
19:08Ça va être pas mal, franchement, ça va être pas mal.
19:10Et du coup, ils ont fait leurs propres équipes de 4,
19:12parce que le 3-3, c'est des équipes de 4,
19:14donc 3 joueurs, un remplaçant.
19:16Ils se sont inscrits,
19:17et ils vont venir batailler pour venir être champions.
19:21Donc, on est en mélange entre la compétition et l'exhibition.
19:25Je trouve que c'est un beau mix entre les deux.
19:29Et le spectacle, moi, franchement,
19:31en tant que passionné de basket fauteuil,
19:33j'ai tellement hâte,
19:34parce que quand je vois vraiment le niveau des joueurs,
19:37quand on va voir qu'ils vont s'affronter,
19:38en plus, ce qui est bien,
19:39c'est que ça fait des combinaisons un petit peu originales,
19:41parce qu'on souvent les voit en 5-5.
19:43Là, il y a aussi des joueurs
19:44qui n'ont pas forcément l'habitude de jouer ensemble,
19:46là, qui vont cohabiter.
19:48Donc, rien que le line-up,
19:51il est vraiment déjà super intéressant.
19:54Donc, vraiment, j'ai hâte.
19:55Formidable.
19:56Et c'est à Coubertin, c'est ça ?
19:57C'est à Pierre de Coubertin.
19:59Donc, le samedi 28 juin,
20:00l'entrée, elle est gratuite.
20:02Il faut juste prendre sa place
20:03sur le site tsc-sport.
20:06Mais elle va gratuite.
20:07Ça va être de midi et demi
20:07jusqu'à à peu près 21 heures.
20:09Donc, vous pouvez venir toute la journée.
20:12Il y aura aussi des animations,
20:13il y aura de la nourriture,
20:14il y aura du merch,
20:15il y aura vraiment tout pour une bonne journée.
20:17On encourage tout le monde, bien sûr,
20:18à suivre tout ça de très près.
20:20Jean Minier,
20:20on vient de parler, justement,
20:22d'un point qui est toujours très commun
20:25au parasport,
20:26qui est le petit croisement
20:27qu'il peut y avoir
20:28entre compétition et sensibilisation,
20:31si on peut dire,
20:32et explication et pédagogie.
20:34On voit bien l'effet
20:35que ça a pu avoir
20:36après les Jeux,
20:37enfin, pendant les Jeux,
20:38à la fin notamment.
20:38la très belle fin
20:41que nous avons offert
20:42en haut bleu de ses six foot.
20:43Est-ce qu'on observe
20:44un engouement général
20:46de la population
20:46qui est plus fort
20:47ces dernières années,
20:48ces derniers temps ?
20:49Et peut-être,
20:50en étant un peu chauvin
20:51avec les Jeux de Paris,
20:52est-ce qu'il y a eu quelque chose
20:53de changé cette fois-ci ?
20:55Et pourquoi pas durablement,
20:57tant qu'on y est ?
20:58Alors, durablement,
20:59j'aurais du mal
20:59à me positionner,
21:00mais je l'espère bien.
21:01C'est un peu pire.
21:02Mais je l'espère bien.
21:04Oui, c'est absolument évident.
21:08Moi, je faisais partie
21:10de ceux qui étaient
21:12les moins convaincus
21:13que le Kojo de Paris 2024
21:18arriverait à remplir
21:20l'intégralité des stades
21:21parce que je suis un vieux
21:24dans le système.
21:26Moi, mes premiers Jeux,
21:27c'était en 92 à Barcelone
21:29et je voyais bien
21:31la difficulté
21:32qu'avait le parasport
21:34en France
21:35à remplir des stades,
21:36y compris,
21:37même le plus récent,
21:38c'était les championnats
21:39du monde
21:40de paraathlétisme
21:42à Charletti
21:43en 2023
21:44où on avait du mal
21:46quand même
21:46à remplir ce stade
21:48et Paris l'a fait.
21:50Bravo à eux.
21:52Je pense,
21:53bravo aux athlètes.
21:54Moi,
21:55quand j'entends Sydney
21:56et quand j'entends
21:57Ludivine intervenir,
21:59ça me confirme
22:01ce que mon expérience
22:03de vie professionnelle
22:05me dit,
22:07c'est que ce sont
22:08les athlètes
22:09qui sont les vrais
22:10leviers du changement.
22:12C'est à eux
22:13qu'il faut donner
22:14la parole.
22:14c'est eux
22:17qui sont capables
22:18vraiment
22:19de permettre
22:20à chacun
22:21d'entre nous
22:22de comprendre
22:22qu'on fait partie
22:23du même monde
22:24et qu'on s'est ignoré
22:26trop longtemps,
22:26on a eu trop
22:27d'a priori
22:28et ces a priori-là,
22:30il faut absolument
22:30les faire sauter,
22:31il n'y a aucune raison.
22:32Et donc,
22:32bien sûr,
22:33bien sûr qu'il y a eu
22:34un changement majeur,
22:35notamment parce que
22:35les athlètes
22:36ont beaucoup pris la parole
22:37pendant les Jeux,
22:38y compris des athlètes
22:39dont on n'aurait jamais
22:40imaginé
22:41qu'ils seraient
22:43des têtes de pont
22:43des Jeux paralympiques
22:45comme Aurélie.
22:47Aurélie,
22:48elle pratique un sport
22:49qui était complètement
22:50confidentiel,
22:51elle a un type
22:52de handicap
22:53qui était parmi ceux
22:54qui étaient les moins
22:55valorisés,
22:56je pense,
22:57par le passé
22:58et elle a su
22:59faire complètement
23:00sauter les verrous.
23:01Donc,
23:01je pense qu'on a franchi
23:03un cap d'évidence
23:04et à nous
23:05d'entretenir
23:06cette flamme-là
23:07mais encore une fois,
23:09donner la parole
23:10aux athlètes
23:10comme vous le faites
23:11aujourd'hui,
23:12ce sont eux
23:12les vrais leviers
23:14du changement.
23:14La France a deux chances
23:16coup sur coup
23:17en tout cas
23:17de donner
23:18cette belle parole
23:20aux athlètes
23:20et de porter
23:21ce message
23:22collectivement.
23:22Ludivine,
23:23forcément que je me tourne
23:24vers vous
23:25pour la suite
23:26de cet échange
23:27parce que
23:27des Paralympiades,
23:28vous en avez vu
23:29une certaine quantité,
23:31si je peux parler
23:31en ces termes,
23:3296 la première fois.
23:33C'est ça.
23:34Qu'est-ce qui a changé
23:34depuis forcément
23:35tellement de choses ?
23:36J'ai envie de tout savoir.
23:38Oui, forcément.
23:38Quel regard maintenant
23:40aujourd'hui
23:40sur une belle édition
23:42comme Paris 2024 ?
23:44C'est difficile
23:44de comparer
23:45quelque chose
23:45qui a tellement pris
23:46à son envol
23:47entre 96 et 2024.
23:48En plus,
23:49en 2024,
23:49on était chez nous
23:50comme l'a dit Jean
23:51et on a tellement
23:52tous œuvré côte à côte
23:53pour les remplir
23:54ces stades
23:54et ça a été
23:55une réussite.
23:56Je vais parler
23:56un peu de chiffres
23:57parce qu'on est aussi
23:58là pour faire le bilan.
23:59On a eu 500
24:00spectateurs par jour
24:02sur la Coupe du Monde
24:03de paranatation.
24:04C'est la jauge maximum
24:06qui était autorisée
24:06à Saint-Germain-en-Laye
24:07donc c'est top.
24:08Ça veut dire
24:08que le public
24:09était là
24:10pour soutenir
24:10les athlètes.
24:11On était carton plein.
24:12On n'est pas sur
24:12les mêmes jauges
24:13que Al Carpentier
24:14ou également Charletti
24:15mais en tout cas,
24:16il y a du public
24:17qui pourra nous rejoindre.
24:19On a aussi voulu
24:19rentrer dans une période
24:20où maintenant
24:21les billets
24:21sont aussi payants
24:23systématiquement
24:24à un modique somme
24:25de 5 euros
24:25gratuit pour les moins
24:26de 16 ans
24:27pour montrer
24:27que justement,
24:29symboliquement,
24:29le haut niveau
24:30de nos athlètes
24:30correspond à un spectacle
24:32de qualité
24:32qu'on a envie
24:33de leur donner
24:33donc ça c'est important
24:34et puis il n'y a pas
24:35de comparaison
24:36entre les jeux
24:37et Jean il le sait aussi
24:38des jeux de 96
24:39et des jeux de 2024
24:40déjà en termes
24:41de considération
24:42de l'athlète
24:43la façon dont il est
24:44accompagné
24:45dans sa pratique
24:46de haut niveau
24:46aujourd'hui
24:47et l'arrivée de l'ANS
24:49a été clé
24:49l'Agence nationale du sport
24:51puisqu'on est parti
24:51de 3 millions
24:52de budget
24:53dans les années 2005
24:54à aujourd'hui
24:55plus de 16 millions
24:57pour justement
24:58montrer
24:58que le sport français
25:00investit
25:01et accompagne
25:01le sport de haut niveau
25:02parasport
25:03ça c'est important
25:04mais il faut aussi se dire
25:05qu'il est important
25:07de le médiatiser
25:08on a eu 31 médias
25:09justement
25:09sur la coupe du monde
25:10c'était important
25:11de le dire
25:11alors qu'on en avait 5
25:12l'année d'avant
25:13juste avant les jeux
25:14de Paris 2024
25:15donc on voit vraiment
25:16que c'est plus
25:18le même référentiel
25:19c'est plus le même
25:19événement sportif
25:20aujourd'hui
25:21c'est un événement sportif
25:22qui est dans le calendrier
25:23c'est les jeux
25:24c'est le troisième
25:25événement paralympique
25:26et le troisième
25:26événement sportif mondial
25:27bien sûr
25:28on a les jeux olympiques
25:29on a aussi
25:30la coupe du monde de foot
25:31mais on a surtout
25:32les jeux paralympiques
25:32qui arrivent en troisième place
25:33donc c'est un autre monde
25:35un autre environnement
25:36et un accompagnement
25:37très haut niveau
25:38et ça moi je suis certaine
25:39j'en l'a dit
25:40on a 60% des gens
25:41qui ne pratiquent pas
25:42de compétition
25:43mais pour le coup
25:44il faut qu'ils se sentent
25:45capables
25:46d'aller vers une pratique sportive
25:48quand on parle souvent
25:49de pathologie médicale
25:51on associe ça
25:52souvent au fait
25:53que la personne doit se reposer
25:54au fait que la personne
25:55doit se rééduquer
25:56au fait que les parents
25:57on l'a dit
25:57doivent accompagner déjà
25:59la partie médicale
26:00de leurs enfants
26:00et puis aussi la partie scolaire
26:02ça prend déjà pas mal de temps
26:03mais la pratique sportive
26:05elle est aussi importante
26:06en parallèle
26:07et on comprend
26:09que l'énergie
26:10se met d'abord
26:10sur le médical
26:11le scolaire
26:12et après on réfléchit
26:13au sport
26:14et puis souvent
26:14on s'interroge
26:15on dit finalement
26:15une personne qui a du diabète
26:17une personne qui fait
26:17de l'épilepsie
26:18est-ce qu'elle peut pratiquer ?
26:20Ben oui
26:20une personne qui se foule
26:21une cheville
26:22maintenant on réfléchit
26:23plutôt à comment
26:23on la rééduque
26:24et comment on la fait bouger
26:25sur ses autres membres
26:26c'est exactement le même sujet
26:28sur le handicap
26:28on peut tout le temps
26:30pratiquer
26:30on peut tout le temps
26:31accéder à une pratique
26:32tranquille
26:33une pratique de plaisir
26:34une pratique loisir
26:35et c'est en ça
26:36qu'il faut savoir l'adapter
26:37et c'est le rôle clé
26:39que peuvent jouer
26:39des fédérations
26:40c'est justement dire
26:41nous on sait
26:42qu'on peut adapter
26:42la pratique
26:43on peut forcément
26:45trouver une façon
26:46de l'organiser
26:47et on le fait
26:47autour de la personne
26:49en situation de handicap
26:50et pas simplement
26:51que pour elle
26:51parce que le pratique
26:52ensemble
26:53pour tous
26:53c'est important
26:54et c'est un message
26:55qui passe de mieux en mieux
26:56dans la population
26:57on le voit bien
26:57notamment les notions
26:58de sport santé
26:59qui se font de plus en plus
27:00entendre
27:01peut-être au niveau
27:02départemental
27:03Zainaba
27:03est-ce que ça se ressent
27:05sur le terrain
27:05directement aussi
27:06qu'on essaie d'encourager
27:07ces pratiques-là
27:08en parallèle
27:09d'un parcours de soins
27:10en parallèle
27:10d'un parcours
27:11de rééducation
27:12comme Ludivine vient
27:13de nous le dire
27:14ah mais complètement
27:16enfin qu'on parle
27:17pour moi
27:18pour le département
27:19il y a eu vraiment
27:19une évolution
27:20sur la politique sportive
27:21c'est d'abord
27:21ça a été la féminisation
27:23puis intégrer
27:24effectivement
27:25que ce soit plus inclusif
27:26du sport pour toutes et tous
27:27donc intégrer le parasport
27:28et également
27:29le sport santé
27:30parce que là
27:31les bienfaits du sport
27:32tout le monde le dit
27:33et le propose
27:35mais c'est d'avoir
27:36une pratique adaptée
27:37et je suis complètement d'accord
27:38avec Ludivine
27:38une pratique adaptée
27:39en fonction de ses capacités
27:41moi j'ai toujours
27:42une anecdote
27:43qui me plaît beaucoup
27:46et je vous permets
27:46de vous la livrer
27:47c'est Sergio
27:48qui est en situation
27:50de handicap
27:50qui a commencé
27:51à pratiquer le judo
27:52qui a pris plus de temps
27:53pour obtenir
27:55sa ceinture noire
27:56mais il l'a eu
27:56avant ses 18 ans
27:57et en fait
27:58dans son récit
27:59il disait que c'était
27:59grâce à lui
28:00que ses parents
28:01qui étaient fumeurs
28:03diabétiques
28:03ont repris
28:04une pratique physique
28:06régulière
28:06et donc Sergio
28:07a tout coché
28:08et maintenant
28:08il est éducateur
28:10et il entraîne
28:11de jeunes enfants
28:12donc je trouve
28:13que ces histoires
28:13il faut le dire aussi
28:14qu'on peut être
28:15en situation
28:16du handicap
28:16mais on est en capacité
28:18de faire tout
28:19comme les autres
28:20il faut juste
28:21que ce soit adapté
28:22donc on a un enjeu
28:23aujourd'hui
28:23nous avons le prisme
28:24et l'enjeu
28:25c'est de développer
28:26les clubs inclusifs
28:27en partenariat
28:28avec le CPSF
28:29pour s'assurer
28:29qu'il n'y ait plus
28:30de parents
28:30qui arrivent
28:31et qui disent
28:32je veux inscrire
28:32mon enfant
28:33à une pratique sportive
28:35mais malheureusement
28:36je ne l'ai pas
28:37à proximité
28:37alors qu'on sait
28:38également
28:39que c'est très important
28:39d'avoir un club
28:40à proximité
28:41ouvert
28:42et qui permette
28:43cette pratique
28:44et paravent
28:45à Sydney
28:46aussi
28:46l'enjeu aussi
28:47c'est d'avoir
28:48des événements
28:49sportifs
28:49de haut niveau
28:50comme le propose
28:51Sydney
28:53parce que ça participe
28:54aussi à changer
28:55le regard
28:55sur le handicap
28:56et on n'entend pas
28:56juste les Jeux
28:57Paralympiques
28:57mais on permet
28:58aussi d'en avoir
29:00tout au long
29:00de l'année
29:00et ça c'est un enjeu
29:01fort
29:02et bravo Sydney
29:03pour cette initiative
29:04le 28 juin
29:04c'est bien noté
29:05pour moi
29:05c'est gentil
29:06c'est noté
29:07pour tout le monde
29:08Jean peut-être
29:09en quelques mots
29:10rapides
29:10mais qu'est-ce
29:11qu'on peut espérer
29:12changer
29:13du coup améliorer
29:14comment on peut
29:14faire encore mieux
29:15demain ?
29:17Je crois
29:17qu'on a déjà
29:18évoqué
29:18beaucoup de choses
29:19ici
29:20la chaîne
29:22d'accès
29:22à la pratique
29:23sportive
29:24pour les personnes
29:25en situation
29:25de handicap
29:26je pense
29:27qu'on peut dire
29:29que les premiers
29:30maillons
29:30sont les plus faibles
29:31les plus fragiles
29:32et donc
29:33il faut convaincre
29:34déjà les personnes
29:36qu'il y a
29:37un sport
29:38adapté
29:39pour elles
29:40et pour eux
29:40quelle que soit
29:41leur situation
29:42de handicap
29:42il y a déjà
29:43un message
29:43qu'il faut
29:44qu'on continue
29:45à marteler
29:45dans la population
29:48générale
29:48et puis ensuite
29:49il faut pouvoir
29:50accompagner
29:51aller vers le club
29:53aller vers la pratique
29:54sportive
29:55donc il faut
29:55qu'il y ait un club
29:56à proximité
29:57il faut que ce club
29:58y soit formé
30:00il faut éventuellement
30:02qu'on puisse
30:02accéder à du matériel
30:04mais je pense que
30:07l'accès à la formation
30:09à la bonne information
30:10et puis ensuite
30:11trouver un club
30:13de proximité
30:13et si possible
30:15être accompagné
30:16vers ce club là
30:17et accompagner
30:17le club aussi
30:18dans un premier temps
30:19pour accueillir correctement
30:21la personne
30:22voilà les premiers maillons
30:24de cette chaîne là
30:24qui sont
30:25les plus fragiles
30:27sur lesquels
30:27il faut qu'on continue
30:28à travailler
30:29parce que
30:30c'est vraiment
30:31absolument nécessaire
30:32et je pense que
30:34on est tous
30:35convaincus de ça
30:36et que tous autour
30:37de cette table là
30:38on s'y attelle
30:40avec beaucoup d'énergie
30:42absolument
30:42notamment Sydney
30:43on le rappelle
30:44le 28 juin
30:45ce super événement
30:46auquel on sera
30:47bien évidemment
30:48présent
30:48Sydney
30:49un dernier petit mot
30:50pour conclure
30:51mais on voit bien
30:52l'importance
30:53la responsabilité
30:54que portent les athlètes
30:56et par la pratique
30:57justement
30:58du basket 3-3
31:00on voit bien
31:01si je ne me trompe pas
31:03c'est un sport
31:03qui est handivalide
31:04qui est mixte
31:05des beaux messages
31:06qui sont portés
31:07par tout ça
31:08et je voudrais
31:09te demander
31:10pour conclure
31:11est-ce que tu sens
31:12justement
31:12cette place
31:14des athlètes
31:15qui a changé
31:17auprès du grand public
31:18et ce regard
31:20des gens
31:20qui devient
31:22finalement
31:22un peu plus
31:23informé
31:24un peu plus éclairé
31:25et qui se prennent
31:26davantage au jeu
31:26oui on voit
31:28une évolution
31:29moi je suis dedans
31:29depuis 2008
31:30donc forcément
31:32en presque 20 ans
31:33j'ai vu
31:33beaucoup d'évolution
31:34après est-ce que
31:35je suis satisfait
31:36non
31:36j'en veux toujours plus
31:38mais des gens
31:39c'est un moteur
31:39de ne pas être satisfait
31:40quelque part
31:40oui je pense
31:41que c'est comme ça
31:43qu'on progresse
31:43mais ça avance bien
31:46ça avance bien
31:47je pense que le grand public
31:47est aujourd'hui capable
31:48d'identifier
31:49certains athlètes
31:50ou en tout cas
31:51certains sports
31:52certains exploits
31:54qu'il y a eu
31:54notamment pendant les jeux
31:55mais aussi sur d'autres événements
31:56donc c'est déjà
31:57une belle avancée
31:57je pense aussi
31:58avec les réseaux sociaux
31:59on est de plus en plus
31:59à se lancer
32:00à être visible
32:04et toute personne
32:05qui se lance sur les réseaux
32:06et qui promeut le handisport
32:09voit qu'il y a de l'intérêt
32:10parce qu'il y a des commentaires
32:10il y a des likes
32:11il y a de l'engagement
32:13les gens vraiment se questionnent
32:14et ont envie d'en savoir plus
32:16donc ça montre déjà
32:17que le grand public
32:18et aussi
32:18notamment les jeunes
32:20s'intéressent de plus en plus
32:21Eh bien écoutez
32:22chers amis
32:22je crois qu'on peut conclure
32:23en disant que
32:24the saga continues
32:25dans plusieurs sens du terme
32:26bien sûr
32:27on lui souhaite en tout cas
32:28d'avoir un bel impact
32:29et de nous toucher encore
32:30très très longtemps
32:31je vous remercie
32:32tous les quatre
32:33d'avoir été aussi proactifs
32:36aujourd'hui
32:36de nous avoir aussi bien renseignés
32:38et pour ce bilan
32:39qui est hyper positif
32:40et qu'on souhaite en tout cas
32:41de plus en plus fort
32:42pour la pratique du parasport
32:43et du sport adapté
32:44en France
32:45et à l'international
32:46quant à moi
32:48je vous retrouve
32:49très bientôt
32:50pour un prochain numéro
32:52de A Vos Marques
32:53sur Sport en France
32:54je vous souhaite
32:54un très bel été
32:55je vous dis à très bientôt
32:56sportez-vous bien
32:57à plus
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