Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Mais pour commencer, évidemment on va revenir sur ce drame absolu, une surveillante de 31 ans a été mortellement poignardée ce matin par un collégien de 3ème, c'était lors d'une fouille inopinée de sacs à l'entrée de ce collège Françoise Dolto en Haute-Marne.
00:14C'est un déferlement de violence insensée, la réaction d'Emmanuel Macron ce matin, mais personne n'a oublié ses propos du président qui lui avait dénoncé ce que certains préfèrent brainwacher, c'est-à-dire laver le cerveau sur l'invasion du pays et les derniers faits divers, des propos qui ont fait beaucoup beaucoup réagir, et le voici aujourd'hui comme rattrapé par la réalité.
00:36Et ce matin, avant le drame, je le précise, de nos gens en Haute-Marne, le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau a réagi sur France 2.
01:06à cette déclaration d'Emmanuel Macron.
01:08Moi je ne le pense pas. Un fait divers, c'est un fait qui surgit dans l'actualité, qui est imprévisible par définition, et surtout contre lequel on ne peut rien.
01:17Et je pense que l'accumulation de faits divers, on le voit bien, crée du sens malheureusement. Ce sont des faits de société.
01:23Et ils sont choquants ces propos du président ?
01:25En tout cas, je suis ministre de l'Intérieur, je vois bien la sécurité qui monte, qui monte cette violence, cette ensauvagement, cette barbarie comme j'ai pu la dénoncer.
01:34On ne peut pas s'y résigner. Accepter ces faits-là, comme des faits divers, ça voudrait dire qu'en fait on accepte la fatalité.
01:42Et moi je ne crois pas à la fatalité, il faut lutter pied à pied. C'est ce qu'attendent les Françaises et les Français de nous.
01:48Voilà, Bruno Retailleau qui répondait donc aux propos décalés, déconnectés d'un Emmanuel Macron.
01:53Voilà, totalement rattrapé par la réalité, ce macronisme. On arrive au bout d'une séquence, selon vous ? Il va trop loin ?
01:59En tout cas, il y a une grande différence, on le sent dans les propos de Bruno Retailleau, entre la lecture du ministre de l'Intérieur qui consiste, et je suis plutôt proche de sa lecture,
02:05à dire que les différents faits divers sont connectés par un contexte et qui s'inscrivent dans un contexte, dans une évolution de notre société, dans une évolution de notre civilisation.
02:14Donc ce ne sont plus des faits divers, mais des faits de société.
02:16Oui, précisément. Donc il met tout cela en perspective, là où le président de la République est plutôt dans une approche classique des faits divers.
02:23Jacques Chirac faisait comme ça, François Hollande faisait comme ça, c'est comme ça depuis longtemps, où on dit « faits divers », d'ailleurs ce mot terrible « faits divers »,
02:29parce que les journaux ne savaient pas où les classer, et donc on les mettait quelque part, disant « bon, c'est un mort, c'est comme un accident de la route »,
02:34et vous aviez, au même titre que l'inondation d'une maison et qu'un accident de la route, quelqu'un qui se faisait poignarder.
02:39Je pense qu'on ne peut plus raisonner comme ça, qu'aujourd'hui les choses vont trop loin, qu'il y a une évolution, comment dirais-je, globale de la société,
02:46et que face à cette évolution globale, il faut des solutions globales.
02:49Mais le président est déconnecté, on peut le dire, enfin là, il est rattrapé par la réalité aujourd'hui.
02:54On peut dire qu'il a mal choisi son moment, ça c'est le moins qu'on puisse dire en plus, parce que sur une échelle de la déconnexion de 1 à 10, il est à 11 lui.
03:01C'est vrai que c'est terrible parce qu'il fait cela à quelques jours, alors ça il pouvait le savoir,
03:06ou quasiment le jour où le père de Benoît, vous savez, ce dacois qui a perdu son fils, exprimait toute sa souffrance et sa colère.
03:15Donc lui fait cette déclaration quasiment concomitamment, et puis pour le coup, aujourd'hui, on vient d'apprendre ce drame,
03:21ça évidemment, il ne pouvait pas le savoir, mais convenons que pour lui, ça tombe, ce drame tombe excessivement mal, c'est le moins compliqué.
03:31Vous savez, le fait divers, il y a deux exceptions. La première, c'est de dire, c'est quelque chose qui se passe, qu'on ne peut pas expliquer.
03:39Voilà, il n'y a pas de lien avec d'autres types d'actes du même genre.
03:44Alors là, les liens, évidemment, ils sont comme des éléphants au milieu du couloir.
03:46Un fait de société, c'est une somme de fait divers qui ont un lien bien visible.
03:51Et puis le fait divers, c'est aussi quelque chose de péjoratif, c'est ça aussi, je trouve, qui a été mal vécu dans sa phrase.
03:56Le fait divers, c'est un peu le chien écrasé, on l'a dit, c'est le fait divers, c'est les trois lignes, c'est l'entrefilé.
04:02Donc, c'est une façon de dire, vos enfants sont des faits divers.
04:06Et donc, ça, évidemment, ça ne pouvait pas être pris autrement que mal.
04:10Par ailleurs, il fait un peu de complot chic, c'est quoi ? De complotisme chic, si j'ose dire.
04:14C'est quoi ce lavage de cerveau qui précise sa pensée ?
04:17Qui fait ce lavage de cerveau ?
04:19Je pense que c'est les médias qui appuient là où ça fait mal, on en fait partie.
04:21Voilà, donc en fait, il pense qu'il y a un grand complot de gens qui auraient décidé de parler de ces faits divers.
04:28Mais il fallait faire quoi ? Les occulter ? Pas en parler ?
04:31Mais c'est quand même une réflexion assez terrible de la part d'un président d'Armée.
04:36Mais là, le déni de réalité n'est plus possible, ça lui explose véritablement au visage ce matin.
04:43C'est pas possible, et en plus, je pense que c'est contre-productif de considérer ces faits comme des faits isolés.
04:48Et en plus, de culpabiliser ceux qui oseraient en parler.
04:51De considérer que ceux qui parleraient par exemple de la mort du jeune Elias, du bal de Crépole et de la façon, ça s'est terminé, terrifiante, de Dax, de Benoît,
04:59de tous ceux qui parleront de ça seraient d'extrême droite.
05:02Le problème, c'est que vous, comment dirais-je, politiquement, s'ils laissent ces sujets-là au Rassemblement National et à Reconquête, voire à une partie de LR,
05:08vu que 80% des Français, grosso modo, veulent des solutions à ces sujets-là,
05:12même les électeurs d'Emmanuel Macron, même les électeurs de Renaissance souhaiteraient, et même les électeurs de gauche d'ailleurs, avoir des solutions.
05:18Même eux, ils ont peur de l'insécurité, ils ont peur de l'évolution des couteaux dans ce pays.
05:22Donc, il faut apporter des réponses.
05:24Le rôle d'un chef de l'État, c'est d'apporter des réponses à tout le monde et sur tous les sujets.
05:27Pas forcément les mêmes réponses que le RN d'ailleurs, pas forcément les mêmes réponses que Reconquête,
05:31mais au moins, ne pas rayer d'un trait de plume, ne pas mépriser ceux qui s'inquiètent de la hausse de ce qu'ils appellent les faits divers.
05:37Alors, vous vous souvenez d'Elisabeth Borne, qui avait donc lancé ses fouilles inopinées aux abords des établissements scolaires.
05:42On a les chiffres, depuis trois mois, enfin 26 mars, 26 mai, deux mois, plus de 6000 contrôles, 186 couteaux saisis, 32 gardes à vue.
05:50Et vous vous souvenez du jeune Elias, bien sûr, ce jeune homme de 14 ans, poignardé mortellement en janvier dernier à Paris,
05:55elle a sorti son entraînement de foot parce qu'il avait refusé de donner son téléphone portable.
06:00Eh bien, ce matin, sur BFM, la maman d'Elias a accusé Elisabeth Borne de nier la réalité de l'insécurité en France.
06:08Elisabeth Borne nous a terriblement choqués, le père d'Elias et moi, je la cite,
06:13« On ne doit ni légiférer à chaud, ni dans l'émotion. Ce serait bien d'éviter la surenchère de mesures éculées qu'on trouve sur l'étagère à chaque actualité dramatique.
06:22On doit s'attacher à identifier les causes qui conduisent à ces faits, à apporter avec sang-froid des réponses cohérentes, efficaces et réalistes. »
06:30De qui se moque-t-on ?
06:31Elisabeth Borne est ministre de l'Éducation nationale. Elle est au gouvernement depuis 2017. Elle a été première ministre.
06:38Elisabeth Borne veut réfléchir, mais on n'a plus le temps de réfléchir. Les meurtres par arme blanche, c'est une réalité.
06:45Notre fils, il est mort, on le sait, mais il y a plein d'autres enfants, il y a plein d'autres adolescents. Il faut agir, il faut arrêter de réfléchir.
06:54Oui, témoignage très puissant et bouleversant véritablement de la maman d'Elias, qui dit « on n'a plus le temps, il faut agir ».
07:00Exactement, mais c'est comme le père de Benoît, je crois qu'il faut leur faire au moins la grâce, puisque la société n'a pas été capable de protéger leur fils, de les écouter.
07:08Alors il faut savoir que son fils n'avait pas refusé du reste son portable, c'est ce que l'AFP avait dit, mais il l'avait donné, parce que l'AFP avait l'air de sembler dire qu'il avait résisté,
07:17que c'est cette résistance qui avait occasionné son meurtre, presque. En l'occurrence, ce n'était pas du tout le cas.
07:22On se rappelle qu'il avait été occulté les mots de machette et achète, sans doute connotés.
07:30Donc vous voyez, il y a aussi un traitement, une minoration du traitement médiatique, qui est quand même un peu dingue.
07:38Alors Elisabeth Borne, elle aussi, elle est complètement déconnectée.
07:40Je ne sais pas où sont passés ces cours d'empathie, vous vous souvenez ?
07:43C'est loin, tout ça, aujourd'hui, comme ça paraît dérisoire et ridicule.
07:47Et puis cette façon de dire, et elle a raison, la Mandélia, non, non, on ne va pas réagir à chaud.
07:52En fait, c'est une stratégie. Parce qu'une fois que le temps de la colère est passé, en réalité, les Français ont oublié, il y a des séquences médiatiques, le temps de l'émotion aussi.
08:02Donc ils passent à autre chose et c'est bien commode.
08:05Parce qu'on peut éviter ainsi de légiférer sur ces sujets-là.
08:10Par ailleurs, moi j'aimerais simplement dire, ce n'est pas le couteau qui est responsable en soi.
08:14Parce qu'autrefois, les petits paysans, ils avaient tous un laïol, un opinel dans leur poche, et ils ne tuaient pas leur prochain.
08:19C'est celui qui le porte, le couteau.
08:20Et c'est l'usage qu'on en fait. On va continuer justement à parler de ce fléau, ces couteaux, dans les établissements scolaires.
08:26On reste ensemble. Bien sûr, on se retrouve dans quelques instants.
08:2913h, 14h, Europe 1, 13h.
08:3113h32 sur Europe 1, la suite d'Europe 1, 13h.
08:33Vous écoutez Céline Giraud et avec vous aujourd'hui, Céline, Paul Melun et Gabriel Cusel.
08:37Et on continue à parler de ce drame absolu, cette surveillante de 31 ans poignardée mortellement par un collégien dans un collège de Haute-Marne.
08:46On donnait les chiffres il y a quelques secondes.
08:486 000 contrôles ces deux derniers mois, 186 couteaux saisis, 32 gardes à vue.
08:55C'est un véritable fléau et ça ne faiblit pas.
08:58Oui, ces chiffres montrent et confirment qu'il s'agit bien là d'un phénomène de société.
09:04En tout cas d'un phénomène générationnel, d'un phénomène de la jeunesse.
09:06Ce qui ne signifie pas évidemment que tous les élèves de France ont un couteau et qu'ils sont prêts à s'en servir.
09:11Il ne faut pas non plus stigmatiser pour le coup l'ensemble des lycéens ou des collégiens.
09:15Il s'agit de certains, mais ce certains est de plus en plus nombreux au fil des années.
09:20Et ça témoigne d'un changement important.
09:22Donc il faut l'étudier.
09:23C'est quoi ? C'est un changement ? On se promène avec un couteau ?
09:28C'est la violence, les jeux vidéo ? C'est alimenté par quoi ?
09:31Par un défaut de socialisation dès le début.
09:34La socialisation c'est l'apprentissage d'un certain nombre de normes et de valeurs.
09:37Dès le début, tu ne tueras pas ton prochain, tu aideras des personnes dans le besoin.
09:41Des normes et des valeurs qui font défaut à certains de ces jeunes.
09:45Peut-être aidés par des facteurs communautaires certaines fois.
09:50Peut-être parfois par des facteurs de jeux vidéo et de propagande sur le web de l'ultra-violence
09:55comme un mode de vie et un mode de comportement.
09:58C'est probablement polyfactoriel.
10:00Mais quand Elisabeth Borne ne traite le sujet qu'au moyen de mesures techniques,
10:04et encore quand elle le traite de mesures techniques, du style réflexion sur les portiques, fouilles, etc.
10:09vous ne faites que déplacer le problème à 50 mètres de la porte d'entrée du lycée
10:14où il y aura tout autant de violence.
10:16Donc le problème, ce n'est pas le couteau comme objet.
10:19On a tous un couteau dans notre cuisine et on ne va pas en faire usage parce qu'on est justement civilisés.
10:22Le problème c'est la civilisation, c'est le civisme, c'est l'apprentissage des normes et des valeurs élémentaires qui font défaut.
10:27Donc c'est la civilisation qui se barbarise ?
10:30Ce ne sera plus des couteaux, ce sera des tournevis et puis après ce sera une scie à métaux, j'en sais rien.
10:33En fait l'objet n'est pas du tout le sujet.
10:35Le sujet c'est comment en est-on arrivé là et comment est-ce qu'on peut lutter sur les causes profondes de cette violente.
10:42Et c'est ça vraiment le grand combat qui devrait animer Madame Borne et qui devrait la faire réfléchir.
10:47Parce que les contrôles n'empêchent pas effectivement ces élèves de se balader avec des couteaux dans leur sac.
10:51C'est le petit bout de leur rizette.
10:54En réalité c'est quand même terrifiant.
10:55De tous les effondrements qui frappent la France, celui de l'éducation nationale dans toute son exception,
11:00parce que ce n'est pas seulement les savoirs qu'on enseigne.
11:03Aujourd'hui on se faisait du souci parce que le niveau de l'école d'à côté n'était pas bon.
11:07Aujourd'hui on se demande si quand on est prof on reviendra en vie.
11:10Enfin cette pauvre victime qui ce matin a dû partir sereinement à son poste.
11:14Une petite fille de 4 ans qui a la dit au revoir, qu'elle n'en verra jamais.
11:17J'imagine ceux qui l'entouraient, tous ceux qui l'entouraient, cette issue du week-end de Pentecôte,
11:22comment il pouvait-il imaginer qu'il lui dise au revoir pour la dernière fois ?
11:26Moi je trouve ça absolument glaçant, ce n'est pas un métier à risque en principe ce métier-là,
11:30il est devenu à risque.
11:33Ils ne vont pas être avec des gelées pare-balles les surveillants.
11:35Et donc autrefois on se disait que l'école n'est pas à un bon niveau.
11:39Aujourd'hui on se dit que dans l'école d'à côté,
11:43où moi je risque de me faire assassiner ou tuer si je suis professeur ou surveillant,
11:47où mes enfants risquent pour leur survie.
11:50Vous voyez à quel point on en est.
11:52Alors Paul Melin a infiniment raison de dire que ce n'est pas le problème du couton pour faire ça avec un ciseau.
11:56Vous voyez, quand on a décidé, avec un tesson de verre,
11:58quand on a décidé d'être violent, on est violent.
12:01C'est tout, comment dire, la dynamique,
12:04enfin, ou le processus de décivilisation,
12:07je reprends un mot d'Emmanuel Macron,
12:08qui nous frappe depuis des dizaines d'années.
12:10On n'a pas éduqué ses enfants.
12:12C'est un ensouagement, mais très précoce.
12:14Normalement il y a un surmoi dans la civilisation
12:15qui fait que vous réfrénez vos pulsions.
12:17C'est une pulsion de colère.
12:18Et on est chez des très jeunes mineurs, encore une fois.
12:21Il a 15 ans à peine.
12:22À 14 ou 15 ans, vous avez de la force, de la force physique.
12:24Et si personne ne vous a appris à réfréner cette force physique,
12:29eh bien, ça peut très mal se terminer.
12:31Donc c'est vrai qu'il y a un problème prégnant,
12:34mais d'éducation, de civilisation, de règles,
12:38mais aucun contrôle, encore une fois,
12:41je vous dis, ça pourra être avec un verre cassé à la cantine la prochaine fois.
12:45Il y a des prisonniers, je me souviens d'un prisonnier récemment,
12:47qui a été tué par l'homme qui était dans sa cellule
12:50avec un tesson de bol, de bol cassé.
12:52Donc si vous voulez, quand on veut tuer, on peut tuer.
12:55Donc je crois que ça dépasse bien ces contrôles.
12:59C'est vraiment, ça me paraît tellement dérisoire tout cela.
13:00Non, mais c'est des mesures techno-techniques.
13:02Et puis il n'y a plus de verrou, il n'y a plus de cadre,
13:04il n'y a plus la peur du gendarme,
13:06il n'y a plus la peur du gendarme non plus.
13:07Parce que là, on le rappelle, lors de ce contrôle,
13:08il y avait quand même des gendarmes à côté de cette surveillante
13:10qui a été frappée.
13:12Et il se pose aussi la question justement de la gestion de la justice.
13:17Parce que derrière ce très jeune mineur qui a à peine 15 ans,
13:21voilà, comment va-t-il être jugé ?
13:24Il y a cette question qui se repose à nouveau.
13:26Il faut traiter la chose de bout en bout.
13:28Là, on vient de traiter le sujet culturel, éducatif,
13:31c'est-à-dire l'amont.
13:33Maintenant, il faut traiter l'aval,
13:34c'est-à-dire une fois que l'acte, que l'irréparable a été commis,
13:37quelle réponse pénale on donne et quelle autorité on donne.
13:40Parce qu'une réponse pénale, c'est aussi un message d'autorité pour tout le monde.
13:43C'est dire, si vous faites cela,
13:44vous encourrez une peine grave pour vous dissuader.
13:48C'est un peu le même sujet qu'avec les violences en marge du Paris Saint-Germain.
13:50C'est-à-dire que quand vous arrêtez 450 personnes
13:52et qu'il y en a une qui va en prison sur les 450
13:55ou alors qui va y aller quelques semaines
13:58ou alors qui aura un aménagement de peine avec son bracelet électronique,
14:00on se dit que ce n'est pas vraiment de nature à dissuader
14:03les milliers de gens qui ont fichu par terre les abribus,
14:05pillé les magasins ou qui s'en sont pris aux forces de l'ordre.
14:07Donc il faut des réponses très fermes
14:09pour montrer qu'à un moment donné,
14:11l'État a le monopole de la violence légitime
14:13et que l'État a aussi la capacité de mettre hors d'état de nuire
14:17ceux qui veulent nuire au bien commun et à la civilisation.
14:20Mais le problème, c'est qu'on est bon ni sur l'un ni sur l'autre.
14:22On n'est pas bon sur l'amont
14:23parce que sur l'éducation et sur la culture,
14:25on l'a dit, on est totalement défaillant.
14:27Et ensuite, sur la réponse pénale et sur la réponse policière,
14:30nos forces de l'ordre font un travail formidable,
14:32mais derrière, sur la réponse pénale,
14:33force est de constater que globalement,
14:35je ne veux pas faire le procès d'intention à tous les magistrats,
14:36globalement, ça ne suit pas qu'on a cette fameuse excuse de minorité,
14:40que regardez cet afghan qui a tué Matisse,
14:44il va repartir au bout de 8 ans,
14:46donc il a 16 ans,
14:47ça veut dire qu'il ne va même pas faire 8 ans,
14:48il va en faire 5,
14:49donc à 22 ans, il sera dehors,
14:50devant les parents de Matisse qui n'ont plus leur enfant.
14:53Enfin, vous vous rendez compte de l'horreur,
14:55il n'y a pas une société qui accepte ça.
14:56Donc à un moment donné,
14:57il faut aussi que les peines, elles puissent suivre.
14:59Mais là, ça demande de la volonté politique,
15:00du courage politique
15:01et le courage d'affronter une certaine bien-pensance judiciaire
15:04qui malheureusement a pris le pas dans ce pays.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations