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  • il y a 7 mois
Le calme du village de Nizas, dans l’Hérault, a été bouleversé le week-end de Pentecôte par une rave party illégale qui s’est installée sur le terrain d’un ancien aérodrome. Du vendredi 6 juin au lundi 9 juin, des milliers de participants venus de toute la France, et même d’Europe, ont afflué pour faire la fête, malgré l’absence d’autorisation. Ce mardi 10 juin au matin, les derniers festivaliers quittaient les lieux, pendant que les autorités dressaient le bilan d’un rassemblement massif qui, bien que sans incident majeur, n’a pas été sans conséquences.

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Transcription
00:00Depuis maintenant 24 heures, on est passé sur une manœuvre de verbalisation et de saisie.
00:06Et c'est de cela dont je veux vous parler ce matin, puisqu'au total,
00:091000 personnes ont été contrôlées sur le site, 800 véhicules.
00:13On a un total de 150 amendes forfaitaires délictuelles qui ont été délivrées.
00:18Et 4 tables de mixage, donc 4 sonne-systèmes, ont été saisies
00:22et sont maintenant entre les mains des autorités judiciaires pour que des suites fortes,
00:28en tous les cas, c'est ce que je souhaite, soient donnés à ce type d'événement
00:31et qu'on remonte jusqu'aux organisateurs.
00:34Et je formule de mes voeux le fait que ces personnes puissent être punies,
00:39y compris au plan civil, à la manière de ce qui a été fait à Castaner-le-Haut il y a quelque temps,
00:46puisque vous le savez, 3 organisateurs ont été condamnés à 30 000 euros de dommages et intérêts.
00:52On a quand même eu 50 personnes qui sont passées au poste de secours,
00:564 qui ont été évacuées vers le centre hospitalier de Béziers.
01:00Ma principale crainte dans ce type d'événement, c'est l'overdose, le viol, le meurtre.
01:05Je rappelle quand même qu'on a saisi 14 couteaux en sortie.
01:10Et donc, c'est des événements qui peuvent facilement dégénérer.
01:13Voilà.
01:14Je n'aurai pas de mots pour critiquer évidemment les organisateurs de ce type d'événements.
01:18Peut-être que certains d'entre eux que vous avez vus vous ont expliqué
01:22que leur souhait, c'était de faire la fête.
01:24De faire la fête, c'est possible dans notre pays, mais il y a des lois et des règlements.
01:27Il faut les respecter.
01:28Et là, on a des personnes qui, sciemment, ont dissimulé cette organisation,
01:33qui en plus de ça, s'enrichissent en organisant ce type d'événement,
01:37parce qu'il faut savoir qu'il y a des lieux de rassemblement sans payant.
01:39Et au milieu de tout ça, des gens qui sont des trafiquants de stupéfiants,
01:42qui viennent s'installer au cœur de ce type de fête.
01:45D'ailleurs, il y en a eu un d'interpellé.
01:46Et qui, évidemment, profitent d'autres personnes à leurs risques et périls.
01:52Et donc, je vous l'annonce très simplement.
01:54On va continuer dans ce département les opérations de déstabilisation avant les installations.
01:59C'est celle qu'on a intitulée Rêve Bleu.
02:01On ne va pas baisser les bras.
02:02En ce qui concerne, moi, deux préoccupations.
02:06La préoccupation, effectivement, c'est le site.
02:09J'espère que le site, vous avez vu, on a fait en sorte de mettre à disposition des gens, une aubaine par le phytome,
02:19que je remercie d'ailleurs d'avoir pris ces dispositions.
02:23Il y en a une deuxième qui va arriver ce matin pour évacuer tout ça.
02:27Ensuite, après, ce que j'espère, c'est que le site ne soit pas trop dégradé.
02:31Et ce que j'espère aussi, c'est que les organisateurs, entre guillemets, qu'on aurait pu avoir en matière de contact,
02:39respecteront leurs engagements en matière de rendre le site le plus propre possible.
02:43Voilà.
02:43Sachez, pour terminer, que je l'ai annoncé, c'est que je porterai plainte dès que possible
02:50pour toutes ces histoires d'occupation illicite et de dégradation causées sur le site.
02:55Alors, au niveau de l'arrêt de partie sur l'aérodrome de Nisas, qui n'était pas autorisé par la préfecture,
03:01nous avons su adapter le dispositif prévu de sécurité civile avec les associations agréées de sécurité civile,
03:08qui étaient présentes, donc la Croix-Rouge avec l'ADPC, la protection civile,
03:13et mis en route deux ambulances avec un PC et un PS,
03:17qui a permis de faire un tampon avec toutes les interventions qui ont eu lieu au cours de ces trois jours.
03:24Grâce à leur concours et au centre de prévention qui était sur site, avec quelques addictologues,
03:29on a pu juguler un nombre d'interventions assez importantes qui n'intéressaient pas les urgences des hôpitaux,
03:37ce qui a permis de faire un tampon avec le sas des urgences.
03:43Alors, NIME a été mobilisé à la demande de la préfecture et conjointement avec le commandement du SDIS.
03:49À partir de 20h samedi, on a pu envoyer une première équipe avec une ambulance.
03:55On était rejoints en inter-service, inter-associatif avec la Croix-Rouge française aussi,
03:59qui a mis en place un vecteur sur cette même nuit.
04:04Ensuite, on a monté le dispositif à 12 secouristes de protection civile.
04:08Nous avons eu la mise en place de notre poste de commandement avec un poste de secours avancé,
04:13qui a permis de réguler les prises en charge des victimes afin de soulager les secours publics.
04:19Tout ça sous concertation avec, bien sûr, le SAMU et le SDIS.
04:23Au niveau des interventions, ça a été très varié.
04:25Ça peut aller du petit traumatisme, c'est-à-dire du « je me suis fait mal parce qu'on est quand même sur un terrain avec des aspérités, etc. »
04:34Il y a aussi l'endurance par rapport au corps.
04:37Donc, il y a en effet de la prise de substances, de l'alcool, etc.
04:40Quand on dort peu, qu'on mange peu et qu'on consomme différents produits sur trois jours de temps,
04:47forcément, à un moment donné, avec la chaleur, avec le vent, etc., et les éléments météo,
04:51il peut nous arriver d'avoir justement des petits troubles.
04:55Les prises en charge ont été très variées.
04:57Ça peut aller du simple malaise au petit traumatisme.
04:59Donc, on a eu quand même un panel assez terreau, clit de données là-dessus, sur les prises en charge.
05:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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