00:00Depuis maintenant 24 heures, on est passé sur une manœuvre de verbalisation et de saisie.
00:06Et c'est de cela dont je veux vous parler ce matin, puisqu'au total,
00:091000 personnes ont été contrôlées sur le site, 800 véhicules.
00:13On a un total de 150 amendes forfaitaires délictuelles qui ont été délivrées.
00:18Et 4 tables de mixage, donc 4 sonne-systèmes, ont été saisies
00:22et sont maintenant entre les mains des autorités judiciaires pour que des suites fortes,
00:28en tous les cas, c'est ce que je souhaite, soient donnés à ce type d'événement
00:31et qu'on remonte jusqu'aux organisateurs.
00:34Et je formule de mes voeux le fait que ces personnes puissent être punies,
00:39y compris au plan civil, à la manière de ce qui a été fait à Castaner-le-Haut il y a quelque temps,
00:46puisque vous le savez, 3 organisateurs ont été condamnés à 30 000 euros de dommages et intérêts.
00:52On a quand même eu 50 personnes qui sont passées au poste de secours,
00:564 qui ont été évacuées vers le centre hospitalier de Béziers.
01:00Ma principale crainte dans ce type d'événement, c'est l'overdose, le viol, le meurtre.
01:05Je rappelle quand même qu'on a saisi 14 couteaux en sortie.
01:10Et donc, c'est des événements qui peuvent facilement dégénérer.
01:13Voilà.
01:14Je n'aurai pas de mots pour critiquer évidemment les organisateurs de ce type d'événements.
01:18Peut-être que certains d'entre eux que vous avez vus vous ont expliqué
01:22que leur souhait, c'était de faire la fête.
01:24De faire la fête, c'est possible dans notre pays, mais il y a des lois et des règlements.
01:27Il faut les respecter.
01:28Et là, on a des personnes qui, sciemment, ont dissimulé cette organisation,
01:33qui en plus de ça, s'enrichissent en organisant ce type d'événement,
01:37parce qu'il faut savoir qu'il y a des lieux de rassemblement sans payant.
01:39Et au milieu de tout ça, des gens qui sont des trafiquants de stupéfiants,
01:42qui viennent s'installer au cœur de ce type de fête.
01:45D'ailleurs, il y en a eu un d'interpellé.
01:46Et qui, évidemment, profitent d'autres personnes à leurs risques et périls.
01:52Et donc, je vous l'annonce très simplement.
01:54On va continuer dans ce département les opérations de déstabilisation avant les installations.
01:59C'est celle qu'on a intitulée Rêve Bleu.
02:01On ne va pas baisser les bras.
02:02En ce qui concerne, moi, deux préoccupations.
02:06La préoccupation, effectivement, c'est le site.
02:09J'espère que le site, vous avez vu, on a fait en sorte de mettre à disposition des gens, une aubaine par le phytome,
02:19que je remercie d'ailleurs d'avoir pris ces dispositions.
02:23Il y en a une deuxième qui va arriver ce matin pour évacuer tout ça.
02:27Ensuite, après, ce que j'espère, c'est que le site ne soit pas trop dégradé.
02:31Et ce que j'espère aussi, c'est que les organisateurs, entre guillemets, qu'on aurait pu avoir en matière de contact,
02:39respecteront leurs engagements en matière de rendre le site le plus propre possible.
02:43Voilà.
02:43Sachez, pour terminer, que je l'ai annoncé, c'est que je porterai plainte dès que possible
02:50pour toutes ces histoires d'occupation illicite et de dégradation causées sur le site.
02:55Alors, au niveau de l'arrêt de partie sur l'aérodrome de Nisas, qui n'était pas autorisé par la préfecture,
03:01nous avons su adapter le dispositif prévu de sécurité civile avec les associations agréées de sécurité civile,
03:08qui étaient présentes, donc la Croix-Rouge avec l'ADPC, la protection civile,
03:13et mis en route deux ambulances avec un PC et un PS,
03:17qui a permis de faire un tampon avec toutes les interventions qui ont eu lieu au cours de ces trois jours.
03:24Grâce à leur concours et au centre de prévention qui était sur site, avec quelques addictologues,
03:29on a pu juguler un nombre d'interventions assez importantes qui n'intéressaient pas les urgences des hôpitaux,
03:37ce qui a permis de faire un tampon avec le sas des urgences.
03:43Alors, NIME a été mobilisé à la demande de la préfecture et conjointement avec le commandement du SDIS.
03:49À partir de 20h samedi, on a pu envoyer une première équipe avec une ambulance.
03:55On était rejoints en inter-service, inter-associatif avec la Croix-Rouge française aussi,
03:59qui a mis en place un vecteur sur cette même nuit.
04:04Ensuite, on a monté le dispositif à 12 secouristes de protection civile.
04:08Nous avons eu la mise en place de notre poste de commandement avec un poste de secours avancé,
04:13qui a permis de réguler les prises en charge des victimes afin de soulager les secours publics.
04:19Tout ça sous concertation avec, bien sûr, le SAMU et le SDIS.
04:23Au niveau des interventions, ça a été très varié.
04:25Ça peut aller du petit traumatisme, c'est-à-dire du « je me suis fait mal parce qu'on est quand même sur un terrain avec des aspérités, etc. »
04:34Il y a aussi l'endurance par rapport au corps.
04:37Donc, il y a en effet de la prise de substances, de l'alcool, etc.
04:40Quand on dort peu, qu'on mange peu et qu'on consomme différents produits sur trois jours de temps,
04:47forcément, à un moment donné, avec la chaleur, avec le vent, etc., et les éléments météo,
04:51il peut nous arriver d'avoir justement des petits troubles.
04:55Les prises en charge ont été très variées.
04:57Ça peut aller du simple malaise au petit traumatisme.
04:59Donc, on a eu quand même un panel assez terreau, clit de données là-dessus, sur les prises en charge.
05:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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