- il y a 8 mois
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Avec Jean-Alexandre, ancien policier de la BAC, affecté à Lyon, délégué du syndicat France Police
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NewsTranscription
00:00Jean-Alexandre, bonjour.
00:03Bonjour M. Larkoff.
00:04Bonjour.
00:06Vous êtes ancien policier de la BAC, de la brigade anti-criminalité,
00:10dont on a beaucoup parlé.
00:12Je me rappelle d'un film qui exposait vraiment un certain nombre de problèmes,
00:16et très très bien, BAC Nord, qui avait été très polémique,
00:20mais qui disait un certain nombre de vérités que d'aucun, ses vertus a caché.
00:25Vous êtes infecté à Lyon, vous êtes délégué du syndicat France Police,
00:30alors, par rapport, je voudrais qu'on commence peut-être par parler de cette affaire de ces juges d'instruction,
00:37c'était d'ailleurs les mêmes qui avaient dit qu'il n'y avait pas de problème,
00:40que l'affaire était réglée avec ce refus d'obtempéré et ce meurtre de Naël pour ce policier Florian,
00:48et voilà-t-il pas qu'on les renvoie, qu'on renvoie ce policier devant la justice ?
00:53Qu'est-ce que ça vous inspire ?
00:55Je pense, pareil, pour beaucoup de gens, au sein de la profession,
00:59et même au sein de la population française en règle générale,
01:01c'est révoltant, c'est tout simplement révoltant.
01:05Le collègue Florian, il a fait le travail,
01:10l'usage de l'arme est réglementé par deux textes législatifs,
01:15donc la légitime défense, le 122-5 du code pénal,
01:20et donc le code de la sécurité intérieure,
01:23qui légifère sur l'usage des armes.
01:26Il respecte aussi bien un texte que l'autre au niveau de la légitime défense,
01:30donc il a fait l'usage de son arme pour arrêter une personne dangereuse.
01:37Encore une fois, elle a mis en danger des personnes,
01:39ça a été mis en avance, c'est acté.
01:43Oui, tous les détails de l'affaire, la voiture,
01:45la voiture qui était collée contre un mur, etc.
01:48Enfin, il y a eu toute une étude.
01:50Ce qui est étonnant dans cette histoire, quand même,
01:52Jean-Alexandre,
01:54ce qui est étonnant, c'est qu'on revienne sur les faits
01:58alors que ça avait été jugé,
02:00et on pensait que c'était terminé.
02:02C'est ça qu'on ne comprend pas aussi.
02:03Enfin, j'imagine que c'est votre incompréhension,
02:06elle est partagée.
02:07Bien sûr, tout à fait, oui.
02:08On a cette impression que c'est une décision politique,
02:11tout simplement.
02:12Une décision politique,
02:13et vous parliez de divorce entre la police et sa population,
02:17je parlerais plus de divorce entre la police et la justice.
02:21Encore une fois, malheureusement,
02:22les magistrats, ils font leur travail,
02:25ils le font du haut de leur chaise.
02:28C'est des gens qui n'ont jamais été à la place de Florian.
02:30Donc, c'est assez difficile.
02:32C'est assez difficile de juger.
02:34Ils ont le temps.
02:35Florian, il n'a pas eu le temps de réfléchir.
02:36Il a agi par instinct, par conditionnement presque.
02:41Il a sauvé sa vie,
02:42il a sauvé celle certainement d'autres personnes.
02:44Il a fait un acte citoyen, un acte respectable.
02:47Très honnêtement, encore une fois, c'est révoltant.
02:50À mon sens, il mérite tout notre soutien.
02:51Et non, cette décision, elle est révoltante et inconstensible.
02:55Mais justement, alors évidemment,
02:57c'est toujours un meurtre est un meurtre
02:59et on peut dire, oui, un acte respectable.
03:01Mais comme vous dites, il y avait la légitime défense
03:04et ça a été d'ailleurs démontré.
03:07Mais quand vous dites, c'est intéressant,
03:08je voudrais qu'on creuse là-dessus.
03:10Vous dites qu'il y a un vrai divorce entre la police et la justice.
03:13C'est vrai qu'on a vu, par exemple,
03:15enfin, les peines, vous savez,
03:18après la Coupe des Champions,
03:20ce qui s'est passé aux Champs-Elysées
03:22et ailleurs dans d'autres villes de France,
03:24les premières en parution immédiate,
03:28ça s'est soldé par des sursis.
03:30Que des sursis.
03:32Ça vous inspire quoi ?
03:33C'est quoi ?
03:35Qu'est-ce qui fait qu'il y a
03:37cet aussi divergent aujourd'hui
03:39entre la justice et la police ?
03:41C'est quoi, à votre avis ?
03:45À mon avis, encore une fois,
03:46c'est de la déconnexion,
03:48de la déconnexion de la réalité du terrain.
03:52Ils ne vivent pas dans le même monde que nous.
03:55C'est un peu compliqué.
03:57La compagnie est bonne.
03:59Encore une fois, un policier qui fait son travail,
04:01qui malheureusement, dans le cadre de son travail,
04:03encore une fois, je le rappelle,
04:04utilise son arme.
04:07Il est comparé à un meurtrier,
04:09pour rendre compte,
04:11quelqu'un qui est un braqueur
04:12qui rentre chez vous pour vous voler
04:13avec une arme et qui vous tue.
04:16Il est traité de la même façon,
04:18si ce n'est mieux.
04:20Donc, je pense qu'on marche sur la tête.
04:22Effectivement, il y a un gros problème.
04:24Et je pense qu'il y a beaucoup de choses à revoir
04:25au niveau, certainement,
04:27de la formation des magistrats.
04:28Et oui, certainement,
04:32au niveau de la doctrine politique
04:33et tout ça, quoi.
04:35– Et justement, alors,
04:36vous dites, il y a la police,
04:38il y a la justice,
04:39et puis l'autre sommet du triangle,
04:42c'est la politique.
04:43Est-ce qu'il n'y a pas aussi un problème
04:45avec la politique,
04:47en tout cas,
04:47les décisions politiques,
04:48après tout,
04:49ce sont eux qui sont aussi là.
04:50Vous, vous êtes là pour protéger les citoyens
04:52sur le terrain,
04:54mais eux sont là pour protéger les citoyens
04:56en général,
04:57et dans les décisions qu'ils prennent.
04:58et les lois,
04:59et les lois qu'ils...
05:01Les législateurs,
05:02quand je parle des politiques,
05:03c'est aussi bien l'exécutif
05:04que le législatif,
05:05qu'ils choisissent les lois,
05:07etc.,
05:07et qu'ils les appliquent
05:08ou qu'ils ne les appliquent pas.
05:10Ça ?
05:10– Tout à fait.
05:12Tout à fait, effectivement.
05:13On peut également parler
05:14de déconnexion
05:15vis-à-vis du monde politique.
05:17Encore une fois,
05:17comme je dis,
05:18les textes législatifs,
05:19ils ont été écrits
05:20par ces gens-là.
05:21Donc, ils donnent une arme
05:22à un policier
05:22en lui disant,
05:24tu peux utiliser
05:24dans ces cadres-là,
05:25ces deux cadres-là,
05:26c'est ce qui a été fait.
05:28Il a respecté
05:29ces deux articles
05:30vraiment de bout en bout.
05:32Encore une fois,
05:32ça a été montré.
05:34Mais aujourd'hui,
05:34il est puni
05:35parce qu'une frange
05:37de la population
05:38n'est pas contente.
05:40Je pense que c'est
05:40une question
05:40de prise de position.
05:42On parle souvent
05:42de volonté et de courage politique
05:43et effectivement,
05:45je pense qu'on en manque.
05:46Ce n'est pas nouveau.
05:48Ce que je dis,
05:48je pense que ce n'est pas nouveau.
05:50Ça n'est rien d'exceptionnel.
05:51– Oui.
05:52Et alors, justement,
05:53ce n'est pas nouveau,
05:54mais peut-être
05:55qu'il faudrait commencer
05:56à y réfléchir
05:57parce qu'il y a
05:58ce problème-là.
06:00Je voudrais qu'on parle
06:01des lois, justement,
06:02que vous appliquez,
06:03vous avez été à la BAC,
06:04etc.
06:05Enfin,
06:06il faudrait que les gens
06:06comprennent.
06:07Par exemple,
06:08qu'est-ce que ça veut dire
06:09la proportionnalité ?
06:10Par exemple,
06:10vous, policier,
06:11vous êtes armé,
06:13à partir de quand
06:14vous avez le droit
06:15de sortir votre arme,
06:16à partir de quand
06:17vous avez le droit
06:17de répliquer ?
06:18Qu'est-ce que c'est
06:19que ce fameux principe
06:20de proportionnalité
06:21entre l'agresseur
06:22et celui qui doit répondre
06:24et protéger ?
06:25Je voudrais que vous
06:26nous parliez de cela.
06:27Sur le terrain,
06:28vous êtes là,
06:29quelqu'un attaque
06:29ou vous venez protéger
06:31telle ou telle personne
06:32qui est soit tabassée,
06:34soit violée ou agressée.
06:37Et on dit,
06:37attendez,
06:38vous pouvez aller jusque-là,
06:39mais pas plus loin.
06:40Je voudrais qu'on précise ça
06:41parce que les gens,
06:42justement,
06:43ne savent pas,
06:44ils ne sont pas
06:45à votre place.
06:46Bien sûr,
06:46bien sûr.
06:47Et c'est bien dommage.
06:48Je pense que mettre
06:48autour de la table
06:49des gens qui ont vécu
06:50dans la pratique de terrain,
06:53ce serait une très bonne chose.
06:54Ce n'est vraiment pas
06:55le cas aujourd'hui.
06:56Et au niveau
06:56de cette proportionnalité,
06:57effectivement,
06:57on va utiliser notre arme.
06:59C'est du bon sens.
07:01Tous les moyens sont bons
07:02pour faire cesser
07:03une infraction
07:03avec proportionnalité.
07:05si vous êtes agressé
07:07par quelqu'un
07:07qui est boxeur,
07:11Mike Tyson,
07:11par exemple,
07:12il tape avec ses points.
07:14C'est pour la réalité
07:14qu'il n'y a pas d'autre choix
07:15que de l'abattre.
07:16Vous voyez ce que je veux dire ?
07:17Bien sûr.
07:18Si moi,
07:18je n'ai pas d'autre choix,
07:21la proportionnalité,
07:22elle est respectée.
07:22Je sauve une vie.
07:24C'est toujours un drame.
07:25C'est toujours malheureux,
07:26bien entendu.
07:27Ce n'est pas un choix plaisant
07:28pour le policier
07:29qui fait usage de son arme.
07:30C'est limite à contre-cœur.
07:32Mais on est entraîné,
07:33conditionné pour ça.
07:34Et on le sait.
07:36On le sait.
07:37On essaie de réfléchir.
07:39Mais on a quoi ?
07:39On a une demi-seconde
07:40pour prendre la décision
07:42qui est lourde de conséquences.
07:45Qui est très lourde de conséquences.
07:48Et vous voyez bien
07:48que dès qu'il y a un doute
07:50sur cette décision,
07:53on le paye très, très, très, très cher.
07:55Oui.
07:56Dites-moi,
07:57est-ce que ça ne peut pas entraîner,
07:59Jean-Alexandre ?
08:00Franchement,
08:00parce qu'on pose la question
08:01et des auditeurs nous le posent.
08:03est-ce que face à la montée
08:06de l'insécurité,
08:09ce n'est plus le sentiment d'insécurité,
08:11personne n'ose plus parler
08:12d'un sentiment d'insécurité,
08:15face à la montée
08:16de l'ensauvagement,
08:17appelons-le comme on veut,
08:19il y a des citoyens
08:20nous ont reçu des coups de fil.
08:22Je ne dis pas qu'on ne prend évidemment
08:24pas position là-dessus.
08:25Ils disent, écoutez,
08:26on a la main,
08:27on veut se défendre.
08:29Est-ce qu'on ne sera pas amené,
08:32si ça continue comme ça,
08:33à ce que des citoyens se disent,
08:35bon, on ne peut pas mettre un policier
08:36derrière chaque citoyen,
08:38donc on va prendre notre défense en main ?
08:40Personne ne le souhaite,
08:41mais est-ce que vous croyez
08:42que c'est quelque chose
08:42qui peut apparaître
08:43dans les années à venir ?
08:45J'en suis persuadé.
08:47J'en suis persuadé.
08:49Et, encore une fois,
08:50c'est légitime.
08:50Tout le monde veut sauver sa peau.
08:53À partir du moment
08:53où le contrat social,
08:55on a une police
08:57qui est censée nous protéger.
08:59Ce n'est pas un manque de volonté
09:00de la part de la police.
09:00Encore une fois,
09:01ça se voit,
09:02ça se voit qu'on nous enlève
09:03les moyens d'agir,
09:04les moyens humains, matériels
09:05et surtout juridiques.
09:08Encore une fois,
09:09on nous demande de faire un travail,
09:11il est mal lié,
09:12ce n'est plus possible.
09:13Et les gens le sentent,
09:14les gens le voient,
09:15et, évidemment,
09:16chacun va pouvoir
09:17sauver sa peau.
09:19Ce sera un drame.
09:20Ce serait vraiment catastrophique
09:21d'en arriver là.
09:23Mais c'est possible, vous dites.
09:25Moi, je pense que c'est possible.
09:26Ce serait dramatique,
09:28mais c'est possible, oui.
09:29Et dites-moi,
09:30est-ce que vous avez l'impression
09:31aujourd'hui, vous, policier,
09:32en tout cas,
09:33de boxer avec un bras en écharpe ?
09:36Tout à fait.
09:37Tout à fait.
09:38Et je pense,
09:39parler pour la majeure partie
09:40d'entre nous,
09:42vous ne trouverez pas un policier
09:43qui est satisfait
09:44des moyens qu'on lui donne
09:45pour faire son travail,
09:46aujourd'hui.
09:47D'accord.
09:48Qu'il soit face au judiciaire,
09:51face aux politiques,
09:51ou face à l'économie.
09:52Tout à fait.
09:54Merci, Jean-Alexandre.
09:55Écoutez,
09:55c'est quelque chose
09:56qu'on va suivre.
09:57Et puis, voilà,
09:58il faudrait quand même
09:59que quand on parle
10:00de protection des citoyens,
10:01eh bien,
10:02que cette logique élémentaire
10:03soit appliquée.
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