00:00C'est surtout l'incompréhension et la colère, finalement, qui ressurgissent quand on apprend cette information-là.
00:08Il ne faut pas oublier qui est l'individu qui va être sorti de ces cellules.
00:10Il ne faut pas oublier derrière non plus les deux personnels qui ont perdu leur vie le 14 mai 2024 au péage d'Incarville.
00:18Les trois autres agents qui ont aussi été blessés très grièvement lors de l'attaque du convoi pénitentiaire.
00:23Donc l'un dans l'autre, aujourd'hui, tout ce qui a été mis en place ou en tout cas ce qui a été engagé par le ministère de la Justice,
00:31notamment dans le cadre du protocole qui avait été signé l'année dernière concernant, par exemple, le recours à la visioconférence,
00:37on a l'impression qu'un peu plus d'un an plus tard, au final, on s'assoit dessus.
00:40Et puis le comble du comble, c'est que finalement, le fait de s'asseoir là-dessus, ça concerne notamment le premier mis en cause dans l'évasion de mai 2024.
00:49– Wilfried Fonck, on n'a pas les détails, évidemment, de la raison pour laquelle il est préférable pour les magistrats de l'entendre en personne et à Paris.
00:58Mais l'objectif, évidemment, c'est d'avoir les meilleures informations possibles dans cet interrogatoire de ce narcotrafiquant.
01:04Est-ce que ce n'est pas ça qui doit être l'objectif principal, d'avoir les meilleures infos possibles ?
01:09– On peut comprendre quelque part que le magistrat ait besoin d'avoir sa présence physique.
01:15Mais pour autant, est-ce qu'il est nécessaire de le déplacer ? Ne serait-il pas mieux, au bout du bout,
01:21que ce soit le magistrat qui, lui, fasse le déplacement sur son lieu d'incarcération ?
01:24Je pense qu'on prendrait déjà beaucoup moins de risques pour les personnels,
01:27que ce soit ceux de la police qui assureront l'escorte ou que ce soit ceux de la pénitentiaire sur d'autres profils.
01:31Et puis d'un autre côté, en termes de moyens budgétaires, ça coûtera aussi sûrement moins cher de faire déplacer un magistrat
01:36plutôt que de devoir mobiliser des moyens humains, matériels et au final financiers très énormes
01:41pour pouvoir assurer la sécurité du convoi.
01:44– Un dernier mot, vous pensez que justement, la sécurité de ce convoi,
01:48on n'est pas en mesure de l'assurer, maintenant qu'on connaît la dangerosité extrême de l'individu ?
01:53– Écoutez, a priori, le ministre de la Justice a l'air particulièrement confiant.
01:59Je souhaite, moi aussi, que de toute façon, cette extraction se déroule dans les meilleures conditions qui soient
02:05et qu'au bout du bout, il ne se passe rien et que l'individu regagne sa cellule à la fin de son extraction.
02:12Pour autant, le risque zéro n'existe pas.
02:14Nous, on l'a connu et on l'a vécu il n'y a pas si longtemps que ça à un quart de ville
02:18et encore sur d'autres missions d'extraction, qu'elles soient judiciaires ou médicales d'ailleurs.
02:23Donc maintenant, il ne reste plus qu'à croiser les doigts, en effet, et espérer que tout se passe bien.
02:26Mais après, derrière, effectivement, les personnels ont plutôt la sensation
02:30qu'aujourd'hui, on est en train, au bas mot, de se moquer d'eux pour ne pas dire autre chose.
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