Passer au playerPasser au contenu principal

Avec Philippe Béchade, économiste, rédacteur en chef des Publications Agora

Retrouvez Bercoff dans tous ses états avec André Bercoff du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.


Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?...
▪️ Instagram : / sudradioofficiel
▪️ Twitter : / sudradio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : • 😤 Bercoff dans tous ses états

##LE_FAIT_DU_JOUR-2025-05-28##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Alors voilà, donc on sait, on sait, on ne va pas revenir sur les chiffres du défaissé de public,
00:05mais je le rappelle quand même, pratiquement 175 milliards d'euros,
00:096 points de PNB après 5,5 en 2024, la dette publique culmine désormais à 3 300 000 milliards d'euros,
00:193 000, pardon, 3 300 000 milliards d'euros, et les charges d'intérêt à 5,9 milliards d'euros.
00:26Alors, tout va bien dans le meilleur du monde ? Non, il faut faire des efforts.
00:28Bon, Philippe Béchade, bonjour, vous êtes économiste, vous êtes président de think tank des Éconoclastes,
00:34et vous êtes rédacteur-chef des publications Agora.
00:37Alors, donc, encore une fois, pour la énième fois, un impeccable effort, écoutez français,
00:42vous, maintenant ça suffit, vous dépensez trop, il faut se serrer la ceinture.
00:48Vieille rengaine, nouvelle musique, ou pas ?
00:52Non, vieille rengaine, air connue, et puis alors interprétée aujourd'hui,
01:01sans aucun enthousiasme, sans aucune incarnation,
01:05parce que oui, ce sont des formules devenues complètement creuses.
01:09En fait, ça fait depuis même les années 90 qu'on demande aux Français de faire des efforts,
01:18et ceux qui devraient en faire, évidemment, sont toujours les mêmes, qui n'en font pas.
01:24Et ce dont on ne parle pas, c'est surtout ça, c'est l'omerta des médias sur qui ne fait pas d'efforts.
01:32Alors, qui ne fait pas d'efforts ? Soyons concrets avec vous, je sais qu'on peut l'être, Philippe Béchotte,
01:36qui ne fait pas d'efforts, et qui fait que ce système continue avec les mêmes qui payent,
01:42et puis les mêmes qui ne font rien, ou presque ?
01:44Ah bah facile, alors on va commencer par les députés, qui se sont augmentés de près de 400 euros l'année dernière,
01:51parce que, voyez-vous, l'inflation, bon bon monsieur...
01:54C'est vrai, il faut faire un téléthon pour les députés, non ?
01:57Oui, oui, ces gens-là sont obligés d'aller mendier des billets gratuits pour rendre visite à leurs administrés.
02:05Les sénateurs, alors eux, c'est carrément un peu plus de 750 euros, donc là, pas d'efforts.
02:11Il y a tous les obligés du système qui se retrouvent bombardés à la tête d'une agence bidon,
02:20d'un comité théodule, d'une ONG, mais quand même jamais à moins de 100 000 euros par an,
02:24plus les frais de déplacement, les frais de repas, etc.
02:30Ça, ça ne fait jamais d'efforts.
02:33Mais Philippe et Jacques, pardon, on vous répondra, oui, mais ça, ce sont des miettes par rapport à l'abîme de la dette.
02:41Oui, l'abîme de la dette, là, bon, on va rentrer dans le vif du sujet,
02:44c'est-à-dire ce que l'on pointe du doigt, c'est-à-dire le modèle social et notamment la Sécu,
02:52la sécurité sociale, et là, on nous parle de TVA sociale.
02:57Bon, on va reprendre les choses dans l'ordre.
02:59Alors, le déficit de la Sécu, ce n'est pas nouveau, ça fait même 30 ans que ça dure,
03:04et ça dure pour cette même raison que, là aussi, on tait, le voile est plus que pudique.
03:14Là, c'est carrément un rideau de velours.
03:18Chaque année, quand on élabore le budget de la Sécu, il y a les dépenses et il y a les recettes.
03:26Les dépenses, généralement, elles sont à peu près conformes aux attentes.
03:28Alors bon, on a eu, en cas de camp de pandémie, peut-être un petit dépassement,
03:34mais qui était vraiment marginal.
03:36La réalité, c'est que ce sont les recettes qui ne sont pas au rendez-vous.
03:41Un peu comme dans un ménage où Madame compte chaque euro dépensé,
03:48Monsieur joue aux courses, paye des pots aux copains,
03:51voire rembourse les dettes de jeu de ses copains,
03:54leur paye un tour en Ferrari de location.
03:56Et quand on arrive, on dit aux ménages, vous dépensez trop.
04:00Ben, c'est pas Madame qui dépense trop.
04:02Non, c'est Monsieur.
04:04Monsieur avec ses largesses.
04:06Et les largesses de l'État, c'est,
04:08ah ben, mes copains, je ne les fais pas payer.
04:11Telle entreprise, telle institution ne va pas verser,
04:15va bénéficier d'une exemption de versement de son...
04:19Et ça chiffre à combien, ces exemptions ?
04:22C'est des milliards à force.
04:23Alors, parmi ceux qui ne versaient pas,
04:26qui bénéficiaient d'une mensuétude pour ne pas verser son écho à la sécu,
04:31longtemps, il y a eu la SNCF.
04:34Bon, maintenant, c'est plutôt des entreprises du CAC 40
04:38qui arrivent à négocier par-ci ou par-là.
04:40On leur fait des belles exemptions, quoi.
04:42Oui, parce que c'est pour sauvegarder l'emploi,
04:45c'est pour...
04:46Enfin, on retrouvera toutes les raisons qu'on veut.
04:47Donc, en fait, le budget de la sécu,
04:49il est sur le papier équilibré.
04:51Et à chaque fois, c'est pas les Français qui dépensent trop,
04:55c'est les recettes qui ne rentrent pas
04:58parce que l'État ne les fait pas rentrer délibérément.
05:01Et demande, bien sûr, aux médias de ne pas parler
05:04de ce déséquilibre,
05:06enfin, de l'origine du déséquilibre.
05:08déséquilibre.
05:09Mais alors, dites-moi, Philippe Huéchaz,
05:11est-ce qu'aussi, on parle beaucoup, vous savez,
05:13de la fraude sociale, etc.,
05:15je ne sais pas encore parler de la sécu,
05:16elle existe quand même,
05:17mais ça ne vous paraît pas un facteur majeur ou dominant ?
05:21Ah si, la fraude sociale, c'est quand même
05:23beaucoup d'argent qui part dans des poches
05:25où il ne devrait pas atterrir.
05:27Charles Pras, je pense que vous le connaissez bien.
05:30Donc, il a fait, là, des publications,
05:33il a écrit des bouquins,
05:34donc ceux qui veulent se documenter
05:35seront très factuellement
05:37quels sont ces modes de détournement
05:40et quels sont les sommes en jeu.
05:43Bien sûr qu'on voudrait bien récupérer
05:4515 à 20 milliards par an,
05:47on voudrait arrêter de verser des retraites
05:48à des bicentenaires, etc.
05:50Mais quand même,
05:53les économies que réalisent les entreprises en oeuvre
05:55sans pas ce qu'elles devraient à la sécu,
05:57c'est énorme.
05:58Alors, justement, moi, il y a quelque chose qui me frappe
06:00et étant un huron sur la question,
06:04je vois que le gouvernement cherche 40 milliards d'euros,
06:08on l'a dit et répété,
06:09de coupes budgétaires pour le prochain budget.
06:12Alors, on l'a laissé s'accumuler,
06:15dit François Mérou, des décennies,
06:17tout courant politique foncu, montagne de dettes,
06:20tous les courants politiques confondus, etc.
06:22Nous ne pouvons pas échapper.
06:24Mon but, c'est que chacun des Français qui nous écoute
06:26dit on ne peut pas faire autrement.
06:28Moi, une question, quand même,
06:30c'est de pouvoir me répondre.
06:32Alors, pourquoi 40 milliards ?
06:33Pas 50 milliards ?
06:34Pas 60 milliards ?
06:3530 milliards ?
06:37Ce chiffre de 40 milliards
06:38qu'on entend qu'on nous assène depuis des mois,
06:41ça veut dire quoi ?
06:42Pourquoi ce chiffre-là ?
06:44Ah, ben celui-là,
06:46je ne dirais pas qu'on l'a sorti du chapeau,
06:47mais c'est un peu le montant du déficit estimé pour 2025.
06:52Je vous le dis tout de suite,
06:53ça ne sera pas 40 milliards.
06:55Ce sera plus ?
06:55Bien sûr, à la rentrée,
06:57on s'apercevra que c'est probablement 100.
06:59Parce que, là encore,
07:01le budget 2025 a été bâti sur des hypothèses
07:05qui sont plus qu'optimistes,
07:06pour ne pas dire complètement fallacieuses,
07:08de croissance qui ne sera pas au rendez-vous.
07:11Les recettes ne seront donc pas au rendez-vous.
07:13Mais il se passe quelque chose de beaucoup plus grave
07:14et beaucoup plus profond,
07:15qui fait que les 100 milliards que j'évoque,
07:17ça sera peut-être même au-delà.
07:19On a, par exemple, un secteur immobilier
07:22qui est totalement congelé.
07:25Vous avez, aujourd'hui,
07:26des études de notaires qui ferment.
07:29Vous avez des notaires qui changent de profession.
07:34Carrément, ce...
07:35Les promoteurs,
07:36il n'y a plus aucun dépôt de permis de construire.
07:39C'est totalement congelé.
07:42Or, parmi les secteurs
07:43qui créent vraiment de l'emploi pas délocalisable,
07:46il y a l'immobilier.
07:48On est en pleine crise,
07:49non pas seulement de l'immobilier,
07:50on est dans la crise du logement.
07:52Les gens ne peuvent pas se loger.
07:54Les gens ne peuvent pas payer leur loyer.
07:56Les gens ne peuvent pas acheter
07:57avec des taux, même à 3,30,
08:00qui ne sont pas énormes, historiquement.
08:03Les gens ne peuvent pas acheter.
08:04On aurait un besoin de construire colossal,
08:07ça créerait énormément d'emplois.
08:09Et là, au contraire,
08:10on va avoir 200, 250 000 pertes d'emplois,
08:14toutes professions confondues
08:17qui participent aux bâtiments,
08:18les artisans,
08:20tout corps de métier.
08:21Pourquoi ce gel ?
08:23Eh bien, parce qu'il y a une détestation
08:26de l'immobilier de la part du président
08:28qui est assumée depuis 2017,
08:31à tel point d'ailleurs que lorsqu'il y a eu
08:32le gouvernement Attal,
08:33rappelons-nous-en,
08:35ils ont oublié le ministre du Logement.
08:37C'est juste,
08:39le logement est le premier poste budgétaire
08:41d'un ménage et il y avait des ministres
08:45de, je ne sais pas quoi,
08:46de l'égalité homme-femme,
08:48de la promenade des chiens
08:52et des poulaillers à quatre poules.
08:55Mais vous n'aviez pas de ministre du Logement.
08:58Ils s'en sont aperçus après
08:59et c'est donc un vague sous-ministre
09:01à qui on a collé le bébé.
09:04C'est extraordinaire.
09:05C'est-à-dire qu'en fait,
09:06le pays est vu par des gens
09:08qui, eux, n'ont jamais eu, évidemment,
09:09de problème de logement
09:11et qui détestent en plus
09:13les propriétaires
09:15parce que ce sont des rentiers.
09:18Sauf que ce que l'on ne voit pas,
09:19c'est que si l'on congèle l'immobilier,
09:22eh bien, on congèle en réalité
09:23les créations d'emplois,
09:25les créations d'emplois là,
09:26là, sur notre sol.
09:28Et donc,
09:28s'il n'y a pas d'emplois créés
09:30et s'il y a destruction d'emplois,
09:32parce qu'il va y avoir
09:32des centaines de milliers d'emplois détruits
09:34pour quelques dizaines
09:36de milliers d'emplois créés,
09:37j'ai une maison à la campagne
09:39à 10 kilomètres de chez moi,
09:41ils sont en train de se construire
09:41un nouvel entrepôt Amazon.
09:44Il va être rempli de robots.
09:47Il va y avoir peut-être
09:48300, 400 personnes
09:50qui vont travailler là,
09:51mais une fois que ce centre
09:53va commencer à fonctionner,
09:54combien de commerces
09:56vont fermer en région parisienne ?
09:58Donc, en fait,
09:58c'est Schumpeter,
10:00la destruction créatrice.
10:01C'est-à-dire que
10:01Macron se vante
10:02d'avoir fait venir
10:03des grandes entreprises,
10:04on va construire,
10:05soi-disant des usines,
10:06mais c'est des usines
10:07à la japonaise.
10:08Les usines à la japonaise
10:09sont fascinantes.
10:10Pas d'emplois.
10:11Il n'y a pas d'emplois.
10:12Alors que ce qui crée
10:13vraiment dans l'emploi,
10:14c'est-à-dire l'immobilier,
10:15là, par contre,
10:15on le congèle.
10:16Donc, il y aura
10:17beaucoup moins
10:18de rentrées fiscales
10:20d'ici la fin de l'année,
10:21beaucoup moins
10:22d'argent collecté
10:24pour les retraites,
10:26puisque là,
10:26il y a des gens
10:26qui vont perdre leur emploi.
10:28Donc, le problème
10:30de la sécu
10:31va encore s'aggraver.
10:33Parce que si
10:33on ne crée pas d'emploi,
10:34on peut toujours couvrir
10:35la France d'usines.
10:36Mais si dedans,
10:37vous avez
10:38500 robots
10:39et 3 geeks
10:42qui les
10:43programment à distance,
10:44qui les orientent
10:45et les banagent,
10:46ça ne crée pas d'emploi.
10:48Donc là,
10:48on a vraiment
10:49un souci,
10:50c'est que cette année,
10:51on voit déjà
10:52que le chômage
10:53progresse.
10:54Donc,
10:54on va avoir
10:55une aggravation
10:56de ce problème
10:58de la dette sociale
11:00ou des déficits
11:01sociaux.
11:02Et c'est pour ça
11:03qu'on nous parle
11:04d'instaurer
11:05une TVA sociale.
11:08Oui,
11:08c'est intéressant.
11:09On va en parler
11:10de cette TVA sociale
11:11et on va en parler
11:12surtout
11:12qu'est-ce qu'on peut faire.
11:14Parce que
11:14ces Français-là
11:15à qui on demande
11:16de se serrer la ceinture,
11:18oui,
11:18mais jusqu'à où
11:19et à quel périmètre ?
11:21On en parle tout de suite
11:22avec Philippe Béchade
11:23après cette petite pause.
11:25A tout de suite.
11:25Restez avec nous.
11:260 826 300 300
11:28si vous avez
11:28des questions
11:29ou des interventions.
11:30Serrez-vous la ceinture
11:33les Français,
11:34serrez-vous la ceinture
11:35nous dit François Bayrou.
11:37Nous sommes toujours
11:38avec Philippe Béchade
11:39qui est économiste,
11:39président think tank
11:40des éconoclastes
11:41et directeur
11:42et rédacteur-chef
11:44des publications
11:44Agora.
11:45Alors,
11:45on parlait,
11:46cette TVA sociale,
11:48c'est quoi ?
11:50C'est une nouveauté ?
11:51C'est quoi
11:52cette TVA sociale ?
11:53Ça s'appelle
11:54un pur élément
11:55de langage.
11:57La TVA,
11:57elle est passée
11:58de 2%
11:58à ses origines
11:59à 20%.
12:00On a eu 18%
12:02qui n'ont jamais été
12:03sociaux.
12:04Et puis d'un seul coup,
12:04passer la barre des vins,
12:05ah, au-delà de vins,
12:06ça devient social.
12:08Oh, miracle !
12:09Mais la CSG,
12:12elle n'était pas
12:13un peu sociale.
12:14Contribution sociale
12:16généralisée.
12:17La CRDS,
12:19remboursement
12:20de la dette sociale,
12:21elle n'était pas
12:21un peu sociale.
12:23donc d'un seul coup,
12:24il faudrait aussi
12:24que la TVA
12:25le devienne.
12:26C'est une vaste blague.
12:28Non,
12:29la TVA sociale,
12:30c'est une façon
12:31d'échanger
12:33une moindre,
12:35pas taxation,
12:38mais moindre ponction
12:39sur ce que les entreprises
12:41versent aux salariés
12:42au prétexte qu'il faut
12:43que le travail
12:44paye davantage.
12:46Donc,
12:46on va retirer encore
12:48des prélèvements
12:49sur l'entreprise
12:51pour faire asseoir
12:53la charge
12:53sur le consommateur
12:55en disant,
12:55mais finalement,
12:56il n'est pas obligé
12:57de dépenser.
12:58Il va gagner plus
12:58parce que l'entreprise
12:59va pouvoir lui donner
13:00un petit peu plus.
13:01Mais après ça,
13:02il est libre
13:03de ne pas dépenser.
13:04Alors,
13:04je peux vous rassurer
13:04qu'aujourd'hui,
13:05les Français se serrent
13:05déjà la ceinture,
13:06comme je le dis.
13:07L'immobilier étrangle
13:08pratiquement 40 ou 50%
13:09des ménages.
13:10Donc,
13:11pour payer le loyer,
13:12les gens font déjà...
13:14Les économies sont...
13:15font déjà des efforts
13:16sur tout le reste.
13:16C'est-à-dire que les efforts,
13:17c'est plus de coiffeurs,
13:18plus de restaurants,
13:19plus de sorties pour les gosses,
13:21on va beaucoup moins loin
13:22en voiture
13:22parce que faire le plein,
13:23ça coûte, etc.
13:24Donc,
13:25voilà où nous en sommes.
13:26Et si on rajoute,
13:27évidemment,
13:27de la TVA,
13:28là,
13:28on arrive...
13:30Ah ben,
13:30ça recoupe.
13:30Tiens,
13:31ce que nous dit M. Béroux,
13:32tous les Français
13:33doivent faire un effort.
13:35Qui est concerné
13:36la totalité des Français ?
13:38Ben,
13:39c'est la TVA.
13:39Effectivement,
13:40elle touche absolument
13:41tous les Français.
13:42Bernard Arnault,
13:44jusqu'à...
13:45M. qui ne suit rien
13:46de M. Macron.
13:49Et alors,
13:49cette TVA sociale
13:51va être mise en place ?
13:52C'est une piste.
13:54C'est une piste.
13:55Alors, voilà,
13:55on nous dit que...
13:56On ne peut pas hausser
13:57la TVA indéfiniment,
13:58quand même,
13:59Philippe Béchade.
14:00Je veux dire,
14:00on ne peut pas s'amuser
14:01à faire du yo-yo
14:02avec la TVA.
14:03Si on est à voir,
14:04la CSG,
14:05elle augmente bien indéfiniment
14:06et puis ça continue de passer.
14:09Et là,
14:10ce qu'on nous propose,
14:10c'est extraordinaire.
14:12Dans un souci
14:13de rétablir de la démocratie,
14:14après,
14:14effectivement,
14:15le dernier référendum
14:17où les gens
14:17avaient mal voté,
14:18qui remonte effectivement
14:19à 2005,
14:20alors on va redonner
14:21la parole aux Français.
14:22Et là,
14:22on leur redonne la parole.
14:25Pourquoi ?
14:25Pour déterminer
14:25qu'est-ce qu'on doit faire
14:27pour économiser
14:2840 milliards.
14:30Bon,
14:30ça sera 100,
14:30ça sera peut-être même plus.
14:32Autrement dit,
14:32on va redonner la parole
14:34aux Français
14:35en leur demandant.
14:36Qu'est-ce que vous voulez ?
14:37Vous voulez le fouet ?
14:40Vous voulez l'écartèlement ?
14:42Vous voulez le supplice
14:44de la roue ?
14:45Choisissez !
14:45Le pâle ou la roue ?
14:46Oui, c'est ça.
14:47C'est-à-dire qu'on leur donne
14:48démocratiquement
14:49le choix
14:50entre le pâle,
14:51la roue,
14:51l'écartèlement
14:52et autres.
14:52En fait,
14:53combien vous voulez payer
14:54et de quelle façon ?
14:55Voilà.
14:55Alors que les Français
14:56devraient interroger
14:58l'État en disant
14:58« Mais vous allez arrêter
15:00de distribuer notre pognon
15:01à vos copains ? »
15:02Parce que là,
15:03ça commence quand même
15:03à bien faire,
15:04ça se voit là.
15:05Ces pantoufles dorées
15:07pour des ex-ministres
15:10qui ont été battus
15:10aux élections.
15:11D'ex-conseillers
15:12qui se retrouvent présidents
15:13au numéro 2,
15:14etc.
15:15Les portes tournantes.
15:16Ça, c'est insupportable
15:17et c'est justement ça
15:18qui n'est pas remis en question.
15:20Les entreprises
15:22qui bénéficient
15:23donc déjà
15:23d'exemptions
15:24du CICE
15:25et peut-être maintenant
15:26de la fameuse TVA sociale,
15:28les entreprises,
15:30on ne les fait pas contribuer.
15:32Mais on va nous opposer
15:34On les fait contribuer quand même.
15:35Oui, mais on va nous opposer
15:36effectivement
15:36l'argument
15:38qu'elles sont déjà
15:39les plus taxées d'Europe.
15:40Oui, ce qui est vrai.
15:42Donc le vrai problème,
15:44c'est bien ce que je dis,
15:44c'est-à-dire que dans le ménage,
15:46il y a le français
15:46qui se serre la ceinture
15:47et qui compte chaque euro.
15:49Et vous avez l'État
15:51qui vit sous les ors
15:54de la République
15:54et qui distribue
15:56les prébandes
15:57aux amis.
15:58Ça coûte
16:00un pognon de dingue
16:01pour reprendre
16:01une expression bien connue.
16:03Et ça,
16:04on ne veut pas le remettre en jeu.
16:05C'est-à-dire que c'est toujours
16:06Madame
16:06qui tient bien
16:07les comptes du ménage
16:08à qui on dit
16:08il faut faire encore plus d'efforts
16:10et Monsieur
16:10qui joue aux courses,
16:12il peut continuer
16:13à dépenser de l'argent
16:14et avec les médias
16:15qui évidemment
16:16ne vont jamais dire
16:17il faudra peut-être
16:17qu'on regarde un petit peu
16:18qu'on regarde
16:20derrière le rideau.
16:21Qu'est-ce qui se passe ?
16:22En fait, oui,
16:22c'est-à-dire qu'il y a
16:23des recettes possibles
16:24mais apparemment
16:25les robinets sont fermés.
16:26Les robinets recettes,
16:27en tout cas.
16:28C'est un petit peu ça
16:29et ce sont quand même
16:31des petits privilèges.
16:33Oui, mais quand on vous répond
16:35juste un mot, Philippe Béchal,
16:36oui, attendez,
16:37mais les entreprises,
16:38ce sont elles
16:38qui créent les emplois,
16:39ce n'est pas l'État
16:40qui crée les emplois,
16:41ce sont les entreprises,
16:42donc quand même,
16:43c'est nous qui créons
16:44les emplois.
16:44Alors, vous avez parlé
16:45d'exemple de l'immobilier,
16:46etc.
16:47En fait,
16:48Là, on fait tout
16:48pour qu'on ne crée pas
16:49d'emplois dans ce secteur.
16:50On fait tout.
16:51Et donc,
16:54si vous voulez,
16:54en fait,
16:56la pression,
16:56d'ailleurs,
16:57c'est ce qui ressort
16:58de ce que vous dites
16:59c'est qu'on tourne en rond,
17:00on cherche désespérément
17:0240 milliards,
17:03vous dites que ça peut
17:04faire beaucoup plus.
17:05Ça fera beaucoup plus.
17:06Et ça fera beaucoup plus,
17:07absolument.
17:08Enfin,
17:08c'est ce que disent d'ailleurs
17:09effectivement vous
17:10et un certain nombre
17:11de personnes.
17:12Mais donc,
17:13on est dans l'incantation.
17:15Là,
17:16avec François Bayrou.
17:17On est dans l'incantation
17:19et on est,
17:20évidemment,
17:21toujours dans la culpabilisation.
17:24C'est ça.
17:25Et tant que les gens,
17:26tant qu'on leur colle ça,
17:27la culpabilisation
17:28ou l'obligation d'eux,
17:31les gens sont un petit peu
17:32tétanisés.
17:34Bien sûr.
17:35Bon,
17:35les dépenses
17:36de santé
17:38dans une population
17:39vieillissante,
17:40c'est quelque chose
17:41qui, quelque part,
17:42est assez naturel.
17:44Bien sûr.
17:45La sécurité sociale,
17:46j'espère que je vais être protégé.
17:48N'oublie pas qu'on disait
17:48longtemps,
17:49nous étions,
17:49et c'est vrai,
17:50le meilleur système
17:50de santé du monde.
17:52On n'était protégé
17:53comme personne.
17:54Il n'y a pas beaucoup de pays,
17:55etc.,
17:55qui étaient protégés comme nous.
17:56Simplement,
17:57on a l'impression
17:57qu'on va être au diapason
17:59d'un certain nombre de pays.
18:01On se dit,
18:01voilà là,
18:01on est fragilisés.
18:03On est fragilisés.
18:04Alors,
18:04on est au diapason
18:05de certains pays
18:06peu performants,
18:07maintenant.
18:07C'est-à-dire qu'on est vraiment
18:08dans le bas du classement européen
18:10en termes de performance
18:11pour les soins.
18:13On est un des rares pays
18:15appartenant,
18:16on va dire,
18:17au top 10
18:17des pays les plus développés
18:19où on a des pénuries
18:21de médicaments.
18:22Alors moi,
18:23je trouve extraordinaire
18:24qu'on n'inscrive pas
18:26dans une loi,
18:27justement,
18:28qu'il faut s'interdire
18:30absolument
18:31d'avoir des pénuries
18:32de médicaments
18:33parce que quelque part,
18:34les gens en meurent.
18:35Donc d'un côté,
18:36on va faire inscrire
18:36dans la loi
18:37qu'on n'a même pas le droit
18:38d'empêcher les gens
18:39de décider s'ils veulent
18:40ou non mourir
18:41de leur propre chef.
18:42Mais on n'a aucune loi
18:43qui dit qu'il faudrait
18:44quand même d'abord
18:45s'arranger pour que tout le monde
18:47ait déjà les médicaments
18:48nécessaires pour vivre
18:49avant de s'occuper
18:50de comment on permet
18:52aux gens de ne plus vivre.
18:53Ce n'est pas le moins
18:54des paradoxes.
18:55Merci Philippe Béchade.
18:57Je trouve que
18:58on va en reparler
19:00de ça avec vous
19:01et puis avec ce qui se passe
19:03et de savoir effectivement
19:05encore une fois
19:05quel cran de ceinture
19:07parce que là
19:08on ne parle que de ça
19:09pour le moment
19:10on ne parle pas
19:11de comment améliorer
19:13notre sort
19:14non non non
19:14comment faire des efforts
19:16très bien pour faire des efforts
19:17pour qui, pourquoi
19:18et ce qu'ils sont
19:19et c'est ça le problème
19:20bien réparti ces efforts.
19:21Et comme on dit souvent
19:22tout effort mérite récompense
19:24or là la récompense
19:25c'est en fait
19:26vous aurez moins de coups
19:27de fouet
19:28ou moins de coups de bâton
19:29c'est la méthode Trump d'ailleurs
19:30je vais vous mettre
19:3150 coups de bâton
19:32bon finalement
19:34la sentence sera appliquée
19:35le 9 juillet
19:36et au lieu de 50 coups de bâton
19:37vous n'en aurez que 10.
19:39Je me tape sur un seau
19:40qui est sur la tête
19:41et puis il dit
19:42mais pourquoi tu fais ça
19:42il dit c'est tellement bon
19:43quand ça s'arrête
19:44mais sauf que là
19:46sauf que là
19:47ce que fait Trump
19:49il va quand même nous donner
19:5010 coups de bâton
19:51et après ça
19:52on nous explique
19:53qu'on va aller mieux
19:54excusez-moi
19:55mais si on nous demande
19:56dans un mois
19:59et une semaine
19:59le 9 juillet
20:00de courir
20:01avec 10 kilos
20:03à chaque pied
20:04on va aller
20:05beaucoup moins vite
20:05sur le 100 mètres
20:06que les américains
20:07espérant que nous ne mourrons pas guéris
20:09merci Philippe Béchade
20:11merci Philippe
Commentaires

Recommandations