- il y a 1 an
- #sudradio
Avec Philippe Béchade, économiste, rédacteur en chef des Publications Agora
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##LE_FAIT_DU_JOUR-2025-05-28##
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00:00Alors voilà, donc on sait, on sait, on ne va pas revenir sur les chiffres du défaissé de public,
00:05mais je le rappelle quand même, pratiquement 175 milliards d'euros,
00:096 points de PNB après 5,5 en 2024, la dette publique culmine désormais à 3 300 000 milliards d'euros,
00:193 000, pardon, 3 300 000 milliards d'euros, et les charges d'intérêt à 5,9 milliards d'euros.
00:26Alors, tout va bien dans le meilleur du monde ? Non, il faut faire des efforts.
00:28Bon, Philippe Béchade, bonjour, vous êtes économiste, vous êtes président de think tank des Éconoclastes,
00:34et vous êtes rédacteur-chef des publications Agora.
00:37Alors, donc, encore une fois, pour la énième fois, un impeccable effort, écoutez français,
00:42vous, maintenant ça suffit, vous dépensez trop, il faut se serrer la ceinture.
00:48Vieille rengaine, nouvelle musique, ou pas ?
00:52Non, vieille rengaine, air connue, et puis alors interprétée aujourd'hui,
01:01sans aucun enthousiasme, sans aucune incarnation,
01:05parce que oui, ce sont des formules devenues complètement creuses.
01:09En fait, ça fait depuis même les années 90 qu'on demande aux Français de faire des efforts,
01:18et ceux qui devraient en faire, évidemment, sont toujours les mêmes, qui n'en font pas.
01:24Et ce dont on ne parle pas, c'est surtout ça, c'est l'omerta des médias sur qui ne fait pas d'efforts.
01:32Alors, qui ne fait pas d'efforts ? Soyons concrets avec vous, je sais qu'on peut l'être, Philippe Béchotte,
01:36qui ne fait pas d'efforts, et qui fait que ce système continue avec les mêmes qui payent,
01:42et puis les mêmes qui ne font rien, ou presque ?
01:44Ah bah facile, alors on va commencer par les députés, qui se sont augmentés de près de 400 euros l'année dernière,
01:51parce que, voyez-vous, l'inflation, bon bon monsieur...
01:54C'est vrai, il faut faire un téléthon pour les députés, non ?
01:57Oui, oui, ces gens-là sont obligés d'aller mendier des billets gratuits pour rendre visite à leurs administrés.
02:05Les sénateurs, alors eux, c'est carrément un peu plus de 750 euros, donc là, pas d'efforts.
02:11Il y a tous les obligés du système qui se retrouvent bombardés à la tête d'une agence bidon,
02:20d'un comité théodule, d'une ONG, mais quand même jamais à moins de 100 000 euros par an,
02:24plus les frais de déplacement, les frais de repas, etc.
02:30Ça, ça ne fait jamais d'efforts.
02:33Mais Philippe et Jacques, pardon, on vous répondra, oui, mais ça, ce sont des miettes par rapport à l'abîme de la dette.
02:41Oui, l'abîme de la dette, là, bon, on va rentrer dans le vif du sujet,
02:44c'est-à-dire ce que l'on pointe du doigt, c'est-à-dire le modèle social et notamment la Sécu,
02:52la sécurité sociale, et là, on nous parle de TVA sociale.
02:57Bon, on va reprendre les choses dans l'ordre.
02:59Alors, le déficit de la Sécu, ce n'est pas nouveau, ça fait même 30 ans que ça dure,
03:04et ça dure pour cette même raison que, là aussi, on tait, le voile est plus que pudique.
03:14Là, c'est carrément un rideau de velours.
03:18Chaque année, quand on élabore le budget de la Sécu, il y a les dépenses et il y a les recettes.
03:26Les dépenses, généralement, elles sont à peu près conformes aux attentes.
03:28Alors bon, on a eu, en cas de camp de pandémie, peut-être un petit dépassement,
03:34mais qui était vraiment marginal.
03:36La réalité, c'est que ce sont les recettes qui ne sont pas au rendez-vous.
03:41Un peu comme dans un ménage où Madame compte chaque euro dépensé,
03:48Monsieur joue aux courses, paye des pots aux copains,
03:51voire rembourse les dettes de jeu de ses copains,
03:54leur paye un tour en Ferrari de location.
03:56Et quand on arrive, on dit aux ménages, vous dépensez trop.
04:00Ben, c'est pas Madame qui dépense trop.
04:02Non, c'est Monsieur.
04:04Monsieur avec ses largesses.
04:06Et les largesses de l'État, c'est,
04:08ah ben, mes copains, je ne les fais pas payer.
04:11Telle entreprise, telle institution ne va pas verser,
04:15va bénéficier d'une exemption de versement de son...
04:19Et ça chiffre à combien, ces exemptions ?
04:22C'est des milliards à force.
04:23Alors, parmi ceux qui ne versaient pas,
04:26qui bénéficiaient d'une mensuétude pour ne pas verser son écho à la sécu,
04:31longtemps, il y a eu la SNCF.
04:34Bon, maintenant, c'est plutôt des entreprises du CAC 40
04:38qui arrivent à négocier par-ci ou par-là.
04:40On leur fait des belles exemptions, quoi.
04:42Oui, parce que c'est pour sauvegarder l'emploi,
04:45c'est pour...
04:46Enfin, on retrouvera toutes les raisons qu'on veut.
04:47Donc, en fait, le budget de la sécu,
04:49il est sur le papier équilibré.
04:51Et à chaque fois, c'est pas les Français qui dépensent trop,
04:55c'est les recettes qui ne rentrent pas
04:58parce que l'État ne les fait pas rentrer délibérément.
05:01Et demande, bien sûr, aux médias de ne pas parler
05:04de ce déséquilibre,
05:06enfin, de l'origine du déséquilibre.
05:08déséquilibre.
05:09Mais alors, dites-moi, Philippe Huéchaz,
05:11est-ce qu'aussi, on parle beaucoup, vous savez,
05:13de la fraude sociale, etc.,
05:15je ne sais pas encore parler de la sécu,
05:16elle existe quand même,
05:17mais ça ne vous paraît pas un facteur majeur ou dominant ?
05:21Ah si, la fraude sociale, c'est quand même
05:23beaucoup d'argent qui part dans des poches
05:25où il ne devrait pas atterrir.
05:27Charles Pras, je pense que vous le connaissez bien.
05:30Donc, il a fait, là, des publications,
05:33il a écrit des bouquins,
05:34donc ceux qui veulent se documenter
05:35seront très factuellement
05:37quels sont ces modes de détournement
05:40et quels sont les sommes en jeu.
05:43Bien sûr qu'on voudrait bien récupérer
05:4515 à 20 milliards par an,
05:47on voudrait arrêter de verser des retraites
05:48à des bicentenaires, etc.
05:50Mais quand même,
05:53les économies que réalisent les entreprises en oeuvre
05:55sans pas ce qu'elles devraient à la sécu,
05:57c'est énorme.
05:58Alors, justement, moi, il y a quelque chose qui me frappe
06:00et étant un huron sur la question,
06:04je vois que le gouvernement cherche 40 milliards d'euros,
06:08on l'a dit et répété,
06:09de coupes budgétaires pour le prochain budget.
06:12Alors, on l'a laissé s'accumuler,
06:15dit François Mérou, des décennies,
06:17tout courant politique foncu, montagne de dettes,
06:20tous les courants politiques confondus, etc.
06:22Nous ne pouvons pas échapper.
06:24Mon but, c'est que chacun des Français qui nous écoute
06:26dit on ne peut pas faire autrement.
06:28Moi, une question, quand même,
06:30c'est de pouvoir me répondre.
06:32Alors, pourquoi 40 milliards ?
06:33Pas 50 milliards ?
06:34Pas 60 milliards ?
06:3530 milliards ?
06:37Ce chiffre de 40 milliards
06:38qu'on entend qu'on nous assène depuis des mois,
06:41ça veut dire quoi ?
06:42Pourquoi ce chiffre-là ?
06:44Ah, ben celui-là,
06:46je ne dirais pas qu'on l'a sorti du chapeau,
06:47mais c'est un peu le montant du déficit estimé pour 2025.
06:52Je vous le dis tout de suite,
06:53ça ne sera pas 40 milliards.
06:55Ce sera plus ?
06:55Bien sûr, à la rentrée,
06:57on s'apercevra que c'est probablement 100.
06:59Parce que, là encore,
07:01le budget 2025 a été bâti sur des hypothèses
07:05qui sont plus qu'optimistes,
07:06pour ne pas dire complètement fallacieuses,
07:08de croissance qui ne sera pas au rendez-vous.
07:11Les recettes ne seront donc pas au rendez-vous.
07:13Mais il se passe quelque chose de beaucoup plus grave
07:14et beaucoup plus profond,
07:15qui fait que les 100 milliards que j'évoque,
07:17ça sera peut-être même au-delà.
07:19On a, par exemple, un secteur immobilier
07:22qui est totalement congelé.
07:25Vous avez, aujourd'hui,
07:26des études de notaires qui ferment.
07:29Vous avez des notaires qui changent de profession.
07:34Carrément, ce...
07:35Les promoteurs,
07:36il n'y a plus aucun dépôt de permis de construire.
07:39C'est totalement congelé.
07:42Or, parmi les secteurs
07:43qui créent vraiment de l'emploi pas délocalisable,
07:46il y a l'immobilier.
07:48On est en pleine crise,
07:49non pas seulement de l'immobilier,
07:50on est dans la crise du logement.
07:52Les gens ne peuvent pas se loger.
07:54Les gens ne peuvent pas payer leur loyer.
07:56Les gens ne peuvent pas acheter
07:57avec des taux, même à 3,30,
08:00qui ne sont pas énormes, historiquement.
08:03Les gens ne peuvent pas acheter.
08:04On aurait un besoin de construire colossal,
08:07ça créerait énormément d'emplois.
08:09Et là, au contraire,
08:10on va avoir 200, 250 000 pertes d'emplois,
08:14toutes professions confondues
08:17qui participent aux bâtiments,
08:18les artisans,
08:20tout corps de métier.
08:21Pourquoi ce gel ?
08:23Eh bien, parce qu'il y a une détestation
08:26de l'immobilier de la part du président
08:28qui est assumée depuis 2017,
08:31à tel point d'ailleurs que lorsqu'il y a eu
08:32le gouvernement Attal,
08:33rappelons-nous-en,
08:35ils ont oublié le ministre du Logement.
08:37C'est juste,
08:39le logement est le premier poste budgétaire
08:41d'un ménage et il y avait des ministres
08:45de, je ne sais pas quoi,
08:46de l'égalité homme-femme,
08:48de la promenade des chiens
08:52et des poulaillers à quatre poules.
08:55Mais vous n'aviez pas de ministre du Logement.
08:58Ils s'en sont aperçus après
08:59et c'est donc un vague sous-ministre
09:01à qui on a collé le bébé.
09:04C'est extraordinaire.
09:05C'est-à-dire qu'en fait,
09:06le pays est vu par des gens
09:08qui, eux, n'ont jamais eu, évidemment,
09:09de problème de logement
09:11et qui détestent en plus
09:13les propriétaires
09:15parce que ce sont des rentiers.
09:18Sauf que ce que l'on ne voit pas,
09:19c'est que si l'on congèle l'immobilier,
09:22eh bien, on congèle en réalité
09:23les créations d'emplois,
09:25les créations d'emplois là,
09:26là, sur notre sol.
09:28Et donc,
09:28s'il n'y a pas d'emplois créés
09:30et s'il y a destruction d'emplois,
09:32parce qu'il va y avoir
09:32des centaines de milliers d'emplois détruits
09:34pour quelques dizaines
09:36de milliers d'emplois créés,
09:37j'ai une maison à la campagne
09:39à 10 kilomètres de chez moi,
09:41ils sont en train de se construire
09:41un nouvel entrepôt Amazon.
09:44Il va être rempli de robots.
09:47Il va y avoir peut-être
09:48300, 400 personnes
09:50qui vont travailler là,
09:51mais une fois que ce centre
09:53va commencer à fonctionner,
09:54combien de commerces
09:56vont fermer en région parisienne ?
09:58Donc, en fait,
09:58c'est Schumpeter,
10:00la destruction créatrice.
10:01C'est-à-dire que
10:01Macron se vante
10:02d'avoir fait venir
10:03des grandes entreprises,
10:04on va construire,
10:05soi-disant des usines,
10:06mais c'est des usines
10:07à la japonaise.
10:08Les usines à la japonaise
10:09sont fascinantes.
10:10Pas d'emplois.
10:11Il n'y a pas d'emplois.
10:12Alors que ce qui crée
10:13vraiment dans l'emploi,
10:14c'est-à-dire l'immobilier,
10:15là, par contre,
10:15on le congèle.
10:16Donc, il y aura
10:17beaucoup moins
10:18de rentrées fiscales
10:20d'ici la fin de l'année,
10:21beaucoup moins
10:22d'argent collecté
10:24pour les retraites,
10:26puisque là,
10:26il y a des gens
10:26qui vont perdre leur emploi.
10:28Donc, le problème
10:30de la sécu
10:31va encore s'aggraver.
10:33Parce que si
10:33on ne crée pas d'emploi,
10:34on peut toujours couvrir
10:35la France d'usines.
10:36Mais si dedans,
10:37vous avez
10:38500 robots
10:39et 3 geeks
10:42qui les
10:43programment à distance,
10:44qui les orientent
10:45et les banagent,
10:46ça ne crée pas d'emploi.
10:48Donc là,
10:48on a vraiment
10:49un souci,
10:50c'est que cette année,
10:51on voit déjà
10:52que le chômage
10:53progresse.
10:54Donc,
10:54on va avoir
10:55une aggravation
10:56de ce problème
10:58de la dette sociale
11:00ou des déficits
11:01sociaux.
11:02Et c'est pour ça
11:03qu'on nous parle
11:04d'instaurer
11:05une TVA sociale.
11:08Oui,
11:08c'est intéressant.
11:09On va en parler
11:10de cette TVA sociale
11:11et on va en parler
11:12surtout
11:12qu'est-ce qu'on peut faire.
11:14Parce que
11:14ces Français-là
11:15à qui on demande
11:16de se serrer la ceinture,
11:18oui,
11:18mais jusqu'à où
11:19et à quel périmètre ?
11:21On en parle tout de suite
11:22avec Philippe Béchade
11:23après cette petite pause.
11:25A tout de suite.
11:25Restez avec nous.
11:260 826 300 300
11:28si vous avez
11:28des questions
11:29ou des interventions.
11:30Serrez-vous la ceinture
11:33les Français,
11:34serrez-vous la ceinture
11:35nous dit François Bayrou.
11:37Nous sommes toujours
11:38avec Philippe Béchade
11:39qui est économiste,
11:39président think tank
11:40des éconoclastes
11:41et directeur
11:42et rédacteur-chef
11:44des publications
11:44Agora.
11:45Alors,
11:45on parlait,
11:46cette TVA sociale,
11:48c'est quoi ?
11:50C'est une nouveauté ?
11:51C'est quoi
11:52cette TVA sociale ?
11:53Ça s'appelle
11:54un pur élément
11:55de langage.
11:57La TVA,
11:57elle est passée
11:58de 2%
11:58à ses origines
11:59à 20%.
12:00On a eu 18%
12:02qui n'ont jamais été
12:03sociaux.
12:04Et puis d'un seul coup,
12:04passer la barre des vins,
12:05ah, au-delà de vins,
12:06ça devient social.
12:08Oh, miracle !
12:09Mais la CSG,
12:12elle n'était pas
12:13un peu sociale.
12:14Contribution sociale
12:16généralisée.
12:17La CRDS,
12:19remboursement
12:20de la dette sociale,
12:21elle n'était pas
12:21un peu sociale.
12:23donc d'un seul coup,
12:24il faudrait aussi
12:24que la TVA
12:25le devienne.
12:26C'est une vaste blague.
12:28Non,
12:29la TVA sociale,
12:30c'est une façon
12:31d'échanger
12:33une moindre,
12:35pas taxation,
12:38mais moindre ponction
12:39sur ce que les entreprises
12:41versent aux salariés
12:42au prétexte qu'il faut
12:43que le travail
12:44paye davantage.
12:46Donc,
12:46on va retirer encore
12:48des prélèvements
12:49sur l'entreprise
12:51pour faire asseoir
12:53la charge
12:53sur le consommateur
12:55en disant,
12:55mais finalement,
12:56il n'est pas obligé
12:57de dépenser.
12:58Il va gagner plus
12:58parce que l'entreprise
12:59va pouvoir lui donner
13:00un petit peu plus.
13:01Mais après ça,
13:02il est libre
13:03de ne pas dépenser.
13:04Alors,
13:04je peux vous rassurer
13:04qu'aujourd'hui,
13:05les Français se serrent
13:05déjà la ceinture,
13:06comme je le dis.
13:07L'immobilier étrangle
13:08pratiquement 40 ou 50%
13:09des ménages.
13:10Donc,
13:11pour payer le loyer,
13:12les gens font déjà...
13:14Les économies sont...
13:15font déjà des efforts
13:16sur tout le reste.
13:16C'est-à-dire que les efforts,
13:17c'est plus de coiffeurs,
13:18plus de restaurants,
13:19plus de sorties pour les gosses,
13:21on va beaucoup moins loin
13:22en voiture
13:22parce que faire le plein,
13:23ça coûte, etc.
13:24Donc,
13:25voilà où nous en sommes.
13:26Et si on rajoute,
13:27évidemment,
13:27de la TVA,
13:28là,
13:28on arrive...
13:30Ah ben,
13:30ça recoupe.
13:30Tiens,
13:31ce que nous dit M. Béroux,
13:32tous les Français
13:33doivent faire un effort.
13:35Qui est concerné
13:36la totalité des Français ?
13:38Ben,
13:39c'est la TVA.
13:39Effectivement,
13:40elle touche absolument
13:41tous les Français.
13:42Bernard Arnault,
13:44jusqu'à...
13:45M. qui ne suit rien
13:46de M. Macron.
13:49Et alors,
13:49cette TVA sociale
13:51va être mise en place ?
13:52C'est une piste.
13:54C'est une piste.
13:55Alors, voilà,
13:55on nous dit que...
13:56On ne peut pas hausser
13:57la TVA indéfiniment,
13:58quand même,
13:59Philippe Béchade.
14:00Je veux dire,
14:00on ne peut pas s'amuser
14:01à faire du yo-yo
14:02avec la TVA.
14:03Si on est à voir,
14:04la CSG,
14:05elle augmente bien indéfiniment
14:06et puis ça continue de passer.
14:09Et là,
14:10ce qu'on nous propose,
14:10c'est extraordinaire.
14:12Dans un souci
14:13de rétablir de la démocratie,
14:14après,
14:14effectivement,
14:15le dernier référendum
14:17où les gens
14:17avaient mal voté,
14:18qui remonte effectivement
14:19à 2005,
14:20alors on va redonner
14:21la parole aux Français.
14:22Et là,
14:22on leur redonne la parole.
14:25Pourquoi ?
14:25Pour déterminer
14:25qu'est-ce qu'on doit faire
14:27pour économiser
14:2840 milliards.
14:30Bon,
14:30ça sera 100,
14:30ça sera peut-être même plus.
14:32Autrement dit,
14:32on va redonner la parole
14:34aux Français
14:35en leur demandant.
14:36Qu'est-ce que vous voulez ?
14:37Vous voulez le fouet ?
14:40Vous voulez l'écartèlement ?
14:42Vous voulez le supplice
14:44de la roue ?
14:45Choisissez !
14:45Le pâle ou la roue ?
14:46Oui, c'est ça.
14:47C'est-à-dire qu'on leur donne
14:48démocratiquement
14:49le choix
14:50entre le pâle,
14:51la roue,
14:51l'écartèlement
14:52et autres.
14:52En fait,
14:53combien vous voulez payer
14:54et de quelle façon ?
14:55Voilà.
14:55Alors que les Français
14:56devraient interroger
14:58l'État en disant
14:58« Mais vous allez arrêter
15:00de distribuer notre pognon
15:01à vos copains ? »
15:02Parce que là,
15:03ça commence quand même
15:03à bien faire,
15:04ça se voit là.
15:05Ces pantoufles dorées
15:07pour des ex-ministres
15:10qui ont été battus
15:10aux élections.
15:11D'ex-conseillers
15:12qui se retrouvent présidents
15:13au numéro 2,
15:14etc.
15:15Les portes tournantes.
15:16Ça, c'est insupportable
15:17et c'est justement ça
15:18qui n'est pas remis en question.
15:20Les entreprises
15:22qui bénéficient
15:23donc déjà
15:23d'exemptions
15:24du CICE
15:25et peut-être maintenant
15:26de la fameuse TVA sociale,
15:28les entreprises,
15:30on ne les fait pas contribuer.
15:32Mais on va nous opposer
15:34On les fait contribuer quand même.
15:35Oui, mais on va nous opposer
15:36effectivement
15:36l'argument
15:38qu'elles sont déjà
15:39les plus taxées d'Europe.
15:40Oui, ce qui est vrai.
15:42Donc le vrai problème,
15:44c'est bien ce que je dis,
15:44c'est-à-dire que dans le ménage,
15:46il y a le français
15:46qui se serre la ceinture
15:47et qui compte chaque euro.
15:49Et vous avez l'État
15:51qui vit sous les ors
15:54de la République
15:54et qui distribue
15:56les prébandes
15:57aux amis.
15:58Ça coûte
16:00un pognon de dingue
16:01pour reprendre
16:01une expression bien connue.
16:03Et ça,
16:04on ne veut pas le remettre en jeu.
16:05C'est-à-dire que c'est toujours
16:06Madame
16:06qui tient bien
16:07les comptes du ménage
16:08à qui on dit
16:08il faut faire encore plus d'efforts
16:10et Monsieur
16:10qui joue aux courses,
16:12il peut continuer
16:13à dépenser de l'argent
16:14et avec les médias
16:15qui évidemment
16:16ne vont jamais dire
16:17il faudra peut-être
16:17qu'on regarde un petit peu
16:18qu'on regarde
16:20derrière le rideau.
16:21Qu'est-ce qui se passe ?
16:22En fait, oui,
16:22c'est-à-dire qu'il y a
16:23des recettes possibles
16:24mais apparemment
16:25les robinets sont fermés.
16:26Les robinets recettes,
16:27en tout cas.
16:28C'est un petit peu ça
16:29et ce sont quand même
16:31des petits privilèges.
16:33Oui, mais quand on vous répond
16:35juste un mot, Philippe Béchal,
16:36oui, attendez,
16:37mais les entreprises,
16:38ce sont elles
16:38qui créent les emplois,
16:39ce n'est pas l'État
16:40qui crée les emplois,
16:41ce sont les entreprises,
16:42donc quand même,
16:43c'est nous qui créons
16:44les emplois.
16:44Alors, vous avez parlé
16:45d'exemple de l'immobilier,
16:46etc.
16:47En fait,
16:48Là, on fait tout
16:48pour qu'on ne crée pas
16:49d'emplois dans ce secteur.
16:50On fait tout.
16:51Et donc,
16:54si vous voulez,
16:54en fait,
16:56la pression,
16:56d'ailleurs,
16:57c'est ce qui ressort
16:58de ce que vous dites
16:59c'est qu'on tourne en rond,
17:00on cherche désespérément
17:0240 milliards,
17:03vous dites que ça peut
17:04faire beaucoup plus.
17:05Ça fera beaucoup plus.
17:06Et ça fera beaucoup plus,
17:07absolument.
17:08Enfin,
17:08c'est ce que disent d'ailleurs
17:09effectivement vous
17:10et un certain nombre
17:11de personnes.
17:12Mais donc,
17:13on est dans l'incantation.
17:15Là,
17:16avec François Bayrou.
17:17On est dans l'incantation
17:19et on est,
17:20évidemment,
17:21toujours dans la culpabilisation.
17:24C'est ça.
17:25Et tant que les gens,
17:26tant qu'on leur colle ça,
17:27la culpabilisation
17:28ou l'obligation d'eux,
17:31les gens sont un petit peu
17:32tétanisés.
17:34Bien sûr.
17:35Bon,
17:35les dépenses
17:36de santé
17:38dans une population
17:39vieillissante,
17:40c'est quelque chose
17:41qui, quelque part,
17:42est assez naturel.
17:44Bien sûr.
17:45La sécurité sociale,
17:46j'espère que je vais être protégé.
17:48N'oublie pas qu'on disait
17:48longtemps,
17:49nous étions,
17:49et c'est vrai,
17:50le meilleur système
17:50de santé du monde.
17:52On n'était protégé
17:53comme personne.
17:54Il n'y a pas beaucoup de pays,
17:55etc.,
17:55qui étaient protégés comme nous.
17:56Simplement,
17:57on a l'impression
17:57qu'on va être au diapason
17:59d'un certain nombre de pays.
18:01On se dit,
18:01voilà là,
18:01on est fragilisés.
18:03On est fragilisés.
18:04Alors,
18:04on est au diapason
18:05de certains pays
18:06peu performants,
18:07maintenant.
18:07C'est-à-dire qu'on est vraiment
18:08dans le bas du classement européen
18:10en termes de performance
18:11pour les soins.
18:13On est un des rares pays
18:15appartenant,
18:16on va dire,
18:17au top 10
18:17des pays les plus développés
18:19où on a des pénuries
18:21de médicaments.
18:22Alors moi,
18:23je trouve extraordinaire
18:24qu'on n'inscrive pas
18:26dans une loi,
18:27justement,
18:28qu'il faut s'interdire
18:30absolument
18:31d'avoir des pénuries
18:32de médicaments
18:33parce que quelque part,
18:34les gens en meurent.
18:35Donc d'un côté,
18:36on va faire inscrire
18:36dans la loi
18:37qu'on n'a même pas le droit
18:38d'empêcher les gens
18:39de décider s'ils veulent
18:40ou non mourir
18:41de leur propre chef.
18:42Mais on n'a aucune loi
18:43qui dit qu'il faudrait
18:44quand même d'abord
18:45s'arranger pour que tout le monde
18:47ait déjà les médicaments
18:48nécessaires pour vivre
18:49avant de s'occuper
18:50de comment on permet
18:52aux gens de ne plus vivre.
18:53Ce n'est pas le moins
18:54des paradoxes.
18:55Merci Philippe Béchade.
18:57Je trouve que
18:58on va en reparler
19:00de ça avec vous
19:01et puis avec ce qui se passe
19:03et de savoir effectivement
19:05encore une fois
19:05quel cran de ceinture
19:07parce que là
19:08on ne parle que de ça
19:09pour le moment
19:10on ne parle pas
19:11de comment améliorer
19:13notre sort
19:14non non non
19:14comment faire des efforts
19:16très bien pour faire des efforts
19:17pour qui, pourquoi
19:18et ce qu'ils sont
19:19et c'est ça le problème
19:20bien réparti ces efforts.
19:21Et comme on dit souvent
19:22tout effort mérite récompense
19:24or là la récompense
19:25c'est en fait
19:26vous aurez moins de coups
19:27de fouet
19:28ou moins de coups de bâton
19:29c'est la méthode Trump d'ailleurs
19:30je vais vous mettre
19:3150 coups de bâton
19:32bon finalement
19:34la sentence sera appliquée
19:35le 9 juillet
19:36et au lieu de 50 coups de bâton
19:37vous n'en aurez que 10.
19:39Je me tape sur un seau
19:40qui est sur la tête
19:41et puis il dit
19:42mais pourquoi tu fais ça
19:42il dit c'est tellement bon
19:43quand ça s'arrête
19:44mais sauf que là
19:46sauf que là
19:47ce que fait Trump
19:49il va quand même nous donner
19:5010 coups de bâton
19:51et après ça
19:52on nous explique
19:53qu'on va aller mieux
19:54excusez-moi
19:55mais si on nous demande
19:56dans un mois
19:59et une semaine
19:59le 9 juillet
20:00de courir
20:01avec 10 kilos
20:03à chaque pied
20:04on va aller
20:05beaucoup moins vite
20:05sur le 100 mètres
20:06que les américains
20:07espérant que nous ne mourrons pas guéris
20:09merci Philippe Béchade
20:11merci Philippe
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