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  • il y a 8 mois
Sylvie Valente-Le Hir, sénatrice de l’Oise, rapporteur de cette proposition de loi au Sénat Julia Faure, co-présidente d’Impact France, mouvement patronal qui rassemble 30 000 entreprises et cheffe d’entreprise d’une marque de mode. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-debat-du-7-10/le-debat-du-7-10-du-mercredi-28-mai-2025-7531370

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Transcription
00:00Les débats ce matin sur la fast fashion.
00:03La proposition de loi visant à réduire l'impact environnemental de l'industrie textile
00:09a été votée l'an dernier par l'Assemblée Nationale
00:12et sera discutée à partir de lundi prochain au Sénat.
00:17Dans le viseur des plateformes en ligne,
00:20comme les géants chinois Chine ou Temu,
00:23qui vendent à des prix imbattables des gammes de vêtements qui se renouvellent tous les jours,
00:28la Chine n'a cependant pas le monopole de la fast fashion.
00:31Des groupes européens s'y sont également mis.
00:35Alors comment réguler la fast fashion ?
00:38Faut-il épargner les entreprises textiles européennes ?
00:42On va en parler avec Sylvie Valente-Lehir.
00:45Bonjour.
00:46Bonjour.
00:47Sénatrice de l'Oise, rapporteure de cette proposition de loi au Sénat.
00:52Julia Faure, bonjour.
00:54Bonjour.
00:54Co-présidente d'Impact France, c'est un mouvement patronal qui rassemble 30 000 entreprises
01:01et vise à réconcilier la performance économique des entreprises avec l'intérêt général.
01:08Vous êtes par ailleurs chef d'entreprise d'une marque de mode.
01:11Soyez les bienvenus.
01:13Question simple pour commencer, madame la sénatrice.
01:16Quels critères définissent la fast fashion ?
01:19C'est quoi ? C'est l'obsolescence des vêtements, les promotions permanentes, les faibles coûts de main-d'oeuvre, la pollution, l'ensemble de tout ça ?
01:29Donnez-nous une définition.
01:32Eh bien, au Sénat, nous avons choisi de nous arrêter sur le critère du nombre de références et de la quantité.
01:41Effectivement, on est sur une échelle de 100 fois plus concernant les géants chinois par rapport à ce que nous appelons effectivement en France la fast fashion,
01:51H&M et Zara, les modèles que nous connaissons déjà ou qui habillent.
01:55Et les Chines et Témus, contrairement à ces enseignes qui envahissent notre quotidien, malheureusement, et les Français, sont sur des échelles de 100 fois plus.
02:07Et donc, il faut distinguer fast fashion et ultra fast fashion, c'est ça ?
02:14Oui, c'est exactement cela. Parce que ça n'a rien à voir.
02:18Aujourd'hui, les enseignes de fast fashion telles qu'on les connaît depuis 20 ans sont dans notre pays, sont dans nos centres-villes, dans nos centres commerciaux et dans nos zones artisanales.
02:29Aujourd'hui, ils contribuent au dynamisme du commerce autour, contribuent à ce que d'autres magasins puissent survivre et nos centres-villes ne survivent d'ailleurs qu'avec ces enseignes qui attirent du monde.
02:42On le sait très bien et ça nous permet de conserver encore sur notre territoire ce tissu commercial dont on a besoin.
02:50Julia Faure, votre lecture du paysage, tel qu'on vient de l'esquisser très rapidement, avec des mastodontes qui envoient des vêtements jusqu'ici et emportent une partie de notre propre paysage commercial au passage ?
03:06Alors, je partage le constat de la sénatrice. C'est-à-dire qu'effectivement, depuis quelques années, on a vu apparaître ces plateformes d'ultra fast fashion.
03:14Les Chines étaient émues. Ce qu'elles ont comme particularité, c'est qu'elles ont à peu près les mêmes pratiques que la fast fashion traditionnelle,
03:21sauf qu'elles poussent les curseurs plus loin et elles cumulent plus de mauvaises pratiques.
03:24Par contre, je ne partage pas votre constat, madame la sénatrice.
03:28Les problèmes économiques de la France, la crise de l'industrie textile, étaient là bien avant l'arrivée de la fast fashion.
03:34Moi, j'ai monté ma marque en 2017, j'ai commencé à alerter sur le sujet dans les années 2020 et je vais vous donner quelques chiffres.
03:41Depuis les années 80, on a doublé notre consommation de vêtements. C'est ça que fait la fast fashion.
03:45Dans le même temps, on a perdu des centaines de milliers d'emplois dans l'industrie.
03:49Effectivement, pour pouvoir vendre des t-shirts à 2 ou 10 euros, on ne peut pas les produire en France.
03:54Bon, mais on pourrait se dire que ce n'est pas grave, on a créé de l'emploi dans le commerce.
03:56C'est un peu ça, le discours de la fast fashion. On ouvre des magasins. Dans les faits, c'est faux.
04:00Le développement de la fast fashion a détruit de l'emploi dans le commerce de détails et d'habitements.
04:05Entre les années 70 et les années 2010, c'est des dizaines de milliers d'emplois qui ont disparu.
04:11Et ça, c'était bien avant l'arrivée de Chine et Témus.
04:14Là, je ne vous parle que d'emplois. Mais on peut regarder aussi notre balance commerciale.
04:18Le déficit commercial de notre pays lié au textile, c'est des dizaines de milliards d'euros par an.
04:23C'est 20% de notre déficit hors énergie. Et tout ça, c'est que des chiffres qui datent de pré-Témus, pré-Chine.
04:29Donc, le problème économique, le problème que vit notre secteur économique, et je ne vous ai pas encore parlé d'écologie,
04:36il est lié au modèle de la fast fashion. Il se trouve que Chine et Témus sont la partie émergée de l'iceberg.
04:43Ils ont les pratiques encore pires, ils les poussent encore plus loin.
04:45Mais c'est l'ensemble du secteur qu'il faut réguler.
04:47Il ne faut pas croire que parce qu'il y a un prime market s'ouvre, ça crée de l'emploi.
04:51Ça serait comme croire que parce qu'un Starbucks s'ouvre, ça crée de l'emploi.
04:54Pour un prime market s'ouvre, il y a combien de commerces qui disparaissent ?
04:57Il y en a combien qui ferment ?
04:58En net, le développement de la fast fashion, même si elle est européenne, détruit de l'emploi, détruit l'économie française.
05:06Que répondez-vous à ça, madame la sénatrice ?
05:10Ces marques de fast fashion dites européennes, elles existent maintenant depuis une vingtaine d'années.
05:17Elles produisent aujourd'hui en France des impôts, de la richesse sur notre territoire.
05:24Et c'est un modèle qui plaît aux Français.
05:28Si on détruit ces enseignes, si on supprime les quiabis qui sont dans nos zones artisanales,
05:36qu'est-ce qui va rester aux Français ?
05:37Finalement, il ne restera plus que les géants chinois.
05:40Oui, il va rester.
05:42On ne peut pas dire que ce soit vertueux, sauf que la différence par rapport à ces géants chinois,
05:47c'est qu'eux produisent de la richesse en France, sont contrôlés, sont normés, payent des impôts.
05:53Et ce que vous allez porter, vous allez le porter en étant sûr de ce que vous allez mettre sur votre peau.
05:59Quand vous avez un modèle comme qui habille, qui habille à petit prix,
06:03à la fois l'enfant en passant par la femme enceinte et la personne en situation de surpoids,
06:08oui, c'est important. Si on les perd, qu'est-ce qui va rester aux Français ?
06:13Vous le disiez dans votre note très intéressante sur l'impact.
06:18Vous en parlez de ces centres-villes qui disparaissent.
06:22On a le même constat.
06:23Et nous, les sénateurs, ce que l'on ne veut pas, c'est justement que tout disparaisse.
06:27Parce que si tout disparaît, qu'est-ce qu'on offrira aux Français ?
06:29Votre modèle même de magasin, ce que vous créez, votre marque, elle est très bien.
06:35Elle est vertueuse.
06:36Et je pense que beaucoup en France aimeraient pouvoir le faire.
06:40Mais beaucoup aussi aimeraient pouvoir l'acheter.
06:42Sauf que les Français n'en ont pas les moyens.
06:44On ne peut pas s'acheter un...
06:45Tout le monde n'a pas les moyens d'aller dans le marais, dans une belle boutique,
06:48acheter un pantalon à 100 euros.
06:50On le sait.
06:51Ce n'est pas possible.
06:53Donc aujourd'hui, ces modèles qui existent,
06:57tels que les NAF-NAF, qui malheureusement disparaissent et sont en cours de fermeture,
07:01moi je le vois dans mon centre-ville à Compiègne.
07:04Je suis de l'Oise et je me dis que quand ils vont fermer,
07:08ils sont dans la galerie piétonne, qu'est-ce qui va se passer ?
07:11Ça fera une surface vide, c'est des personnes qui vont se retrouver sans emploi.
07:15Toutes ces personnes, on les voit.
07:17Et derrière les petits commerces, peut-être des petits commerces un peu du même style que le vôtre,
07:22voire des artisans, n'auront plus cette attractivité et n'auront plus personne qui va venir.
07:27Et c'est ça le problème.
07:28Comment se pose la question des prix, Julia Faure ?
07:32On l'a dit, ça fait partie du modèle économique.
07:35Les petits prix, n'est-ce pas, du pouvoir d'achat pour les consommateurs ?
07:40Et à partir du moment où on commence à réguler, à mettre des taxes à l'entrée,
07:45c'est du pouvoir d'achat qui est perdu.
07:48Je voudrais répondre d'abord à ce qu'a dit la sénatrice.
07:51On fait le même constat, c'est-à-dire que le commerce et l'industrie textile va mal en France.
07:55Mais on n'a pas la même analyse sur les causes.
07:58Ce qui fait que notre industrie va mal, ce qui fait qu'on perd de l'emploi dans nos centres-villes,
08:02c'est parce qu'il y a une concurrence déloyale.
08:05C'est-à-dire que c'est les enseignes qui ont les pires pratiques qui gagnent le plus de parts de marché.
08:09Donc si vraiment on veut défendre nos centres-villes,
08:11et même si on veut défendre nos enseignes comme Kiabi, comme Décathlon,
08:14on a intérêt à les protéger de la concurrence déloyale.
08:17Et ce n'est pas en ciblant seulement Chine et Tému qu'on va y arriver.
08:20Comme je vous l'ai dit, Kamaïeu est mort bien avant que Chine et Tému arrive sur le marché.
08:24C'est ce que permet cette loi.
08:26Cette loi, elle ne va pas faire fermer Kiabi et Décathlon.
08:28Cette loi, si elle reprend son ambition initiale,
08:31elle va permettre à tout le secteur d'améliorer ses pratiques.
08:34Elle va changer le cadre de la concurrence
08:36et elle va éviter que ce soit ceux qui ont les pires pratiques qui gagnent.
08:39Et maintenant, je vais vous répondre sur le prix.
08:41Cette loi n'est pas une loi pour qu'il pénalise les bas prix.
08:44Cette loi, elle prévoit dans sa version initiale, celle qui était ambitieuse,
08:48elle prévoyait des malus pour les vêtements les plus polluants
08:50et des bonus pour les vêtements les moins polluants.
08:53Si vous avez des vêtements à bas prix, mais qui sont éco-conçus,
08:57c'est le cas des enseignes françaises que vous avez citées,
09:00elles ne risquent pas d'être inquiétées par la loi.
09:02Sauf si elles mentent sur l'éco-conception de leurs vêtements.
09:04Mais même dans ce cas-là, est-ce qu'aimer les enseignes françaises,
09:08ce n'est pas aussi les contraintes pour qu'elles fassent mieux ?
09:11Cette loi, si elle reprend son ambition initiale,
09:14elle va permettre de protéger nos enseignes françaises.
09:16Parce qu'aujourd'hui, il n'y a rien qui empêche que toutes les anciennes que vous avez citées,
09:21madame la sénatrice, subissent le même destin que Camailleux, que Pinky, que Jennifer.
09:27C'est écrit pour vous.
09:28C'est écrit.
09:28Je vais vous donner un chiffre.
09:30Primark, qui est cette fast fashion européenne,
09:32qui est épargnée par la nouvelle version du texte de loi,
09:35a fait, l'année dernière, 16% de croissance.
09:3816% de croissance sur un milliard de chiffre d'affaires.
09:41Est-ce que vous pensez que cette croissance de cette fast fashion européenne,
09:46qui n'est pas en ligne, mais qui est désastreuse pour les centres-villes alentours,
09:50est-ce que vous pensez que ça a eu un impact sur la fermeture de Jennifer ?
09:52Est-ce que c'est possible que la croissance de ce type d'enseignes
09:55prenne des parts de marché aux autres enseignes, aux enseignes françaises ?
09:58Est-ce que vous le pensez ?
10:00Sylvie Valente-Lehir.
10:03Je pense qu'on n'a pas du tout effectivement la même analyse.
10:07Le but de ce projet de loi qui a été modifié par les sénateurs,
10:12c'est vraiment d'impacter les géants chinois.
10:16Et pas du tout l'ensemble de la filière.
10:18Parce que si on impacte l'ensemble de la filière comme c'était prévu au départ,
10:23on sait très bien comme ils sont fragiles.
10:25On voit ces fermetures qui sont annoncées.
10:27Et si on rajoute...
10:29Primark n'est pas fragile.
10:31Primark est fragile, je crois que c'est un croissance.
10:32Écoutez, probablement, peut-être cet exemple-là.
10:35Mais quand on pense à ces autres exemples que sont les NAF-NAF,
10:41je reviens sur ces marques-là,
10:44les Kiabi qui sont en danger,
10:46les Zara et les H&M qui commencent à fermer...
10:48Qui a mis 100% de croissance par an.
10:49Qui commencent à fermer dans cette...
10:50Mais ils ne seront pas touchés par la loi ?
10:51La loi, elle va toucher les produits les plus polluants.
10:52Ils commencent à fermer dans certains lieux, on le sait,
10:55par exemple à Angoulême, et c'est une catastrophe.
10:57Mais ils ferment à cause de la concurrence de la fast fashion en général.
10:59Pas seulement de Chine et Témus.
11:01Aujourd'hui, Chine et Témus, c'est 3% des ventes de vêtements en France.
11:04Je ne vous ai pas coupé, excusez-moi.
11:06Donc, la cible, elle est vraiment sur ces géants d'ultra fast fashion
11:12que sont Chine et Témus.
11:13Aujourd'hui, vous ne pouvez pas...
11:15Si les clients vont dans ces marques que je vous ai citées de fast fashion européennes,
11:21encore une fois, qui produisent de la richesse sur notre territoire,
11:25c'est le choix des consommateurs.
11:27Vous ne pouvez pas leur imposer une vision.
11:29On ne peut pas non plus imaginer qu'avec cette proposition de loi
11:33qui est aujourd'hui une première étape.
11:36Je le pense bien.
11:38Je pense bien qu'avec cette proposition de loi
11:40où il y a cet article, on ne va pas reverdir l'ensemble de la filière textile.
11:45Il faut être honnête, il faut être conscient de cela.
11:48Je ne suis pas en train de faire de la communication
11:50et partir sur des choses à outrance.
11:52Je sais qu'aujourd'hui, ce qui est important,
11:54c'est de faire de la politique correctement,
11:56en sécurisant cette loi et en faisant en sorte qu'elle soit applicable.
12:00Et la manière dont on a procédé dans le travail que l'on a mené,
12:04c'est de faire en sorte qu'elle soit applicable.
12:06En utilisant comme critère le nombre de références
12:09et le nombre de références important,
12:12c'est ce qui nous permet de cibler les géants d'ultra fast fashion,
12:16ainsi que l'indice de durabilité.
12:18Le temps passe.
12:20Le 20 mai, l'Union Européenne a proposé d'imposer des frais de 2 euros
12:25sur chaque petit colis entrant sur le continent,
12:28frais dont ils étaient exemptés jusque-là.
12:32Ces frais de port peuvent freiner l'afflux de vêtements à prix cassé
12:36où la vague est trop importante ?
12:42Non, ça peut et c'est très bien.
12:44Je vais clarifier mon propos.
12:46C'est extrêmement important de freiner l'ultra fast fashion.
12:49Mais je vous le rappelle,
12:51Chine, c'est 3% des volumes de vêtements vendus en France.
12:54Ce n'est pas à cause de Chine que notre industrie est en train de s'effondrer.
12:57Ce n'est pas seulement à cause de Chine
12:59que les centres-villes sont en train de se vider.
13:01Quand on parle de création de valeur en France
13:04grâce au développement de la fast fashion,
13:06en net, c'est de la destruction de valeur.
13:09Pardon, le développement de Primark en France,
13:12c'est de la destruction d'emplois, c'est de la destruction de valeur.
13:14Et encore une fois, cette loi, elle ne va pas faire fermer Primark du jour au lendemain.
13:19Cette loi, ce qu'elle fait, c'est mettre des primes pénalités selon l'impact environnemental des vêtements.
13:23Ce qu'elle va faire, c'est qu'elle va forcer toutes les anciennes,
13:27la mienne y compris, à améliorer leur pratique,
13:30à faire des vêtements moins polluants,
13:32à moins expédiés par avion,
13:33à plus utiliser du lin,
13:35à plus produire en France,
13:36à plus utiliser du coton bio,
13:38à renoncer un petit peu au polyester ou au microplastique.
13:40C'est ça qu'elle fait, cette loi.
13:41Elle ne ferme pas telle enseigne ou telle enseigne.
13:43Si on redonne l'ambition initiale à la loi,
13:46alors on peut avoir un texte transformateur
13:48qui sauve notre industrie.
13:51Si on garde le texte qui a été réécrit par la commission du Sénat,
13:54non seulement...
13:55Qui a été un peu vidé de sa substance.
13:56Qui a été complètement vidé de sa substance.
13:58Non seulement on risque de rater chiner tes mues,
14:00non seulement on risque de ne pas les toucher,
14:01mais en plus de ça,
14:02on aura juste mis un pansement sur une plébéante, quoi.
14:05Un mot, Madame la Sénatrice, un mot.
14:08Un mot, c'est que...
14:09Non, je ne peux pas vous laisser dire
14:10qu'il a été vidé de sa substance.
14:11En fait, notre but,
14:13c'était vraiment d'aller...
14:15De cibler l'ultra-fast fashion.
14:17On ne peut pas dire qu'on l'a vidé de sa substance.
14:19On l'a rendu plus solide et applicable.
14:21Je ne fais pas...
14:22Encore une fois, je ne suis pas là pour faire de la com,
14:24ni imposer un modèle aux Français.
14:26N'oublions pas que les Français sont des consommateurs.
14:28Et c'est à eux aussi...
14:29Dans ce cas, les consommateurs machines.
14:30D'avoir la meilleure information.
14:33Et c'est ce que nous avons prévu dans cette loi.
14:35Un message de sensibilisation,
14:36de manière à ce que les consommateurs,
14:38les Français,
14:39sachent ce qu'ils font lorsqu'ils vont sur ces sites.
14:41Et aujourd'hui, ce n'était pas le cas.
14:43Et donner cette information me semble primordial.
14:46Aujourd'hui, on va cibler réellement l'ultra-fast fashion.
14:50Les malus qui seront perçus
14:53iront vers les entreprises vertueuses.
14:56Encore une fois,
14:57on ne peut pas dire qu'on a vidé de la substance.
14:58Ce n'est pas acceptable.
15:00Bien entendu, Sylvie Valente-Lehir,
15:03sénatrice de l'Oise.
15:05Merci à Julia Ford d'avoir été également
15:07au micro d'Inter ce matin.
15:11Mouvement patronal,
15:13Impact France,
15:14et chef d'entreprise d'une marque de mode.
15:16Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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