00:00Ma main ne tremble pas, je suis assez sûre du chemin qu'on prend.
00:04Voilà ce que disait Emmanuel Macron l'an dernier alors qu'il lançait le débat sur la fin de vie.
00:09Nombre de députés sont pourtant encore très hésitants alors que doivent être votées aujourd'hui
00:13les propositions de loi sur l'aide active à mourir et sur les soins palliatifs.
00:18Un vote solennel, le premier d'une navette parlementaire dont la durée est très incertaine.
00:22Maïlène Trémolet, elle pourrait même ne pas aller à son terme.
00:25En tout, les deux textes doivent passer deux fois devant l'Assemblée et deux fois devant le Sénat.
00:30Des semaines de débats qui s'étendront sur plusieurs mois au minimum,
00:33d'autant que le contexte politique actuel, très instable, n'est pas favorable à un circuit rapide.
00:38Ainsi par exemple, les sénateurs comptent entamer l'examen du volet fin de vie à l'automne
00:42en même temps que celui du budget 2026,
00:45une séquence qui pourrait siffler la fin du match pour le gouvernement de François Bayrou.
00:49A cela s'ajoute une autre épée de Damoclès, celle de la dissolution,
00:53un an après celle de 2024, qui a laissé une assemblée plus divisée que jamais.
00:57Et pour finir, le texte clivant sur l'euthanasie,
01:00s'il n'obtient pas le même avis des députés et des sénateurs,
01:03devra passer devant une commission mixte paritaire,
01:06ultime étape avant que le Palais Bourbon n'ait le dernier mot.
01:09En clair, rien ne garantit à ce stade que l'aide active à mourir soit adoptée
01:12avant la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron.
01:15Et si pour Catherine Vautrin, il est encore possible d'achever les travaux d'ici 2027,
01:19cette lenteur parlementaire est vue d'un bon oeil par certains opposants au texte
01:23qui assument espérer un report du vote au moins jusqu'à la prochaine présidentielle.