00:00Bonjour Cyril, re-bienvenue une énième fois sur Cyclisme Actu, je sais que tu voulais aborder
00:11avec nous quelques sujets, notamment un sujet qui te tient à cœur en tant qu'ancien sélectionneur
00:17de l'équipe de France notamment, l'état du cyclisme français actuel, cyclisme français
00:22qui vit un début de saison assez compliqué, est-ce qu'en quelques mots tu peux un peu
00:27nous donner tes impressions sur ce début de saison ?
00:32Bonjour Titouan, oui effectivement c'est pas la première fois qu'on se rencontre dans
00:36ces circonstances, oui maintenant je suis un observateur un petit peu plus en retrait
00:43mais pas obligatoirement totalement à la retraite et depuis le début d'année je trouve que
00:52le cyclisme français est un petit peu en recul et les chiffres d'ailleurs démontrent les
01:00différents classements UCI, que ce soit à titre individuel, à titre collectif, font qu'aujourd'hui
01:09on peut être inquiet sur l'évolution du cyclisme français et surtout de la présence des Français
01:17car on a une présence très forte sur les Coupes de France, mais les Coupes de France
01:23sont des courses un petit peu franco-françaises, c'est le seul endroit où on a des Français
01:304, 5 voire 6 Français dans les 10 premiers, mais lorsqu'on va sur les épreuves de plus grande
01:38envergure, on se rend compte qu'on ne pèse pas sur la course et 2, le nombre de top 10
01:46depuis le début de l'année, je dis bien de top 10 est relativement rare, et de top 5
01:50on en a également très très peu et c'est peut-être un petit peu ça qui est le plus alarmant.
01:57Juste pour donner quelques chiffres aux gens qui nous écoutent, tout simplement il y a
02:05eu 3 podiums français sur les courses World Tour, alors qu'on parle de classement général
02:09bien sûr pas d'étape, c'est Paul Manier sur l'Homme Loop qui finit 2e, Kevin Vauclin
02:14sur la Flèche Wallonne, 2e aussi, et Leni Martinez, 2e du Tour de Romandie, on est quand
02:22même sur des résultats, enfin sur des courses de très haut niveau du World Tour, des résultats
02:26assez pauvres.
02:28Oui, c'est vrai qu'en dehors de Vauclin sur les courses d'un jour, que ce soit à l'Amstel
02:37ou à la Flèche où il prend la 2e place, on n'est pas présents en Tour des Flandres,
02:44Paris-Roubaix, même les Milan-Saint-Rémeaux, les classiques, on va dire non pas les grandes
02:52classiques au niveau des monuments, mais même les classiques en dessous, on n'est
02:58pas dans les classements.
03:00Et c'est là où, quand on fait le bilan, oui la France est en net recul et on a également
03:08un classement, qui est le classement des Nations, où la France était 4e et aujourd'hui elle
03:16est 8e.
03:16elle vient de revenir à la 8e place parce qu'elle était 9e, mais par rapport aux Anglais
03:21on n'a plus qu'une centaine de points d'avance, ce qui fait qu'on risque très rapidement de
03:27se retrouver 9e ou 10e nation.
03:29Donc ça sont des chiffres, c'est des faits.
03:32On dit toujours les faits, ça ne se discute pas, ça peut se commenter.
03:35Mais non, là on est quand même très mal, même si on a certains éléments, mais on
03:45en parlera peut-être après, certains éléments qui nous font garder un peu d'espoir, espoir
03:50sur l'avenir.
03:53On l'a déjà cité, il y a déjà Léni Martinez qui incontestablement est celui qui a été
03:57le meilleur depuis le début de l'année.
03:59Pour revenir un peu sur ces chiffres du classement UCI, des Nations, on était meilleure nation
04:07tout simplement en 2020, et puis ça a été un peu la dégringolade, 3e en 2021, 3e en
04:132022, 2023 à la 5e place, 2024 4e, et là cette année, sur 2025 on est 8e.
04:20Qu'est-ce qui explique selon toi justement cette rétrogradation du cyclisme français
04:27en 5 ans quand même, de passer de la 1re à la 8e place, c'est un peu inquiétant ?
04:33Oui, c'est inquiétant, on ne passe pas de la 1re à la 8e place sur ce type de classement
04:38sans que ce soit inquiétant, ça veut dire qu'on n'est plus présent.
04:41Alors c'est vrai que si on prend 2020, 2021, on avait Julien Alaphilippe qui faisait,
04:48qui marquait un maximum de points pour la France, mais bon Alaphilippe maintenant,
04:57bon il est un petit peu rentré dans le rang, il marque très peu de points, et donc progressivement
05:01on recule, on pouvait penser que Madouas aurait peut-être été un peu plus performant
05:09depuis sa médaille d'argent aux Jeux Olympiques, mais sur l'ensemble de ce début de saison
05:17il a été inexistant, mais bon voilà, ça ne peut être qu'inquiétant parce qu'on a des équipes
05:29qui également reculent au classement par équipe, c'est-à-dire que les teams français
05:34reculent. Et si on regarde bien, on risque peut-être d'avoir la saison prochaine que
05:42deux équipes en retour, c'est-à-dire Decathlon et Groupama.
05:48Kofidis est menacé, il leur reste 300 points d'avance sur Astana et à peu près la même
05:54chose, même moins 250 sur Astana et à peu près la même chose sur Pitnick.
06:00Donc je ne sais pas si Kofidis pourra se maintenir dans le pro team, dans le pro tour.
06:09Donc toutes les flèches vont vers le bas, il n'y en a pas une qui va vers le haut.
06:14Oui, justement, ce classement UCI qui est un peu l'une des animations de Stana, comme
06:19tu as dit, pour Arkea c'est déjà fini, ils ont déjà beaucoup trop de points de retard.
06:24Kofidis qui risque d'être à la bataille avec Pignic, parce qu'Astana est sur une très
06:29très bonne lancée en ce début d'année, et à mon avis, ils ne sont plus trop en danger.
06:36Mais est-ce qu'aussi, on se demande comme ça pour Arkea, pour Kofidis, est-ce que ce n'est
06:41pas tout simplement leur place d'être parmi les meilleures équipes pro team, mais qui
06:45n'ont pas le niveau forcément pour être en World Tour ?
06:48Est-ce qu'ils sont à leur place en World Team ? C'est la question qu'on peut se poser.
06:52Est-ce qu'ils sont à leur place en World Team ? Aujourd'hui, non.
06:56C'est évident, même s'il y a un petit sursaut au niveau de Kofidis, surtout lié à leur
07:07Sprinter belge, qui a marqué lui un maximum de points, qui les a maintenus encore dans
07:14le groupe des 18 équipes, mais Frétin, est-ce qu'il va, à lui tout seul, sauver l'équipe ?
07:23Je ne pense pas.
07:27Si on prend Aston, ils sont en tête du classement de la montagne au Giro, et les points du classement
07:35de la montagne font qu'ils vont pratiquement se retrouver à égalité avec Kofidis, sans
07:42parler des différents points pris, soit sur les étapes, soit sur le classement général
07:48final.
07:51Oui, aussi, au niveau des équipes, l'année dernière, on avait une très grosse équipe
07:55d'Ecathlon qui avait fait une superbe année, qui avait terminé, si je ne dis pas de bêtises,
07:59dans les six premiers du classement UCI.
08:03Oui, c'est ça, je crois.
08:05Cette année, c'est un peu plus compliqué pour eux, bon, ils sont quand même 11e du
08:09classement, ça reste solide, Groupama qui est 13e, c'est vraiment les deux locomotives
08:15du cyclisme français, mais qui ne sont pas non plus des super-fils à l'image.
08:19Mais ils ne sont pas dans le top 10.
08:20C'est ça.
08:20Ils ne sont pas dans le top 10 non plus.
08:23Sans parler du AE, qui est bien sûr une super-puissance au niveau des points qui sont
08:28intouchables.
08:29On n'a pas d'équipe au niveau de Dineos, de Visma, de Lidl, de Bora.
08:35Enfin, on n'a pas ces équipes-là en France.
08:37Non, non, on n'a pas les coureurs et on n'a pas la puissance collective pour pouvoir
08:43jouer dans le top 5 aujourd'hui, dans le top 10 peut-être, puisque Decathlon l'an
08:50dernier avait réussi.
08:52C'était une année exceptionnelle quand même pour Decathlon.
08:55Comment ?
08:55C'était un peu une année exceptionnelle pour Decathlon qui a surperformé.
08:58Oui, il y a eu pas mal de choses qui ont été remises en cause dans l'équipe.
09:05Ça a créé un boost et une motivation.
09:12C'est vrai qu'ils ont remporté un certain nombre de victoires, mais nous ne trompons
09:16pas.
09:17La plupart des victoires n'étaient pas dans les courses, dans les classiques, n'étaient
09:22pas dans les World Tours ou très peu.
09:25C'était souvent là aussi les courses franco-françaises où ils ont cartonné.
09:31Comme ça a été le cas d'ailleurs il y a une quinzaine de jours sur les épreuves Coupe
09:35de France en Bretagne, entre autres.
09:37Mais pour pouvoir monter l'étage au-dessus, il faut aller marquer des points dans les
09:45World Tours.
09:46Mais pour l'instant, on n'a pas la maille.
09:51Alors si on regarde d'ailleurs le premier coureur étranger d'équipe française, c'est
10:00Kung, Kung qui est tout simplement 34e, c'est le premier coureur d'une équipe française
10:07dans le classement UCI.
10:09Donc c'est-à-dire que même les étrangers qui sont dans les équipes françaises, alors
10:14est-ce que c'est un problème des équipes françaises, que c'est un problème de management,
10:18que c'est un problème de motivation ? On pourra toujours dire qu'il peut y avoir
10:23un problème d'ordre financier.
10:25On n'a pas les mêmes budgets que les équipes étrangères, ou certaines, on peut le dire,
10:36les équipes comme UAE, Bahreignes, Ineos, c'est difficile d'arriver à leur niveau,
10:42mais il y a d'autres équipes qui n'ont pas ces budgets-là et qui tournent relativement
10:47bien, ne serait-ce que comme Soudal par exemple.
10:50Ou Alpessine.
10:52Ou Alpessine.
10:53Donc c'est vrai, les moyens français sont en plus, il faut quand même l'ajouter,
11:02c'est que la France est quand même championne du monde des charges, et que le coût d'un
11:10employé, le coût d'un coureur cycliste en France à égalité de valeur n'a pas le même
11:18coût. Donc ça grève aussi en partie les budgets. Et la question qu'il faut se poser,
11:25est-ce que les groupes français, les équipes françaises ont intérêt à rester en France ?
11:27That is the question. Et on peut se poser la question.
11:34Oui, on entend beaucoup de rumeurs. Alors là, on est un peu dans la période des rumeurs
11:39de Mercato. On entend notamment Décathlon qui seraient sur beaucoup de dossiers, notamment
11:44Kevin Wauklin, on a entendu Ilan Van Wieter, Olaf Coye, Tiche Benute. Est-ce que Décathlon
11:51pourrait justement passer ce cap-là et rester pendant plusieurs années, être vraiment une équipe
11:56solide du top 5-6 mondial ? Oui, il n'y a pas de souci. Soit on va dans un pays où les charges
12:12sont moins importantes, ce qui permet d'avoir plus de budget, pour aller chercher justement dans le cadre
12:18du Mercato, d'aller chercher des coureurs d'une autre pointure, ou tout simplement,
12:27essayer d'esserrer le cordon de la bourse et puis de dire bon, il faut qu'on vient pour qu'on soit
12:32dans les cinq premiers, voire dans les trois premiers. Il faut 40, 45, 50 millions, on met
12:38ou on ne met pas. Mais si on veut jouer là-haut, il n'y a pas 50 solutions. J'ai déjà eu l'occasion
12:47de le dire, mais en fond, on a aussi une vision du sponsoring qui me paraît un peu obsolète
12:59compte tenu du retour sur investissement tel qu'on peut le constater depuis des années.
13:06C'est-à-dire, vous mettez 25 millions, vous allez avoir pour 25 millions de retour sur
13:09investissement. Vous mettez 10 millions de plus, c'est 75% que vous allez avoir. C'est-à-dire
13:15que où vous mettez le budget nécessaire pour être devant, mais vous ne dites pas
13:20je ne mets que 25 millions, mais je veux être devant. C'est un problème de tout simplement
13:29de bon sens. Si on veut aller chercher le maximum de retour sur investissement, il faut
13:35être dans les trois premiers. Et pour être dans les trois premiers, le budget, c'est combien ?
13:39Oui. On est plus autour des grosses équipes, des 50 millions.
13:44C'est-à-dire que vous avez 100% de plus de retour sur investissement. Mais ce n'est
13:50pas la culture française. On dit vous avez un budget, vous ne devez pas le dépasser.
13:57Oui, mais il y a un tel, si on peut l'avoir, l'équipe va prendre 15% de plus de puissance.
14:05Ou tel coureur, tel coureur, on ne peut pas le garder. On ne peut pas le garder, donc on est
14:11obligé de laisser partir. Ça, ce sont des choix qui sont faits par les équipes françaises
14:19et qui ne correspondent pas à la réalité du terrain. La communication, il faut mettre
14:24le prix pour l'avoir. Le retour sur investissement, il faut mettre le prix pour l'avoir. Sinon,
14:31on joue dans le deuxième peloton. On sert de faire valoir aux grandes équipes.
14:45Je pense qu'on a assez évoqué le cas des équipes. Mais là où on peut aussi noter
14:50une régression des Français, c'est au niveau individuel, tout simplement. Là où on avait
14:58encore il y a quelques années, des Julien Laphilippe, Thibaut Pinault, Romain Bardet
15:02qui étaient constamment dans les meilleures places au classement UCI. Là, le meilleur
15:05Français est 42e. C'est Romain Grégoire. On n'a pas un Français parmi les 40 premiers
15:10mondiaux. Par contre, ce qu'on peut noter aussi, c'est qu'on a une grosse densité de
15:13coureurs juste après. Par exemple, entre 40 et 70, on a 10 coureurs. Mais on n'a pas
15:19de top coureurs. C'est assez étonnant d'avoir une homogénéité, mais pas de coureurs
15:27pour l'instant, en tout cas en attendant peut-être les Sexas, les Martinez et compagnie,
15:30qui sortent du lot.
15:31Oui, mais c'est un petit peu logique. Comme je dis, on a un circuit de course en France
15:37qui permet de marquer un maximum de points sur les courses françaises. Et sur des courses
15:41françaises, où la plupart du temps, moins de 50% des équipes sont des équipes World
15:49Tour. Et quand c'est des équipes World Tour, ils viennent avec l'équipe réserve.
15:53Ils viennent avec la deuxième équipe. Voir avec la Conti. Donc c'est des courses au
16:01niveau français, où les Français marquent un maximum de points. Et comme on n'a pas
16:07de grands leaders aujourd'hui, un coup c'est Pierre, un coup c'est Paul, un coup c'est
16:11Roger. Ce qui fait qu'on se retrouve avec une densité de coureurs, comme tu l'as évoqué,
16:19entre la 50ème et 70, 75ème place. Mais à aucun moment, à aucun moment on pèse sur
16:29la course. Et j'ai envie de dire, au-delà de la 40ème place, on s'en fiche. On s'en fiche
16:37complètement. Ce n'est pas ces cours-là qui vont faire la différence dans les World
16:43Tours. Il faut être présent sur les Grands Tours et dans les World Tours. Pour ça, il
16:49faut des coureurs qui ont le talent, qui ont les Watt, puisqu'on parle de Watt. Mais
16:55sinon, vous servez de faire valoir. C'est tellement évident.
17:00Et qu'est-ce qui nous manque, justement ? Pour avoir ce coureur qui… sans dire le
17:09nouveau Pogacar, parce qu'il n'y en aura peut-être jamais d'autres.
17:12Mais si, dans un peu de temps, il y en aura un qui le remplacera.
17:15Oui, mais peut-être pas quelqu'un d'aussi fort, c'est ça que je veux dire. Mais pour avoir
17:20un coureur qui est, tout au long des années, dans le top 10, 15 mondial, qu'est-ce qui
17:27nous manque ? C'est juste que c'est génétique. Est-ce qu'il faut qu'il soit dans une équipe
17:31française ? Sans parler même d'équipe française. Pourquoi il n'y a pas de Français ?
17:38Pourquoi il n'y a pas de Français ? Il faut peut-être poser la question aux dirigeants
17:42de la Fédération. Ils vont vous répondre. Parce que là, tu abordes un sujet que je n'ai
17:49pas du tout envie d'aborder. On sait comment ça fonctionne.
17:53C'est très bien. De toute façon, ils sont contents. Ils sont capables de dire
18:00on a neuf médailles au jeu. Oui, d'accord. Mais pas une qui est liée à la Fédération.
18:05Toutes les médailles qui ont été obtenues aux Jeux Olympiques l'ont été par des
18:11coureurs qui étaient dans des team pro. Que ce soit en VTT, en BMX, sur la route, mais
18:20sur la piste, même la seule médaille sur la piste, c'est un coureur de cofinis.
18:27Alors bon, c'est peut-être chez eux qu'il fallait poser les questions.
18:30Et puis si vous posez la question au président, Calot vous dira, pour moi, le plus important,
18:34c'est les Jeux d'Albert Ville. Les super championnats du monde.
18:40Mais bon, c'est un autre sujet.
18:44Ce n'est plus mon problème, ce n'est plus mon sujet.
18:46Voilà. Jusqu'à présent, on a vu le verre à moitié vide. Est-ce qu'on peut le voir
18:54à moitié plein en passant justement à cette nouvelle génération qui arrive de coureurs
18:59jeunes ? On parle de Grégoire, de Martinez, de Vauclin, par exemple, qui est encore jeune,
19:05ou des coureurs encore plus jeunes qui arrivent. On pense notamment, bien sûr, à Paul Seixas,
19:09mais aussi on peut penser à des Sparfell, à des Bisio. Est-ce qu'on a quand même des
19:15motifs d'espoir pour le futur et avoir deux, trois coureurs qui pourraient s'installer
19:18parmi les 15, 20 meilleurs coureurs mondiaux ?
19:23Oui, et c'est peut-être le soleil de demain. Alors c'est vrai que Léo Visio, Seixas, Sparfell et
19:34deux, trois autres jeunes qui aussi ont démontré qu'ils avaient des qualités. Mais c'est plus
19:40au niveau de Seixas et de Visio que les espoirs sont réels. D'abord, d'une part, parce que ce sont des
19:49garçons que l'on suit déjà depuis junior 1 et que l'on a vu progresser, surtout et grâce au cycle
19:59cross, là où ils ont acquis des qualités ou développé des qualités qui leur permettent
20:06aujourd'hui, comme Paul Seixas, à 18 ans, de pouvoir exister dans les grandes courses pro
20:16et en étant acteurs. C'est vrai également pour Léo Visio. Sparfell, il faudra attendre
20:25encore. C'est aussi un très très bon cycle crossman. On l'a vu, là, sur la Coupe de France
20:32à Quimper où il s'est imposé. Ce sont des coureurs qui, demain, peuvent venir, je pense,
20:37même pour Seixas, je pense, dans les dix meilleurs mondiaux d'ici deux ans ou trois ans. Sauf
20:46qu'il faut quand même mettre un tout petit bémol. C'est qu'en même temps qu'on a ces deux
20:52ou trois coureurs qui arrivent, eh bien, on a la même chose à l'étranger. On a aussi
21:01la même chose à l'étranger. Donc, lesquels progresseront suffisamment pour y être ou
21:10pas, dominer ou pas. Je croise les doigts. Ça serait bien qu'on retrouve des grands champions
21:19pour redonner un peu de lustre au cyclisme français. Parce que si, au niveau professionnel,
21:26ça ne va pas très bien, quand on regarde tout ce qui se passe au niveau amateur, ce n'est
21:32pas beau non plus.
21:35Bon, allez, petite conclusion. Tu me dis si tu es d'accord avec moi. Mais pour faire simple,
21:41on a quand même une bonne homogénéité des coureurs français. Quelques équipes sont
21:46bien sûr en difficulté. On pense notamment à Arkea. A Total, qui, au niveau du sponsoring,
21:52on ne sait pas trop ce qui va se passer. La Cofidis est aussi en danger au niveau de la
21:56relégation. Là, en fait, ce qui nous manque surtout, hormis bien sûr pour ces équipes-là,
22:02c'est deux, trois coureurs qui sortent du lot et qui, enfin, des grands champions, même
22:08si on a bien sûr l'espoir dans le futur que des Sexas ou autres Martinez ou Vauclin passent
22:14ce cap. Je pense que pour cette année, il faudra surtout se remettre en cause. Parce
22:25que, bon, on voit sur le Tour d'Italie, on est inexistant, à part Romain Bardet qui est
22:31présent. Mais ensuite, on est quand même absent des vrais débats. Le Tour de France,
22:40je n'ai pas le sentiment qu'on est un Français ou plusieurs Français capables de jouer dans
22:46le top 10. Donc, on va continuer à regarder Pogacar, Vingegaard et les autres. On va espérer,
22:58comme chaque année, une victoire d'étape, deux ou trois. Mais il ne faut pas rêver non plus.
23:03Donc, moi, je crois que pour les équipes françaises aujourd'hui, Decathlon a commencé à le faire
23:10depuis l'an dernier. Il faut revoir le modèle économique et revoir le modèle sportif et être
23:17capable de pouvoir, d'avoir la volonté politique de mettre en place les structures qu'il faut,
23:25y compris sur le plan humain. Parce que n'oubliez pas que les coureurs, c'est une chose, mais quand
23:31une équipe ne tourne pas, ça veut dire que c'est au-dessus que ça ne tourne pas bien.
23:37Ça sera le mot de la fin, Cyril. Merci beaucoup pour encore une nouvelle fois ton intervention sur
23:44Cyclisme Actu. Et puis, on te souhaite une bonne fin de Giro et une bonne semaine.
23:50Oui, une bonne semaine. Ce sera de toute façon une bonne semaine, puisque j'irai voir le trophée
23:56Centre Morbihan, la grande course par étape pour les juniors, déjà remportée par quelques
24:03grandes stars, dont Van Der Poel et Van Der Poel, entre autres. Mais ce ne sont pas les
24:09personnes. Quelques petits noms. Voilà. Merci beaucoup, Cyril.
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