00:00Alors, le petit pitch de la série.
00:01Bon, c'est un jeune homme qui sort de prison,
00:04qui est à moitié Corse et à moitié d'origine arabe.
00:07Il est un peu entre deux communautés,
00:09et quand il sort, il replonge là-dedans,
00:11il retrouve son ancien amour.
00:12Et il y a sa sœur qui débarque et qui est juge,
00:14ça fout un bordel.
00:16Écoutez, en gros, le pitch, c'est le bordel.
00:18Moi, je dirais que le pitch, c'est l'amitié,
00:20la famille, l'amour et le pouvoir.
00:23Ça prendra le temps que ça prendra.
00:25Ça coûtera ce que ça coûtera, mais ils vont payer.
00:28Ils veulent jouer.
00:30On va jouer.
00:31Le parrain, déjà.
00:32Oui, et la fille du parrain.
00:35Monsieur Carlotti et Alexandra Guerreri.
00:37Elle est comme son père, elle est très forte,
00:40un caractère, elle ne cesse pas faire.
00:42C'est le seul personnage dans la série
00:44où son père n'a pas finalement plus d'emprise que ça.
00:47La seule emprise qu'il a, mais ça n'en est pas une,
00:49c'est parce qu'elle est loyale vis-à-vis de lui
00:51et elle aime son père.
00:52C'est pour ça qu'elle ne le trahit pas et tout ça.
00:54Sinon, elle fait ce qu'elle veut.
00:56Elle est forte grâce à son père.
00:58Elle a appris par le meilleur.
00:59Et c'est sa seule référence parentale.
01:03Il lui a tout appris.
01:04Et elle va rester loyale à son père.
01:06Et je pense que ça, c'est quand même ancré dans la culture corse,
01:09l'esprit de famille et la loyauté de la famille.
01:11Je profite du bon côté de ma situation merdique.
01:15Après, on verra.
01:15Alex et Reda, c'est les amoureux d'enfance.
01:20Le premier amour, ça ne se répète jamais.
01:23Ça reste toujours spécial.
01:24Ça reste la découverte du sexe opposé.
01:29Ça a une place extrêmement particulière.
01:32Et malheureusement, Alex n'est pas amoureuse de son mari.
01:35Elle n'a jamais retrouvé l'amour comme elle a retrouvé avec Reda.
01:37Je pense que Reda et elle, ils sont très différents.
01:40Mais il y a un amour qui est tellement réel entre eux.
01:43Et ils n'arrivent pas à passer à autre chose.
01:46Ils sont complices, en fait.
01:48Ils sont complices.
01:48Et je pense qu'ils retrouvent l'innocence des enfants quand ils sont entre eux.
01:53Tous leurs problèmes et tous les bagages qui viennent avec le fait que mon père est le parrain de la mafia.
01:59Et que lui est un voyou qui vient d'une autre culture que la mienne.
02:02Que mon père ait un peu des a priori sur cette culture.
02:08Pourquoi tu l'as revue ?
02:09Revue qui ?
02:11L'Arabe.
02:13Ah putain, je ne le crois pas.
02:15Les voyous corses, un peu de la génération du personnage que j'incarne,
02:19ne se mélangeaient jamais avec aucune autre communauté.
02:21C'était des Corses.
02:22Entre Corses, ils restaient comme ça.
02:24On ne se mélangeait pas.
02:25Et puis là, il y a une nouvelle voyoucratie qui émerge en Corse.
02:30Et ce sont des gens qui ne sont pas d'origine corse.
02:32Qu'ils soient arabes ou pas, ils viennent d'autres horizons.
02:36Et ça, chez les voyous comme moi, ce n'est pas bon.
02:38Non.
02:39Ok ?
02:39Et là, elle a une relation avec un mec qui est d'origine algérienne.
02:44Et qui est voyou aussi.
02:45Et ça, ce n'est pas possible pour moi.
02:46En gros, c'est un peu ça.
02:47Oui.
02:48Et quand ils sont ensemble, Reda et Alex, ils essayent de ne pas trop penser à ça.
02:52Et je pense que l'amour est tellement pur entre eux qu'ils redeviennent deux enfants qui sont juste amoureux de l'un et de l'autre.
02:58Et qui essayent de passer au-dessus des limitations de leur entourage.
03:03Mais ce n'est pas possible.
03:04Malheureusement, ça les rattrapera.
03:06Je n'ai plus que toi, Alex.
03:07Mafiosa, c'était un peu plus intemporel.
03:11Il y avait un côté un peu plus cinématographique.
03:14Alors que là, avec Pleine-Orientale, on est plus dans de l'actuel.
03:18Je ne parle pas forcément par rapport au contenu de ce qu'on raconte.
03:22Mais en tout cas, cette partie de la voyous classique qu'on aborde dans cette série, ça se passe aujourd'hui.
03:27Et c'est un peu comme ça.
03:27Mais Mafiosa s'est suspendue dans le temps.
03:31Mafiosa, vous le voyez dans 20 ans, ça sera pareil.
03:33Oui, comme le parrain.
03:34Et pour mon personnage, dans Mafiosa, il était dur aussi, comme Carlotti.
03:39Mais il était quand même impulsif, parfois, souvent même.
03:43Écoute bien.
03:45Sandra est d'accord pour que je crève tout ce qui m'énerve.
03:47Il y a eu une évolution.
03:48Et là, pour l'instant, en tout cas dans cette première saison,
03:51on voit un personnage beaucoup plus...
03:53Ben, il est plus vieux, quoi.
03:55Comme moi.
03:56Donc beaucoup plus dans la maîtrise, dans la retenue, dans le calcul.
03:59Un peu plus machiavélique, on va dire.
04:01Comme dans Le Prince de Machiavel, où on maîtrise tout.
04:03C'est tout l'art de gouverner.
04:05Voilà, donc il est vraiment très froid et calculateur à mort,
04:08sans l'exprimer, tout ça.
04:10Et même avec sa fille, il essaie de ne pas trop se dévoiler.
04:13Mais bon, sa fille ne peut pas s'empêcher.
04:16Il fait du sentimentalisme aussi.
04:17Alors que dans Tony Campan,
04:20les sentiments ressortaient au-delà de sa maîtrise, souvent.
04:23Il a pris de la bouteille, le pauvre.
04:25Ce n'est pas le même personnage.
04:27Mais il est comme moi, il a vieilli.
04:29Si on arrive à avoir l'affaire, il va falloir réfléchir à laisser tomber l'oupine.
04:32César, l'oupine, c'est beaucoup d'argent.
04:34Oui.
04:35C'est aussi des arabes et des problèmes.
04:37Eric fait partie des personnes qui n'aiment pas du tout être en bateau,
04:40parce qu'il a le mal de mer, mais il avait pris un cachet,
04:42donc il était plutôt...
04:43Dôle.
04:44Plutôt bien.
04:46Mais on jouait avec une petite comédienne qui a 8 ans,
04:50qui jouait ma fille, Anna Maria.
04:52Et la pauvre petite Chout était toute malade en mer.
04:55Et donc, entre les prises, il fallait...
04:57Moi, j'ai pris le rôle de maman et je me suis occupée d'elle,
05:00parce que déjà, ses parents n'étaient pas sur le bateau avec elle.
05:03Donc je pense que...
05:03Moi, j'ai été enfant acteur,
05:04donc je me suis dit qu'elle avait sûrement besoin
05:07d'une fausse petite maman à ses côtés.
05:09Et donc, je l'aidais, entre les prises, à être malade, la pauvre Chout.
05:12Et puis, je disais, bon, je pense qu'elle a vomi 2-3 fois,
05:15donc je pense qu'on a 5 minutes de répit.
05:16Allez, allons tourner, mais ça me faisait tellement peine.
05:19Tu avais été malade, je ne m'en souviens plus pas trop.
05:21Non, non.
05:22Tu maîtrises, toi, ça.
05:23Moi, ça va.
05:23Moi, j'ai toujours fait de la voile.
05:26Ah, ben voilà.
05:26Moi, je suis moins montagneuse que toi, je suis plus seule.
05:28Voilà, moi, moi aussi.
05:29La mer, c'est mon truc.
05:30Déjà, je ne l'ai acheté mal.
05:31Et j'adore naviguer.
05:33Mais c'est vrai que c'est dur d'être sur un yacht,
05:34déjà avec de la houle.
05:35Ça bougeait.
05:36Où on est en statique.
05:38On ne bougeait pas, donc...
05:39Oui, voilà, ça bougeait sur place, comme ça.
05:41C'était terrible.
05:41Et l'équipe était malade.
05:43Et on a dû, d'ailleurs, arrêter la journée
05:45et refaire un autre jour,
05:46parce que tout le monde était malade, quoi.
05:47Moi, je suis sensible.
05:48Moi, en nageant, j'ai le mal de mer, vous voyez.
05:50J'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade, j'ai le malade.
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