- il y a 1 an
ls viennent du Kosovo, passent par l’Allemagne et atterrissent à Mulhouse. Derrière cette route migratoire : un réseau clandestin bien organisé. Ce documentaire suit les policiers français dans une traque tendue, entre filatures, écoutes et fausses identités. Mais l’histoire prend une tournure plus sombre : cambriolages, armes, malfrats dangereux. Une enquête choc sur les nouvelles frontières du crime
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00:00À la tête de ce service, Franck, 47 ans, commandant de police en poste ici depuis 5 ans.
00:08Ça va ?
00:10Ça va ?
00:11Salut, ça va ?
00:13On se veut 5 minutes, là ?
00:16Depuis plusieurs mois, Franck et son équipe sont sur la piste d'un réseau d'immigration en provenance du Kosovo,
00:23l'un des pays les plus pauvres des Balkans, des clandestins qui arriveraient sur le territoire français via l'Allemagne.
00:31On va faire un peu le point sur voir ce qui nous a été apporté de plus au niveau de la filière d'immigration.
00:39Une affaire complexe qui a démarré suite à une alerte donnée par la préfecture.
00:48On est confrontés à une recrudescence relativement atypique au niveau des demandes d'asile déposées par des albanophones du Kosovo et d'Albanie dans le Haut-Rhin.
00:59Au total, 500 Kosovars ont demandé l'asile, soit 3 fois plus que l'an passé.
01:05Une augmentation surprenante qui pousse les enquêteurs à y regarder d'un peu plus près.
01:10Et un élément va tout de suite retenir leur attention.
01:17Ici, donc, on a une zone qui est le Kosovo.
01:20Donc la plupart des clandestins sont tous originaires de la zone sud, Prizren, Pristina, Bujanovac et surtout Gjilan.
01:28On peut subodorer qu'il y a une filière qui est en coulisse.
01:32Les demandeurs d'asile semblent tous issus de la même région.
01:36Pour les enquêteurs, c'est un premier indice troublant.
01:39Franck commence à enquêter et ses indices vont lui apporter une réponse.
01:44C'est un Kosovar, actuellement en France, qui ferait passer la frontière aux clandestins.
01:50On a appris quelque chose de très intéressant.
01:52C'est qu'un ressortissant Kosovar, désigné comme un organisateur de premier plan, serait actuellement sur Mulhouse
02:01et aurait pris en main justement un tronçon de filière entre la Hongrie et la France.
02:08Voilà le chef qui se livrerait à un trafic illégal de clandestins.
02:13Nous l'appellerons Anton.
02:15Pour les policiers français, c'est un homme sur lequel pèsent des soupçons.
02:19Mais ce qu'ignore Franck, c'est que dans son pays, il n'est pas tout à fait un inconnu.
02:26On a eu une agréable surprise pour nous, enquêteurs.
02:29C'est qu'effectivement cet individu a été recherché dans le cadre de mandats d'arrêt délivrés par l'autorité judiciaire du Kosovo.
02:36Et voici le document qui prouve ce que nous avançons.
02:41Selon les autorités kosovars, Anton serait en fuite et déjà poursuivi dans son pays pour avoir organisé un réseau de traite d'êtres humains.
02:50Problème, le réseau d'Anton serait déjà bien implanté en France, d'après les indices de Franck.
02:57Des informations recueillies auprès de ces sources nous indiquent également des passeurs qui agissent pour le compte de ces organisateurs.
03:08Grâce aux informateurs du commandant, les policiers ont pu obtenir le nom d'un passeur ainsi que la plaque d'immatriculation de son véhicule.
03:17Des éléments précieux.
03:19Concernant la plaque d'immatriculation, là on a vérifié auprès du centre de coopération aux polices douanes et donc on a l'identité de la personne.
03:30Il se trouve en Allemagne, basé en Allemagne et puis donc le véhicule correspond à une BM série 3.
03:37Les enquêteurs sont donc désormais sur la piste de deux suspects.
03:41Le dénommé Anton qui serait le cerveau de la filière et un passeur qui conduirait une berline allemande de couleur noire.
03:51Deux visages mystérieux qui ne vont pas le rester bien longtemps car en faisant des recherches, Eric va s'apercevoir qu'Anton a effectué une demande d'asile pour pouvoir rester en France.
04:03En contactant la préfecture, le policier obtient enfin ce qu'il recherche.
04:08Donc on a ces photos, maintenant on a un visage sur un nom, c'est vraiment intéressant.
04:12Anton, le cerveau présumé du trafic clandestin est un homme corpulent d'une quarantaine d'années.
04:18Selon ce document, il serait domicilié à Mulhouse mais malheureusement Eric va découvrir que l'adresse indiquée n'est qu'une simple boîte postale.
04:26Impossible de savoir où il habite, reste alors le deuxième homme.
04:31Après concernant le trafiquant qui se trouve en Allemagne, donc là on a fait des vérifications auprès du centre de coopération police douane.
04:40Pour tenter d'identifier le passeur présumé, Eric a demandé de l'aide à ses collègues allemands.
04:46Grâce au nom fourni par l'indic, ils vont pouvoir effectuer une recherche dans leur base de données.
04:52Résultat ?
04:54On a reçu un cliché photographique de cette personne car visiblement il était connu en Allemagne pour des faits de violence.
05:03Désormais, les enquêteurs connaissent le visage des suspects.
05:07Anton, l'organisateur présumé de la filière d'immigration installée à Mulhouse est un passeur basé Outre-Rhin qui transporterait des migrants à bord de son véhicule.
05:19Pour s'assurer que cette filière d'immigration est bien active, les enquêteurs de la police aux frontières vont surveiller les numéros de téléphone des deux individus.
05:29Des numéros de portable donnés par les informateurs français.
05:33A partir de ce moment, les suspects sont mis sur écoute 24h sur 24.
05:40Dans les jours qui suivent, toute l'équipe se mobilise pour surveiller au plus près leurs lignes téléphoniques.
05:48Des conversations en langue étrangère, en albanais précisément, traduites en urgence par un interprète.
05:59Et la bonne pioche ?
06:01Et la bonne pioche ?
06:03Franck tombe sur un échange suspect.
06:06Une conversation éloquente où Anton, l'organisateur présumé du réseau, est directement en ligne avec le Kosovo.
06:14Notre cible ici, qui est en France, demande s'il y a du neuf sur un passage et de savoir si un nommé a réussi à être passé de l'autre côté.
06:26Quand on dit passer de l'autre côté, c'est passer de la frontière.
06:30C'est certainement la frontière entre le nord de la Serbie et la Hongrie.
06:34Tout en étant basé sur le territoire français, notre cible continue à gérer des passages qui sont en train de se dérouler là.
06:42La filière est donc bien active.
06:45Les enquêteurs en sont maintenant convaincus.
06:48Le suspect se trouverait au cœur d'un réseau d'ampleur internationale.
06:52Les clandestins kosovars sont actuellement acheminés vers la Hongrie pour entrer dans l'espace européen,
06:59puis transiteraient par l'Autriche, puis par l'Allemagne, avant de traverser le Rhin et d'arriver à Mulhouse.
07:05Mieux, il n'y a pas qu'Anton, le cerveau présumé, qui confirme que la filière clandestine est bien en activité.
07:12Le passeur présumé, qui vit en Allemagne, dit lui aussi la même chose.
07:16Il annonce son arrivée prochaine à Mulhouse, sans doute pour faire entrer illégalement des clandestins sur le sol français.
07:22Il y a donc urgence.
07:24Alors là, la prochaine étape, ça va être de mettre en place un dispositif de surveillance à la frontière franco-allemande,
07:31afin d'essayer de le voir passer et de le prendre en filature pour essayer de trouver son point de chute sur Mulhouse et voir où il dépose les clandestins.
07:41Et pour organiser cette surveillance, les enquêteurs disposent d'une précieuse information,
07:46car au téléphone, le suspect a donné la date précise de son arrivée dans la ville.
07:53Ce jour-là, les enquêteurs ont décidé de se rendre à la frontière allemande pour tenter de retrouver le passeur présumé.
08:02L'indice majeur des policiers, cette photo de la plaque d'immatriculation de sa voiture.
08:09Les policiers ne veulent pas l'arrêter immédiatement, mais le surveiller, car en cas d'interpellation, le passeur pourrait mentir.
08:17Le but, c'est qu'ils puissent pas nous dire, voilà, j'ai déposé juste une famille, c'était juste des amis, c'était pour les aider.
08:24Donc là, c'est vraiment matérialiser l'infraction avec plusieurs dépôts de famille.
08:30Après une demi-heure de route, les deux enquêteurs arrivent à la frontière entre l'Allemagne et la France, sur ce parking réservé aux poids lourds.
08:40Un endroit où la surveillance est difficile, car les automobilistes qui passent par là roulent à plus de 100 km heure.
08:47C'est assez complexe parce que la vitesse maintenant est à 110 sur cette autoroute.
08:54Avant, on avait un poste frontière qui nous permettait d'avoir plus de facilité, c'était limité à 30.
08:59Aujourd'hui, ça roule, donc il faut avoir de bons yeux.
09:04Ce jour-là, Eric et David observent la route sans relâche.
09:09Les yeux rivés à leurs jumelles, en s'attardant sur les voitures noires, identiques à celles du passeur.
09:16Mais ce n'est que tard le soir que le véhicule fait son apparition.
09:21Les enquêteurs en profitent pour le photographier.
09:24La voiture est repérée et prise en filature, le passeur se dirige vers un hôtel.
09:29Les enquêteurs choisissent de le surveiller à distance et préfèrent attendre qu'il ait quitté l'établissement.
09:35La nuit a été longue pour les enquêteurs.
09:39Mais le lendemain matin, ils ont tout de même eu le temps de récupérer l'essentiel, les images de vidéosurveillance de l'hôtel.
09:47On a donc pu avoir cet enregistrement du hall de l'accueil où on aperçoit le passeur allemand accompagné du clandestin.
09:55Le passeur, c'est l'homme à la casquette blanche vissé sur la tête à gauche de l'écran.
10:01Le clandestin est lui à ses côtés.
10:06Tous deux discutent avec l'homme habillé en noir, le réceptionniste de l'hôtel.
10:10Pour Eric, pas de doute, il s'agit bien du suspect qui les intéresse.
10:14On reconnaît bien là le passeur allemand par rapport au cliché photographique qu'on a reçu des autorités allemandes.
10:21On voit bien que c'est exactement la même personne.
10:23C'est la même corpulence, les grandes oreilles décollées, la barbe, la moustache.
10:28Donc là on voit bien que c'est bien lui.
10:30Désormais, les policiers n'ont plus qu'à attendre que le passeur refasse parler de lui.
10:35Reste à connaître l'ampleur du trafic de clandestins à Mulhouse.
10:38Pour l'évaluer, une seule solution, les écoute.
10:44Pendant plusieurs mois, les enquêteurs de la police aux frontières vont continuer de fouiller les communications des suspects.
10:52Un travail de longue haleine qui tarde à donner les résultats.
10:56Car l'organisateur du réseau se fait discret.
10:59Et le passeur qui avait fait l'objet de la filiature ne fait plus parler de lui.
11:04Les policiers sont-ils dans la passe ?
11:06L'apparition d'un nouveau protagoniste va permettre de relancer toute l'enquête.
11:14Une fois de plus, grâce à ces informateurs, Franck vient de recevoir un renseignement essentiel.
11:21On lui a parlé d'un Kosovar installé à Mulhouse, susceptible de jouer un rôle central dans son affaire.
11:30C'est quelqu'un qui nous est désigné comme ayant été impliqué dans la contrefaçon de plusieurs centaines de certificats d'immatriculation au Kosovo.
11:40Donc on nous a dit, ce gars est venu se mettre au vert en France.
11:43Et il serait en relation avec les principaux organisateurs de notre filière d'immigration clandestine.
11:51Un habitué de la falsification.
11:54Le profil idéal du faussaire dans Antone, le trafiquant de migrants présumés, pourrait avoir besoin afin de réaliser des faux papiers pour les clandestins.
12:03Alors Franck s'empresse de consulter tous ces fichiers.
12:09Donc là, on s'aperçoit qu'il a un titre de séjour en cours de validité.
12:14Qui mentionne une entrée en France qui remonte quand même à plusieurs années.
12:19Il est marié et réside sur la ville de Mulhouse.
12:21Et sur la copie du titre de séjour transmis par la préfecture, l'enquêteur découvre la photo de l'individu et son adresse.
12:34Voici le visage du troisième homme, le faussaire. Nous l'appellerons Boryam.
12:40Désormais tout va dépendre de lui et de la fréquence de ses relations avec Antone, le cerveau de la filière.
12:45Les policiers vont donc être particulièrement attentifs aux communications téléphoniques d'Antone, le chef du réseau, sur écoute depuis plusieurs mois.
12:59Des conversations qui, vous allez le voir, vont permettre de donner un coup d'accélérateur à leur enquête.
13:07Ce jour-là, événement inattendu à la BMR de Mulhouse, Eric vient d'apprendre une très bonne nouvelle.
13:16On a du nouveau sur le faussaire de Mulhouse.
13:20Donc le traducteur a traduit deux écoutes intéressantes.
13:26Des écoutes dans lesquelles Boryam, le faussaire, téléphone à Antone, le patron du réseau clandestin.
13:33Exactement ce que les enquêteurs espéraient.
13:40Il est en liaison avec lui.
13:42Il demande, il faudrait arranger un permis pour quelqu'un.
13:45Là, on a des commandes de faux documents.
13:47Il lui dit que c'est faisable.
13:49Et donc, il donnera le numéro d'un gars qui va le rappeler le lendemain.
13:53Ça confirme le fait que cet individu est quand même impliqué dans la fabrication de faux documents.
14:00Donc ça, c'est très bien pour nous.
14:02On est un petit peu dans ce qu'on attendait.
14:04Maintenant, je pense que ça va aller plus loin et on devrait avoir prochainement quand même des choses intéressantes.
14:09Cette fois, c'est sûr.
14:11Pour Franck et son équipe, Boryam, le faussaire, est devenu un maillon essentiel du réseau.
14:16Et c'est sans doute grâce à lui que les policiers vont dévoiler le fonctionnement de toute la filière.
14:21Alors, sans plus attendre, les enquêteurs décident de vérifier l'adresse de Boryam, la seule piste dont disposent désormais les policiers.
14:31C'est Eric et son collègue qui sont chargés d'effectuer cette mission.
14:35Pour ne pas compromettre leur repérage, nous les suivons en caméra cachée.
14:42L'immeuble de la cible se trouve juste à droite.
14:47Donc on va y aller discrètement.
14:49Une question les préoccupe.
14:51L'homme habite-t-il réellement à l'adresse mentionnée sur son titre de séjour ?
14:56Les policiers ne vont pas tarder à le savoir.
15:00Ok, on y est.
15:01Une fois dans l'immeuble, Eric et Renaud vérifient aussitôt les boîtes aux lettres.
15:08Et là, bonne nouvelle.
15:12Donc là, on peut voir qu'il y a bien le nom de notre cible sur la boîte aux lettres.
15:19Donc on va regarder ici.
15:21Donc il n'y a pas de courrier, donc il doit le relever.
15:24Donc apparemment, ce serait le bon endroit ici.
15:26Donc il n'y a plus qu'à aller voir dans les étages si on peut voir s'il y en a sur une sonnette.
15:29Ça permettra de gagner du temps.
15:34Donc voilà, c'est là, c'est la bonne adresse.
15:37Il y a le nom sur la sonnette de la boîte aux lettres.
15:39Mais pas question de sonner ou de se faire repérer.
15:42Eric décide donc de masquer l'œilleton.
15:45Il faut maintenant trouver un moyen de surveiller discrètement ces allées et venues.
15:50Et les enquêteurs remarquent une annonce immobilière qui tombe à pic de l'autre côté de la rue.
15:55En fait, il y a un appartement alloué en face, juste en haut.
15:59Donc en face de l'appartement de la cible.
16:02On va essayer de voir si on ne peut pas l'occuper pour la surveillance.
16:09Bonne nouvelle.
16:11Le logement est disponible.
16:13Et l'agence de location accepte de leur donner les clés.
16:16On va aller vérifier l'intérieur, s'il y a possibilité de mettre une caméra.
16:20Les policiers espèrent surveiller les activités.
16:22Les policiers espèrent surveiller les activités du supposé faussaire.
16:26Et peut-être découvrir de nouveaux visages.
16:29Des complices potentiels impliqués dans cette affaire.
16:32A priori, l'emplacement est parfait.
16:37Voilà, c'est pas mal là.
16:39Là on est vraiment bien placé parce qu'on a une vue sur le balcon.
16:43Sur la porte-fenêtre et en plus on a une vue aussi sur l'entrée de l'immeuble.
16:47L'appartement de Boryam, le voici.
16:49Il est au premier étage, juste au-dessus de l'entrée de l'immeuble.
16:54Mais à cette heure matinale, les volets sont encore fermés.
16:59Donc là en plaçant une caméra à déclenchement automatique, ce sera vraiment idéal.
17:03Une caméra de surveillance qui enregistre dès qu'il y a du mouvement.
17:08Permettant ainsi aux policiers de garder un oeil sur ce qui se passe, 24h sur 24.
17:14Les enquêteurs comptent revenir l'installer l'après-midi.
17:16Quand soudain, un événement inattendu va les surprendre.
17:22Là c'est lui.
17:24Sous les yeux des enquêteurs, Boryam, le faussaire présumé, vient de surgir sur son balcon.
17:31Avec un bébé dans les bras.
17:34Cette fois plus aucun doute, l'homme habite bien ici.
17:37Eric tente aussitôt de fixer ses images avec le seul appareil photo qu'il a sous la main, son téléphone.
17:47Malheureusement, à peine sorti, le suspect retourne à l'intérieur, mais pas pour longtemps.
18:01Donc on a la cible qui vient de sortir.
18:04On va essayer de le filocher un petit peu, voir ses contacts.
18:11Boryam aurait-il rendez-vous pour ses affaires ?
18:14Les policiers veulent en avoir le coeur net.
18:20On va aller voir un peu s'il est parti au café habituel.
18:25Le café habituel, c'est le café où se retrouvent tous les Kosovars de Mulhouse.
18:31Une adresse bien connue des enquêteurs de la police aux frontières, qu'ils surveillent régulièrement,
18:36et qui se trouve au bout de la rue, derrière ces colonnes.
18:40Visiblement, il est au café, là. Il a une table, assis à une table.
18:44Donc on va essayer d'aller prendre notre zoom et puis essayer de faire des clichés, de voir les mecs avec qui il est.
18:49Un zoom, c'est-à-dire un sous-marin dans le jargon policier,
18:54c'est un véhicule banalisé aux vitres sans teint, qui permet de voir sans être vu.
19:00Il faut vraiment être réactif dans ce genre de surveillance, parce que là, comme on l'a vu au café,
19:05donc il faut qu'on se dépêche de prendre des clichés avant qu'il parte du café.
19:09Les enquêteurs font au plus vite, car ils craignent d'avoir perdu leur homme.
19:28En pleine discussion, le suspect est toujours tranquillement attablé.
19:33Pour ne pas se faire repérer, Renaud quitte le véhicule.
19:38Alors qu'Eric, caché à l'arrière, commence à mitrailler.
19:42L'objectif, avoir un maximum de clichés de tous les individus qui gravitent autour de Boryam.
19:48Et l'un d'entre eux va justement intriguer le policier.
19:55Quand il est avec deux personnes, ils discutent.
19:58Donc il y a une des deux personnes, on la connaît déjà d'une autre affaire.
20:04Une affaire de stupé, donc d'aide aussi à l'immigration dans le milieu albanais.
20:10Les hommes, réunis autour de cette table, seraient-ils là pour affaire ?
20:17Eric espère surprendre une transaction.
20:22En fait, sur les interceptions téléphoniques, il y a déjà des allusions à des commandes de permis.
20:28Ce qu'on peut vérifier, c'est s'il y a un échange d'enveloppes.
20:31Donc une enveloppe, un document contre rémunération éventuelle.
20:37Mais les minutes passent, et toujours rien.
20:43Ça se fait pas ici, ça se fera sûrement au domicile.
20:48Alors après deux heures de planque, les enquêteurs décident d'abandonner pour aujourd'hui.
20:53C'est positif, cette surveillance, c'est déjà un bon début.
20:57On a quelques contacts.
21:00Après, c'est à vérifier et à confirmer.
21:04Aujourd'hui, Boryam et ses amis semblent s'être retrouvés simplement pour boire un verre.
21:10Mais les policiers espèrent bien continuer à en apprendre davantage sur l'entourage du supposé faussaire.
21:16Afin d'autoriser l'enquête.
21:19Les enquêteurs de la police aux frontières ne le savent pas encore.
21:23Mais c'est effectivement ce qui va se passer.
21:26Et cela va être assez spectaculaire.
21:33Aujourd'hui, la caméra installée juste en face du domicile de Boryam le faussaire,
21:39est en train de se débrouiller.
21:42Aujourd'hui, la caméra installée juste en face du domicile de Boryam le faussaire
21:49va révéler quelques surprises à Eric.
21:52Des preuves par l'image.
21:55On va essayer de voir s'il a des contacts, s'il a éventuellement des clients qui sont venus chez lui.
22:02Et vérifier si éventuellement des personnes viennent chercher des faux documents chez lui
22:07ou viennent se fournir en tampons, en faux tampons, en faux visas.
22:12Quand Boryam apparaît à l'image, il semble avoir le quotidien de monsieur tout le monde.
22:18On le voit ici avec sa femme et son enfant, ou bien sortir seul de chez lui pour aller chercher du pain.
22:25Mais au bout d'un moment, le policier va se rendre compte que tout ceci n'est qu'une apparence trompeuse.
22:32Tiens, cette séquence est intéressante parce qu'il y a deux personnes qui passent devant l'immeuble.
22:36Et donc ils s'échangent un portefeuille.
22:40Et donc il y a un des gars qui sonne à l'immeuble, apparemment il n'a pas de clé.
22:45Donc il essaye de rentrer, il sonne.
22:48Et après on lui ouvre la porte, il rentre dans l'immeuble.
22:52Pourquoi ces hommes se sont-ils échangés un portefeuille ?
22:56Qu'y a-t-il donc à l'intérieur ?
22:59Et surtout, l'homme qui l'a réceptionné se rendait-il chez Boryam le faussaire ?
23:04Le policier a de sérieux doutes.
23:07Alors pour le savoir, il va rester vigilant en espérant retrouver ces mêmes individus sur d'autres images.
23:16Et effectivement, quelques jours plus tard coup de chance, l'un des deux hommes, celui qui avait donné son portefeuille, refait subitement son apparition.
23:25Ah, là c'est notre faussaire de Mulhouse qui arrive avec une personne, ce monsieur en blanc.
23:34Je vais aller vérifier avec la photo de la dernière fois où il y avait l'échange de portefeuille.
23:42A première vue, le descriptif semble correspondre.
23:45C'est ça, la veste, le jean noir, chaussure avec la bande blanche en bas.
23:55L'enquêteur en est certain, il s'agit bien de l'individu qui avait remis le portefeuille à un autre homme.
24:03Et aujourd'hui, il entre dans l'immeuble aux côtés de Boryam, le faussaire.
24:08Tous les deux ressortent de l'immeuble quelques instants plus tard.
24:11Ils sont restés 4 minutes parce qu'il était rentré à 14h54, là il est 14h58.
24:17Après il faut voir, est-ce qu'il est venu chez lui pour rechercher un document, ça s'est fait rapidement.
24:23Pour recevoir un tampon, 4 minutes ça a été très rapide.
24:27Juste le temps nécessaire pour une formalité.
24:30L'homme en blanc serait-il un client du faussaire présumé ou bien un complice à qui il aurait fixé rendez-vous ?
24:36Pour tenter de le savoir, Eric va se pencher sur les écoutes téléphoniques du suspect.
24:42Je suis sur les interceptions qu'on a dans le cadre de cette affaire.
24:46Donc je vais regarder si sur la période en question là, si éventuellement il y aurait des écoutes qui feraient référence à un rendez-vous.
24:55Apparemment, pas de trace de ce rendez-vous.
24:59Mais en épluchant les derniers appels, Eric va tomber sur une conversation déterminante.
25:05Conversation dans laquelle Boryam semble être au téléphone avec un client.
25:10Il parle quand même d'une commande, d'une...
25:14Donc il parle d'une semaine de délai, il parle de trucs sur le passeport, de machins sur le passeport.
25:20Et puis il parle de tarifs de 150 euros par tampon.
25:24Donc là notre faussaire lui dit que là-bas c'est bon.
25:27Là-bas, d'après les indications du suspect, ce serait au Kosovo.
25:32Donc on peut supposer que le document là-bas est prêt.
25:35Et donc il n'a plus qu'à ensuite le faire rapatrier.
25:39Le faussaire de Mulhouse se contenterait donc d'imposer, moyennant une centaine d'euros, un coup de tampon.
25:45Pour authentifier les documents fabriqués dans son pays d'origine.
25:49Manifestement, la mécanique est bien huilée.
25:52Une organisation parfaite.
25:55C'est une organisation bien structurée, donc il y a des intermédiaires au Kosovo.
26:01Donc au Kosovo, il y a des personnes qui s'occupent de racheminer les documents.
26:08Et puis après le dessinateur final, c'est notre faussaire qui se trouve à Mulhouse.
26:13Pour l'enquêteur, le mode opératoire du faussaire se précise.
26:17Peu à peu, les éléments s'accumulent contre Boryam.
26:21Et les policiers espèrent encore en apprendre davantage.
26:24En le surprenant par exemple, en flagrant délit.
26:28Maintenant, ce qu'on attend, c'est qu'on aimerait avoir un échange sur le territoire pour pouvoir procéder à l'interpellation.
26:35Mais les enquêteurs veulent aussi ratisser plus large et découvrir toutes les ramifications de ce réseau.
26:42Une organisation internationale dont on connaît maintenant le fonctionnement.
26:48Antone, la tête de pont supposée de la filière, ferait entrer les clandestins kosovars en France.
26:54Et une fois à Mulhouse, les nouveaux arrivants s'adresseraient à Boryam pour obtenir de faux papiers.
27:01Ce dernier ferait fabriquer les documents au Kosovo et y apporterait ensuite sa touche finale, un coup de tampon.
27:09Désormais, les policiers comptent sur le faussaire pour les conduire jusqu'à Antone, le cerveau.
27:16Antone, qu'ils n'ont toujours pas réussi à localiser.
27:19Les policiers ne le savent pas encore, mais leur enquête s'apprête à prendre une toute autre ampleur.
27:25Car derrière ce réseau de trafic de migrants, ils vont découvrir des activités criminelles beaucoup plus inquiétantes.
27:34Dans un instant sur D8, la face cachée de la filière clandestine.
27:39C'est du sérieux, c'est des mecs qui sont montés en Allemagne sur des braquages, sur des cambriolages.
27:43À la poursuite du cerveau du réseau, une incroyable filature.
27:47J'ai laissé Dumout parce qu'il était, il est passé à l'orange, donc moi je ne suis pas grillé.
27:51Comment les policiers vont-ils réussir à piéger ces hors-la-loi sans pitié ?
28:00Avec une question essentielle, existe-t-il au sein de l'organisation un tueur aux multiples identités ?
28:07Il serait réputé dangereux, dangereux.
28:09Il serait réputé dangereux, susceptible d'être armé.
28:12Il est inscrit sous 16 alias différents.
28:15La réponse, dans quelques minutes.
28:22Un mois plus tard, à la brigade mobile de recherche de la police aux frontières,
28:27en épluchant les conversations téléphoniques du faussaire,
28:30Eric découvre un échange qui va marquer un tournant dans l'enquête.
28:33En fait, c'est intéressant cette communication parce qu'il y a F*** qui est notre faussaire qui est en ligne avec un dénommé ***.
28:42Et donc il dit, le *** lui dit que c'est à Mulhouse qu'ils ont arrêté ses potes.
28:48Donc ça vient de se produire et puis il demande à notre faussaire s'il connaît un avocat.
28:53Une communication téléphonique qui intrigue l'enquêteur.
28:56Car il n'y a qu'à l'écouter.
28:59Une communication téléphonique qui intrigue l'enquêteur.
29:02Car il y a quelques jours, il a justement été informé par le commissariat de Mulhouse
29:07de l'arrestation de trois Kosovars lors d'un banal contrôle routier.
29:11Rapidement, l'enquêteur découvre que la date d'arrestation correspond précisément à celle de l'appel qu'il vient d'entendre.
29:20Là on fait le lien, c'est ces trois copains là dont il parle.
29:23Les trois hommes seraient apparemment en contact avec le faussaire du réseau.
29:29Un trio armé au profil inquiétant.
29:33Il y a un pistolet automatique 9mm.
29:36C'était du lourd.
29:38Dont une cartouche chambrée.
29:40Un pistolet chargé.
29:42Une tentative de fuite.
29:44Eric décide d'appeler le commissariat pour en savoir plus.
29:47Oui, salut Stéphane, c'est Eric de la BMR.
29:50Et l'enquêteur ne va pas vraiment regretter son appel.
29:54On a fait une recherche avec les autorités suisses et allemandes.
29:58Et ces gars là sont connus et recherchés pour des affaires de vol à main armée et séquestration.
30:04D'accord, en Allemagne et en Suisse alors ?
30:06En Suisse, oui.
30:08Armes, braquages, séquestration.
30:12Eric vient de découvrir dans l'entourage du faussaire des personnages très dangereux.
30:18C'est du sérieux, c'est des mecs qui sont montés en Allemagne sur des braquages, sur des cambriolages.
30:26Et donc ont été découverts des cagoules, des armes après une perquisition.
30:31Et même si les trois hommes sont déjà sous les verrous, cette nouvelle information inquiète Eric.
30:36Et si la filière était impliquée de près ou de loin dans des hold-up violents.
30:41Maintenant on va être attentif aux prochaines écoutes, voir s'ils parlent justement de délits contre des personnes ou des biens.
30:49Et puis voir s'il y a des rendez-vous.
30:51Plus les semaines passent, plus les policiers se demandent s'ils n'ont pas mis en lumière un trafic de clandestins beaucoup plus obscur avec des protagonistes.
31:00Qui seraient en fait liés au grand banditisme international.
31:04Et si le mystère semble s'épaissir, la réapparition soudaine d'une vieille connaissance va renoncer toute l'enquête.
31:15Une semaine plus tard, au petit matin, Eric est déjà à pied d'oeuvre.
31:21Le portable d'Anton, le cerveau du réseau de trafic de migrants entre le Kosovo et la France, vient brusquement de se rallumer après plus d'un mois d'inactivité.
31:32On voit notre traficant de Mulhouse qui est en ligne avec des personnes.
31:38Et donc par contre c'est des communications en pleine nuit, 3h30 du matin, qui parlent de venir récupérer.
31:44Là où tu nous as déposé, le chemin, la route, tu fais 500 mètres, on repoint à droite.
31:49Et donc se méfier des flics.
31:52Anton, le principal suspect se livrerait à de curieuses activités nocturnes.
31:58Mais dans quel but ?
32:00C'est ce qu'Eric va maintenant chercher à découvrir.
32:03Et un mot, au milieu de toutes ces traductions, va attirer l'attention de l'enquêteur.
32:08Un élément qui fait penser à un cambriolage.
32:20Eric commence à se demander si Anton ne servirait pas en fait de chauffeur à des Kosovars pour mener des opérations de cambriolage.
32:29Et un autre message va le mener sur un début de piste.
32:34Il parle d'une ville, Emmendingen, c'est juste après la frontière, entre Strasbourg et Colmar, mais côté allemand.
32:43Alors pour en avoir le coeur net, le policier va demander à David, son collègue, de vérifier auprès des autorités allemandes si des cambriolages ont eu lieu les soirs des appels.
32:54Quelques minutes plus tard, cette réponse va lever les derniers doutes des enquêteurs.
32:59Et là, je viens de recevoir une réponse laissant apparaître six cambriolages dans les nuits qui nous concernent.
33:11Les éléments qui sont sur nos écoutes sont corroborés par les cambriolages qui ont réellement eu lieu dans ce secteur là.
33:18Donc du coup, tout se tient.
33:22Trafic de migrants, faux papiers et désormais cambriolage.
33:29Les enquêteurs semblent avoir mis la main sur un réseau de malfaiteurs aux activités multiples.
33:36Grâce aux écoutes, les policiers savent que Boryam, le faussaire de la filière, serait en contact avec des hommes qui ont commis des braquages en Suisse et en Allemagne.
33:47Quant à Anton, le cerveau du trafic, il serait lui-même impliqué dans des cambriolages qui ont eu lieu récemment outre Rhin.
33:56Pour le commandant, il est urgent d'intervenir afin d'éviter un bain de sang au cas où un futur cambriolage tournerait mal.
34:06Il y a un risque très important qu'un jour l'équipe qui monte au cambriolage sur ces résidences tombe nez à nez avec les propriétaires.
34:16On veut éviter qu'il y ait un dérapage, on va dire, potentiel.
34:21Là, l'infraction, on va devoir y mettre fin relativement rapidement dans le cadre du dossier.
34:26Le patron décide donc de convoquer toute son équipe pour établir un nouveau plan d'attaque.
34:32Désormais, la brigade a une priorité absolue, identifier l'adresse d'Anton, le cerveau du réseau.
34:41Alors le point le plus important, identifier le domicile actuel sur Mulhouse, son véhicule.
34:47Après, on prendra des mesures un peu plus précises pour essayer justement de mettre en place des surveillances plus constantes et rigoureuses.
34:55Pour voir en plus s'il monte en Allemagne sur des cambriolages, s'il sert de soutien à une équipe pour monter sur des cambriolages en Allemagne.
35:02Et c'est une nouvelle fois, grâce aux écoutes, que les enquêteurs vont trouver deux informations essentielles pour loger l'insaisissable Anton.
35:12Il résiderait près de la cité administrative de Mulhouse et il utiliserait aussi un break noir de marque espagnole, une marque peu commune.
35:23Bon, c'est pas très courant comme véhicule, donc je pense que ce sera assez facilement repérable, surtout dans les quartiers, dans les secteurs où il traîne.
35:32Sans attendre, les enquêteurs vont partir dans les rues de Mulhouse sur la piste du véhicule du trafiquant de clandestin.
35:42Direction le quartier où Anton serait logé.
35:47Eric espère que le principal suspect a garé sa voiture à proximité de son domicile.
35:55Là, c'est l'objectif, c'est de déterminer son adresse précise, connaître exactement son entrée.
36:02Les policiers ont mis en place un dispositif à deux voitures.
36:06Car il compte se positionner à l'entrée de chaque extrémité de la rue où sera garé le véhicule afin d'observer les allées et venues.
36:15Mais tout d'abord, il faut le trouver.
36:18Eric passe donc en revue toutes les voitures garées sur le bas-côté.
36:22Et il ne va pas attendre bien longtemps avant de faire mouche.
36:26Coup de chance.
36:28Le véhicule du chef du réseau est bien là.
36:31Alors Eric va se garer à une cinquantaine de mètres plus loin.
36:35Tandis que son collègue, lui, se poste en retrait.
36:44Dans son rétroviseur, le policier peut observer le véhicule sans être vu.
36:50Il espère voir arriver le principal suspect.
36:53Comme ça, la personne, si elle sort, elle ne nous a pas de face.
36:57Et donc là, on est quand même dissimulé derrière le siège.
37:00Donc, c'est pas mal comme surveillance.
37:03Une heure passe.
37:05RAS.
37:07Rien à signaler.
37:09Eric est inquiet.
37:11S'est-il trompé de véhicule ?
37:13Une chose est sûre, l'enquêteur sait qu'il ne pourra pas rester encore ici bien longtemps.
37:18Rester comme ça de manière prolongée dans un véhicule, c'est quand même assez suspect.
37:23On attend une demi-heure encore, ça va.
37:25On peut attendre un collègue, on peut attendre quelqu'un.
37:27Finalement, c'est lorsqu'Eric s'apprête à lever le dispositif, qu'un homme fait soudainement son apparition.
37:37Il traverse la route, en direction du break noir.
37:41Et de là où il se trouve, le policier peut parfaitement voir son visage.
37:45Il s'agit bel et bien d'Anton, le chef du trafic de clandestins.
37:51Par contre, on a pas dû sortir du meuble.
37:54Si Eric n'a pas réussi à apercevoir d'où venait Anton, il espère que son collègue, positionné en amont, a eu lui plus de chance.
38:07Le deuxième policier pense avoir identifié l'immeuble du trafiquant présumé.
38:12Mais les enquêteurs n'ont pas le temps d'en dire plus.
38:15Car le véhicule du suspect part déjà.
38:19Ils décident de le prendre en filature, pour voir où il se rend.
38:23Eric transmet à la brigade la nouvelle information qu'il vient d'obtenir.
38:26Le policier sait qu'il n'a pas affaire à n'importe qui.
38:30Et que le moindre faux pas pourrait compromettre sa filature.
38:34Alors, il préfère ne prendre aucun risque.
38:38Et laisse plusieurs centaines de mètres entre lui et sa cible.
38:43Le policier a donc l'impression d'être le seul à le voir.
38:47Mais il n'est pas le seul.
38:49Il préfère ne prendre aucun risque.
38:52Et laisse plusieurs centaines de mètres entre lui et sa cible.
39:08Quelques secondes plus tard, Eric emprunte à son tour la rue où la voiture d'Anton a tourné.
39:14Mais très vite, le policier va se rendre compte qu'il a perdu la trace de la cible.
39:19Alors, il décide de se rendre près du café que les ressortissants kosovars ont l'habitude de fréquenter.
39:36Souvenez-vous, c'est dans cet établissement précisément,
39:40que le policier avait photographié il y a plusieurs semaines,
39:43Boryam, l'homme qui serait chargé de fournir des faux papiers aux clandestins.
39:49Eric préfère mettre fin à la filature.
39:52Car il a trop peur d'être repéré.
39:54Le policier quitte donc les lieux sans aucune inquiétude.
39:57Car il a un autre moyen de savoir ce qui s'est passé au café.
40:03Quelques heures plus tard, David, le coéquipier d'Eric, rapporte à la brigade un DVD qui va livrer de précieuses informations.
40:11On a récupéré les vidéos de la ville.
40:15Les policiers vont visionner les images de vidéoprotection de Mulhouse.
40:22Et ce qu'ils vont découvrir va dépasser toutes leurs attentes.
40:26L'image est de très très bonne qualité, en qualité HD.
40:30On a vraiment une très très belle qualité.
40:34Très vite, ils trouvent une vidéo exploitable avec une vue imprenable sur le café où Antoine s'est attablé.
40:44Donc on voit *** à côté, oui.
40:47Les enquêteurs ont enfin face à eux le cerveau de la filière d'immigration qui, depuis plusieurs mois, ne cesse de jouer à cache-cache avec eux.
40:57Un homme qui serait aussi au centre d'une équipe de braqueurs.
41:01Et ce n'est pas tout.
41:03C'est sûr, c'est ***.
41:05Donc on a *** qui vient s'installer avec eux en terrasse.
41:10Incroyable ! Antoine, le cerveau, est en compagnie de Boryam, le faussaire du réseau clandestin.
41:20Les policiers ont vraisemblablement logé le QG de la filière.
41:24Le lieu stratégique où ils se retrouvent pour établir leur trafic.
41:29Désormais, les enquêteurs vont tout faire pour découvrir l'identité de tous les complices du trafiquant de clandestin.
41:36Des hommes qui participeraient avec lui à des hold-up à l'étranger.
41:41Des malfaiteurs qui, vous allez le voir, ne reculent devant rien.
41:49Quelques jours plus tard, les enquêteurs de la police aux frontières vont faire une belle découverte.
41:56Une avancée majeure dans leur dossier.
41:59Sur les écoutes d'Antoine, le cerveau du trafic de clandestin,
42:02ils vont intercepter des communications nocturnes où le principal suspect est en ligne avec l'un de ses complices,
42:09vraisemblablement un cambrioleur.
42:12On a un enchaînement de communications particulièrement intéressante.
42:15Et là, on constate vraiment très bien que les gars se préparent et partent sur un cambriolage.
42:23Mais ce soir-là, un imprévu plutôt cocasse va tout changer.
42:27Une véritable aubaine pour les policiers.
42:28Il lui arrive un petit souci avec son véhicule, il tombe en panne.
42:33Et là, une fois qu'il est en panne, il appelle.
42:35Il appelle avec son téléphone des gens pour venir le dépanner.
42:38Il demande à tous de se réunir pour venir le dépanner, etc.
42:43Donc, dans la précipitation, il va donner des noms, il va essayer, il va être un peu plus impulsif.
42:49Prix de cours.
42:51Antoine, le chef du réseau, a baissé la garde.
42:54Il a livré le nom de ses complices potentiels.
42:56Quatre hommes qui partageraient le même appartement que lui en ville.
43:01Alors sans tarder, Franck et son équipe vont exploiter ces nouveaux éléments.
43:06Là, il y a des individus qui sont visuellement ses colocataires.
43:10Il faudrait qu'on regarde ça sur Facebook.
43:13Pour identifier ces personnes, le policier va dégainer une arme redoutable, les réseaux sociaux.
43:20Franck ne dispose que de surnoms, mais il va rapidement les retrouver dans les contacts de l'organisateur de la filière.
43:27Vous ne connaissez pas leur visage, mais là, on va pouvoir progresser un peu plus vite et on va pouvoir récupérer au moins des profils.
43:33Quelques clics et les photos de ces individus apparaissent à l'image.
43:38Voici les visages des fréquentations douteuses du trafiquant de migrants.
43:43Franck va s'attarder sur le profil de l'un d'eux, car il a posté un cliché plus que troublant.
43:49Vous pouvez voir, donc, c'est une photo qui a été prise à l'intérieur d'un véhicule Volkswagen.
43:56Et vous voyez clairement là un fusil de type fusil à pompe calibre 12 avec la crosse repliée.
44:08Bingo ! Franck en est convaincu.
44:11Ces hommes seraient bien des cambrioleurs très actifs en ce moment, aux côtés d'Anton, le chef du réseau.
44:20Donc, il est fort probable qu'ils se consacrent à d'autres activités criminelles comme du vol par effraction ou même du braquage.
44:28C'est ce qui est peut-être en train de transparaître.
44:32Les policiers sont désormais sur la piste de quatre nouveaux suspects.
44:39Des hommes au profil de malfrats qui graviteraient autour du trafiquant de migrants et qui participeraient avec lui à des hold-up à l'étranger.
44:50Dans cette affaire, la liste des suspects ne cesse de s'allonger.
44:56Et les enquêteurs ne sont pas au bout de leur surprise.
45:01Car dans l'entourage du cerveau du réseau, ils s'apprêtent à découvrir un nouveau malfaiteur.
45:09Un criminel d'envergure qui va bouleverser leur enquête.
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