00:00Agnès Sévren, bonsoir.
00:02Bonsoir.
00:03Merci d'être avec nous en direct, à soutien de Bruno Rotaillot,
00:06porte-parole du groupe LR OCNA, vice-présidente de LR.
00:09Bruno Rotaillot qui va réagir dans un instant.
00:11Et nous suivons évidemment ses paroles à sa très large victoire,
00:14à son plébiscite, plébiscite de Bruno Rotaillot.
00:19Va-t-il tendre la main directement à Laurent Wauquiez ?
00:22Quel est son état d'esprit ce soir, Agnès Sévren ?
00:25Écoutez, d'abord c'est vrai que c'est un score incontestable et incontesté
00:29qui lui donne une très forte légitimité au sein de notre famille politique.
00:32Mais je pense aussi, au sein du gouvernement,
00:34ça va renforcer en fait le ministre de l'Intérieur.
00:36Par ailleurs, vous savez, le meilleur, comment dire,
00:39notre meilleur ennemi c'est nous-mêmes et ce sont nos divisions.
00:42Alors qu'aujourd'hui, la droite était donnée pour morte politiquement,
00:45elle retrouve des couleurs.
00:46J'ose espérer que Laurent Wauquiez aura un esprit de responsabilité
00:49et que naturellement Bruno Rotaillot va lui tendre la main.
00:51On ne peut pas faire autrement.
00:53Vous savez, j'entends dire la droite est de retour.
00:55Non, vous savez, ça reste encore très fragile.
00:56Aujourd'hui, il y a eu un vote, il y a eu une participation
00:59qui démontre à quel point, oui, Bruno Rotaillot incarne un espoir.
01:04Un espoir.
01:05Et donc, ce serait honnêtement dramatique
01:07que nos responsables, en l'occurrence Laurent Wauquiez et Bruno Rotaillot,
01:11ne travaillent pas main dans la main.
01:12Et on a besoin des deux.
01:13Et les deux ont du talent.
01:14Et moi, je le dis, j'ai soutenu Bruno,
01:16mais je pense que Laurent Wauquiez,
01:17voilà, ça a attiré beaucoup de votants.
01:21Pourquoi ?
01:21Parce qu'intellectuellement, c'est très stimulant
01:24et que fondamentalement, ils n'ont rien de différent.
01:27À la limite, ce qu'il est différent,
01:28si c'est plutôt le caractère,
01:30moi, je trouve que, justement,
01:31ce vote a validé la stratégie de Bruno Rotaillot
01:33qui est devenu un pilier du gouvernement
01:35et qui incarne, comme Laurent Wauquiez,
01:37une droite qui s'assume
01:38et qui, enfin, ne rase plus les murs.
01:40Et c'est ce qu'on attendait.
01:41Une droite qui ne s'excuse plus.
01:43Avec une bouche seule,
01:45le retour à l'ordre.
01:46Et je trouve que Bruno Rotaillot, justement,
01:48il a une colonne vertébrale,
01:50il a une forme de constance
01:51et lui est très rassembleur.
01:53Moi, je le connais très bien
01:54pour l'avoir eu comme président de groupe au Sénat.
01:57Sa force, c'est le sens du collectif.
01:59Et la droite, aujourd'hui,
02:00elle a perdu le sens du collectif.
02:01Pourquoi ?
02:02Parce qu'on passe notre temps
02:03à mettre en avant nos singularités,
02:05nos petites chapelles
02:07et qu'aujourd'hui, ce qu'il faut,
02:08c'est une grande maison
02:09où on va enfin travailler sur le fond,
02:12sur les idées.
02:13Parce que je pense que, maintenant,
02:14tout commence.
02:14Il y a d'abord le défi du rassemblement,
02:16je l'ai dit.
02:16Nos électeurs ne supporteraient pas
02:18les guerres fratricides.
02:19Et donc, moi, j'en appelle vraiment
02:20à l'esprit de responsabilité
02:22de Laurent Wauquiez.
02:23On ne s'est jamais remis
02:24au n'attendre de guerre.
02:24Mais vous savez,
02:25pardon, excusez-moi,
02:25je crois qu'il n'a pas eu besoin
02:29d'entendre cet appel
02:30puisqu'il l'a fait.
02:31Il a réagi un petit quart d'heure.
02:33Je ne sais pas si on a le...
02:34Je voudrais qu'on écoute
02:35les mots de Laurent Wauquiez.
02:37Laurent Wauquiez, donc, tout à l'heure,
02:39qui félicite Bruno Retaillot
02:42pour sa victoire
02:43et qui s'est dit tout à fait prêt
02:44à travailler avec lui.
02:46On va écouter les mots
02:47de Laurent Wauquiez.
02:47Écoutez, Agnès Emad.
02:48Je viens d'appeler Bruno Retaillot
02:50pour le féliciter de sa victoire.
02:53Et je lui adresse
02:54tous mes voeux de réussite
02:56dans la mission qui va être la sienne.
02:59Je sais trop
03:00à quel point le poison de la division
03:03a si souvent fait du mal
03:05à notre famille politique.
03:08Dans cette campagne,
03:09j'ai toujours plaidé
03:09pour le rassemblement.
03:10j'ai toujours dit
03:12qu'il fallait additionner
03:13plutôt que de diviser.
03:16Et je le pense
03:17ce soir
03:18plus que jamais,
03:19évidemment.
03:20Il faut faire en sorte
03:22que nous soyons unis
03:23pour gagner
03:24parce que diviser,
03:25nous sommes sûrs de perdre.
03:26Agnès Évren,
03:27est-ce que vous validez
03:27les mots de Laurent Wauquiez ?
03:29Oui, je les valide complètement.
03:31Maintenant,
03:32je veux juste qu'on joigne
03:33le geste à la parole
03:34dès demain matin.
03:35C'est tout.
03:36Mais je suis...
03:37Pour l'instant,
03:38vous dites...
03:39Voilà,
03:39vous dites...
03:40Voilà,
03:41j'attends de voir.
03:41C'est un peu ça l'histoire.
03:43Agnès Évren,
03:43c'est vrai.
03:44C'est-à-dire que
03:44je le crois sincère
03:46dans ce qu'il dit,
03:46l'appel au rassemblement,
03:48mais notre famille
03:48a trop goûté
03:49les guerres fratissines
03:51et les guéguerres.
03:51C'est ce qu'il dit aussi.
03:52Et puis vous savez,
03:53je vais vous dire quelque chose.
03:54Aujourd'hui,
03:55moi je pense sincèrement
03:56que la droite a un boulevard.
03:57Pourquoi ?
03:58La droite a un boulevard
03:59d'abord parce que
03:59le macronisme ne survivra pas
04:00à Macron,
04:01c'est la première chose.
04:01Et la deuxième chose,
04:02c'est quand on additionne
04:03la gauche rassemblée
04:04qui va de la social-démocratie
04:06à l'extrême-gauche,
04:07ça ne représente
04:07qu'un tiers de l'électorat.
04:09Et donc honnêtement,
04:10si on est tous rassemblés
04:11derrière une incarnation,
04:13parce que la politique
04:14c'est injuste,
04:14mais c'est d'abord
04:15et avant tout une incarnation,
04:16et la droite souffrait
04:17de ce manque d'incarnation.
04:18Aujourd'hui,
04:18on a cette incarnation,
04:19il nous manque juste une chose,
04:20un projet identifié
04:22par nos électeurs.
04:23Et on va travailler
04:24avec Laurent Wauquiez
04:25et Bruno Retailleau
04:26justement à la constitution
04:27d'un projet
04:27qui épouse
04:28toutes les évolutions
04:29sociétales également.
04:31Eh bien,
04:31on va écouter,
04:32si vous le voulez bien,
04:32Nessie Vrenne,
04:33Frédéric Dhabi
04:34qui sont dans ce studio
04:34Nathan Devers
04:35et Gabriel Cluzel,
04:37les mots de Bruno Retailleau
04:39qui vient de s'exprimer,
04:40donc ses premiers mots
04:41depuis son plébiscite
04:43à la tête de LR.
04:44C'est une étape importante
04:45et vous savez,
04:46la plus grande fierté
04:46de ma campagne,
04:47de cette campagne,
04:48c'est que je voulais
04:50faire revenir à nous
04:51des gens qui nous avaient quittés
04:52et ils sont revenus.
04:53Donc,
04:54ce que l'on peut faire
04:54avec des militants,
04:55je suis sûr que demain,
04:56dans une autre étape,
04:58on pourra le faire
04:58avec des électeurs
04:59que la droite
05:00trop souvent malheureusement
05:01a déçus,
05:03déçus parce que
05:03la droite n'a pas tenu
05:04ses engagements
05:05et je pense que précisément
05:07on pourra les faire revenir
05:08à la condition
05:09qu'il y ait
05:09une ligne politique claire
05:11qu'on arrête
05:12de s'excuser
05:12et qu'on travaille,
05:14qu'on travaille
05:14d'arrache-pied
05:15pour proposer
05:15aux Françaises
05:16ou aux Français
05:17une perspective
05:18et surtout
05:19une rupture
05:20pour que demain
05:21la France
05:21puisse se relever.
05:23Voilà,
05:23donc une ligne politique
05:25claire
05:25et qu'on arrête
05:25de s'excuser.
05:27Agnès Évren,
05:27ce sont les mots
05:28de Bruno Retailleau
05:29qui réagit
05:30pour la première fois
05:31à son plébiscite
05:33à la tête de LR.
05:34Ça veut dire quoi
05:34exactement,
05:35une ligne politique claire ?
05:36C'était pas clair
05:36jusqu'ici ?
05:37Non,
05:38alors déjà
05:39il a dit une chose
05:39qui est très importante,
05:41c'est que la force
05:42de Bruno Retailleau
05:42c'est sa capacité
05:43de rassembler,
05:44c'est-à-dire
05:44qu'il est vrai
05:45qu'il a réussi
05:46à élargir
05:46l'espace politique
05:47de la droite
05:48avec des déçus
05:49de Macron,
05:49des déçus
05:50de Zemmour
05:50et des déçus
05:50de Le Pen
05:51et quand il dit
05:52il veut une droite
05:53qui ne s'excuse plus,
05:54c'est-à-dire que jusqu'à maintenant
05:55on a trahi nos convictions,
05:57on s'excusait,
05:57ah bah attention
05:58on va passer pour des fachos,
05:59là maintenant c'est terminé,
06:01c'est une droite
06:01qui s'assume telle qu'elle est,
06:03une droite en effet
06:04qui ne rase plus les murs,
06:05vous voyez,
06:05sur les questions
06:06de sécurité
06:06et d'immigration,
06:07aujourd'hui il y va,
06:08il a réussi
06:08qui a imposé
06:09un rapport de force
06:10avec l'Algérie,
06:11il a osé dire
06:12que l'immigration
06:13n'est pas une chance,
06:14moi je le pense également
06:15et pourtant je viens
06:15de l'immigration,
06:16qu'aujourd'hui
06:17dans les conditions actuelles
06:18en effet,
06:18nos capacités d'intégration
06:20et de saturation,
06:21nos capacités pardon
06:22d'assimilation
06:22et de saturation,
06:24d'intégration
06:24sont saturées,
06:25il a raison de le dire,
06:26il est tout simplement
06:27pragmatique
06:28et non plus dogmatique
06:29et c'est ce que veulent
06:29les électeurs,
06:30la preuve c'est que
06:30sa stratégie a été validée
06:32ce soir.
06:33Merci beaucoup Agnès-Evran
06:34en tout cas
06:35d'avoir des réagis
06:35en direct
06:36sur Europe 1.