00:00Oui, c'est une bonne nouvelle parce que cette prison de Saint-Laurent-de-Maroni est attendue depuis 2023.
00:06Elle aurait dû être construite déjà.
00:08Elle est issue des accords qui avaient été signés en Guyane en 2017.
00:12Donc ça va dans le bon sens.
00:13On avait demandé lors de la prise de fonction du ministre qu'on puisse avancer sur ce dossier-là
00:17parce qu'on a un gros problème sur la Guyane, c'est le ministre Lassounier et la drogue,
00:22mais aussi ce qu'on appelle les factions.
00:24C'est des problèmes avec les détenus brésiliens qui sont actuellement incarcérés au centre pénitentiaire
00:29de Romire-Montjoli.
00:31La troisième prison de haute sécurité en France, je le disais, avec 60 places pour les narcotrafiquants,
00:36les islamistes les plus dangereux.
00:38Est-ce qu'on peut expliquer peut-être pour ceux qui nous écoutent quelles sont un petit peu les règles
00:42de ces quartiers haute sécurité ? Qu'est-ce qui va changer pour les détenus ?
00:46Il y a une loi qui est passée, il n'aura échappé à personne, qui est passée,
00:50qui a été votée à l'Assemblée nationale et au Sénat, qui actuellement est soumise pour avis au Conseil constitutionnel.
00:55C'est un régime de détention dérogatoire qui permettra d'avoir un régime plus ferme,
01:02avec notamment les parloirs extérieurs sont faits avec des IGFON,
01:08mais il y aura également, les détenus seront limités en nombre par des mouvements de 5 détenus.
01:12On aura toujours plus de surveillants pour les accompagner vers ces mouvements-là,
01:15et un renforcement aussi de la sécurité active et passive de l'établissement
01:20qui gardera ces détenus, les narcotrafiques.
01:22Vous parliez très justement du nombre de surveillants, c'est souvent le nerf de la guerre dans ces cas-là.
01:28Est-ce que vous avez aussi la garantie qu'il y aura suffisamment de surveillants,
01:32en tout cas dans le pays, pour notamment ces prisons de haute sécurité ?
01:36Écoutez, pour l'instant, pour Bernard Levielle, le nécessaire a été fait.
01:39Néanmoins, on n'aura pas assez de personnel, on l'a dit au ministre.
01:42Aujourd'hui, on a des besoins de recruter 3500 personnels supplémentaires
01:47pour arriver à combler les effectifs qui nous manquent.
01:50Et malheureusement, avec une seule école nationale d'administration pénitentiaire,
01:54on est dans la capacité de le faire.
01:55Donc, nous l'avons dit et redit au ministre,
01:58il faut ouvrir une deuxième école pour pouvoir former les personnels de surveillance.
02:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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