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  • il y a 1 an
Le Premier ministre a été auditionné sur l'affaire Bétharram par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, contre laquelle il a multiplié les attaques, "mettant en doute ceux qui rédigent" les comptes-rendus "et ceux qui contrôlent" l'action du gouvernement.

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Transcription
00:00Une audition bien sûr exceptionnelle, très attendue, mais une audition comme les autres que nous avons construit sur la base des documents
00:07que nous avons saisis lors de nos contrôles sur place et sur pièce, sur la base aussi des témoignages présentés sous serment devant notre commission d'enquête.
00:15Et quelques heures après la fin de ce très long échange avec le Premier ministre, quelques premières conclusions ou appréciations en ma qualité de co-rapporteur.
00:26Elle me paraît très importante, cette audition, car elle permet de confirmer que le Premier ministre, à plusieurs reprises, ici à l'Assemblée nationale, à Pau, devant les victimes de Betaram, a menti.
00:39Il a menti et il le reconnaît en faisant devant la commission d'enquête varier très profondément, très notablement, sa version de toute une série de faits,
00:51de sa connaissance des faits de violence physique et sexuelle à Betaram, qu'il reconnaît désormais, à la question de son rapport au juge Miranda, par exemple.
01:01Il nous informe aussi, le Premier ministre, de la façon dont il a agi lorsqu'il était ministre de l'Éducation nationale, lorsqu'il commande en 1996 un rapport d'inspection très important sur Betaram.
01:12Et il nous révèle lors de cette audition qu'il ne lit que la conclusion de ce rapport, une conclusion qui tient en cinq lignes, un rapport qui fait trois pages,
01:22un rapport dont le contenu détaille des châtiments corporels, des violences, des infractions nombreuses à la législation.
01:27Mais puisqu'il n'en prend pas, nous dit-il, connaissance, il ne fera rien, le Premier ministre, alors ministre de l'Éducation nationale, de ce rapport.
01:36Et je veux insister sur la responsabilité politique de cette lecture très partielle de ce rapport d'inspection,
01:43car si le Premier ministre avait traité avec suffisamment d'attention ce rapport,
01:48il aurait, je ne peux que l'imaginer, pris des mesures à la hauteur de la gravité des éléments qu'il contient,
01:56et ainsi protégé la vie de centaines d'enfants,
01:59enfants qui n'ont donc pas été protégés et exposés à la violence criminelle de pédocriminels dans cet établissement pendant des années encore.
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