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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonjour à tous, Véronique Jacquet est avec nous ce soir, Joseph Massescaron, Louis de Ragnel et Paul Melun.
00:06Merci d'être avec nous, le Sénat a observé ce mercredi un bref moment de recueillement.
00:11Mais chaque mot a évidemment un sens et vous allez écouter le sénateur Larcher,
00:15parce qu'effectivement il a tenu à rendre hommage évidemment à Abou Bakar Sissé,
00:22mais il a également convié à cette minute de silence ce moment de recueillement d'autres personnes,
00:28d'autres victimes, et vous allez me dire ce que vous en pensez.
00:32Le meurtre d'une jeune fille de 15 ans, poignardée jeudi dernier,
00:37et les blessures occasionnées à trois de ses camarades dans un lycée à Nantes,
00:42par un élève de cet établissement.
00:44Le meurtre, non moins odieux, dans le Gard, d'un jeune fidèle de la mosquée de la Grand Combe,
00:50poignardé dans un lieu dédié à la prière.
00:53Le Sénat exprime toute sa solidarité à la communauté musulmane.
01:00L'agression d'un rabbin à Orléans, sortant d'une synagogue devant son jeune fils,
01:06le combat contre l'antisémitisme est une grande cause nationale.
01:10Je vous appelle donc, mes chers collègues, à un moment peut-être de réflexion collective.
01:15Face à tout cela, ça me paraît extrêmement important, oui,
01:19réflexion collective et de recueillement.
01:23Je vous propose quelques secondes de partager ce moment.
01:25C'est intéressant d'écouter le sénateur Larcher,
01:37parce que c'est l'ensauvagement de la société
01:41qu'il pointe au-delà des raisons qui peuvent motiver ces meurtres ou ces assassinats.
01:49La question de fond qui faisait débat était,
01:54est-ce qu'il faut faire des minutes de silence pour des victimes, quelles qu'elles soient ?
01:59Et c'est vrai que depuis plusieurs années,
02:01on est habitué à la multiplication des minutes de silence.
02:05Et juste une précision par rapport à ce que je dis,
02:07en aucun cas il s'agit de minimiser la mort de quelqu'un.
02:09Mais je trouve qu'on assiste à une dérive dans laquelle tout justifie une minute de silence.
02:14Il y a une multiplication aussi des cérémonies aux Invalides.
02:17Et je trouve qu'on perd le sens de ce que c'était à l'origine.
02:23Qu'on fasse une minute de silence pour dix soldats qui sont tombés pour la France,
02:27c'est parfaitement légitime et la représentation nationale doit le faire,
02:31puisque c'est dans le cadre aussi du mandat qui est confié aux députés et aux sénateurs.
02:36Mais je trouve qu'on fasse une minute de silence pour quelqu'un qui s'est fait...
02:41C'est horrible ce qui lui est arrivé, qui s'est fait tuer, assassiné,
02:44qui s'est fait tuer en raison peut-être de sa religion.
02:48Je ne trouve pas que ça justifie une minute de silence à l'Assemblée nationale et au Sénat.
02:52Moi je suis d'accord avec ce que tu dis Louis,
02:55mais je trouve que Gérard Larcher a réussi à être très habile dans sa prise de parole
02:59et à tenir, ce qui n'est pas facile dans les temps actuels,
03:02un discours de cohésion nationale.
03:04C'est-à-dire qu'il n'est justement pas rentré dans la concurrence des victimes
03:07et dans le blocage de l'empathie réciproque,
03:09mais il a inclus les différents drames qu'il y a eu ces derniers jours
03:13expliquant que lui ne voulait pas diviser.
03:15Donc il a pu dans la même phrase déplorer l'attaque contre ce rabbin,
03:20évoquer ce qui s'est passé dans cette mosquée,
03:23évoquer ce qui s'est passé à Nantes
03:24et je pense que c'était ce qu'il y avait à faire.
03:26Et Yalbrand Pivé n'a pas fait la même chose à l'Assemblée nationale.
03:28Mais voyez-vous, je rebondis sur ce que vous dites.
03:30Vous dites, telle victime ne mériterait pas une minute de silence à l'Assemblée nationale.
03:35J'inverse la proposition.
03:36Toutes les victimes mériteraient une minute de silence à l'Assemblée nationale.
03:42Mais c'est parce que toutes les victimes,
03:44quelles qu'elles soient,
03:46mériteraient une minute de silence à l'Assemblée nationale et de recuments.
03:50Toutes les victimes de l'ensauvagement s'entendront...
03:52Qu'est-ce qu'on fait pour les soldats qui sont tombés ?
03:54Non mais...
03:54En fait, c'est quoi l'étape d'après ?
03:56Mais c'est précisément parce que toutes les victimes de l'ensauvagement...
04:00Que peut-être, il faudrait réguler et mettre des règles très précises
04:06pour savoir à partir de quel moment...
04:09Pourquoi je dis ça ?
04:11Parce qu'il y a évidemment une récupération et instrumentalisation autrement.
04:14Si vous ne mettez pas des règles précises,
04:16alors est-ce que ceux qui travaillent pour la France,
04:18ceux qui travaillent pour la patrie, comme vous l'avez dit,
04:20le policier, le militaire...
04:22Les soldats ne sont pas des victimes.
04:23Oui, mais c'est pour ça que...
04:24Quand ils combattent, ce ne sont pas des victimes.
04:27Oui, mais vous avez raison.
04:29C'est un débat qui s'est posé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
04:32Est-ce que les victimes de la Shoah ont droit,
04:35de manière plus facile, à être décorées de la Légion d'honneur ?
04:38Et un débat qui s'était posé...
04:39Toutes !
04:40Ce sont des victimes, mais elles n'ont pas choisi.
04:43En aucun cas, je remets en compte...
04:44Tous les drames, tous ceux qui sont virés de drames...
04:46Et il y avait l'institution militaire à l'époque qui avait dit
04:47que ce n'est pas exactement la même chose.
04:49C'est-à-dire que c'est horrible, évidemment, l'Holocauste, la Shoah.
04:52Mais ce n'est pas du tout pareil qu'un soldat qui se bat,
04:56entre guillemets, qui est héroïque,
04:57et la Légion d'honneur, entre guillemets, se mérite.
04:59Je le trouve courageux d'aller sur un terrain extrêmement dangereux
05:03où il n'y a que des coups à prendre.
05:05Je sais.
05:06Je vous préviens.
05:07Non, mais Pascal, je le sais.
05:09Mais je pense qu'en fait, il ne s'agit pas de hiérarchiser les souffrances...
05:12De hiérarchiser les minutes d'Occident, en tout cas.
05:15Mais pas du tout.
05:16Mais c'est comme...
05:16Pourquoi est-ce que telle personne a droit à des obsèques aux Invalides
05:19et telle autre, non ?
05:20Non, mais en fait, vous savez, un pays a des codes.
05:26Mais non, mais a des codes et il y a des rituels.
05:29Et les rituels répondent à un certain nombre de critères.
05:31Et vous, comme moi, nous n'aurons pas d'obsèques, sans doute, aux Invalides.
05:35Non, mais peut-être vous, mais en tout cas moi, non.
05:37Peut-être pas.
05:38Mais les dernières volontés sont très claires.
05:41J'ai déjà demandé des choses très claires.
05:43Alors qu'un gendarme qui vient de rentrer dans la gendarmerie,
05:47qui est tué dans l'exercice de ses fonctions et qui a été héroïque,
05:49aura peut-être droit à des obsèques aux Invalides et un hommage national.
05:54Véronique veut parler.
05:54Je sais que c'est compliqué, c'est un peu...
05:56J'irai sur le terrain de Louis.
05:57C'est long, surtout.
06:00Je sais que c'est glissant, Pascal, donc il ne faut pas un mot pour l'expliquer.
06:03On ne peut pas le dire en deux mots.
06:04Je gira sur le terrain de Louis et j'avondrai dans son sens.
06:08C'est-à-dire que je pense qu'on est en train de réinventer des rites républicains
06:11parce que justement, il y a des perditions des rites dans notre société en règle générale.
06:17Moi, je ne crois pas que ce soit ça du tout.
06:20C'est la peur de l'émotion et la peur d'être ciblée.
06:23C'est la politique de l'émotion, il y a deux choses.
06:25Il y a la politique de l'émotion et la peur qui cachent toute l'impuissance
06:29que nous avons à juguler le nombre de victimes qui est de plus en plus important, malheureusement.
06:35Parce que si on en est à se dire, faut-il une minute de silence pour chaque victime ?
06:38C'est bien parce qu'il y en a quand même de plus en plus et qu'il y a 20 ans,
06:40la question ne se posait même pas.
06:42Et la deuxième des choses, c'est que si je vais dans votre sens, Pascal,
06:45c'est-à-dire mais ne faut-il pas une minute de silence pour toutes les victimes ?
06:49Ça veut dire qu'il faut quand même déclarer la guerre à ceux qui poignardent,
06:54à ceux qui sont sur notre sol.
06:56Vous avez bien compris le sens de ma formule.
06:58Et il faut l'assumer.
07:00Et Gérard Larcher l'assume à moitié.
07:0230 secondes.
07:04On n'a pas entendu, mais c'est...
07:06Non, non, mais c'est pas...
07:07Juste une chose, pardon, la première chose qui me frappe,
07:12c'est que cette minute de silence, elle est observée.
07:17Elle est observée.
07:18Elle est observée au Sénat.
07:19Quelle différence avec le spectacle que l'on voit ?
07:22C'était pas une minute.
07:23C'était un moment de recueil.
07:23Oui, un moment de recueil.
07:24La minute de silence ne dure jamais une minute.
07:26Tout le monde, tout le monde...
07:27Et là, on est...
07:28Mais à l'Assemblée nationale aussi.
07:29À l'Assemblée nationale aussi.
07:30Elle a été observée aussi.
07:32Bon, s'il vous plaît.
07:33Les filles, tout le monde l'observe.
07:34S'il vous plaît.
07:35Écoutons cet échange entre Guillaume Gontard,
07:38qui est sénateur écologiste de l'ISER,
07:41et M. Bayrou.
07:42Premier ministre, vous avez choisi des mots justes
07:45pour qualifier l'assassinat islamophobe
07:48d'Abu Bakar Sissé vendredi.
07:50Vous avez également entendu aussi la souffrance,
07:53la peur et le sentiment de relégation exprimés
07:56par nos compatriotes musulmans depuis vendredi.
08:00Ce sentiment partagé sur nos bancs
08:02que les plus hautes autorités de l'État
08:04a commencé par le ministre de l'Intérieur et des Cultes,
08:08n'ont pas exprimé une émotion à la hauteur
08:10du supplément de violences symboliques
08:13que représente l'assassinat d'un fidèle dans une mosquée.
08:18Le sentiment que les plus hautes autorités de l'État
08:21n'ont pas pris la mesure de la gravité inouïe de cet acte,
08:25de cet attentat.
08:26Les guerres de religion,
08:28que là est un démon jamais endormi.
08:33Il y a là un danger perpétuel
08:36qui ne cesse de se réveiller
08:38et singulièrement dans les temps de crise.
08:42Et ce danger, il s'articule très simplement,
08:45très clairement,
08:46l'autre est un ennemi.
08:48Or, nous croyons tous
08:51que vous avez rappelé
08:53la maxime que je cite souvent,
08:57la loi protège la foi,
08:59mais la foi ne fait pas la loi.
09:01Tous nos compatriotes musulmans,
09:03tous nos compatriotes juifs,
09:05tous nos compatriotes chrétiens,
09:07tous nos compatriotes agnostiques
09:09et nos compatriotes athées
09:10et d'autres sensibilités,
09:12tous ont droit de citer.
09:14Et j'ai ajouté hier qu'à mon sens,
09:16nous devrions creuser
09:18l'idée de devoir de citer.
09:21Nous avons le devoir
09:22de construire ensemble
09:24quelque chose qui est
09:26de la citoyenneté,
09:28du destin partagé.
09:29On pourrait lui répondre
09:30qu'on n'a pas forcément
09:31le devoir de vivre ensemble
09:32avec des gens qui ne veulent pas
09:33forcément vivre
09:34selon les mœurs
09:35et les coutumes françaises.
09:37On a le droit aussi
09:38de répondre ça.
09:40C'est une possibilité.
09:42Il y a des mœurs en France,
09:44il y a des coutumes en France
09:45et ceux qui n'ont pas envie
09:46de les accepter
09:47ou de les combattre,
09:49forcément la question se pose
09:50précisément du vivre ensemble.
09:52Enfin, reconnaissons à François Bayrou
09:54une certaine légitimité
09:55sur ces questions de guerre de religion
09:56parce que c'est un sujet
09:57sur lequel il travaille
09:58depuis très très très longtemps.
09:59Bon, alors je suis allé voir
10:01précisément le déroulement
10:02des faits
10:03et ce que je vais faire là,
10:04je l'ai déjà fait ce matin,
10:05je vais le refaire.
10:06Tous les journalistes de France
10:07devraient faire la même chose
10:08puisque la France Insoumise
10:10dit que M. Retailleau
10:11n'a pas réagi.
10:12Ce qui est faux,
10:13c'est le premier qui a réagi.
10:15Alors, j'ai le déroulement
10:16exact des faits
10:17puisque la première dépêche
10:20de l'agence France Presse
10:21vendredi est à 13h22.
10:2413h22, voici la dépêche
10:26un fidèle musulman tué
10:28à coups de couteau
10:28par un autre fidèle
10:29dans une mosquée du Gard.
10:31Ce sont d'ailleurs
10:32les mots du procureur
10:33d'Alès.
10:34La dépêche parlait
10:35à cette heure-là
10:35de deux fidèles.
10:37Vendredi, toujours
10:3820 minutes plus tard,
10:3920 minutes plus tard,
10:40un acte dont les mobiles
10:41est pour l'heure
10:42indéterminée.
10:43On ne parlait pas
10:44d'actes anti-musulmans.
10:45C'est le vendredi,
10:46je vous le rappelle,
10:4713h42.
10:49Et Bruno Retailleau,
10:50à 14h48,
10:52une heure plus tard,
10:54écrit ceci,
10:55un homme a été
10:55atrocement assassiné
10:56ce matin dans la mosquée
10:57du Grand Combe.
10:59Je veux dire mon soutien
11:00à la famille de la victime
11:01et ma solidarité
11:02à la communauté musulmane
11:03touchée par cette violence
11:05barbare
11:05dans son lieu de culte
11:06le jour de la grande prière.
11:08Il dit ça le premier.
11:10Le premier.
11:11Donc la France Insoumise
11:13ment
11:14puisque M. Retailleau
11:16est le premier à réagir.
11:18Jean-Luc Mélenchon
11:18n'a toujours pas réagi
11:19le vendredi.
11:21Donc nous sommes le vendredi.
11:22Le samedi matin,
11:23le flou règne encore
11:24sur le mobile du meurtre.
11:26À partir du début
11:26d'après-midi,
11:27alerte AFP.
11:29Alerte AFP.
11:30Le meurtrier d'un fidèle
11:31est entendu
11:32insultant Allah
11:35sur une vidéo
11:36juste après son attaque.
11:37Un peu plus tard,
11:38samedi à 14h49,
11:40je cite
11:41« Le meurtre pourrait être
11:42un acte à dimension islamophobe ».
11:45C'est l'AFP qui écrit
11:45qui reprend le mot islamophobe.
11:48Et là,
11:48c'est le moment
11:49où Jean-Luc Mélenchon
11:49se manifeste
11:50à 16h20
11:51en écrivant
11:52« L'islamophobie tue
11:54tous ceux qui y contribuent
11:56sont coupables.
11:58Rien avant. »
11:59Et ensuite,
12:00arrive l'instrumentalisation
12:01et la récupération.
12:03Ce que je vous dis là,
12:04quand j'entends des journalistes
12:06ce matin interroger
12:07Laurent Wauquiez
12:08parler du tempo
12:09de M. Retailleau,
12:09est-ce qu'il a réagi
12:10dans le bon tempo ?
12:11Mais qu'il se renseigne.
12:13C'est ça qui est fou.
12:14T'as une sorte
12:15de réécriture.
12:18Je n'invente rien.
12:20Mais oui,
12:20comme vous dites,
12:21c'est incroyable.
12:21Parce qu'en fait,
12:22c'est le B.A.B.
12:22que je vous dis là.
12:23Mais qu'est-ce que c'est ?
12:23Je suis allé précisément
12:25voir les gens.
12:26C'est qu'ils font de la politique.
12:28C'est tout.
12:29Mais ils ne font que de la politique.
12:30Alors, M. Retailleau
12:31était ce matin...
12:32Mais j'entends bien.
12:34Mais enfin,
12:34c'est un vrai...
12:34Mais ce qui nous étonne,
12:36je ne vais pas le répéter
12:37tous les soirs,
12:38ce n'est pas la France insoumise,
12:39c'est l'immunité
12:40dont bénéficie
12:42la France insoumise
12:43dans l'espace médiatique.
12:45puisque personne ne vient dire
12:48ou ne vient faire
12:49ce que je fais là,
12:50qu'est le B.A.B.A.
12:52Alors, écoutez Bruno Retailleau
12:54parce qu'il était ce matin
12:55avec Sonia Mabrouk
12:56sur CNews et sur Europa.
12:59On a un mort.
13:01Abu Bakr, si c'est...
13:02Il priait son Dieu
13:03dans une mosquée
13:04le jour de la grande prière.
13:06Il se fait assassiner
13:07de la façon la plus barbare
13:08avec des dizaines
13:09de coups de couteau.
13:10Vous vous rendez compte
13:11de cette douleur
13:12et ces gens-là
13:12qui instrumentalisent ?
13:14Et c'est moi
13:14qu'on accuse ?
13:15Franchement,
13:17je suis absolument indigné.
13:19Indigné.
13:20Honte à ces gens-là.
13:21Honte à ces gens-là.
13:22Je l'ai dit en face
13:22à l'Assemblée nationale
13:24ce que j'en pensais.
13:25Et croyez-moi,
13:26jamais ils ne me feront taire.
13:27Ils cherchent à m'intimider.
13:28Cette conférence de presse
13:29à quelques heures
13:30des questions d'actualité
13:31à l'Assemblée nationale
13:32n'avait d'autres objets aussi
13:34de m'attaquer à nouveau,
13:35de m'agresser.
13:36Et je tiendrai debout
13:37parce que derrière moi,
13:38il y a des Français.
13:39Ils sont nombreux.
13:40Voilà.
13:41Le collage de cibles
13:43dans le dos
13:44devient la règle
13:45dans ce pays.
13:46Ben voilà.
13:46Le collage de cibles
13:48dans le dos.
13:49Donc,
13:50il y a une sorte d'échelon
13:52et évidemment,
13:55M. Retailleau
13:55en est la cible,
13:56pas que lui,
13:57d'ailleurs,
13:58mais c'est quelque chose
13:59qui prend une proportion
14:00folle.
14:02Et moi,
14:02j'ai toujours passé mon temps
14:03à dire
14:03never explain,
14:04never complain,
14:05mais effectivement...
14:06Vous aussi,
14:07vous êtes ciblé.
14:08Peu importe.
14:08Mais ça devient
14:10et on cible,
14:11et on cible,
14:11et on cible,
14:12et on cible.
14:13Et c'est incroyable d'ailleurs.
14:14Si vous êtes dans le camp même,
14:16LFI,
14:16et que vous ne ciblez pas,
14:18vous êtes ciblé à votre tour
14:19pour ne pas avoir ciblé.
14:22C'est ça aussi.
14:23Et c'est le propre quand même
14:24des mouvements totalitaires.
14:25Le mouvement totalitaire,
14:26il y a toujours plus pur
14:27et qui vous demande
14:28des comptes ensuite.
14:28C'est exactement le propre.
14:30Laurent Wauquiez était sur RTL ce matin.
14:33Je pense que précisément
14:35la réaction,
14:35elle a été forte,
14:36elle a été immédiate.
14:37Dans le bon tempo ?
14:38Oui,
14:39c'est ce que je considère.
14:40Et je vais dire aussi
14:41ce que je pense
14:41de la réaction
14:42de la France insoumise.
14:45J'ai été écoeuré
14:45par leur instrumentalisation
14:47indigne
14:48de ce qui s'est passé.
14:50Parce qu'en réalité,
14:51et j'ai eu cet affrontement
14:52avec Rima Hassan
14:53il y a quelques jours,
14:54la réalité,
14:55c'est que la France insoumise
14:57a juste cherché
14:58à nourrir un discours
14:59sur l'islamophobie
15:00qui est le carburant
15:01de l'islamisme.
15:02Et qu'on voit très bien
15:03avec ça
15:04toute la stratégie
15:05de Jean-Luc Mélenchon
15:06qui consiste à faire
15:07exploser la République
15:08en nourrissant
15:09un communautarisme
15:11et avec une indignation,
15:13permettez-moi de le dire,
15:14quand même,
15:14très sélective.
15:16Parce que je n'ai pas entendu
15:17de la même manière
15:17la France insoumise
15:18quand il y avait
15:19des actes antisémites.
15:21Je ne l'ai pas entendu
15:22de la même manière
15:22quand il y a eu
15:23d'autres attentats
15:24et d'autres meurtres.
15:25Bon, Sarah Knafou
15:26était ce matin sur Europe 1.
15:27C'est vrai
15:28et ça a été
15:29une des premières questions
15:30que je lui ai posées.
15:31Ce qui se passe aujourd'hui,
15:32Éric Zébron le disait
15:32il y a 10 ou 15 ans.
15:34Bien sûr.
15:35Il le disait.
15:37Il l'annonçait.
15:38Ce que je dis là
15:39est factuel.
15:40Cet affrontement
15:41des communautés.
15:43En tout cas,
15:44il y a des gens
15:44comme Jean-Luc Mélenchon
15:45qui, de façon voilée,
15:48appellent quasiment aujourd'hui
15:49à l'affrontement
15:50entre ces communautés
15:50qui, en tout cas,
15:51va à la fracturation du pays.
15:52Mais il est suffisamment habile
15:54Jean-Luc Mélenchon
15:54pour ne pas nommément dire
15:56j'appelle en gros
15:57à la grande division,
15:58à la guerre civile,
15:59à ce que vous fassiez justice
16:00vous-même seulement.
16:01Il met des petits cailloux
16:02sur la route
16:03en accusant
16:04d'islamophobie
16:04ses adversaires,
16:05en expliquant
16:05comme le font certains
16:06à LFI
16:07que le ministre
16:07a du son sur les mains,
16:08en accusant quasiment
16:09le ministre
16:10d'avoir,
16:11à cause de sa politique,
16:12engendré ce drame.
16:13Donc tout ça
16:14est très dangereux.
16:15Mais c'est toujours,
16:15c'est comme avec l'antisémitisme,
16:16il flirte toujours
16:17avec la limite,
16:18habilement,
16:19mais en organisant
16:20le chaos
16:20dans ce pays-là.
16:21Vous avez passé la limite
16:22à partir du moment
16:23où il y a des responsables
16:24et s'ils l'avaient vraiment dépassé,
16:25ils seraient en procès,
16:26ils ne sont pas en procès.
16:26Les attachés parlementaires
16:27de Mme Soudet
16:28qui appellent à la constitution
16:30de quelque chose
16:31qui ressemble au corps franc
16:32de la République de Weimar,
16:33d'accord ?
16:34Moi je suis désolé,
16:35là on est vraiment,
16:36là pour moi.
16:37Mais ce sont des nains,
16:38Jean-Luc Mélenchon
16:38est plus habile,
16:39il fait attention à ce qu'il dit.
16:40La question fondamentale,
16:41réellement,
16:42c'est est-ce qu'il faut
16:42ou non dissoudre les filles ?
16:44Non.
16:45Eh bien s'il faut une solution,
16:46je suis d'accord.
16:46Mais Paul, pardonnez-moi,
16:48on s'est posé la question
16:49du Rassemblement National,
16:50est-ce qu'il était
16:50dans l'arc républicain ?
16:52Paul, pardonnez-moi
16:53de revenir encore
16:54et de remettre une pièce
16:55dans l'espace médiatique,
16:57lorsque,
16:58je crois que c'était reconquête,
16:59et c'est ce que disait
16:59Sarah Knaffo ce matin,
17:01à demander un rassemblement,
17:03c'était place d'enfer Rochereau,
17:06pour, en hommage,
17:08Lola,
17:08que c'était Lola.
17:10Bon, il n'y avait pas
17:11grand monde sur cette place,
17:13mais ce n'est pas ça
17:13l'essentiel.
17:15Qu'a répondu
17:16l'espace médiatique ?
17:17Il n'a fait que fustiger
17:18cette initiative,
17:20il a honni cette initiative,
17:22il a parlé de récupération,
17:25d'instrumentalisation,
17:28etc.
17:29C'est ça que je veux dire.
17:30Le phénomène le plus important,
17:32ce n'est pas LFI,
17:33c'est l'espace médiatique
17:34qui ne condamne pas LFI.
17:37C'est ça l'essentiel.
17:38En plus,
17:39dans des médias,
17:40entre guillemets,
17:41modérés,
17:42de type parisien,
17:43RTL,
17:44TF1,
17:45etc.
17:45C'est ça
17:46qui me paraît
17:47le plus sidérant.
17:49Parce que s'il y avait
17:50condamnation unanime
17:52de tous,
17:54effectivement,
17:54ce serait différent.
17:55Le discours a changé
17:56concernant LFI,
17:57quand même,
17:57parce qu'il y a des dernières années.
17:58Regardez,
17:58dans les derniers sondages,
17:59LFI décroche.
18:00Jean-Luc Mélenchon,
18:01face pour le nouveau diable
18:03de la République,
18:04comme l'était jadis.
18:04Vous avez vu les Molières ?
18:06Vous avez regardé
18:07les Molières l'autre soir ?
18:08De quoi on a parlé,
18:11les artistes,
18:11quand ils montaient sur scène,
18:13au moment où l'extrême droite arrive,
18:14etc.
18:15C'était ça,
18:16bien entendu.
18:16C'est ça,
18:16l'espace médiatique.
18:18Les artistes sont plutôt de gauche,
18:19c'est vrai.
18:20Mais ils ne sont pas de gauche,
18:21maintenant.
18:21Ils ne sont pas d'extrême gauche.
18:23Mais bon,
18:24Sarah Knafo,
18:24écoutons ce qu'elle a dit
18:25sur les musulmans.
18:26Je reviens juste sur la question
18:28des musulmans
18:29qui votent en grande majorité
18:30pour Jean-Luc Mélenchon.
18:32Je pense quand même
18:32qu'il faut s'adresser à eux
18:33et qu'il faut leur dire
18:34vous êtes en train
18:35de faire le jeu
18:36d'un candidat
18:37qui se joue de vous,
18:38qui il y a encore quelques années
18:39disait qu'on avait le droit
18:41d'être islamophobe,
18:42qu'on avait le droit
18:43d'avoir peur des religions,
18:44qui attaquait lui-même
18:45les femmes voilées
18:46en disant que c'était
18:47une auto-stigmatisation.
18:48Donc c'est très clair
18:49que c'est un calcul cynique
18:50et électoraliste
18:51de la part de Mélenchon.
18:52Il faut leur dire
18:53ne recréez pas ici
18:54les conditions
18:55que vos grands-parents ont fues.
18:56Ne refaites pas de la France
18:58ce à quoi vous avez vous-même
19:01voulu échapper.
19:03Et je pense que beaucoup
19:03le comprennent
19:04et notamment chez les femmes.
19:05Beaucoup sont à même
19:06de le comprendre
19:06et en votant pour Jean-Luc Mélenchon,
19:08en réalité,
19:09c'est cette nouvelle France-là
19:10qu'il prépare.
19:11Avant de marquer une pause,
19:12je voulais vraiment
19:13qu'on écoute Reda Bellach
19:14parce qu'hier,
19:14on était avec Amine El Khatni
19:16qui a parlé du musulman
19:19qu'il est,
19:19du pratiquant qu'il est
19:21et de la distance
19:23qu'il a
19:23avec la France insoumise.
19:25Et Reda Bellach
19:25que vous entendez régulièrement
19:27qui est porte-parole
19:28du syndicat de police.
19:29Je l'ai interrogé,
19:30c'est difficile pour lui
19:31parce qu'il sort un peu
19:33forcément
19:34de son rôle
19:34de syndicaliste.
19:35Mais je lui ai demandé
19:36comment le musulman
19:38qu'il est
19:39vit
19:40cette période-là
19:41et cette instrumentalisation.
19:43Et ce matin,
19:43il était sur l'antenne d'Europe.
19:45Écoutez-le.
19:46Pour moi,
19:47une religion,
19:47ça se partage,
19:48ça ne s'impose pas.
19:50Malheureusement,
19:50dans la société d'aujourd'hui
19:51et en France,
19:52peut-être qu'il y a des choses
19:54qu'on a laissé
19:55peut-être trop de choses,
19:56pas de liberté,
19:58mais on a laissé
19:59trop de radicalisation
20:00se mettre en place
20:00en prétextant une liberté,
20:03justement.
20:04Après,
20:05c'est une question
20:06d'éducation.
20:07Aujourd'hui,
20:08dans la société actuelle,
20:09les gens sont,
20:10malheureusement,
20:11dans certaines religions,
20:12sont éduqués
20:13sur les réseaux sociaux.
20:14Nous,
20:14on a eu la chance
20:15d'avoir des parents
20:17qui sont venus
20:18grâce à l'immigration
20:20parce que c'était
20:21une opportunité
20:21pour eux
20:22de venir en France.
20:23Donc,
20:23eux,
20:23ils nous ont appris
20:24à nous intégrer.
20:27Le vendredi,
20:28à l'école,
20:29on mangeait du poisson,
20:30on ne se plaignait pas,
20:31c'était comme ça.
20:33Et puis,
20:34on n'avait pas
20:35des mosquées.
20:36Ce qui est paradoxal,
20:37c'est qu'à l'époque,
20:38vous n'aviez pas
20:38de boucherie halal partout.
20:40Moi,
20:40j'habitais dans le 95,
20:41il fallait aller jusqu'à
20:42Argenteuil
20:42pour acheter de la viande halal,
20:44par exemple.
20:44Vous n'aviez pas
20:45des mosquées partout,
20:47vous n'aviez pas
20:47de salles de prière partout.
20:48Et on a l'impression
20:49qu'avec le temps,
20:50ce qui est dommage,
20:50c'est qu'on a mis
20:51plein de dispositifs en place.
20:53L'islam a été reconnu
20:55comme deuxième religion
20:56en France,
20:58pour le coup,
20:58par la droite,
21:00il me semble.
21:00Et au final,
21:02on a l'impression
21:02que plus on a donné,
21:03plus on a donné,
21:03plus ça ne suffit pas.
21:04Et puis,
21:04on a l'impression
21:05que les gens se radicalisent.
21:07LFI n'a pas
21:08le monopole
21:09de la parole
21:10des musulmans.
21:11Et les musulmans
21:12ne sont pas tous
21:13alignés
21:14sur la parole
21:14de LFI.
21:15Et l'important,
21:16c'est de faire entendre
21:17cette parole différente
21:19qui est d'ailleurs
21:20peut-être majoritaire,
21:23celle de Reda Belage
21:24ou de Amilet Khadmi.
21:26Et ça,
21:27c'est très important.
21:28Absolument.
21:28C'est très important.
21:29C'est un défi
21:30pour tous les partis politiques
21:31de savoir parler
21:32à cet électorat
21:33et à cette communauté,
21:35à ces Français.
21:36C'est un défi
21:36pour l'avenir.
21:38En tout cas,
21:38c'est une parole
21:39qui...
21:39On ne peut pas
21:39les uns musulmans
21:40entre les griffes
21:41de LFI et de Mélenchon.
21:42C'est une question
21:43qui vient de la parole.
21:44Exactement.
21:45C'est pour ça que je dis
21:45LFI n'a pas la parole.
21:47Non, mais je trouve
21:47une phrase très juste.
21:48Pascal, le problème,
21:49c'est que LFI
21:50est en train de tendre
21:51un piège
21:52aux musulmans modérés.
21:53Parce qu'il les enferme.
21:55LFI les enferme,
21:56essaye de les enfermer
21:57en expliquant
21:57très simplement
21:58il n'y a que nous,
22:00LFI,
22:01ou alors les islamistes
22:02qui peuvent vous soutenir,
22:04qui vous comprennent.
22:05Et avec cette idée
22:06selon laquelle
22:06il y aurait une islamophobie
22:08d'État,
22:08mise en place par une route,
22:10c'est ce qu'ils essayent
22:11de faire.
22:12Et donc c'est un piège.
22:13C'est un piège
22:13qu'ils essayent de tendre.
22:14Mais vous savez ce qu'il m'a dit
22:15aussi Reda Bellaghe ?
22:16Je trouve que Reda Bellaghe
22:16justement essaye d'essayer
22:18l'espèce de tenaille
22:19dans laquelle essaye
22:20de l'enfermer
22:21de manière systémique.
22:22Vous savez ce qu'il m'a dit
22:23Reda Bellaghe ?
22:23Non.
22:24Les seuls
22:24qui dans les quartiers
22:25viennent parler
22:26aux musulmans
22:27de France,
22:28c'est LFI.
22:29Les autres,
22:30ils ne viennent plus.
22:30C'est ça le problème.
22:31Ils ne viennent plus.
22:32Voilà ce qu'il m'a dit.
22:33Il m'a dit ça,
22:34c'est ça aussi le problème.
22:35L'EPS,
22:36ils sont partis.
22:38Les RN,
22:39ils ne sont pas
22:40où on peut aller.
22:45Ils font un travail
22:46en permanence.
22:47Ils vont
22:47parce qu'ils vont
22:48chercher les lecteurs.
22:50Donc effectivement,
22:51ça s'appelle
22:51un travail politique.
22:52Ils font de la politique.
22:53On marque une pause.
22:54On va recevoir.
22:54C'est assez rare.
22:55Mais c'est le 1er mai.
22:56Vous avez vu que nos bancs
22:58sont un peu clairsemés ce soir.
22:59J'ai l'impression que
23:00veille du 1er mai...
23:02Lundi à l'Assemblée nationale.
23:03Surtout lors des pros
23:04sans Goldnadel.
23:06Je ne sais pas s'il nous entend.
23:07On le salue.
23:08On le salue amicalement.
23:09Même, il nous écoute.
23:10Mais bon,
23:11vraiment,
23:12parce que ce soir,
23:14demain, il y a beaucoup de gens
23:14qui ne travaillent pas.
23:15Nous, on sera là.
23:16On sera présents, bien sûr.
23:17Mais ce n'est pas tous les soirs
23:18que nous le faisons.
23:19Mais là, on va recevoir
23:19Henri Guénaud.
23:20Que peut l'école face
23:22à une société
23:22de plus en plus déshumanisée ?
23:24C'est une tribune
23:25vraiment tout à fait remarquable
23:27que j'ai lue ce matin
23:28dans Le Figaro.
23:30Elle est à la fois remarquable,
23:33mais j'ai envie de dire
23:34à M. Guénaud,
23:34et c'est ce que je vais lui dire aussi,
23:36ça fait 30 ans
23:37qu'on dit ça.
23:39Ça fait 30 ans, quasiment.
23:41Alors, qu'est-ce qu'il y a de nouveau ?
23:42On va lui poser la question
23:43à M. Guénaud.
23:44A tout de suite.
23:49Henri Guénaud est avec nous,
23:50vous le connaissez.
23:50Que peut l'école
23:51face à une société
23:52de plus en plus déshumanisée ?
23:54C'est dans Le Figaro ce matin.
23:55J'ai trouvé évidemment
23:56la tribune tout à fait remarquable,
23:57mais j'ai envie de dire,
23:58il n'y a rien...
23:59Je ne suis pas le seul co-signataire.
24:00Je ne suis pas le seul co-signataire.
24:01Et avec Alain Bento-Lila,
24:03qui avait écrit il y a quelques années,
24:04qu'est-ce qu'il avait écrit ?
24:05Comment sommes-nous ?
24:06C'est devenu si con.
24:07Et c'était comme...
24:07Alors, ça datait de quand ?
24:09Alors, c'était au début des années 2000, oui.
24:11Bon, ben, vous voyez.
24:12Alors, moi,
24:13le seul reproche que je peux faire,
24:14c'est que tout ça,
24:15mais on le sait,
24:17Henri,
24:18quand vous dites
24:18le pédagogisme
24:19a mis l'enfant au centre de l'école
24:21à la place du savoir,
24:22à cet enfant idéalisé,
24:23on a dit
24:23finis l'exigence,
24:24l'obligation,
24:25la discipline,
24:26la règle,
24:27apprends ce que tu veux,
24:28fais ce qu'il te plaît,
24:29même des fautes,
24:30écris comme tu veux,
24:31exprime ta nature profonde.
24:33Mais M. Brigeli,
24:34je l'ai reçu de nombreuses fois,
24:35mais ça fait 25 ans
24:37que j'entends ça.
24:38Alors, ça s'est un peu aggravé
24:39depuis 25 ans,
24:40première chose,
24:41premièrement.
24:42Deuxièmement,
24:42la société s'est défaite
24:44encore davantage
24:45depuis 25 ans.
24:48Les familles
24:48qui sont capables
24:49d'éduquer leurs enfants
24:51sont de moins en moins nombreuses
24:53pour un tas de raisons
24:54qui tiennent
24:54à la fois,
24:55évidemment,
24:55au fait qu'on a abandonné
24:59toute idée d'assimilation,
25:00qu'on a abandonné
25:03l'imposition de règles,
25:05d'obligations,
25:06mais aussi parce que
25:08on a entassé tout le monde
25:11dans des grandes métropoles
25:12avec des conditions de travail
25:13très compliquées.
25:14Si les enfants,
25:16on les arrache à leur famille
25:17très tôt,
25:17et on les arrache à leur famille
25:18très tôt,
25:19parce que les mères doivent travailler
25:20et qu'elles sont bien obligées
25:22de les mettre à la crèche.
25:23Et donc,
25:23la question de l'école,
25:24de la crèche, bien sûr,
25:25mais surtout de l'école primaire
25:26et de l'école,
25:28du collège et du lycée,
25:30elle devient cruciale
25:31pour cette société.
25:32Plus que jamais.
25:33Ça ne veut pas dire
25:33que personne n'a vu avant
25:36monter ce danger
25:37ni que personne n'a rien fait.
25:38Mais moi,
25:39je vous en donne deux exemples.
25:40On avait,
25:41en 2007,
25:42fait une campagne
25:42dans laquelle la question
25:43de l'enseignement
25:44et de l'école
25:44avait une grande place.
25:46Et d'ailleurs,
25:46il y a eu de bons résultats
25:47pour ce qu'on peut appeler
25:50la droite républicaine,
25:52assez inattendue,
25:53chez les enseignants.
25:53Et on a supprimé
25:56les IUFM,
25:58qui sont les organes
25:59de formation
26:00dans lesquels
26:00le pédagogisme
26:02régnit en maître.
26:03Et deuxièmement,
26:04on avait,
26:08je ne sais plus
26:09ce que je voulais dire,
26:09bon,
26:10mais ça...
26:10En 2007,
26:11il y avait des résultats.
26:12Le résultat,
26:13ça s'est refait.
26:14Ça s'est refait.
26:15On avait fait
26:15des internats d'excellence.
26:16Eh bien,
26:17les suivants,
26:18ils ont refait
26:19des IUFM,
26:20ils ont refait
26:21des internats d'excellence.
26:22Ce n'est pas ce qu'il y avait
26:23écrit Excellence dans le...
26:24Les gens entendent bien,
26:25mais tout ça,
26:25on le dit depuis des années,
26:27Henri.
26:27Les gens votent.
26:29Il y a un moment
26:30où il faut que chacun
26:31prenne conscience
26:31de ce qui se passe.
26:33Et donc ?
26:33Moi,
26:34je voulais vous lire
26:35pour comprendre
26:36la motivation
26:36d'une lettre
26:38que j'ai reçue
26:38il y a quelques mois
26:39d'une institutrice,
26:41alors pardon,
26:41on dit aujourd'hui
26:42professeure des écoles,
26:43mais qui m'a raconté
26:46une visite d'évaluation
26:47organisée par l'Éducation nationale,
26:49donc quatre personnes
26:50qui viennent,
26:51deux jours,
26:51et à la fin
26:52de la deuxième journée,
26:53ils présentent oralement
26:54le bilan de leur visite
26:56aux enseignants
26:56de l'école élémentaire.
26:57Elle est...
26:58Je crois qu'elle est
27:00institutrice en CE2.
27:02Et alors voilà,
27:03je vous cite les quatre points,
27:04ça vaut la peine.
27:05Vous comprendrez
27:06pourquoi on est
27:06en pleine dérive.
27:07Alors premier point,
27:08premier reproche,
27:09les JO 2024
27:10sont totalement absents
27:11de l'école,
27:12pas d'anneaux olympiques,
27:13pas de flambeaux,
27:15pas d'apprentissage
27:16de l'hymne olympique.
27:17Deuxième point,
27:18ça,
27:18il faut vraiment
27:19les coups d'entendre,
27:20les classes sont organisées
27:21de manière trop classique.
27:23Il faut permettre
27:23aux élèves
27:24de choisir leur siège
27:25et seulement
27:26s'ils veulent s'asseoir.
27:27Il faut leur proposer
27:28des chaises,
27:29des tabourets,
27:30des ballons,
27:31des coussins
27:31ou les autoriser
27:32à ce soir par terre
27:33s'ils le souhaitent.
27:34Voilà.
27:34Troisième point,
27:35il ne faut pas imposer
27:36de travail aux élèves
27:37mais simplement
27:38leur proposer.
27:39Il ne faut pas
27:40les contraindre
27:40à travailler.
27:42Ils pourraient être traumatisés,
27:43il faut avant tout
27:44penser à leur bien-être,
27:45l'essentiel est là.
27:47Autre point,
27:47il ne faut pas afficher
27:48par exemple
27:49de tableaux de conjugaison,
27:50de règles d'orthographe,
27:51de tables de multiplication,
27:52de cartes de géographie.
27:54L'affichage présent
27:55dans une classe
27:56doit exclusivement
27:57être constitué
27:58de travaux d'élèves.
27:59Et dernier point,
28:00il ne faut pas noter
28:01les élèves.
28:02Cela peut être vécu
28:02depuis 68
28:04par certains
28:04comme une sanction
28:05et le débat
28:06est toujours ouvert.
28:07Il faut privilégier
28:08les ABC,
28:09les acquis
28:09ou alors acquis
28:10en cours d'acquisition,
28:12acquis ou non acquis
28:13ou bien encore
28:14des smileys.
28:15Voilà.
28:15On en est là.
28:16C'est tragique.
28:17Donc, il y a des profs
28:19qui résistent.
28:20En l'occurrence,
28:20elle dit
28:20moi je ne fais pas comme ça
28:21mais la pression existe
28:23de plus en plus forte.
28:25Le débat sur les notes,
28:26il a été réouvert
28:27l'année dernière encore
28:28et on se demande encore
28:29si dans les mois qui viennent
28:30on ne va pas décider
28:31que c'est interdit.
28:32Il y a plein d'ailleurs
28:33d'écoles
28:34où on ne note plus.
28:35Voilà.
28:36Et donc,
28:36ce que je voulais dire
28:38c'est que maintenant
28:39on ne peut plus
28:39dans l'état actuel
28:40de la société
28:41considérer que l'école
28:41n'a pas un rôle
28:42à la fois d'instruction
28:43et d'éducation.
28:45Mais pas l'éducation
28:46comme on le fait
28:48l'éducation nationale
28:48aujourd'hui
28:49qui a fait un texte
28:50sur l'éducation
28:52affective et relationnelle.
28:54Et il faut le lire.
28:55Obsédé par les stéréotypes
28:57de genre
28:57et la discrimination
28:59et dans lequel
28:59on vous explique
29:00qu'il faut que les élèves
29:02avant de s'asseoir
29:02à une table
29:03à une place
29:04demandent à celui
29:04qui est déjà assis
29:05s'il est d'accord
29:06pour qu'il s'assied
29:06à côté de lui.
29:07Voilà.
29:07On en est là.
29:08C'est dramatique
29:09et je finis ceci.
29:11Il y a deux écoles possibles
29:13qui s'affrontent.
29:14Il y a l'école inclusive
29:15qui est à la mode
29:16et pour moi
29:17l'école assimilatrice.
29:19Et ce n'est pas du tout
29:20la même chose.
29:21L'école inclusive
29:22c'est une école
29:22qui met les différences
29:23à l'intérieur
29:24d'un même paquet
29:25mais qui ne réduit pas
29:26les différences
29:27qui les valorise.
29:29L'école assimilatrice
29:30elle ne veut pas
29:31uniformiser
29:32tous les individus
29:33pas du tout
29:34mais elle veut
29:35donner quelque chose
29:36en partage
29:37en commun
29:38à tout le monde.
29:39Et c'est deux versions
29:41qui s'imposent.
29:42Et aujourd'hui
29:42si vous êtes contre
29:43l'inclusivité
29:44alors vous êtes vraiment
29:45à jeter à la poubelle.
29:46Moi j'ai voulu donner
29:47un éclairage
29:47nous avons voulu donner
29:48un éclairage
29:49à cette tribune
29:50je renvoie au Figaro
29:51mais je vais vous dire
29:52je sors à chaque fois
29:52ma carte magique
29:53en vous écoutant
29:54parce qu'il y a un domaine
29:56où on accepte
29:57la discipline
29:58où on accepte
30:00ce que dit le professeur
30:01où on accepte
30:02l'effort
30:03parce qu'on n'a pas
30:04le choix
30:04c'est le sport.
30:07Les centres de formation
30:08croyez-moi
30:09tous les gosses
30:10ils se tiennent à carreaux
30:12et ils bossent
30:13parce qu'autrement
30:13tu ne deviens pas
30:14de footballeur professionnel
30:15et ils acceptent
30:17croyez-moi
30:17les exercices
30:18qu'on leur donne
30:19et vous parlez
30:20avec Didier Deschamps
30:21ou avec Philippe Diallo
30:22le président
30:22de la Fédération Française
30:23de Football
30:23tous ces jeunes gens
30:25ils se tiennent à carreaux
30:27ils sont bien élevés
30:28mais ils sont volontaires
30:30bah oui
30:31donc les autres
30:31vous ne pouvez pas
30:32perdre les autres
30:33ils sont volontaires
30:34mais ce que je veux vous dire
30:35c'est que ça marche
30:36ils acceptent cela
30:38c'est parce qu'ils y vont
30:40volontairement
30:41là l'école
30:42elle est obligatoire
30:44elle doit rester
30:45et je pense
30:46qu'on pourrait réfléchir
30:47aussi au service militaire
30:48obligatoire
30:48parce que
30:49comme disait très bien
30:50Lioté
30:51à l'époque
30:52au début
30:53et bah justement
30:53transition parfaite
30:54puisque c'était
30:55aujourd'hui
30:55les jeunes Camerounes
30:56Lioté disait
30:57il faut que l'officier
30:59assume son rôle d'éducateur
31:00bon rôle social de l'officier
31:02voilà
31:02rôle social de l'officier
31:03c'est quand même
31:04Henri
31:05vous savez que notre émission
31:07le soir
31:07c'est très rare
31:08je sais
31:09quand il y a une autre tribune
31:10je vous remercie de donner la parole
31:11mais forcément
31:12l'actualité
31:13elle est là aussi
31:14et puis c'est vrai que
31:15vous aimez
31:17ce qui est bien normal
31:18vous êtes convaincant
31:19et vous aimez
31:21développer
31:22bah si on ne convainc pas
31:23on va mourir
31:23oui
31:24je crois qu'on n'est pas loin déjà
31:25mais non
31:26non
31:26il faut garder l'espoir
31:29et plus encore l'espérance
31:30Emmanuel Macron a présidé ce mercredi
31:31la commémoration de Cameroun
31:33je crois que c'est la première fois
31:34qu'un président de la république
31:35depuis très longtemps
31:35c'est la première fois
31:37en tout cas lui
31:37qu'il est allé à Cameroun
31:38donc c'est la fête
31:39de la légion étrangère
31:40à Aubagne
31:41comme vous le savez
31:41dans les bouches du Rhône
31:42Cameroun c'est
31:44Mexique
31:45une bataille
31:45voilà une bataille
31:46une bataille héroïque
31:47fameuse héroïque
31:48des soldats
31:49qui résistent
31:50jusqu'au bout
31:5062
31:5162 ou 63
31:5362
31:54et puis il y a cette mythologie
31:57le capitaine d'Anjou
31:58puisque
31:59son bras est toujours là
32:01et il est porté
32:02par les soldats
32:04on dit des soldats
32:05oui
32:05de la légion étrangère
32:07bien sûr
32:07et Emmanuel Macron
32:09a pris la parole
32:09je vous propose de l'écouter
32:10la France en laquelle
32:13vous croyez
32:13est celle qui ne se rend pas
32:14à la loi du nombre
32:15qui debout impose
32:17le respect
32:18dans la noblesse
32:18de ses combats
32:19la France
32:21patrie de volonté
32:23et de bravoure
32:24qui ne se définit
32:26ni par le sang
32:27ni par une race
32:29ni par une religion
32:30ni par une identité
32:31figée
32:32mais une volonté
32:33chaque jour
32:34recommencer
32:35d'accomplir
32:36de grandes choses
32:36avec
32:38une poignée
32:39de notre terre
32:40dans la main
32:40un rêve
32:43d'universel
32:44un idéal
32:47cette solidarité
32:49cette fidélité
32:51à la patrie
32:52pourquoi vous dites
32:54que la légion
32:55c'est l'anti-macronisme
32:57vous êtes un peu vache
32:59pourquoi ?
33:00les valeurs
33:01de la légion
33:02c'est très intéressant
33:04parce que c'est un modèle
33:05d'assimilation
33:06c'est l'exemplarité
33:08c'est l'honneur
33:08c'est la fidélité
33:09c'est le dépassement
33:10de soi
33:10c'est une cause
33:11qui nous dépasse
33:12et toutes les valeurs
33:14portées par la légion
33:15étrangère
33:15que tout le monde
33:16salue aujourd'hui
33:16sont totalement
33:17aux antipodes
33:18des valeurs
33:19contemporaines
33:20véhiculées
33:21relativistes
33:22il n'y a pas de
33:24si vous voulez
33:25les valeurs de la légion
33:26c'est objectivement
33:27le contraire
33:28du en même temps
33:28le en même temps
33:29n'est pas compatible
33:30avec les valeurs
33:31de la légion
33:31et je suis très sérieux
33:33quand vous regardez
33:34parce qu'à la cérémonie
33:35chaque année
33:35à Aubagne
33:36pour la commémoration
33:38de Cameroun
33:39il y a des naturalisations
33:40de soldats
33:42de légionnaires
33:42je peux vous dire
33:43que c'est des naturalisations
33:44qui sont intéressantes
33:45il faut arrêter
33:46c'est une formule
33:47un peu
33:47quand Nicolas Sarkozy
33:49arrive au pouvoir
33:50en 2007
33:51il pratique l'ouverture
33:53et c'est une forme
33:54déjà
33:54un peu de même temps
33:55vous ne théorisez pas
33:56et en même temps
33:57et en même temps
33:58vous brouillez les repères
34:01quand vous faites
34:02les en même temps
34:02c'est un mot
34:03un peu fortout
34:04c'est ce que je veux vous dire
34:05ça peut être pas mal
34:06parfois d'ouvrir
34:07je pense que le plus important
34:09c'est de revenir
34:10à ce qu'est la légion étrangère
34:11mais la légion étrangère
34:12c'est quelque chose
34:13de complètement à part
34:14dans l'armée française
34:14j'entends bien
34:15vous avez déjà passé Noël
34:17vous savez comment
34:18ils fêtent Noël
34:18les légionnaires
34:19parce que leur famille
34:20c'est la légion
34:21ils ne retournent pas chez eux
34:22ils fêtent Noël ensemble
34:23et les officiers
34:25les sous-officiers
34:26l'équipement
34:26en fait c'est Sénuus quoi
34:27la légion
34:28c'est pareil
34:28on n'a encore jamais
34:31fêté Noël ensemble
34:32nous cher Pascal
34:32nous on est là
34:33le 1er mai
34:35et on célèbre Noël
34:37en ce temps
34:37il y a des histoires
34:38incroyables
34:39la 13ème des BLE
34:40qui est rentrée
34:41dans l'Arzac
34:42il y a quelques années
34:42avec des devises
34:44à la mémoire
34:44de nos anciens
34:46ce n'est pas
34:48un hasard
34:48c'est des français
34:49chaque 14 juillet
34:50lorsqu'ils voient passer
34:51la légion étrangère
34:53c'est toujours la légion
34:54que les autres soldats
34:54c'est toujours la légion
34:55étrangère
34:56qui est la plus applaudie
34:58il y a une affection
34:58pour la légion étrangère
35:00non mais on en parlait
35:02vendredi
35:02on peut se demander
35:05si la seule chose
35:06qui restera
35:07d'Emmanuel Macron
35:08ce ne sont pas
35:08les commémorations
35:10ce n'est pas justement
35:12la manière
35:13ces commémorations existaient
35:14avant Emmanuel Macron
35:15justement il ne restera pas
35:16parce qu'il le fait
35:17oui mais
35:17pardon
35:18il le fait
35:18il est président de la république
35:19il le fait
35:20on peut se demander ça
35:21ils ont tous fait
35:22que dites-vous
35:24Henri Guéno ?
35:24ils ont tous fait
35:25le problème c'est la signification
35:27qu'on donne
35:27à ces commémorations
35:28en tout cas là
35:28c'est pas mal
35:29de célébrer Cameroun
35:30pour le coup
35:31franchement
35:32c'est pas mal
35:32de célébrer
35:33la légion étrangère
35:34on ne va pas lui
35:35jeter la pierre
35:35mais pas avec encore
35:38une fois
35:38un discours de déconstruction
35:40c'est-à-dire
35:40la France
35:41ne se définit pas
35:42ni par une race
35:43ni par une religion
35:44pardonnez-moi
35:45c'est vrai
35:47pardonnez-moi
35:48mais c'est vrai
35:49de donner envie
35:49d'être français
35:50non mais c'est vrai
35:51Véronique
35:51la France ne se définit pas
35:53qu'est-ce qui fait la France
35:57les légionnaires
35:58quand ils font Noël
35:59ils font quoi ?
36:00ils font la même
36:00qu'est-ce qui fait la France
36:01et qu'est-ce qui fait une nation
36:02c'est une terre
36:03c'est une langue
36:03et c'est une religion
36:04non mais il a dit
36:05c'est pas une race
36:06et c'est pas une religion
36:07et on s'assimile
36:08on est en train de parler
36:08bien sûr que c'est pas une race
36:09c'est une religion
36:09qui fait la France
36:10justement face à face
36:12on parlait d'éducation tout à l'heure
36:14on ne peut pas éduquer
36:16et assimiler
36:17sans modèle
36:18sans avoir des modèles
36:19quitte après
36:20en mûrissant
36:21en grandissant
36:22à s'éloigner de ces modèles
36:24et même à se retourner
36:26contre ces modèles
36:26si on ne commence pas
36:27par des modèles
36:28à admirer
36:29et à imiter
36:31on ne peut pas éduquer
36:33c'est ce qu'on est
36:34nous sommes d'accord
36:34alors face à face
36:36le célèbre mot
36:37de Gérard Collomb
36:39Bruno Retailleau
36:41qui était ce matin
36:41sur Europe 1
36:42sur CNews
36:42interrogé par Suny Mabrouk
36:44on lui a posé la question
36:46est-ce qu'il y a un risque
36:47puisque Jérôme Fourquet
36:48était également
36:48sur notre chaîne aujourd'hui
36:49alors je vous propose
36:50d'abord d'écouter
36:51Bruno Retailleau
36:51un ancien ministre de l'Intérieur
36:54un ancien ministre de l'Intérieur
36:54Gérard Collomb
36:55avait prophétisé
36:55que nous risquions de vivre
36:57face à face
36:58et non plus côte à côte
36:59est-ce que nous sommes en train
37:00malheureusement
37:01de vivre ce basculement
37:02aujourd'hui ?
37:03c'est le risque
37:03c'est tout le risque
37:05moi je me bats
37:05contre cette menace-là
37:06je me bats politiquement
37:08je me bats politiquement
37:09parce que je vois bien
37:10qu'aujourd'hui en France
37:12un parti
37:13qui dispose d'un groupe important
37:14à l'Assemblée nationale
37:15ce sont les Insoumis
37:16ont un autre objectif
37:18ils ne veulent pas
37:18l'unité française
37:19l'unité nationale
37:20ils veulent fracturer
37:21la société française
37:23ils veulent hystériser
37:24violenter le débat public
37:26ils veulent faire du communautarisme
37:28pour essayer de draguer
37:29le vote musulman
37:30c'est terrible
37:31et justement
37:32ces menées-là
37:33sont extrêmement graves
37:34dans une société
37:35qui déjà
37:36est archipélisée
37:37déjà elle est divisée
37:39et on a besoin
37:39plus que jamais
37:40d'unité
37:41et cette unité
37:42elle s'adresse
37:43à tous ceux
37:44qui sont français
37:44et vous le savez
37:45on n'est pas français
37:46à raison de sa couleur
37:47de sa peau
37:48de sa religion
37:48de ses origines sociales
37:50on est français
37:51parce qu'on aime la France
37:52il y a une place
37:52pour chacun
37:53et moi je me bats
37:54justement
37:54pour qu'il y ait
37:56cette laïcité
37:56qui permette à chacun
37:57croyant ou pas
37:58soit de professer sa foi
38:01ou soit de ne pas croire du tout
38:02mais ça c'est fondamental
38:03parce que c'est notre identité
38:05nationale et française
38:06sinon il y a ce risque
38:07de basculement
38:08et que la prophétie
38:09de l'ancien ministre
38:10de l'intérieur
38:11malheureusement se réalise
38:12mais bien sûr
38:13parce que
38:14bien sûr
38:14que cette société archipélisée
38:16cette société alvéolaire
38:17cette société communautarisée
38:19c'est-à-dire une société
38:20en pièces détachées
38:22où on adjoindrait
38:23des communautés
38:24en fonction de leur profession
38:25en fonction de leur couleur de peau
38:27ça c'est le grand risque
38:28ça c'est le grand risque
38:29anglo-saxon
38:29moi je suis profondément français
38:31et je suis républicain
38:33le modèle républicain
38:34c'est un modèle
38:35où il n'y a
38:35qu'une seule communauté
38:36c'est la communauté nationale
38:38chacun
38:39a sa singularité
38:40mais par-delà la singularité
38:42dans l'espace public
38:43dans l'ordre
38:44public républicain
38:45on est tous égaux
38:46mais on laisse de côté
38:48précisément
38:49ces particularités
38:50on a eu un petit souci
38:52pour tout vous dire
38:54pendant que nous écoutions
38:56Bruno Retailleau
38:58il y a une chaise
38:58qui a failli se casser
38:59donc on a eu peur
39:01pour monsieur Guénaud
39:02mais tout va bien
39:03très bien
39:04bon tout va bien
39:04alors
39:05j'étais un peu surpris
39:08pour tout vous dire
39:08mais on va écouter
39:09Jérôme Fourquet
39:11à l'instant
39:11parce que
39:12ça rejoint
39:12ce que vous disiez
39:13Henri Guénaud
39:15c'est-à-dire que
39:16vous disiez
39:17on a besoin de modèles
39:18on a besoin de héros
39:19et monsieur Fourquet
39:21qui enquête
39:22comme vous le savez
39:23sur les français
39:24lorsqu'il les entend
39:25les français disent
39:26on n'a confiance en plus personne
39:27personne ne nous parle
39:28personne ne nous parle
39:29voilà
39:30donc qui va nous parler
39:31en 2027
39:32il y a peut-être
39:33un courant d'idées
39:36mais personne pour l'incarner
39:37écoutez ce que dit
39:38Jérôme Fourquet
39:39quand on interroge
39:41les français sur
39:42et qu'on leur demande
39:44qui vous parle
39:45le mieux de la France
39:47donc on avait cité
39:49les auteurs
39:50les écrivains
39:51les journalistes
39:53les cinéastes
39:55les politiques
39:56l'armée ?
39:57non non non
39:58la réponse qui fuse
40:00en premier
40:01c'est personne
40:02personne
40:04et donc il y a
40:05aujourd'hui
40:05non pas seulement
40:08un déficit d'incarnation
40:09mais aussi un déficit
40:10de récits
40:10c'est-à-dire
40:11comment on embarque
40:13le pays
40:13comment on raconte
40:14ce qu'il est
40:15ce qu'il a été
40:16comment on fait face
40:17aux défis qui sont les nôtres
40:19dans le cadre
40:20de la construction européenne
40:21face à Trump
40:21on nous parle beaucoup
40:23de souveraineté
40:24et bien
40:26comment ça s'incarne
40:27comment ça se traduit
40:28alors c'est vrai
40:29qu'on est à une période
40:30particulière de l'histoire
40:31de France
40:32jusqu'à présent
40:33on a quand même eu
40:34après des divisions
40:35très grandes
40:36après la guerre
40:37notamment
40:37on a eu une personne
40:39qui a surgi
40:40une fois c'était Bonaparte
40:41une fois c'était
40:41le général de Gaulle
40:42qui a su parler
40:43à tous les français
40:44et les réconcilier
40:46visiblement
40:47à grands traits
40:48parce que
40:49le monde n'était pas gaulliste
40:50aujourd'hui
40:51dans cette société
40:52archipélisée
40:53qui peut parler
40:55à tout le monde ?
40:58alors
40:58elle était très
40:59archipélisée
41:01très fragmentée
41:02avant le 18ème
41:03elle était très fragmentée
41:05c'est pour ça
41:05que vous avez parfaitement raison
41:07avant la libération
41:08et avant 58
41:08exactement
41:09voilà
41:10mais
41:10moi je crois
41:13qu'on a
41:13enfin
41:14il y a toujours
41:15des périodes
41:16de grand désordre
41:17et de grande violence
41:18qui finissent par aboutir
41:19à un besoin d'ordre
41:20presque irrépressible
41:23voilà
41:24donc
41:24et à ce moment-là
41:25il y a toujours
41:26partout
41:27une figure
41:28qui sort
41:28et qui incarne
41:29cet homme
41:29alors parfois
41:30cette figure
41:31elle est plutôt avenante
41:32enfin pour moi
41:33la figure
41:33de Napoléon I
41:36enfin de Bonaparte
41:37est plutôt avenante
41:37quand même
41:38enfin
41:38il a réussi
41:40à reconstruire
41:41une société
41:42celle de Napoléon III
41:44avant de Louis-Napoléon
41:45Bonaparte en 48
41:45pareil
41:46dans une société
41:46qui était en train
41:47de s'affronter
41:48on faisait tirer
41:48sur les ouvriers
41:49quelques mois avant
41:50à Paris
41:51et en 44
41:52et en 58
41:53le général de Gaulle
41:54arrive aussi
41:55c'est une figure
41:56on peut dire
41:56avenante
41:57vous pouvez très bien
41:58tomber sur
41:59dans le meilleur
42:00de Mussolini
42:01Hitler
42:02Staline
42:03etc
42:03donc la question
42:04est là
42:04si nous n'arrivons pas
42:06à indiguer
42:08la vague de violence
42:09qui monte
42:10nous aurons la violence
42:11qui dévorera tout
42:12jusqu'au moment
42:13où il faudra
42:14on va appeler
42:15une figure
42:16dont on ne sait pas encore
42:17quel visage
42:17il y a pas seulement
42:19la figure providentielle
42:20même si elle est très importante
42:21il y a aussi
42:22la notion de récit national
42:23et les passions
42:24unificatrices d'une nation
42:25et aujourd'hui
42:26on manque de passions
42:27unificatrices
42:28de sujets fédérateurs
42:29on le voit un petit peu
42:30vous qui aimez beaucoup
42:31le football
42:31Pascal
42:32au moment d'une coupe du monde
42:33par exemple
42:33mais c'est beaucoup plus difficile
42:34d'unir les français
42:35que jadis
42:36on le voit sur les croyances
42:37on le voit sur les conflits
42:39civilisationnels
42:39culturels
42:40interethniques
42:41et donc c'est un vrai défi
42:42et ça ne repose pas
42:43que sur une personne
42:44ça repose aussi
42:45sur des idées providentielles
42:46pas que sur l'homme providentiel
42:47vous avez parfaitement raison
42:48vous avez parfaitement raison
42:48mais dans tous les cas
42:49que j'ai cité
42:50les fractures entre les français
42:53elles étaient terribles
42:54c'est quelqu'un
42:56qui est arrivé
42:56appelé par le besoin d'ordre
42:58c'est pour ça que c'est intéressant
42:59d'entendre que la France
43:00a déjà été fracturée
43:02et qu'elle a su trouver
43:03les solutions
43:03je prends quelque chose
43:05d'optimisme
43:06ça pose une question
43:07oui
43:08essayons d'être positifs
43:11c'est le socle commun
43:12quel est le socle commun
43:13il y a eu des moments
43:14où il y avait
43:15même dans des pires
43:16affrontements
43:17il y avait un socle commun
43:18et là la question
43:19qu'on peut se poser
43:19c'est est-ce que réellement
43:21il y a un socle
43:21non mais il y avait
43:22un attachement
43:22il y avait un attachement
43:24un socle commun
43:25entre 89 et 93
43:26sous la terreur
43:27moi je veux bien
43:28le socle commun
43:30mais là ça fait très longtemps
43:31qu'on n'a plus le socle commun
43:32Pascal
43:32et la collaboration
43:35et le socle commun
43:36en 45
43:37pardonnez-moi
43:38quand vous sortez
43:38de la guerre
43:39je suis d'accord avec vous
43:40mais il y avait quand même
43:42des choses communes
43:42il y avait une langue
43:44il y avait un attachement
43:45au drapeau
43:46alors pour des raisons
43:46différentes
43:47il nous reste 7 minutes
43:49Gauthier Lebrecht va rentrer
43:51parce que là
43:51je bouscule un peu
43:53notre chapitrage
43:55la proportionnelle
43:57elle est en marge
43:57visiblement
43:58tout le monde a plutôt
43:59envie de la proportionnelle
43:59monsieur Bayrou
44:00Marine Le Pen
44:03vous qui êtes un gaulliste
44:04historique
44:04je ne suis pas sûr
44:05une folie
44:06je ne suis pas sûr
44:07que vous vouliez
44:07bien sûr
44:08la proportionnelle
44:09le scrutin majoritaire
44:10à deux tours
44:11a fait ses preuves
44:12d'ailleurs je crois
44:13que c'est Laurent Wauquiez
44:14qui disait que
44:15la proportionnelle
44:16a tué la 4ème république
44:18d'une certaine manière
44:19a tué la 3ème aussi
44:20comme on est le 4ème
44:22ça va être de pire
44:23des alliants
44:23mais
44:24je voulais vous donner
44:29cette petite information
44:30qui est intéressante
44:31d'ailleurs
44:31une étude de l'INED
44:32publiée ce mercredi
44:33révèle une augmentation
44:34significative des jeunes
44:35qui s'identifient
44:36comme homosexuels
44:37ou bisexuels en France
44:38une jeune femme sur 5
44:39ne se considère pas
44:41hétérosexuelle
44:42une jeune femme sur 5
44:43selon cette étude
44:44qui évoque
44:45un effet possible
44:46du mouvement MeToo
44:47et une plus grande
44:49acceptation des minorités
44:50sexuelles en France
44:51donc l'INED
44:52c'est l'Institut National
44:53d'Études Démographiques
44:54parmi les facteurs
44:55pouvant expliquer
44:56cette tendance
44:57une banalisation relative
44:58de l'homosexualité
44:59le mouvement MeToo
45:00qui a rendu l'hétérosexualité
45:01moins désirable
45:01pour une partie des jeunes
45:03entre 2015 et 2023
45:04le nombre de jeunes adultes
45:06de 20-29 ans
45:07s'identifiant comme bisexuels
45:08ou pansexuels
45:09a été multiplié par 6
45:10quelques 5%
45:12des jeunes femmes
45:12s'identifiant en 2023
45:14comme pansexuels
45:151 sur 10
45:15comme bisexuels
45:16et 2% comme lesbiennes
45:18bon
45:18donc là c'est une question
45:19qui est intéressante
45:20il y a deux explications possibles
45:22soit de dire
45:23la société est plus libre
45:24et en fait
45:25ce pourcentage là
45:26aurait été le même
45:26il y a 20 ans
45:2750 ans
45:27100 ans
45:28mais les gens
45:29sans doute
45:30pour des raisons
45:30de société
45:32n'osaient pas
45:33ne pouvaient pas
45:34assumer
45:36cela
45:36c'est un peu intuitivement
45:39ce que je peux penser
45:39pour tout vous dire
45:41intuitivement
45:41sans beaucoup de preuves
45:43par définition
45:44soit on considère
45:45que c'est la société
45:46me too
45:46qui
45:47ou d'autres
45:49qui ont fait que
45:50l'orientation sexuelle
45:52des uns et des autres
45:53est différente
45:54je pense qu'on arrive
45:55au bout
45:56du bout
45:56de la révolution woke
45:57et de la déconstruction
45:58parce que
45:59quand une femme
45:59sur 5 vous dit
46:00qu'elle est pas forcément
46:01hétérosexuelle
46:02ça veut dire que
46:03elle ne se projette pas
46:04non plus forcément
46:05dans la maternité
46:06ou dans un modèle
46:07qui est épanouissant
46:08donc ça interroge
46:10il y a beaucoup de femmes
46:11qui sont très épanouies
46:12pardonnez-moi
46:14pardonnez-moi
46:16mais là vous me faites sourire
46:17en fait on a le droit
46:19d'être épanouie
46:20sans avoir des enfants
46:21je suis d'accord
46:22pardonnez-moi
46:23c'est la liberté de chacun
46:24pardonnez-moi de le dire
46:26comme ça
46:26il y a des gens
46:27qui n'ont pas envie d'enfants
46:28vous avez remarqué
46:29quand même
46:29qu'on vous dit
46:30que c'est vraiment mieux
46:31si vous n'en avez pas
46:31écoutez
46:32je crois que c'est Sioran
46:33je crois que c'est Sioran
46:34qui disait
46:35les enfants que je n'ai pas eu
46:37ne me remercieront
46:38jamais assez
46:38ou une formule de ce genre
46:40bon
46:40je veux bien qu'on critique
46:42le wokeisme
46:43mais il y a plein de raisons
46:44pour le critiquer
46:44mais donnez
46:46pardon Véronique
46:46donnez la paternité
46:47c'est le cas de le dire
46:48au wokeisme
46:49du fait qu'il y ait
46:50une femme sur 5
46:51qui s'assume comme
46:52non hétérosexuelle
46:52je trouve que c'est un peu court
46:54dans l'analyse
46:54et je termine
46:58oui mais bon
46:59j'étais tellement outré
47:00par ce qui a été dit
47:01que je peux répondre
47:01et je pense que
47:03l'hétérosexualité
47:04comme modèle
47:05le modèle hétéronormé
47:06est un modèle
47:07qui a été construit
47:08et on le voit bien
47:08jadis
47:09non c'est pas un modèle
47:09qui a été construit
47:10c'est la loi naturelle
47:11pardonnez-moi
47:11c'est la loi naturelle
47:12bon alors là
47:13il va falloir faire
47:13un petit cours d'histoire
47:14non non non
47:15s'il vous plaît
47:16n'allons pas sur ces terrains
47:18là
47:18non non
47:18il n'y a pas
47:19on ne peut pas dire ça
47:20il n'y a pas de loi naturelle
47:22non non
47:22je me dis qu'il n'y a pas
47:23de loi naturelle
47:23non mais c'est une bêtise
47:24c'est une bêtise
47:25les premiers hommes
47:26je ne vais pas faire
47:27un cours d'histoire
47:27mais il faudrait penser
47:28à l'agressantie
47:29il faudrait penser
47:30à l'histoire
47:30de la bisexualité
47:31de l'homosexualité
47:32l'orientation sexuelle
47:34elle s'impose à toi
47:36vous ne la décidez pas
47:38bien sûr
47:39Véronique
47:40c'est important
47:40elle s'impose
47:42elle s'impose à vous
47:44à 8 ans
47:449 ans
47:4510 ans
47:45peut-être
47:46on ne peut pas dire
47:47que c'est une construction sociale
47:48si vous me permettez
47:49c'est pas peut-être
47:50elle s'impose à toi
47:51d'une manière
47:51naturelle
47:53pardonnez-moi
47:54elle s'impose à toi
47:55merci Pascal
47:56et donc vous trouvez
47:57autour de cette table
47:58que c'est normal
47:59que le modèle hétérosexuel
48:00ne soit plus une norme
48:02et un modèle
48:02non mais Véronique
48:03donc qu'est-ce qu'on enseigne
48:04aux enfants à l'école ?
48:05cette étude in-aide
48:06pardon
48:07cette étude in-aide
48:08c'est du bullshit
48:08c'est du bullshit
48:09parce que
48:10qu'est-ce que l'on veut dire
48:11lorsqu'on parle
48:12d'hétérosexualité féminine
48:14on parle de quelque chose
48:15qui n'a rien à voir
48:16par exemple
48:16avec l'hétérosexualité masculine
48:17donc on va tout de suite
48:19partir sur des grilles
48:21d'analyse
48:21évidemment
48:23là pour le coup
48:24tous les sexologues
48:24vous le direz
48:25pardonnez-moi
48:26de même que la sexualité féminine
48:27n'est pas la même
48:28que la sexualité masculine
48:28j'espère que ça ne vous a pas échappé
48:30Pascal Croc
48:30j'espère
48:32j'espère
48:33donc
48:34la manière
48:35dont c'est présenté
48:36la manière dont c'est présenté
48:38par l'in-aide
48:38je suis
48:39quelque chose qui est sérieux
48:41quand même
48:41c'est du bullshit
48:42pardonnez-moi
48:43c'est quand même intéressant
48:44bien sûr
48:44mais non c'est pas intéressant
48:45mais non c'est pas intéressant
48:47je suis sûr qu'on faisait
48:47le même sondage il y a 30 ans
48:48il y avait moins de femmes
48:49qui s'assumaient
48:50comme pouvant avoir des relations
48:51avec d'autres femmes
48:52mais ça ne veut rien dire ça
48:53ah bon
48:53pourquoi vous trouvez
48:54que ça ne veut rien dire
48:55parce que c'est pas très argumenté
48:56ce que vous me dites
48:57pourquoi vous argumenter
48:59alors il y a un certain nombre
49:01en effet
49:01de comment dire
49:03de réflexes
49:04par rapport à ces questions
49:06de sexualité
49:06qui sont nées du 19ème siècle
49:08bien
49:08parce que
49:09monsieur Guénaud
49:11pourrait le dire lui-même
49:11il y a un immense historien
49:13qui s'appelait Philippe Ariès
49:13qui a démontré
49:14n'est-ce pas
49:15que dans la famille
49:16autrefois que la famille
49:18se construisait
49:19avec des normes
49:20des normes
49:21qui étaient des normes
49:22qui n'avaient rien à voir
49:23avec celles du 19ème
49:24et là aujourd'hui
49:25on fait un rapport
49:26avec son née
49:27mais si
49:27ah bon
49:28mais si justement
49:29parce que ce que la montre
49:30et ça aussi
49:31c'est ce que vous l'avez dit
49:31Paul et vous-même
49:32c'est-à-dire que
49:33les notions
49:35par rapport
49:35à ce qui est hétérosexuel
49:38ou pas
49:38c'est quelque chose
49:39qui ne cesse d'évoluer
49:40de reculer
49:41depuis la nuit des temps
49:42c'est ce que tous les historiens
49:44vous le dirent
49:44je vous assure
49:45lisez par pitié
49:46Philippe Ariès
49:47non mais je vais le lire
49:48cette nuit
49:48mais
49:49j'en doute
49:50mais là où vous avez par raison
49:53c'est qu'on ne pratiquait pas
49:54l'hétérosexualité
49:55de la même manière
49:55à l'antiquité
49:56que pendant le haut Moyen-Âge
49:57qu'aujourd'hui
49:58qu'aujourd'hui
49:58c'est vrai
49:58merci
49:59ça n'a rien à voir
49:59je ne sais pas
50:01non mais après Joseph
50:02la société
50:02c'est fait autour
50:03d'un modèle hétérosexuel
50:05vous savez quand je parle
50:06quand je pose des questions
50:07c'est pas moi souvent
50:07qui les pose
50:08je pense aux téléspectateurs
50:09avec raison
50:10ils viennent d'entendre cette phrase
50:11on ne pratiquait pas
50:12l'hétérosexualité
50:14au 19ème siècle
50:15comme au 21ème siècle
50:16mais qu'est-ce que vous entendez
50:17précisément par cette phrase
50:19parce que tout simplement
50:20la sexualité
50:21je ne vais pas rentrer
50:21dans le détail
50:22mais la sexualité
50:23n'était pas la même
50:25c'était en effet
50:26une hétérosexualité
50:27ou une homosexualité
50:28mais la sexualité
50:29n'était pas la même
50:30qu'est-ce que vous appelez
50:32n'est pas la même
50:33pardonnez-moi
50:35qu'est-ce que vous êtes
50:38dans cette situation
50:39un peu compliqué
50:40je voudrais savoir vraiment
50:41qu'est-ce que vous voulez dire
50:42on va faire un pictionary
50:45vous décidez en problème
50:46ou vous faites des choses bizarres
50:48il faut que vous nous donniez
50:49en compte
50:50de ce que vous avez inventé
50:52peut-être de nouveau
50:53dans la sexualité
50:54qu'est-ce qui est différent
50:55dans l'hétérosexualité
50:57du 19ème siècle
50:57ou du 20ème siècle
50:58d'aujourd'hui précisément
50:59il y a plein de choses
51:01la manière dont vous considérez
51:02votre partenaire
51:03le nombre de vos partenaires
51:04il y a plein de choses
51:05pardonnez-moi
51:07ça c'est pas exactement
51:07la même chose
51:08c'est pas dans l'acte en lui-même
51:09l'acte en lui-même
51:10ne change pas je pense
51:11non ?
51:12mais par exemple
51:13la notion
51:14on va pas aller
51:16on va pas aller plus loin
51:17non mais qu'il y ait
51:21une vie sexuelle
51:22des hommes
51:23qui était organisée
51:24différemment
51:25c'est évident
51:25puisqu'il y avait
51:26des maisons closes
51:27qui existaient
51:27que très souvent
51:29c'était une manière
51:29pour les hommes
51:30de se retrouver
51:31bien évidemment
51:32ça j'entends bien tout ça
51:33je comprends bien tout ça
51:34et que la femme
51:36n'avait pas le même rôle
51:37que bien souvent
51:37elle était considérée
51:38comme une épouse
51:39une mère de famille
51:40à la maison
51:40mais ça c'est pas le sujet
51:42dont on parle
51:42ça il n'y a pas de soucis
51:44mais par exemple
51:46la solution
51:47de l'hétéro-sexualité féminine
51:48juste
51:48de l'hétéro-sexualité féminine
51:50enfin
51:51quand vous
51:52cette découverte
51:53quand vous voyez
51:54à la fin du 19ème siècle
51:55aussi bien Colette
51:57que des grands poétesses
51:58comme René Vivien
51:59etc
51:59c'est quelque chose
52:00qui est ancré
52:01dans la société
52:02alors que
52:03ce sera
52:04dans une certaine élite littéraire
52:07la première guerre mondiale
52:08pour X raisons
52:09donc c'est ça en fait
52:10là il a raison
52:10c'est quand même
52:11dans une certaine élite intellectuelle
52:12comme d'ailleurs
52:13l'hétéro-sexualité féminine
52:14Pascal il y a quand même
52:15une nouveauté
52:16c'est fini
52:17mais Pascal il y a quand même
52:17une nouveauté
52:18dans la période contemporaine
52:19c'est qu'on pousse
52:21on incite quand même
52:22des enfants à réfléchir
52:22à leur identité sexuelle
52:24là où jusqu'à aujourd'hui
52:25ils ne se posaient pas de questions
52:26je suis désolé
52:27je n'ai pas l'impression
52:28d'être très vieux
52:29mais moi je ne me suis jamais posé
52:30on ne m'a jamais dit
52:31l'hétéro-sexualité
52:32réfléchir à ton identité sexuelle
52:33j'étais un homme
52:35l'hétéro-sexualité
52:36n'est pas une construction
52:37non mais les gens
52:39se posaient moins de questions
52:39le problème qui est posé
52:41par notre obsession
52:43des sondages
52:44parce que ça n'est qu'un sondage
52:45et donc ce que ça reflète
52:47n'est pas forcément
52:48une pratique sociale
52:49non cher Henri
52:49pardonnez-moi
52:50c'est aussi
52:50on est
52:52comment dire
52:53au contact
52:54d'une jeune génération
52:57et on ne peut que constater
52:58les différences
53:00qui sont liées
53:03ou par rapport à cette question
53:04par rapport à ma génération
53:06c'est tout
53:06et je ne vous parle même pas
53:08de la génération
53:09de mes grands-parents
53:10je peux constater
53:11une plus grande liberté
53:12et tant mieux
53:13sur ces questions-là
53:15et qu'aujourd'hui
53:16quand un enfant
53:17est homosexuel
53:18à 15 ans
53:1916 ans
53:1917 ans
53:20il le dit sans doute
53:20à ses parents
53:21et que c'est
53:22je l'espère
53:23ce n'est pas vécu
53:26comme un drame
53:26dans une famille
53:27alors qu'il y a
53:2880 ans
53:29c'était plus compliqué
53:30c'est tout
53:31Henri Guedot
53:31bon allez
53:32on est très en retard
53:33on est en retard
53:33et d'autre part
53:38ça ne veut pas dire
53:39que tous ceux
53:40ou toutes celles
53:40qui déclarent
53:41qui ont cette réponse-là
53:42sont réellement
53:43font réellement
53:44une pratique homosexuelle
53:45je suis d'accord
53:46bon allez
53:46c'est le problème du sondage
53:48vous me demandez pas
53:49le programme
53:49mais on parle de sexe ce soir
53:50pardonnez-moi
53:51on vient à la politique
53:52on vient à la politique
53:53avec le docteur
53:54Maxisca
53:55parce que là
53:56on a appris
53:57vous c'est 100% sexe
53:58moi c'est 100% politique
53:59bon merci
54:01mais c'est vraiment
54:02je suis
54:02demain on est là
54:04le 1er mai
54:04merci Henri Guedot
54:05merci d'être venu
54:07Arnaud Carr
54:07a été à la réalisation
54:08Philippe était à la vision
54:09Yannick était au son
54:10merci à Benjamin Noir
54:11à Robin Piette
54:12à Héloïse Tertret
54:13toutes ces émissions
54:14sont retrouvées
54:14sur CNews.fr
54:16demain vous allez vous lever
54:18un peu plus tard
54:19sans doute pas
54:19c'est une excellente soirée
54:20il n'y a pas de football
54:21ce soir du Paris Saint-Germain
54:23il y en a
54:23mais c'est
54:24oui c'est pas bien
54:25il faut regarder Gauthier
54:27ce soir
54:27merci
54:27bonne soirée
54:29à demain matin
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