00:00The NASA has recently revealed an strange sound of cosmic sound,
00:05putting in cause the idea received from which space would be denuated sound,
00:09a new proof, if it was necessary, that the universe is far away from being silent.
00:14This revelation comes from the galaxy of Persée,
00:19located at 250 million years later on our planet.
00:22There, the NASA has detected an unknown origin,
00:26emitted by the black black supermassive occupant the center of this structure.
00:31Even though this discovery comes back to 2003,
00:37it was the first acoustic manifestation ever seen since a source so far away.
00:42Hélas, this sound would be perceived by the human ear,
00:48its frequency being too low to be sensitive.
00:52L'ouïe humaine est limitée à des fréquences supérieures à 20 Hz,
00:57soit 20 cycles par seconde. Or, le signal émis par ce trou noir correspond à un si bémol,
01:02situé 57 octaves, sous le do médian, avec une fréquence qui s'étend sur 10 millions d'années.
01:08En 2022, la NASA est parvenue à transposer ce signal dans une gamme audible par l'être humain,
01:14permettant ainsi une expérience directe de ce phénomène invisible.
01:18Cette avancée remarquable a confirmé que les ondes sonores pouvaient effectivement se propager dans
01:26l'espace, à condition qu'un milieu matériel, comme celui de l'amas de Percé, leur serve de support.
01:31Ce milieu se compose d'un gaz dense et brûlant, bien plus consistant que le vide intergalactique.
01:38C'est précisément cette densité qui permet aux ondes sonores de s'y diffuser.
01:43Ces ondes, issues du trou noir supermassif au cœur de Percé,
01:47ondule dans ce plasma incandescent, à l'instar des ondes sonores se propageant dans l'eau sur Terre.
01:54Certes, l'espace est bel et bien un vide, ce qui empêche, au sens strict, toute propagation sonore.
02:01Toutefois, le gaz qui enveloppe le trou noir de Percé constitue un milieu suffisamment dense
02:07pour permettre aux sons de se déplacer. Les puits sans jets émis par le trou noir
02:11engendrent des ondes, propageant des vibrations à travers ce gaz.
02:15Les chercheurs de la NASA ont pu identifier ces oscillations comme une forme de son cosmique.
02:20Jusqu'alors imperceptibles et indétectables, elles ont pu, pour la toute première fois,
02:26être converties en une forme audible par l'Homme.
02:29Pour nous faire saisir la profondeur abyssale de ce son, la NASA en a relevé la hauteur de 57 octaves,
02:38le rendant ainsi perceptible à l'oreille humaine. Le résultat évoque un grondement grave,
02:45obsédant, comme s'il provenait des entrailles même du cosmos.
02:51La démarche adoptée par la NASA porte le nom de sonification.
02:57Il s'agit d'un procédé qui traduit les propriétés de certaines données en sons audibles.
03:02Cela nous permet d'expérimenter des phénomènes normalement hors de portée de nos sens.
03:08Les zones les plus lumineuses de l'AMA, par exemple, génèrent des tonalités plus aiguës et plus intenses.
03:14La sonification du trou noir de Percé ne constitue pas une simple avancée scientifique.
03:21Elle nous a offert une nouvelle manière d'appréhender, ou devrais-je dire d'entendre, l'univers.
03:27Cette technique a été appliquée par la NASA à divers objets célestes,
03:32tels que des étoiles, nébuleuses ou galaxies, révélant toute la diversité sonore de l'espace.
03:39L'une des sonifications les plus fascinantes de la NASA est Cassiopée A.
03:46Il s'agit des vestiges d'une étoile observée comme une supernova il y a plus de 300 ans.
03:51Située à environ 10 000 années-lumière de la Terre, ce reste fracassé d'une étoile autrefois massive
03:59possède une étoile à neutrons en son noyau. Et c'est l'étoile à neutrons la plus jeune de notre
04:04galaxie dont nous ayons connaissance. Pour sonifier Cassiopée A, la NASA a utilisé les
04:11données recueillies par l'observatoire Chandra, spécialisé dans les rayons X, qu'elle a ensuite
04:16traduit en son. Le processus débute par un ton triangulaire localisant l'étoile à neutrons
04:26en son centre. Puis le son s'étend vers l'extérieur, figurant la dispersion des débris. À mesure que cette
04:33expansion sonore se développe, les tonalités gagnent en hauteur et en éclats. L'intensité
04:38croît et semble refléter les sursauts de la supernova et l'apparition de nouveaux éléments.
04:43Située dans le grand nuage de Magellan, la nébuleuse de la Tarentule constitue l'un des foyers de formation
04:51stellaires les plus dynamiques de l'univers. Les astronomes la scrutent depuis longtemps pour
04:57percer les secrets de la naissance et de l'évolution des étoiles. Il n'est donc guère étonnant,
05:03que les savants de la NASA s'efforcent d'en traduire les données en son. Ils ont associé
05:08intensité lumineuse et hauteur de ton aux différentes composantes de la nébuleuse.
05:12Les gaz les plus chauds et turbulents, qui cernent les étoiles massives, sont ainsi représentés par des
05:20sons éthérés rappelant un synthétiseur. À l'inverse, les gaz plus froids, générateurs
05:25d'étoiles naissantes, émettent des notes douces et graves. Les étoiles les plus lumineuses sont rendues
05:31par des sons proches du piano, tandis que l'amas central évoque le bruissement d'un bâton de pluie.
05:39Fait notable, l'exploration sonore de l'espace menée par la NASA ne se limite pas aux phénomènes
05:44astronomiques. Elle s'appuie également sur les témoignages des astronautes, et certaines de
05:50leurs expériences s'avèrent pour le moins troublantes. L'exploration spatiale regorge de
05:55surprises imprévues. Et parfois, ces surprises se manifestent sous forme de sons étranges
06:02au sein même des vaisseaux.
06:06L'un de ces événements s'est produit à bord de la Station Spatiale Internationale, lorsque
06:10l'astronaute Butch Wilmore a rapporté un bruit singulier émanant du vaisseau Starliner
06:15de Boeing. Ce dernier était amarré à la station depuis près de trois mois. Il venait d'achever
06:22une mission de huit jours qui avait connu plusieurs dysfonctionnements, et l'appareil
06:26était en proie à des problèmes techniques persistants.
06:32Wilmore a décrit ce phénomène sonore comme une pulsation, comparable au signal d'un sonar.
06:39Le bruit émanait du système de haut-parleur du vaisseau. Cette anomalie acoustique a poussé
06:45Wilmore à contacter le centre spatial Johnson de la NASA, à Houston. Naturellement, le centre
06:51de contrôle a immédiatement lancé une enquête. Ils ont pu écouter l'enregistrement provenant
06:56du Starliner. Wilmore avait même placé son micro contre le haut-parleur, afin que le
07:01son soit transmis de manière plus nette.
07:05Les responsables de l'enquête ont fini par déterminer l'origine du phénomène.
07:10Il s'agissait d'un défaut de configuration audio dans le réseau complexe de communication
07:14de la Station Spatiale Internationale. Ce système, interconnectant divers vaisseaux
07:19et modules, peut parfois engendrer des sons inhabituels.
07:25La NASA a tenu à rassurer le public en expliquant que ce type d'incident n'avait rien d'exceptionnel.
07:31Elle a également rappelé l'importance, pour les astronautes, de signaler tout bruit anormal.
07:36Cela dit, cet épisode illustre la difficulté de maintenir des systèmes de haute technologie
07:43en fonctionnement stable, une fois en orbite.
07:47Le Starliner avait déjà subi plusieurs retards et revers importants.
07:52Et chaque nouvelle anomalie ne faisait qu'ajouter à la pression.
07:55Les inquiétudes grandissaient quant à la capacité du vaisseau à regagner la Terre.
08:01Quoi qu'il en soit, ce ne fut pas le seul incident à impliquer des tranches sons spatiaux.
08:05En 1969, lors de la mission Apollo 10, les astronautes ont entendu un bruit pour le moins déroutant
08:11alors qu'ils orbitaient autour de la Lune.
08:15Cette mission, considérée comme une répétition de l'alunissage historique d'Apollo 11,
08:20réunissait Thomas Stafford, John Young et Eugene Cernan.
08:25Tout semblait se dérouler sans accroc, jusqu'à ce qu'ils passent derrière la Lune,
08:31là où aucune onde radio-terrestre ne pouvait plus les atteindre.
08:35C'est alors qu'ils commencèrent à percevoir, dans leurs écouteurs, un curieux sifflement aigu.
08:49L'origine de ce son demeurait incompréhensible pour les astronautes,
08:53car un tel bruit n'aurait jamais dû se produire dans le quasi-vide spatial.
08:57D'abord, ils tournèrent à la situation en dérision, en évoquant une musique venue de l'espace.
09:06Pourtant, derrière ce trait d'humour, l'atmosphère était lourde d'inquiétude.
09:10Isolée sur la face cachée de la Lune, loin de toute assistance terrestre,
09:14ils devèrent maintenant affronter ce phénomène sonore aussi déroutant qu'inexpliqué.
09:19À l'époque, la NASA accordait une grande attention à l'état physique et mental de ces astronautes.
09:24C'est pourquoi l'équipage ne signala pas immédiatement le phénomène au centre de contrôle.
09:29Ce n'est qu'après leur retour sur Terre que les ingénieurs procédèrent à une analyse approfondie de l'incident.
09:35Ils en conclurent que ce bruit provenait très probablement du système de communication de la capsule.
09:39Il se pourrait que ce contexte inhabituel ait favorisé l'apparition de ce bruit.
09:44En effet, le vaisseau était pratiquement isolé de la Terre, la Lune se dressant entre lui et notre planète.
09:52Cependant, malgré les recherches approfondies menées depuis,
09:56l'origine et la nature du fameux sifflement demeurent un mystère irrésolu.
10:01Quoi qu'il en soit, l'ensemble de ces anciennes énigmes et de ces découvertes récentes
10:06révèlent à quel point l'univers est tout sauf silencieux.
10:10Ils grondent, vibrent, murmurent et dévoilent ces secrets une tonalité après l'autre.
10:16À mesure que nos technologies progresseront,
10:18les travaux de la NASA sur la sonification et l'analyse des expériences auditives des astronautes
10:23pourraient bien déboucher sur d'autres révélations remarquables.
10:28Et si nous tendons mieux l'oreille,
10:30nous comprendrons peut-être que le cosmos est infiniment plus loquace qu'on ne l'imaginait.
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