00:00Tous les SOS Médecins de France devraient être fermés pour 24h, là, à compter de 8h ce matin.
00:06D'abord, est-ce que ça veut dire que si on appelle SOS Médecins aujourd'hui, personne ne répondra ?
00:10Eh bien oui. Malheureusement, ça veut dire ça pour les patients.
00:13Donc on rappelle que vous vous opposez, vous aussi, à ce projet de loi qui est porté par des députés de divers partis
00:17qui prévoient de réguler l'installation des médecins sur tout le territoire.
00:22SOS Médecins, ce sont des médecins qui se déplacent, souvent la nuit, les week-ends, quand personne d'autre n'est disponible.
00:28Pourquoi est-ce que votre modèle serait menacé par ce projet de loi aussi ?
00:32Alors, c'est plus dans le fond de tout ça, c'est-à-dire qu'en fait, nous intervenons 24h sur 24.
00:37On intervient pour des problématiques de soins non programmés, le soin non programmé pour SOS Médecins,
00:42c'est le problème de santé que vous n'aviez pas hier et qui, aujourd'hui, justifie que vous voyez un médecin.
00:49Depuis plus de 40 ans maintenant, SOS Médecins est une dynamique libérale
00:55et c'est vraiment le fondement de nos motivations et de l'esprit de tous nos médecins dans nos associations.
01:01Et c'est cet esprit libéral qui nous a permis de nous adapter, d'offrir des propositions d'offres de soins
01:07qui se sont adaptées avec le temps, puisque, historiquement, nous ne faisions que de la visite à domicile.
01:11Sur ces dernières années, pour plein de considérations différentes,
01:15nous avons diversifié cette offre pour répondre au mieux à la population,
01:18en faisant des consultations non programmées et puis la téléconsultation éventuellement.
01:23Et donc, nous avons toujours été prêts à nous adapter et à être force de proposition sur les territoires.
01:29On a eu des pandémies, on a eu le H1N1, on a eu le Covid, on a eu les canicules,
01:33on a eu, il y a nombreuses années de ça, les problématiques sanitaires d'intoxication au monoxyde de carbone,
01:38dans lesquelles le médecin a été très promoteur.
01:41Et puis, nous avons eu, depuis 20 ans maintenant, une implication très forte dans le suivi épidémiologique
01:48de toutes les pandémies, épidémies qui pouvaient apparaître de façon saisonnière.
01:52Et donc, c'est cette dynamique libérale qui nous a permis de nous adapter au fur et à mesure du temps.
01:56Ce qui nous oppose, là, tout de suite, à l'esprit qui est en train de se mettre en place,
02:00c'est l'esprit coercitif plutôt que le dialogue.
02:04Évidemment, nous ne nions pas qu'il y a de vraies problématiques d'accès aux soins pour un certain nombre de populations,
02:10à peu près pour toute la population d'ailleurs.
02:1287% des Français vivent dans un désert médical.
02:15Oui, c'est ça.
02:17Et nous, nous sommes témoins et premiers témoins quotidiennement du fait que même dans des zones dites non-désert médicales,
02:24aujourd'hui, un certain nombre de patients ont du mal à accéder aux soins.
02:27Oui, merci.
02:27Merci.
02:28Merci.
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