00:00Sur les murs de la faculté de médecine de Paris, ces affiches appellent à la grève.
00:04Ici, une grande partie des étudiants refusent qu'on leur impose un lieu d'installation.
00:09La plupart des étudiants font des longues études, donc ils bâtissent toute leur vie dans une ville.
00:13Mais je ne trouve pas forcément normal qu'après on puisse les déplacer dans une ville ou une autre.
00:17Là, ce serait plus retarder le problème qu'autre chose, parce que dans tous les cas, on manquera toujours de médecins.
00:22D'autres pensent que l'appel à la grève lancé ce lundi va à l'encontre de la profession.
00:26En devenant médecin, on adhère à cette idée-là a priori.
00:30On se dit qu'on a envie de donner le soin partout.
00:32Et en effet, c'est relou.
00:34Moi, ça m'embête vachement de me dire que potentiellement, je ne pourrais pas aller là où j'ai envie d'aller.
00:38Pour autant, si c'est là-bas qu'il faut qu'il y ait du soin, je n'irai rien là-bas.
00:41Cette réforme divise chez les futurs médecins.
00:44À 220 km de là, ceux qui s'y opposent peuvent compter sur des praticiens en activité comme Raphaël.
00:49Selon lui, pour lutter contre les déserts médicaux, il faut apporter d'autres solutions.
00:54L'urgence aujourd'hui, c'est de libérer du temps médical.
00:56C'est-à-dire que dans tous les territoires, il y a au moins un médecin généraliste.
01:00Le souci étant qu'il est débordé et qu'il n'arrive pas à prendre en soin plus de patients.
01:05Il n'arrive pas à répondre aux besoins de santé.
01:07Pour l'instant, le Premier ministre aimerait imposer jusqu'à deux jours de temps de consultation par mois
01:11aux médecins dans les zones prioritaires.
01:14Les mesures sont encore en cours de discussion.
01:16La suite du texte sera examinée début mai.
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