- il y a 10 mois
Avec une économie stable affichant un taux de croissance annuel de 6 % depuis dix ans, une couverture numérique de 93 % et des infrastructures modernes, la Côte d’Ivoire ambitionne d’attirer des capitaux étrangers représentant 2,5 % de son PIB. Le pays mise sur un tissu productif diversifié et des réformes ciblées pour séduire les investisseurs.
Positionnée comme un hub économique régional, la Côte d’Ivoire combine dynamisme économique et stratégies sectorielles pour consolider son leadership en Afrique de l’Ouest. Intervenants de cet épisode : Solange Amichia pour le Centre de promotion des investissements et Daouda Coulibaly pour Attijariwafa Bank Afrique de l’Ouest.
Positionnée comme un hub économique régional, la Côte d’Ivoire combine dynamisme économique et stratégies sectorielles pour consolider son leadership en Afrique de l’Ouest. Intervenants de cet épisode : Solange Amichia pour le Centre de promotion des investissements et Daouda Coulibaly pour Attijariwafa Bank Afrique de l’Ouest.
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00:00Bonjour à vous tous, la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao,
00:14ce pays de 28 millions d'habitants, enregistre l'un des taux de croissance les plus soutenus
00:22en Afrique subsaharienne. En cinq ans, les investissements publics et privés ont fait
00:27bondir le PIB réel à 5,4%. Nous sommes depuis Abidjan avec madame Solange Amicia, directrice
00:40générale du centre de promotion des investissements en Côte d'Ivoire et nous sommes également en
00:45présentiel avec Daouda Kounibali, directeur général de Tijani Ouest Africa. Merci madame d'être là,
00:54même si éloigné, nous sommes avec vous de cœur. Merci monsieur Kounibali. La première question que
01:00j'ai envie de poser à tout seigneur, tout honneur évidemment, c'est à madame Amicia, de quoi par
01:06exemple en quoi la Côte d'Ivoire se positionne aujourd'hui en véritable hub en matière d'investissement
01:13en Afrique ? Merci beaucoup pour cette invitation, je suis très honoré d'être parmi vous. Alors, la Côte d'Ivoire,
01:23c'est près de 30 millions d'habitants, comme vous le savez, c'est presque tous les pays africains,
01:29ce sont 50% de la population au moins de 35 ans. C'est une économie libérale, puisque 74% du PND
01:37a attendu du secteur privé. On est un pays qui est très stable politiquement, on travaille sur des
01:43réformes économiques très importantes. Le PIB par habitant est de 2530 dollars. Donc, on a un taux de
01:56croissance en moyenne depuis 10 ans aux alentours de 6%. Et on est la première économique de la zone
02:04l'UMOA, on présente 40% du PIB des 8 pays qui constituent l'UMOA, donc 145 millions d'habitants.
02:15On est la deuxième puissance économique de la CDAO et qui comprend 15 pays et 400 millions
02:22d'habitants. La partie la plus intéressante aujourd'hui en termes de ranking de la Côte d'Ivoire,
02:29c'est qu'on est la troisième économie francophone après l'Algérie et le Maroc. Et sur le continent
02:35africain, on a la neuvième économie. Et la troisième économie qui attire les IDE. Donc,
02:40c'est ces éléments qui sont très importants, mais ça vient du fait qu'on a une économie
02:44très dynamique, on a des infrastructures économiques et sociales de qualité. On a des avantages
02:51aussi, on va parler plus tard, les avantages qu'on donne aux investisseurs. Mais je pense
02:58que ce qui vient, c'est la raison pour laquelle les investisseurs viennent, c'est qu'on a
03:02une économie très dynamique, on a des infrastructures très importantes pour que les, du point de
03:10vue industriel, du point de vue des routes, du point de vue des aéroports et des forts.
03:14Je vais m'arrêter là.
03:15Voilà, on nous continuera effectivement à parler peut-être beaucoup plus en détail
03:19de ces avantages. Daouda Kolibali, on a entendu donc Mme Lamifia parler de ces avantages
03:25en question. Si on doit citer quelques grands indicateurs, on va dire, économiques et de
03:32stabilité, là je fais allusion au PIB, au climat politique de manière générale, à
03:36la démographie. Voilà, si on doit citer quelques indicateurs, ce serait lesquels, surtout en
03:43tout cas ceux qui illustrent aujourd'hui une certaine activité.
03:46Alors, merci en tout cas de m'avoir invité. Donc, je pense qu'au-delà des indicateurs
03:55qui ont été cités par Mme Lamifia, donc la DG du CPC, mais c'est surtout aussi l'évolution,
04:03la transformation de la Côte d'Ivoire en 10 ans. Je pense qu'elle a signalé sur les
04:0810 dernières années, nous avons en fait un taux de croissance moyen qui est entre 6 et 7%,
04:12ce qui est quand même très intéressant. Et donc, j'ajouterais aussi qu'on a une économie
04:18très variée, donc à la fois agricole, donc agro-industriel, à la fois minière, parce
04:23qu'aujourd'hui on commence à découvrir de plus en plus de mines dans la Côte d'Ivoire
04:27et nous avons aussi découvert très récemment des jugements de pétrole, de gaz qui permettent
04:34à la Côte d'Ivoire de rentrer dans le club très fermé, en tout cas des pays producteurs
04:38de certaines quantités de gaz et de pétrole. Après, donc derrière, en matière de chiffre,
04:46de financement, vous avez en fait pour le secteur financier, vous avez donc le total
04:51des banques qui a été multiplié en fait sur 10 ans, sur 10-15 ans, qui a été multiplié
04:56quasiment en fait par 5. Je prends donc le groupe Tijari, donc précisément comme on
05:02parle de la Côte d'Ivoire, le total bilan de la société ivoire de banques, la filiale
05:06de Tijari, donc en Côte d'Ivoire. Alors, on a un total bilan qui était à peu près
05:10donc de 300, 300, 350 milliards de francs CFA, qui aujourd'hui en fait a un peu moins
05:17de 1 700 milliards de francs CFA, ce qui montre quand même qu'il a été multiplié
05:22quasiment en fait par 4. Et donc, ça montre donc le dynamisme de la Côte d'Ivoire,
05:27de l'économie, parce qu'aussi les investisseurs sont là, on a besoin de les accompagner.
05:31Et le résultat aussi, pareil, a été donc multiplié quasiment 8, par 6, par 7. Donc,
05:37voilà, donc c'est les indicateurs en tout cas, en ce qui concerne donc la filiale, donc
05:41qui sont très fortes. Nous avons 13 agences, donc nous sommes aujourd'hui à quasiment
05:4670 agences, donc à l'image, c'est ce que le groupe Tijari sait faire donc au Maroc.
05:51Voilà. Madame Amichia, justement à travers tout ce constat qui a été dressé, est-ce que
05:55la stratégie, la politique de la Côte d'Ivoire s'en est trouvée un tout petit peu, peut-être
06:01modifiée en direction des investisseurs potentiels ?
06:06Oui, en fait, la stratégie qu'on a mis en place, c'est d'attirer des IDE dans les secteurs
06:14d'investissement. Et ces secteurs, en fait, je pense que Daouda en a parlé un tout petit
06:20peu. Ce sont les secteurs, donc de l'agriculture, l'agro-industrie, donc la transformation de
06:25nos matières premières, mais aussi sur les développements des mines. Donc, aujourd'hui,
06:32on est en montée sur l'industrie extractive, mais aussi sur l'industrie de la transformation
06:39de nos mines. Et puis, sur les énergies renouvelables, avec donc effectivement, vous
06:45savez qu'on a un pays agricole, donc on a beaucoup de déchets et de résidus
06:49agricoles. Donc, aujourd'hui, tout ce qui est transformation de la biomasse en énergie,
06:56mais vous avez aussi d'autres secteurs, comme les secteurs industriels, sur les sept
07:00clusters industriels qui sont, je peux peut-être les citer rapidement, l'agro-industrie, la chimie,
07:07plasturgie, les matières de construction, parce qu'on n'a pas assez de logements. Les trois
07:12clusters les plus importants, c'est l'industrie pharmaceutique, l'industrie textile qu'on veut
07:16redémarrer, l'industrie de montage automobile et de pièces détachées, parce que la Côte d'Ivoire
07:22est le premier poste d'importation de notre balance commerciale, c'est les pièces détachées
07:27automobiles. Donc, à un moment donné, c'est important que nous aussi, on puisse produire
07:31ces pièces-là. Et donc, tout ce qui est montage automobile, la Côte d'Ivoire va se positionner
07:36comme un hub de la mobilité verte, donc tout ce qui est électrique, scooter électrique,
07:42banque de chargement, montage de voitures électriques. Aujourd'hui, la Côte d'Ivoire
07:46va se positionner sur ce secteur-là. Donc, il y a plusieurs autres secteurs, mais l'idée,
07:51c'est vraiment de transformer nos matières premières, comme le cacao, le cachou, l'EVA,
07:59le coton, la mangue.
08:00Je posais la question tout à l'heure à M. Koulibaly à propos peut-être un peu
08:05de la transformation digitale opérée par le groupe Tijari. Est-ce que cela renforce
08:12aujourd'hui ? Est-ce qu'on peut dire qu'aujourd'hui, cela peut renforcer justement les différents
08:15services offerts par le groupe, les services financiers en matière de gestion justement
08:19des investissements actuels et peut-être même à venir ?
08:25Oui, bien sûr, tout à fait. Donc, l'avantage de Tijari, c'est d'être un groupe africain,
08:30d'avoir son ADN africain, c'est de comprendre l'Afrique. Ça lui permet d'avoir une avance
08:34sur la compréhension de l'Afrique et ça, c'est très important. Et nous avons, ça a été
08:39rappelé, une population qui est relativement jeune et qui est habituée à ces outils
08:45digitaux. Et donc, il est important que nous puissions travailler sur ces outils pour les mettre
08:51à leur disposition. Donc, nous avons l'avantage d'avoir le groupe qui est là, avec un vrai
08:58savoir-faire et qui nous accompagne dans cette digitalisation de l'ensemble des services,
09:03que ce soit dans tous les pays. Et avec une force, c'est en fait d'avoir un modèle unique
09:11pour l'ensemble des pays où nous sommes, donc dans la zone du Moa. Et donc, aujourd'hui,
09:16ça se passe très bien au Sénégal, si je peux citer un pays en dehors de la Côte d'Ivoire,
09:21c'est le Sénégal avec des wallets qui sont très, très, très utilisés, avec des chiffres
09:28records, avec des normes de transactions records qui montrent en fait que nous avons raison
09:32d'aller dans cette dynamique-là. Et ce modèle est en train d'être dupliqué dans l'ensemble
09:37des autres pays, donc de l'Umoa. Et ça permet effectivement d'accéder aux clients, d'accéder
09:43aux clients là où ils sont, de pouvoir en fait briser les chaînes, de pouvoir les servir
09:48de manière fluide, de pouvoir aller là où nous n'avons pas d'agence et donc de pouvoir
09:54servir dans ces clients-là et de pouvoir aussi donc les accompagner tous les jours dans leurs
10:01services, dans leurs besoins quotidiens de façon fluide. C'est qu'ils aient besoin de se déplacer
10:06physiquement, de là où ils sont et de pouvoir traiter les opérations.
10:10Alors là, nous avons énormément évidemment d'investisseurs potentiels qui nous regardent
10:15et qui nous écoutent. Sur le terrain même des opérations, comment cela se pratique,
10:21comment cela se fait s'il y a effectivement des informations à leur donner ? Ce serait
10:26lesquelles par exemple ? En matière de digitalisation ou bien pour rentrer en contact ?
10:30Pour rentrer en contact d'une manière ou d'une autre ? Pour rentrer en contact d'une
10:33manière ou d'une autre, vous avez en fait donc soit vous avez donc le groupe et donc
10:38qui permet avec une direction qui est la Banque des détails internationale, qui en fait donc
10:42renvoie dans le pays donc dont vous avez le plus besoin. Soit vous avez en fait donc la
10:47filiale, la holding que je dirige, Atijari West Africa qui elle rayonne sur la zone Umoa
10:52avec sur nous sommes présents dans sept pays sur les huit de l'Umoa. Donc nous pouvons donc vous
10:56accompagner, vous donner des informations à la fois en matière d'investissement, à la fois en matière
11:00de financement, en matière aussi de conseil par rapport donc à ces sept pays là. Et ce nom après
11:06derrière vous avez donc par les filiales donc précisément si vous voulez aller donc en Côte d'Ivoire et
11:12nous pouvons donc vous orienter vers la filiale ivoirienne. Et nous avons mis en place une direction qui est la direction de coverage qui permet justement aux multinationales,
11:20qui est donc de pouvoir avoir des agriculteurs dédiés et de pouvoir en fait de façon globale, pouvoir en fait parler de leurs projets que ce soit sur la direction de la Côte d'Ivoire, du Cameroun, du Sénégal, du Maroc ou même de l'Europe avec des DES qui sont donc implantés en Europe, en Asie au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique donc justement pour avoir donc une
11:46compas d'entrée et qui permettent effectivement de réunir sur l'ensemble de nos pays, donc de présence.
11:52Solange Amichia, on a entendu M. Koulibani effectivement parler de ses investisseurs potentiels. Il leur a donné quelques conseils justement pour pouvoir mener à bien leur projet en Côte d'Ivoire.
12:05Mais au niveau peut-être stratégique, au niveau politique et les avantages offerts par l'État ivoirien pour encourager justement l'arrivée de ces capitaux étrangers, qu'est-ce qui est fait pour opérationnaliser tout cela ?
12:21Alors je voulais juste rajouter des éléments importants sur la partie thétique. C'est qu'il faut savoir qu'effectivement la Côte d'Ivoire est routée en fibre optique sur près de 5200 kilomètres.
12:36Et on a, vous savez, notre population de moins de 30 millions et on a plus de 29 millions d'abonnés sur Internet mobile. Donc ça, c'est un élément important.
12:45On a un taux de pénétration de 93% sur Internet. On a un taux de couverture, même de la 4G, à 65%.
12:54Donc c'est pour vous dire qu'aujourd'hui, en termes d'infrastructures et de télécom, la Côte d'Ivoire est bien desservie.
13:01Ça permet effectivement aux entreprises qui veulent s'installer dans l'e-commerce, qui veulent s'installer, le système bancaire, tout est informatisé.
13:08Donc c'est des éléments importants comme ça qui permettent aux entreprises de s'installer en Côte d'Ivoire aussi.
13:13Alors au niveau des avantages, nous on a le CPC, donc le Code des investissements est logé au CPC et le Code d'investissement offre des avantages fiscaux et douaniers.
13:27Et l'État de Côte d'Ivoire a décidé que ces avantages en termes d'exonération upfront seront donnés pour les secteurs qu'ils ont considérés comme prioritaires.
13:38Donc les secteurs prioritaires, c'est l'agriculture, l'agro-industrie, l'agro-alimentaire, la santé, donc tout ce qui est la santé, incluant l'industrie pharmaceutique,
13:48mais aussi tout ce qui est hôtellerie au-delà de 5 milliards de francs CFA ou de 10 milliards si vous êtes à l'intérieur du pays.
13:57Alors il y a un régime qui est un régime de déclaration où vous n'avez que le montant que vous investissez, vous avez droit simplement à des générations fiscales.
14:09Mais par contre, si vous êtes une grande entreprise, si vous investissez un minimum de 200 millions de francs CFA, vous avez droit à des avantages.
14:16Si vous êtes une PME, vous investissez un minimum de 50 millions.
14:19C'est là où vous avez droit à ces avantages d'exonération ou de crédit d'impôt.
14:24Alors effectivement, certains secteurs sont exclus comme la banque et les finances, je suis désolé.
14:29C'est vrai que ça paraît bizarre puisque les banques, ce sont celles qui investissent aussi un réseau de branches à l'intérieur du pays,
14:38avec des infrastructures importantes en télécom, aussi en construction.
14:43Mais la banque est exclue du secteur des produits éligibles au code des investissements, ainsi que le commerce.
14:53Mais par contre, tout ce qui est manufacturier…
14:57Pardon ?
14:58La question que je vous ai posée, vous m'avez parlé justement de l'exclusion des banques, justement de ce système-là.
15:04Voilà, je vous ai demandé pourquoi.
15:06À ce que je disais, en fait, dans le code des investissements, c'est un code générique qui regarde la valeur ajoutée,
15:16c'est-à-dire que vous avez un produit de base et vous rapportez de la valeur avant de le vendre.
15:21C'est pour ça que le commerce est exclu.
15:24Donc, la finance et la banque sont considérés, même les professions libérales aussi sont exclues.
15:29C'est considéré comme je prends de l'argent, je mets dans le compte, je vous donne.
15:35Donc, en fait, c'est une transaction commerciale, c'est assimilé à ça.
15:40Nous, on s'est un peu battus là-dessus parce qu'on s'est dit que les banques, le fait, comme je disais,
15:46qu'elles faisaient des infrastructures et qu'elles se déployaient à l'étranger, à l'intérieur du pays,
15:51et qu'elles offraient des services parce qu'elles ont besoin d'installer des infrastructures de télécoms et tout,
15:55devraient être éligibles, mais pour le moment, ce n'est pas encore passé.
15:59Donc, la banque et les finances, tout ce qui est profession libérale et tout ce qui est commerce,
16:05n'est pas éligible.
16:06Donc, tout ce qui est industrie, par contre, manufacturier, logistique, formation, agriculture, agro-industrie, la santé,
16:14tout ça, c'est éligible au Code des investissements.
16:17On a retiré certaines activités comme, par exemple, la transformation du bois, de première transformation,
16:28parce qu'on veut aller un peu plus loin sur, par exemple, les matériaux de construction dans l'ameublement
16:34qui devient important en Côte d'Ivoire.
16:37Donc, c'est la deuxième et la troisième transformation maintenant qui sont éligibles.
16:41On a aussi réduit la… on n'a même pas réduit, on a retiré des avantages,
16:50par exemple, le conditionnement du produit importé.
16:53C'est quelqu'un qui envoie du truc en vrac comme du lait et qui le met en boîte et qui le vend,
16:57il n'y a aucune valeur ajoutée même s'il rajoute quelques vitamines.
16:59Donc, c'est vraiment ça.
17:00Tout ce qui est, par exemple, hangar frigorifique aussi, c'est un service qui, aujourd'hui, a été retiré.
17:06Mais bon, par contre, l'entreposage et l'allocation d'entrepôts a été retiré aussi.
17:13Donc, il a fallu rationaliser notre code, mais il est très ouvert, comme je dis,
17:18sur les secteurs prioritaires de l'État, donc tout ce qui est industrie manufacturier,
17:23mais aussi l'industrie de l'extraction, c'est-à-dire tout ce qui est minerai,
17:26transformation du minerai, tout ce qui est aussi transformation de déchets
17:31et de détrucisme agricole en biomasse et en énergie.
17:41Monsieur Koulibani, en quoi la Côte d'Ivoire serait spécifique, en tout cas au regard peut-être du monde financier,
17:49du monde bancaire, par rapport peut-être aux autres pays, justement, de la région,
17:55qui pourraient être intéressés par le secteur financier, justement, par votre groupe ?
17:59D'accord. Merci. Je pense que ça a été plus ou moins dit dans nos interventions diverses.
18:06Donc, la Côte d'Ivoire, aujourd'hui, c'est la principale économie de l'Iomoa.
18:11C'est 40% à peu près du PIB de l'Iomoa.
18:14Et c'est la deuxième puissance après le Nigeria, donc dans la CDAO.
18:18Donc, quand vous parlez du Iomoa, vous parlez de 140 millions à 150 millions d'habitants.
18:23Donc, en vous installant en Côte d'Ivoire, le cœur battant, vous pouvez en fait arroser tous les pays qui sont dans l'Iomoa.
18:33Et quand on passe à l'échelle de la CDAO, on intègre donc le Nigeria, le Ghana et tout ça,
18:37là, on passe à un horizon d'à peu près 400 millions d'habitants.
18:41Donc, ça vous donne en fait certains avantages, en tout cas pour attaquer un marché qui soit beaucoup plus important.
18:46Et ça a été également dit, donc, les infrastructures ivoiriennes sont largement, donc, c'est pas pour être prétentieux ou en fait,
18:55n'est-ce pas à l'égard des autres pays, mais par rapport aux autres pays en matière d'endoport, en matière d'aéroport,
19:00en matière de route, en matière d'infrastructures ferroviaires.
19:07Donc, tout ça, ça donne quand même un avantage en fait qui est donc à la Côte d'Ivoire en termes de possibilités d'investissement.
19:14Et après, surtout, donc, on a dit, c'est une économie qui est très variée et qui est très dynamique.
19:19Et donc, vous avez tous les secteurs qui sont aujourd'hui en croissance.
19:23Vous avez beaucoup de pays qui sont orientés sur la production de produits pétroliers.
19:29Mais en Côte d'Ivoire, vous avez ça, vous avez le gaz, mais vous avez aussi d'autres activités, d'autres secteurs qui sont aussi intéressants.
19:37Premier producteur de cacao, premier producteur de noix de cajou.
19:39Donc, voilà, donc ça aussi, ça donne l'exemple de tout avec une population qui est bien formée,
19:46relativement bien formée et qui est jeune et qui est à la disposition des entrepreneurs.
19:50Et donc, je pense en fait que c'est pour ça qu'Atujari a très tôt, très compris,
19:55donc en s'installant là-bas en Côte d'Ivoire, avant même les élections de 2010,
20:00dans une période où nous étions encore en crise, mais justement pour anticiper dans ces développements-là.
20:07Et donc, aujourd'hui, je fais partie des premiers groupes bancaires en Côte d'Ivoire
20:11et qui est capable de vous offrir en fait la palette des services financiers,
20:16que ce soit la banque pure, que ce soit le financement de projets,
20:19que ce soit en fait donc l'intermédiation en bourse,
20:22que ce soit donc la gestion d'actifs, donc avec les SGO,
20:25que ce soit en fait donc la banque d'affaires avec Atujari Finance Corp ou West Africa qui est installée,
20:31mais que ce soit aussi en fait avec les intermédiaires financiers comme Wafa Cash ou West Africa qui est installée
20:37et en fait également enfin donc au niveau de l'assurance avec Wafa Assurance qui est installée.
20:43Donc, on est capable en fait de vous fournir la palette des services financiers dont un investisseur a besoin,
20:49donc que ce soit en Côte d'Ivoire, mais aussi donc dans la zone.
20:52Son nom, Jamy Chien, on vous a un tout petit peu perdu tout à l'heure.
20:56Nous sommes contents que vous soyez de retour.
20:58Qu'est-ce qui reste comme enjeu finalement pour les autorités ivoiriennes
21:01pour pouvoir sécuriser les investissements étrangers sur place ?
21:07Alors, l'élément le plus important aujourd'hui, c'est d'augmenter le volume des RDIs,
21:14les unis des IDE et dans les secteurs bien précis.
21:18C'est vraiment ça l'enjeu aujourd'hui de la Côte d'Ivoire, c'est de pouvoir augmenter ces IDE.
21:24Parce que le niveau des IDE a un peu baissé, mais c'est parce que c'est un secteur qui est très compétitif.
21:34Donc, aujourd'hui le Vietnam est à 4%, nous on est à 1 et 2,5%.
21:38On cherche à aller à 2,5%.
21:43Et l'élément le plus important, enfin 2,5% du PIB,
21:46l'élément le plus important pour nous c'est d'identifier dans le nouveau PND,
21:51puisqu'on est en train de travailler justement sur le nouveau PND 2026-2030,
21:54les secteurs qui sont les secteurs stratégiques sur lesquels la Côte d'Ivoire va attirer les IDE.
22:01Et donc, je vous en ai cité quelques-uns, donc l'industrie extractive,
22:06l'industrie de transformation de nos déchets en biomasse et en énergie,
22:10les énergies renouvelables, tout ce qui est industrie et agro-industrie,
22:14mais aussi la formation.
22:16C'est les secteurs qui aujourd'hui, le capital humain,
22:20donc pour pouvoir faire face à tout ce qui est de nouvelles technologies,
22:24développer un peu plus les start-up.
22:26Donc, ces éléments-là sont des éléments sur lesquels on est en train de travailler aujourd'hui
22:31pour le nouveau PND.
22:33Donc, les enjeux aujourd'hui, c'est vraiment ce que j'allais dire,
22:36les smart FDI, c'est quels sont les IDE qu'on veut attirer.
22:39Je vous ai dit que la Côte d'Ivoire va se positionner comme un hub de mobilité verte,
22:44donc ça aussi, ce sont des investissements qu'on veut attirer en Côte d'Ivoire.
22:49Donc, il y a plusieurs pochettes comme ça,
22:51et donc pareil, une industrie de transformation de nos produits.
22:56Aujourd'hui, on a transformé presque 100% de notre PVA,
22:58on est à plus de 50% de cacao, on est à plus de 30% du cachou.
23:03Donc, on essaie d'augmenter en fait ces niveaux de transformation,
23:07mais on va aller un peu plus loin, on veut transformer tout ce qui est riz,
23:11tout ce qui est cassava, manioc, pour faire de l'éthanol aujourd'hui, du biocarburant.
23:19Donc, on a vraiment de la chêne de cachou aussi pour faire du biocarburant.
23:24Donc, on est vraiment sur des nouvelles niches, comme je vous ai dit, la transformation du minéral.
23:30Mais sur ces niches-là, et c'est vraiment de pouvoir positionner la Côte d'Ivoire sur des secteurs bien précis,
23:36sur lesquels on a un avantage compétitif comme le cacao,
23:39mais aussi où on veut se positionner sur des niches et des secteurs beaucoup plus à valeur technologique.
23:45S'il est un appel à lancer en direction des investisseurs marocains,
23:51et d'ailleurs c'est le moment,
23:53quels seraient peut-être les secteurs sur lesquels vous insisterez justement auprès de ces investisseurs ?
23:59Quel serait le secteur porteur pour la Côte d'Ivoire ?
24:03Alors, je dirais l'agriculture, l'agro-industrie, l'agro-food,
24:10parce que l'agro-alimentaire du Maroc est extraordinaire,
24:14et tout ce qui est production de semences et d'intrants,
24:17donc au CP, et là justement, CP pardon,
24:20et là pour faire des blindes, ils ont fait des blindes en fait de fertilisants,
24:26donc tout ce qui est production de semences, de légumes et de fruits,
24:31tout ce qui est transformation alimentaire,
24:34donc vraiment de l'agro-alimentaire,
24:36le Maroc se positionne vraiment dans un très fort,
24:40et puis je dirais tout ce qui est formation, capital humain.
24:45Donc aujourd'hui, le Maroc a réussi à se positionner, par exemple,
24:48sur des secteurs comme l'aéronautique,
24:50les secteurs sur le montage auto,
24:52les secteurs de grandes industries,
24:56ou de grands secteurs où il y a de la valeur ajoutée de l'innovation.
25:01Donc je pense qu'au niveau de la formation,
25:03ça peut être aussi très intéressant,
25:05et aussi bien sûr du financement,
25:06c'est vrai qu'on ne donne pas d'exonération pour les financements,
25:10mais je pense que c'est intéressant de pouvoir financer
25:12la partie ivoirienne,
25:15et là, c'est là que j'attends la CIBA,
25:17la partie ivoirienne,
25:18parce que nous, on recherche à faire des partenariats.
25:21Donc aujourd'hui, nous, on est sur une dynamique,
25:23donc le CPCI,
25:24on est sur une dynamique de faire des partenariats inter-africains,
25:27parce que c'est là que ça va se jouer,
25:29puisque la ZDKF,
25:30aujourd'hui, il faut pouvoir attaquer la ZDKF
25:31avec des produits qui sont faits en Afrique.
25:35Donc le partenariat Maroc-Code d'Ivoire
25:38peut se positionner justement sur des partenariats comme ça,
25:41pour pouvoir produire localement en Côte d'Ivoire,
25:44dans la chaîne de valeur,
25:46quelque chose peut être fait au Maroc,
25:47ou en Côte d'Ivoire est fait au Maroc,
25:48et attaquer la ZDKF
25:50pour pouvoir prendre des parts de marché,
25:54et donc développer tout ce qui est logistique,
25:56développer tout ce qui est formation,
25:58développer tout ce qui est transformation industrielle,
26:01des produits de grande consommation,
26:03qui aujourd'hui, nous,
26:04on trouve que c'est normal d'avoir certains produits de consommation,
26:08le Maroc aussi,
26:08mais ce n'est pas évident dans tous les pays,
26:10sur tous les pays de l'Afrique centrale.
26:13Donc c'est une opportunité très forte
26:18de pouvoir, à partir de la Côte d'Ivoire
26:20ou à partir du Maroc,
26:21mais en joint venture,
26:23de pouvoir attaquer ces marchés-là.
26:25Et donc, bien sûr,
26:26il faut du financement,
26:27il faut de la technologie,
26:28et puis il faut des matières premières.
26:29Donc nous, on a des matières premières,
26:32on a les marchés,
26:35donc maintenant, on attend que le Maroc envoie la formation,
26:37et puis l'innovation,
26:39et le financement.
26:42On va faire un tout petit peu le jeu contraire,
26:44si vous le permettez,
26:45cette fois-ci,
26:46pour les investisseurs potentiels ivoiriens,
26:50qui seraient peut-être intéressés
26:52par le marché marocain,
26:54qu'est-ce qui est fait en matière de stratégie ?
26:57Est-ce que, vous avez beaucoup insisté tout à l'heure
26:59sur le mot partenariat,
27:00est-ce qu'à ce niveau-là,
27:02ce mot partenariat est fort et d'actualité ?
27:07Alors, c'est vrai que moi,
27:10à l'inverse du commerce,
27:11en fait, on est sûr de la partie investissement,
27:14mais c'est la partie commerciale,
27:15en fait, aujourd'hui,
27:17qui souhaite être développée sur le Maroc.
27:21On a des produits, aujourd'hui,
27:23qui sont très complémentaires du Maroc,
27:26par exemple, quand on parle du manioc,
27:28quand on parle de l'igname,
27:29quand on parle de la banane de plantain.
27:31Tout ça, quand vous faites de la farine,
27:33ce sont des produits qui sont importants
27:34pour la pharmacie,
27:35ce sont importants pour la colle,
27:37ce sont importants pour les denrées des enfants,
27:41ce sont dans l'agroalimentaire aussi.
27:45Donc, ce sont des produits
27:46qui sont transformés ici en Côte d'Ivoire,
27:49qui devraient pouvoir entrer
27:50dans les marchés marocains.
27:52Vous avez aussi tout ce qui est,
27:56donc, je pense vraiment à l'agroalimentaire,
27:59au niveau commercial,
28:02c'est vraiment tout ce que je vois.
28:05Comme je dis, moi, je travaille dans l'investissement,
28:07donc ce que les Ivoiriens,
28:09ou ce que vous pourrez investir au Maroc,
28:13c'est peut-être, effectivement,
28:15dans la production de certains produits tempérés,
28:18qui a besoin de climats tempérés,
28:20qu'on n'a pas en Côte d'Ivoire,
28:22si on veut, par exemple,
28:24attaquer certains marchés d'Europe de l'Est,
28:26ou attaquer certains marchés asiatiques.
28:30Daouda Koulibani, le mot partenariat,
28:32il est à sa juste valeur aussi dans le secteur bancaire ?
28:35Oui, il est à sa juste valeur,
28:39parce que vous avez, en fait,
28:40aujourd'hui, quand même,
28:42trois grands groupes bancaires marocains
28:45qui sont installés, donc, en Côte d'Ivoire,
28:47qui apportent, donc, la valeur
28:48et qui ont permis, donc,
28:50de financer l'économie, donc, Ivoirienne,
28:52et qui, en fait, aussi,
28:53permettent aux investisseurs marocains
28:55de venir plus aisément,
28:57donc, investir en Côte d'Ivoire.
28:58Et, en échange aussi,
29:00vous avez, en fait,
29:01la possibilité, certainement,
29:02des hommes d'affaires, donc, Ivoirien,
29:04qui utilisent ces mêmes réseaux bancaires
29:05pour pouvoir investir, donc, au Maroc,
29:07qui achètent, donc, une maison
29:09des ans secondaires,
29:11qui achètent, donc, une affaire au Maroc.
29:14Et, donc, ça, on a, on a, on a,
29:15on a des cas, comme ça,
29:17qu'on a accompagnés.
29:19En plus, avec le Forum Afrique de développement,
29:22qui est organisé par le groupe Tijari,
29:25qui met, en fait, face à face
29:27des investisseurs, donc, africains,
29:29donc, beaucoup qui viennent de Côte d'Ivoire,
29:31et des investisseurs, donc, marocains,
29:32et ça permet de créer, donc, des joint ventures,
29:35à la fois, en fait, donc, au Maroc,
29:36mais aussi, donc, en Côte d'Ivoire.
29:38Et, donc, ça, c'est vraiment
29:39ce partenariat-là,
29:40c'est un exemple de partenariat,
29:43donc, très fort,
29:44et que nous accompagnons chaque année
29:46sur le Forum.
29:48Nous avons, en fait, un peu plus de,
29:50donc, quasiment plus de 5 000 B2B,
29:53pas seulement avec les Ivoiriens,
29:55mais avec, en fait, donc,
29:56des ressortissants, donc,
29:57de l'Afrique subsaharienne,
29:58et qui sont intéressés par exporter
30:00les produits vers le Maroc,
30:02ou importer, donc, du Maroc.
30:03Donc, c'est vraiment cette Afrique-là,
30:05comme ça a été dit,
30:06donc, avec Mazelika,
30:07cette Afrique qui gagne,
30:08qui est partenaire,
30:09qui marche ensemble,
30:12et c'est ça, en fait, aussi,
30:14un des rôles moteurs
30:15qui est dans l'ADN du groupe Tijari.
30:18Alors, qui dit partenariat,
30:20dit, évidemment,
30:21en prise en compte des enjeux ESG,
30:23environnement social et gouvernance,
30:26est-ce que cela impacte vraiment
30:27les différents projets soutenus par la Banque ?
30:31Oui, bien sûr.
30:31Vous savez, en fait,
30:32que notre maison mère,
30:33c'est Almada.
30:34Almada,
30:34positif impact,
30:36impact positif.
30:38Et donc, bien sûr,
30:40que ce soit au niveau,
30:42donc,
30:42de Almada,
30:43qui les déclinent,
30:44je suis dans le groupe Tijari,
30:45qui les déclinent dans ses filiales,
30:47c'est important pour nous,
30:49en fait,
30:49tous les projets sont regardés
30:52sur l'EG,
30:53qui passent dans une grille très stricte
30:56et qui permettent de nous assurer
30:58que c'est des projets
30:59qui vont, en fait,
31:00impacter à la fois socialement,
31:02de façon environnementale,
31:05et en fait,
31:05qui vont permettre à l'économie,
31:07en tout cas,
31:08donc,
31:08d'évoluer de façon équilibrée,
31:10de telle sorte à laisser un impact
31:11qui soit très fort,
31:13un impact positif.
31:14Voilà,
31:15nous arrivons au terme
31:17de cet entretien.
31:18Merci beaucoup.
31:20Je remercie vivement
31:21Mme Solange Amichia,
31:23directrice générale
31:23du Centre de Promotion
31:25des Investissements
31:26en Côte d'Ivoire.
31:28Vous étiez avec nous,
31:29je le rappelle,
31:29depuis Abidjan,
31:30la capitale.
31:31Je remercie également
31:32Daouda Kodibadi,
31:34directeur général
31:35du groupe Tijari Ouest Africa.
31:37Encore une fois,
31:38mes remerciements
31:38les plus sincères
31:40et merci à vous
31:41de nous avoir suivis
31:42au cours de cette émission
31:44Afrique Invest
31:45et à très bientôt.
31:46Sous-titrage Société Radio-Canada
31:51Sous-titrage Société Radio-Canada
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