- il y a 1 an
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NewsTranscription
00:00:00Sud Radio, Bercov dans tous ses états.
00:00:05Nous sommes en guerre.
00:00:07Et dis donc Jamy, tu trouves pas qu'il fait un peu chaud cet été ?
00:00:11Nous avons choisi de ne pas donner la parole à des personnes qui contesteraient le fait même du réchauffement climatique.
00:00:16On est en train de se prendre le réchauffement climatique en pleine gueule.
00:00:19C'est un engagement.
00:00:20Deux degrés, en fait, les gens ne se rendent pas compte de ce que ça veut dire comme bouleversement de l'environnement global.
00:00:25Vous êtes sceptique.
00:00:26Oh, vous êtes mesquête.
00:00:28Mais je suis pas mesquête.
00:00:28Tu vois Jamy, l'avantage avec le réchauffement climatique, c'est qu'ici on va pouvoir tourner le prochain Mad Max.
00:00:36Taisez-vous, taisez-vous, parce que là c'est...
00:00:37Et tu sais quoi ? Eh bien on est en pleine butte Montmartre, Jamy.
00:00:40Nous sommes en guerre.
00:00:42Nous sommes en guerre.
00:00:44Et Dieu sait si nous sommes en guerre, comme vous le savez.
00:00:47Auditeur de Sud Radio, résistant de Sud Radio, bonjour.
00:00:50Et aujourd'hui, aujourd'hui, eh bien écoutez, c'est du lourd.
00:00:53Nous allons parler de quoi ?
00:00:54Eh bien du réchauffement climatique.
00:00:57On va parler, non pas du réchauffement climatique, mais on va parler de ceux qui nous attaquent, à nous Sud Radio, au nom de la désinformation climatique.
00:01:08Et oui, nous serions, nous serions des agents de la désinformation.
00:01:12Pas seulement nous d'ailleurs.
00:01:14Nous, CNews, RMC, Europe 1 et puis d'autres.
00:01:18Voilà. Pourquoi ? Parce que nous osons dire que peut-être, peut-être, il y a une question de discussion.
00:01:24Vous savez que la science, c'est la discussion.
00:01:26Et on a à dire, peut-être qu'il y a des opinions divergentes.
00:01:28Et d'ailleurs, Dieu sait s'il y en a.
00:01:30Eh bien on va en parler de ce dossier.
00:01:32Pourquoi un certain nombre d'associations nous attaquent.
00:01:36Qui sont ces associations ?
00:01:37Nous allons en parler avec Fabien Bouglet, que je n'ai pas besoin de vous présenter.
00:01:41Et nous allons prendre le temps d'en parler, parce que c'est important.
00:01:44C'est important de savoir, une chose très simple, est-ce qu'on a le droit de discuter de tout ?
00:01:49Est-ce qu'on a le droit d'avoir question à tout ?
00:01:51Vous savez que c'est notre moto, et qu'il n'est pas question qu'on sorte de celui-là.
00:01:56Et puis, et puis alors, évidemment, des choses magnifiques.
00:01:59L'Union Européenne envisage de supprimer les nocisses des boîtes de médicaments.
00:02:03Et oui, et oui, vous n'avez pas besoin de savoir.
00:02:05Vous n'avez qu'à aller sur Internet, regarder le QR code.
00:02:08Mais ceux qui n'utilisent pas Internet, eh bon, on s'en fout.
00:02:11Écoutez, les gens qui n'ont pas Internet, ce sont des gueux,
00:02:15comme les gens qui refusent les zones à faible émission.
00:02:21Toujours liés.
00:02:23Le salon du livre, bien sûr, et en seconde partie d'émission,
00:02:27nous allons recevoir un commissaire de police honoraire,
00:02:30qui a 40 ans de commissariat et commissaire divisionnaire.
00:02:33Il s'appelle Maurice Ionialet.
00:02:34Et vous savez ce qu'il nous dit ?
00:02:36Maurice Ionialet, il lance un cri, un livre,
00:02:39et il nous dit « la police ne peut plus rien pour vous ».
00:02:41Voilà, carrément, la police ne peut plus rien pour vous.
00:02:44Pourquoi ? Et il m'a fait s'expliquer là-dessus.
00:02:48A tout de suite, attachez vos ceintures.
00:02:51Sud Radio, parlons vrai.
00:02:53Sud Radio, parlons vrai.
00:02:57Les Français parlent au français.
00:03:01Je n'aime pas la blanquette de veau.
00:03:03Je n'aime pas la blanquette de veau.
00:03:06Sud Radio Berkov dans tous ses États.
00:03:08En Union soviétique, on disait « vipère lubrique et traître au peuple ».
00:03:15En Allemagne et en Italie, du temps de Hitler et Mussolini,
00:03:20on disait « sémite, juive, négateur, etc. »
00:03:27Et dans nos pays démocratiques, on ne dit pas ça.
00:03:33Mais quand on aborde le climat, qu'est-ce qu'on dit si on commence à donner la parole
00:03:39à des gens pourtant scientifiques, pourtant ils appartenaient au GIEC,
00:03:43ou au CNRS, ou ailleurs, des scientifiques internationaux, américains,
00:03:48qu'on a reçus, etc., et qui mettent légèrement en question
00:03:52un certain nombre de choses sur le dérèglement climatique
00:03:57ou surtout sur le réchauffement climatique.
00:03:59Alors là, c'est la lalie, c'est le saut de la famille,
00:04:03c'est même pas l'enfer, c'est l'invisibilisation.
00:04:07Et puis nous, Sud Radio, on n'est pas les seuls,
00:04:10on a été effectivement par un certain nombre d'associations d'ONG,
00:04:15et un certain nombre, trois ou quatre, qui nous ont mis en tête de liste
00:04:18de cette désinformation qui, paraît-il, effectivement, exerce ces ravages.
00:04:25Pourquoi ? Eh bien, on en parle.
00:04:28Sud Radio Bercov, dans tous ses états, le fait du jour.
00:04:32« Est-ce qu'il faut changer les choses ? »
00:04:36« Oh, ça, citoyen ! »
00:04:39« Il est grand temps qu'on propose »
00:04:42Il y a des noirs aux arbres citoyens, évidemment.
00:04:48Qui n'est pas, et nous, les premiers sur l'environnement,
00:04:51la dépollution, sur, effectivement, ces plastiques qui envahissent les océans, etc.
00:04:58Mais qui est contre toute discussion sur un certain nombre de problèmes ?
00:05:05Fabien Bouglet, bonjour.
00:05:06Bonjour André Bercov.
00:05:07Vous êtes expert en politique énergétique, vous avez reçu à plusieurs reprises,
00:05:10vous avez écrit un livre sur les éoliennes,
00:05:13qui a fait date sur les énergies alternatives,
00:05:17les énergies renouvelables,
00:05:19et puis l'auteur de « La guerre de l'énergie » aux éditions du Rocher,
00:05:22votre plus récent livre.
00:05:23Alors, il se passe ceci, que, effectivement,
00:05:28trois associations, je dirais,
00:05:30nous ont mis, là, récemment, un peu sur le grill,
00:05:35en disant, voilà,
00:05:36négation de la crise climatique sur l'origine humaine,
00:05:40fausses informations sur les énergies, etc.
00:05:43Eh bien, c'est la conclusion principale d'une étude inédite,
00:05:47publiée jeudi 10 avril,
00:05:48donc, il y a une semaine,
00:05:50par, moins d'une semaine,
00:05:51par trois ONG.
00:05:53Alors, Cotaclimat,
00:05:55qui a fait le texte,
00:05:57« Data for good » et « Science feedback ».
00:06:00Alors, ils ont analysé
00:06:02128 cas des informations climatiques
00:06:04au cours du premier trimestre 2025,
00:06:07et ils disent,
00:06:07« Affirmations non étayées »,
00:06:10c'est leur, scientifiquement contredicte,
00:06:13manipulatrice,
00:06:14et, dit le journal Le Monde,
00:06:16toujours bien informé,
00:06:17le grand champion,
00:06:18c'est Sud Radio,
00:06:19qui en cumule un tiers,
00:06:21en invitant régulièrement
00:06:22des négationnistes de climat,
00:06:25comme François Gervais.
00:06:26Je rappelle, en pensant,
00:06:27mais ça, Le Monde ne le dit pas,
00:06:28que François Gervais a été au CNRS,
00:06:30a été au GIEC, etc.
00:06:32Et il dit un certain nombre de choses.
00:06:35Eh bien, c'est intéressant,
00:06:37parce que ce rapport de Cotaclimat
00:06:41dit ceci.
00:06:42Écoutez, c'est intéressant,
00:06:44Fabien Bouclé,
00:06:45il dit,
00:06:45« L'émission Bercov dans tous ses états,
00:06:47invite à nouveau des individus
00:06:49qui ne pensent pas comme les autres.
00:06:51Alors, ils ajoutent,
00:06:52sorti de son contexte,
00:06:54la démarche pourrait être louable.
00:06:56Mais, attention,
00:06:57attention, ajoute-t-il,
00:06:59elle sert de justification
00:07:00pour amplifier
00:07:02la voie de négateur
00:07:03d'un consensus scientifique
00:07:05démontré sans équivoque.
00:07:06Voilà, il y a un consensus scientifique,
00:07:08la vérité est établie,
00:07:10la Terre est plate,
00:07:11c'est l'ISENKO en Union soviétique,
00:07:13et impossible de dire
00:07:14quoi que ce soit,
00:07:16sinon vous passez dans l'enfer.
00:07:19Fabien Bouclé,
00:07:20alors, de quoi s'agit-il ?
00:07:21Oui, en fait,
00:07:22c'est une étude,
00:07:23c'est presque plus un tract
00:07:25d'activistes
00:07:26maquettés avec de jolies couleurs
00:07:30pour faire passer ça
00:07:31comme une étude,
00:07:31mais c'est un tract politique.
00:07:33en grand, très jargonneux Sciences Po
00:07:36pour dire que, finalement,
00:07:39il y aurait de la désinformation.
00:07:41Aux yeux de ces personnes,
00:07:42la désinformation,
00:07:43c'est les personnes
00:07:44qui ne pensent pas comme elles,
00:07:45notamment dans le domaine climatique,
00:07:49dans le domaine des énergies
00:07:50intermittentes et renouvelables,
00:07:52dans le domaine des voitures électriques,
00:07:54dans le domaine des zones
00:07:56à faible émission, etc.
00:07:57Dans le domaine des zones
00:07:58à faible émission,
00:07:59dans le domaine du plan
00:08:00pluriannuel de l'énergie,
00:08:02c'est-à-dire, en fait,
00:08:02tout ce contre quoi
00:08:04nous nous battons actuellement,
00:08:06Alexandre Jardin
00:08:08contre les ZFE,
00:08:09moi contre le plan pluriannuel
00:08:11de l'énergie
00:08:11qui est un plan scélérat,
00:08:14contre les personnes
00:08:15qui luttent contre les DPE.
00:08:16Donc, en fait,
00:08:17dès que vous avez un mot
00:08:19qui n'est pas conforme
00:08:21à leur idéologie,
00:08:22vous êtes des désinformateurs.
00:08:25Absolument.
00:08:25Et d'ailleurs,
00:08:26et d'ailleurs,
00:08:27ils demandent aux autorités,
00:08:30attention,
00:08:31ils demandent
00:08:32pour les autorités
00:08:32comme l'ARCOM,
00:08:34et surtout,
00:08:34ils font appel aux députés,
00:08:36faites des lois,
00:08:37renforcez,
00:08:37faites des lois,
00:08:38et aux annonceurs
00:08:39des médias,
00:08:40attention,
00:08:41désannoncez,
00:08:42menacez-les au portefeuille.
00:08:43Oui, parce qu'il faut bien
00:08:45comprendre que ce document
00:08:46est une atteinte
00:08:47très grave aux valeurs
00:08:48de la République.
00:08:50Il faut quand même
00:08:50le rappeler.
00:08:51Parce que la République,
00:08:53elle est basée
00:08:53sur un texte fondateur,
00:08:55qui est la Déclaration
00:08:56des droits de l'homme
00:08:56et du citoyen,
00:08:57et de la Constitution française,
00:08:59qui, dans la hiérarchie
00:09:00des normes,
00:09:01on appelle ça
00:09:01la hiérarchie des normes,
00:09:03constitue le point ultime
00:09:06d'information
00:09:07qui dirige la liberté.
00:09:10Et rappelez ce que dit
00:09:10l'article 11.
00:09:11Et l'article 11
00:09:13de la Déclaration
00:09:13des droits de l'homme
00:09:14dit la chose suivante.
00:09:15La libre communication
00:09:16des pensées
00:09:17et des opinions
00:09:18est un des droits
00:09:19les plus précieux
00:09:20de l'homme.
00:09:21Tout citoyen
00:09:22peut donc parler,
00:09:24écrire,
00:09:25imprimer,
00:09:25librement,
00:09:26sauf à répondre
00:09:27de l'abus de cette liberté
00:09:28dans les cas déterminés
00:09:29par la loi.
00:09:30Alors ils vous disent
00:09:31oui,
00:09:31mais il y a l'abus
00:09:32de la liberté.
00:09:32Non, mais il n'y a pas
00:09:33de loi aujourd'hui
00:09:34qui empêche de discuter
00:09:36ni des éoliennes,
00:09:37ni des panneaux solaires,
00:09:38ni des ZFE,
00:09:40ni de PPE,
00:09:41ni du climat,
00:09:42ni des discussions
00:09:43aujourd'hui
00:09:44sur ces questions
00:09:45essentielles.
00:09:47Donc,
00:09:47nous sommes libres,
00:09:49Sud Radio est libre,
00:09:50CNews est libre,
00:09:52Europe 1 est libre,
00:09:53d'exprimer librement
00:09:55la pensée
00:09:56des différentes opinions.
00:09:58Et d'ailleurs,
00:09:59c'est ce qu'a rappelé
00:09:59d'ailleurs le Conseil d'État
00:10:00dans une décision
00:10:02de justice,
00:10:04qu'il y avait
00:10:04une diversité d'opinions
00:10:06qui devaient être exprimées
00:10:06dans les médias.
00:10:07Donc,
00:10:08effectivement,
00:10:08le Conseil d'État
00:10:09l'a dit très récemment.
00:10:10Bien sûr.
00:10:11Donc, Sud Radio fait parler
00:10:12justement des personnes
00:10:13qui disent
00:10:14un autre narratif
00:10:16mais qui ne convient pas
00:10:17à ces ayatollahs,
00:10:19à ces activistes
00:10:20qui voudraient,
00:10:21comme ces procès
00:10:22en sorcellerie,
00:10:23vous savez,
00:10:23vous vous rappelez
00:10:24du bon vieux temps
00:10:26où on nous disait
00:10:26que la terre était plate
00:10:27et puis on faisait
00:10:28un procès en sorcellerie
00:10:29pour ceux qui disaient
00:10:30que la terre était ronde.
00:10:31Eh bien voilà,
00:10:32ce sont des platistes,
00:10:34des gens qui veulent
00:10:35empêcher la liberté
00:10:36d'expression
00:10:37sur des domaines
00:10:38aussi importants
00:10:39que l'énergie,
00:10:40que la voiture électrique
00:10:41ou que l'acquisition climatique.
00:10:43Fabien Bouglet,
00:10:44qui sont,
00:10:45c'est justement,
00:10:46c'est intéressant
00:10:46de voir qui sont
00:10:47ces associations ?
00:10:49Eh bien en fait,
00:10:49vous avez...
00:10:49Très précisément
00:10:50et factuellement.
00:10:51Voilà.
00:10:51Alors factuellement,
00:10:52vous avez Cota Climat
00:10:53qui est une jeune association
00:10:54qui a été créée...
00:10:55Une ONG,
00:10:55une ONG.
00:10:56Oui,
00:10:57une ONG,
00:10:57une officine,
00:10:58plutôt une officine d'action
00:11:00qui a été créée
00:11:01par une collaboratrice parlementaire
00:11:03d'un député
00:11:04de La République En Marche.
00:11:06Donc,
00:11:06pourquoi pas ?
00:11:08Eva Morel
00:11:10et qui crée donc
00:11:12cette action
00:11:13Cota Climat
00:11:14dont l'objectif
00:11:15c'est de faire changer la loi
00:11:16pour punir les récalcitrants
00:11:18qui ne pensent pas comme eux
00:11:19et d'autre part
00:11:21pour agir auprès de l'ARCOM.
00:11:23C'est-à-dire qu'ils font
00:11:24régulièrement des saisies
00:11:25de l'ARCOM
00:11:26lorsqu'ils estiment
00:11:27que ce qui est exprimé
00:11:29dans les médias
00:11:30n'est pas conforme
00:11:31à leur narratif à eux.
00:11:32Ils envoient des lettres,
00:11:33ils envoient des lettres,
00:11:34ils incitent à saisir l'ARCOM.
00:11:36D'ailleurs,
00:11:36nous avons fait l'objet
00:11:37d'une saisie ARCOM
00:11:38début,
00:11:39fin novembre
00:11:40parce que nous avions
00:11:41évoqué des choses
00:11:43qui ne leur convenaient pas.
00:11:44Ils sont associés
00:11:46avec Science Feedback
00:11:47qui est donc,
00:11:49se prétend comme étant
00:11:51le gardien du temple
00:11:54de la science
00:11:54et puis Data for Good.
00:11:56Data,
00:11:57donc c'est les données,
00:11:58la base de données.
00:11:59et tous ces organismes
00:12:01ont créé
00:12:02un organisme
00:12:04qui est en consortium,
00:12:05vous savez,
00:12:05les loups quand ils attaquent,
00:12:06ils attaquent en meute,
00:12:08qui s'appelle
00:12:08l'Observatoire des médias
00:12:09sur l'écologie.
00:12:11Donc l'Observatoire des médias
00:12:12sur l'écologie,
00:12:13c'est celui
00:12:14qui va donner
00:12:15les données
00:12:16pour ce consortium
00:12:18d'officines
00:12:19pour attaquer
00:12:20auprès de l'ARCOM.
00:12:21C'est également une ONG,
00:12:22une association.
00:12:23C'est une association.
00:12:25Côte à climat,
00:12:25quand on regarde,
00:12:26est très très proche
00:12:27de l'Observatoire des médias
00:12:28sur l'écologie
00:12:29puisque sur le compte Twitter
00:12:30de Côte à climat,
00:12:32ils mentionnent
00:12:32Côte à climat
00:12:33et Observatoire des médias
00:12:34sur l'écologie.
00:12:34Donc c'est a priori
00:12:37une ONG parente
00:12:38ou du moins cousine
00:12:39ou extrêmement proche.
00:12:40Très proche.
00:12:41Ce qui est fascinant
00:12:43dans ce qu'ils disent,
00:12:46c'est par exemple,
00:12:47ils vont reprocher
00:12:47de dire que finalement,
00:12:50contester les énergies renouvelables,
00:12:52ça revient à empêcher
00:12:53de trouver des solutions
00:12:54pour lutter
00:12:54contre le réchauffement climatique.
00:12:56Sauf que,
00:12:57évidemment,
00:12:58ils disent c'est la science.
00:12:59Mais sauf que la science,
00:13:00elle a été totalement exprimée
00:13:03et leur narratif
00:13:04est complètement remis en cause
00:13:05par un rapport
00:13:06de la Camédémie des sciences
00:13:07qui représente
00:13:08plusieurs prix Nobel,
00:13:09qui représente
00:13:10des centaines de scientifiques
00:13:11et qui vient d'être remis
00:13:12tout récemment
00:13:13et qui explique
00:13:14que le fait
00:13:15d'intégrer
00:13:16dans le réseau électrique
00:13:17des énergies intermittentes
00:13:18renouvelables
00:13:19pose une grande difficulté
00:13:20pour notre réseau
00:13:21et c'est exactement
00:13:22ce qu'ils nous reprochent
00:13:23de dire,
00:13:24c'est la science
00:13:24qui le dit.
00:13:25Ça a été d'ailleurs confirmé
00:13:26par le patron
00:13:28de la Sûreté d'EDF,
00:13:29M. Jean Casabianca,
00:13:30qui nous a expliqué
00:13:31qu'il y avait
00:13:32un gros problème
00:13:33d'intégrer
00:13:33des énergies intermittentes
00:13:34dans le réseau électrique
00:13:36avec le nucléaire.
00:13:37Donc,
00:13:37en fait,
00:13:38si vous voulez,
00:13:38ils reprochent
00:13:40des informations
00:13:40qui sont publiées,
00:13:42qui sont des informations
00:13:43reconnues scientifiquement,
00:13:45reconnues factuellement
00:13:47par les plus grands spécialistes
00:13:49des questions énergétiques,
00:13:50ils me reprochent
00:13:51et ils nous reprochent
00:13:52des informations
00:13:53qui ont été confirmées,
00:13:54rappelez-vous,
00:13:55André Bercoff,
00:13:56nous avons fait
00:13:56une tribune dans le point
00:13:57qui s'appelle
00:13:57Nous dénonçons,
00:13:59où nous dénoncions
00:13:59justement toute cette politique
00:14:00qui avait été signée
00:14:02par tous les dirigeants
00:14:03du système énergétique français.
00:14:05Donc,
00:14:05ces gens-là,
00:14:06de quota climat,
00:14:07voudraient,
00:14:08en fait,
00:14:09que les principaux vétérans
00:14:12de la filière énergétique française
00:14:14que les scientifiques
00:14:16de l'Académie
00:14:16des sciences françaises,
00:14:18que les responsables
00:14:19de la sûreté,
00:14:21eh bien,
00:14:21ils voudraient remettre
00:14:22en cause
00:14:22ce que des spécialistes
00:14:24disent
00:14:25sur la question énergétique
00:14:26ou sur les questions climatiques.
00:14:27Ils prétendent
00:14:28représenter
00:14:29la totalité de la science
00:14:31alors que la science
00:14:32par essence
00:14:32elle est discussion.
00:14:33Mais tous les scientifiques,
00:14:34les vrais scientifiques,
00:14:35ils vous le disent.
00:14:36C'est ça qui est extraordinaire.
00:14:37C'est ça qui est très grave.
00:14:38Et vous avez une autre information
00:14:39qui est quand même
00:14:40fondamentale,
00:14:41c'est que depuis 1997,
00:14:43le protocole de Kyoto,
00:14:45vous savez,
00:14:46André Bercoff a,
00:14:47malgré toutes ces politiques
00:14:48qu'eux défendent,
00:14:49vous savez combien
00:14:50on a baissé
00:14:51nos consommations
00:14:52d'énergie fossile
00:14:52avec toute cette politique
00:14:54d'énergie intermittente,
00:14:56de ZDFE,
00:14:581997,
00:14:59le protocole de Kyoto.
00:15:00Eh bien,
00:15:00depuis 1997,
00:15:02le monde entier
00:15:02a augmenté
00:15:04sa consommation
00:15:05d'énergie fossile
00:15:06de 62%.
00:15:07C'est-à-dire que
00:15:08toute cette politique
00:15:09menée par ces officines
00:15:10qui lutte
00:15:11pour imposer
00:15:12les énergies intermittentes,
00:15:14pour imposer
00:15:14un narratif climatique,
00:15:16etc.,
00:15:18eh bien,
00:15:18est totalement remis
00:15:19en cause par la science.
00:15:20Et l'autre science,
00:15:21c'est que la France
00:15:23fait partie des pays
00:15:24et c'est incontestable
00:15:26qui émet le moins
00:15:27de gaz à effet de serre.
00:15:28et que tous les pays
00:15:30du monde
00:15:30sont en train
00:15:31d'exploser
00:15:31la Chine,
00:15:32l'Inde
00:15:32et les Etats-Unis.
00:15:34La Russie.
00:15:34Et que donc,
00:15:35en réalité,
00:15:36ces personnes
00:15:36voudraient imposer
00:15:37à la France
00:15:38des contraintes,
00:15:40des contraintes
00:15:41pour son agriculture,
00:15:42des contraintes
00:15:42pour son énergie,
00:15:43des contraintes
00:15:44pour les gueux
00:15:45que représente
00:15:46Alexandre Martin
00:15:47en leur empêchant
00:15:48de rentrer dans les villes
00:15:50sous prétexte
00:15:51qu'il y aurait
00:15:52une désinformation climatique
00:15:53alors que l'information
00:15:54est très claire.
00:15:55la France n'a absolument
00:15:57pas besoin
00:15:58de modifier sa vie
00:15:59pour compenser
00:16:00l'augmentation
00:16:01des gaz à effet de serre
00:16:02des pays
00:16:03les plus producteurs.
00:16:04C'est ça la vérité.
00:16:06Et voilà pourquoi
00:16:07ils veulent nous empêcher
00:16:08de dire cela
00:16:10et d'être
00:16:10les vrais diversitaires.
00:16:12Mais on va en parler
00:16:13plus tard,
00:16:13Fabien Bouglet.
00:16:14Après cette petite pause,
00:16:16on va continuer
00:16:16à en parler
00:16:17parce que la question
00:16:18et écoutez bien,
00:16:20résistants de Sud Radio,
00:16:22auditeurs de Sud Radio,
00:16:23qui finance ?
00:16:24Parce que c'est
00:16:24toujours intéressant.
00:16:25de savoir qui finance.
00:16:26Eh bien écoutez,
00:16:27on en parle
00:16:27juste après
00:16:28cette petite pause.
00:16:30Sud Radio Bercoff
00:16:31dans tous ses états
00:16:32midi 14h.
00:16:34André Bercoff.
00:16:35Alors,
00:16:37c'est nous
00:16:38les déformateurs
00:16:39climatiques,
00:16:40c'est nous
00:16:41les désinformateurs
00:16:42climatiques,
00:16:43c'est nous
00:16:43qu'il faut mettre
00:16:44au banc
00:16:45des accusés.
00:16:4708126 300 300
00:16:49si vous avez
00:16:49envie d'intervenir.
00:16:51Nous sommes
00:16:51évidemment toujours
00:16:52avec Fabien Bouglet,
00:16:53expert en politique
00:16:54énergétique
00:16:54et auteur de
00:16:55Guerre de l'énergie
00:16:56aux éditions
00:16:56du Grouchet.
00:16:57Alors,
00:16:58ces associations,
00:17:00ces ONG,
00:17:01Cota Climat
00:17:03et toutes les autres,
00:17:05il y a quand même
00:17:06quelque chose,
00:17:07ils sont financés.
00:17:07qui les financent
00:17:09Fabien Bouglet ?
00:17:10Alors,
00:17:10il faut revenir,
00:17:11je reviens très rapidement
00:17:12sur mon livre
00:17:12Guerre de l'énergie
00:17:13où j'ai un chapitre
00:17:14où je parle de
00:17:15mercenaires énergétiques.
00:17:16Parce que,
00:17:17en fait,
00:17:17si vous voulez,
00:17:18vous avez
00:17:18en France
00:17:20des opérateurs
00:17:21qui agissent
00:17:22dans un agenda
00:17:23dont l'objectif
00:17:24répond à des besoins
00:17:26particuliers
00:17:26de financeurs.
00:17:28Et les financeurs
00:17:29de Cota Climat...
00:17:29Vous dites que ceux-là
00:17:30répondent à cette définition ?
00:17:32Bien sûr !
00:17:33Pourquoi ?
00:17:33Parce que Cota Climat,
00:17:35par exemple,
00:17:37est financé
00:17:38par le groupe Valorem.
00:17:40Alors,
00:17:40moi,
00:17:40je le connais bien,
00:17:41le groupe Valorem.
00:17:42Alors,
00:17:43qui est le groupe Valorem ?
00:17:44C'est le premier
00:17:44exploitant éolien.
00:17:46Tiens,
00:17:46voilà,
00:17:46on se retrouve
00:17:47avec les exploitants éoliens.
00:17:48Encore les éoliennes !
00:17:49Voilà,
00:17:50encore les éoliennes
00:17:50dirigées par
00:17:51Jean-Yves Grandidier
00:17:52qui est un grand
00:17:54connaisseur de l'éolien
00:17:55mais aussi
00:17:56d'Europe Écologie Les Verts
00:17:57puisqu'il a été
00:17:58candidat
00:17:58multirécidiviste
00:18:00pour Europe Écologie Les Verts.
00:18:01Et Jean-Yves Grandidier
00:18:03a été le créateur
00:18:05des syndicats
00:18:06d'exploitants éoliens
00:18:07France Énergie Éolienne
00:18:08et créateur
00:18:09et fait partie
00:18:10des créateurs
00:18:11du bureau
00:18:12de coordination
00:18:13franco-allemand
00:18:14des éoliennes
00:18:14qui est devenu
00:18:15l'office franco-allemand
00:18:17de la transition énergétique,
00:18:18le fameux lobby allemand
00:18:20installé
00:18:21au sein
00:18:22de la direction générale
00:18:24du ministère de l'Écologie.
00:18:26Vous avez été d'ailleurs...
00:18:27Il vous attaque aussi
00:18:27pour ça
00:18:28puisque Cota Climat
00:18:29vous attaque
00:18:30et il vous a été attaqué.
00:18:31Il y a eu porté plein
00:18:32calard comme pour ça.
00:18:34Mais au-delà de ça,
00:18:35donc il y a Valorem...
00:18:35Il y a Valorem,
00:18:36la fondation
00:18:37des exploitants éoliens
00:18:39Mirova.
00:18:40D'accord.
00:18:40Donc ça,
00:18:41c'est la banque
00:18:41populaire
00:18:42et donc
00:18:43qui a
00:18:44un exploitant éolien
00:18:46qui est investi
00:18:47par Mirova
00:18:48qui est un fonds d'investissement
00:18:49et donc c'est la fondation
00:18:51Mirova
00:18:51d'exploitants éoliens
00:18:52qui finance
00:18:53Cota Climat.
00:18:54Vous avez également
00:18:55GreenGiot,
00:18:56Gringot,
00:18:57société qui finance
00:18:58les énergies renouvelables
00:18:59et vous avez
00:19:00Astris Finance,
00:19:02société financière
00:19:02spécialisée
00:19:03dans les énergies éoliennes
00:19:05et les panneaux solaires.
00:19:06D'accord.
00:19:06Donc si vous voulez,
00:19:08les principaux financeurs
00:19:09de Cota Climat
00:19:11sont
00:19:12les exploitants éoliens
00:19:14ou les exploitants solaires,
00:19:16ceux contre qui
00:19:17nous dénonçons
00:19:18l'inutilité,
00:19:20nous dénonçons
00:19:21les débordements
00:19:23de suspension publique.
00:19:23Je ne veux pas
00:19:25évidemment prendre
00:19:25le parti là-dessus.
00:19:27Vous dénoncez.
00:19:27Je dénonce
00:19:28sur l'antenne
00:19:30de manière régulière
00:19:31dans le cadre
00:19:34d'un débat équilibré.
00:19:35Alors ensuite,
00:19:36on va essayer d'avancer.
00:19:37Et ensuite,
00:19:37ils sont financés
00:19:38par l'ADEME.
00:19:39Alors,
00:19:40qu'est-ce que c'est
00:19:40que l'ADEME ?
00:19:41On en parle beaucoup
00:19:41de l'ADEME.
00:19:42Moi,
00:19:42j'ai entendu parler
00:19:43de l'ADEME
00:19:43quand j'ai vu
00:19:44cette extraordinaire
00:19:46injonction
00:19:47à dire
00:19:48attention,
00:19:48vos slips,
00:19:49vous pouvez les laver
00:19:49une fois par jour,
00:19:51votre jean,
00:19:52etc.,
00:19:53des injonctions incroyables.
00:19:54Nous recevions hier
00:19:55à cette émission
00:19:56David Lissnard,
00:19:57il disait
00:19:57mais qu'est-ce que c'est
00:19:58que ces dépenses
00:19:59hallucinantes
00:19:59de campagnes
00:20:00de code de l'ADEME ?
00:20:01Alors,
00:20:01l'ADEME,
00:20:02c'est quel budget ?
00:20:02C'est qui ?
00:20:03Alors,
00:20:03l'ADEME,
00:20:04c'est un établissement
00:20:05public,
00:20:05industriel et commercial
00:20:06qui dépend du ministère
00:20:07de l'écologie.
00:20:09C'était l'ancienne
00:20:10agence de maîtrise
00:20:11de l'énergie.
00:20:11Au moment où,
00:20:12pendant les années 70,
00:20:13il a fallu qu'on baisse,
00:20:15vous savez,
00:20:15les changements d'heures
00:20:16pour baisser
00:20:17notre consommation
00:20:18d'énergie.
00:20:19Et progressivement,
00:20:20l'ADEME a été infiltré
00:20:21par les mouvements
00:20:23anti-nucléaires.
00:20:24Notamment,
00:20:25à la tête de l'ADEME,
00:20:26on a eu un ingénieur nucléaire
00:20:27qui était un proche
00:20:28d'ailleurs de Dominique Voinet
00:20:29et qui a contribué
00:20:30à la fermeture
00:20:31de Superphénix
00:20:32parce qu'il était
00:20:34absolument opposé,
00:20:35hostile,
00:20:36au surgénérateur,
00:20:37à Neutron Rapide,
00:20:38la fameuse technologie
00:20:39pour laquelle
00:20:40Astrid
00:20:41ou Superphénix.
00:20:42Et donc,
00:20:43l'ADEME
00:20:43a une racine
00:20:44et ce n'est pas moi
00:20:45qui le dis,
00:20:46c'est Bernard Acquoyer
00:20:48qui a écrit un livre
00:20:48sur le nucléaire
00:20:49et qui en fait un chapitre
00:20:50en expliquant
00:20:51que nos institutions énergétiques,
00:20:53en particulier
00:20:54au sein de l'ADEME,
00:20:55avaient été infiltrées
00:20:56par les anti-nucléaires.
00:20:57Et quel est le budget
00:20:58de l'ADEME ?
00:20:58Alors,
00:20:59le budget de l'ADEME,
00:21:00pendant des années,
00:21:01le budget de l'ADEME,
00:21:02il a été à 1 milliard d'euros
00:21:03et depuis deux ans,
00:21:05il est passé
00:21:06à 4 milliards d'euros.
00:21:074 milliards d'euros ?
00:21:08Voilà,
00:21:094 milliards d'euros.
00:21:10Jolie augmentation.
00:21:11Alors,
00:21:11vous avez
00:21:121 000 collaborateurs
00:21:13à l'ADEME.
00:21:14Donc,
00:21:14le budget de l'ADEME,
00:21:16pour le fonctionnement
00:21:16de l'ADEME,
00:21:17il est de l'ordre
00:21:17de 1 milliard d'euros
00:21:19à peu près.
00:21:20Et ils ont une enveloppe
00:21:21de 3 milliards d'euros
00:21:22qui peuvent dépenser
00:21:23pour les projets résilients
00:21:25de la transition énergétique
00:21:27et de la transition écologique.
00:21:28Et donc,
00:21:28ils financent qui, là ?
00:21:29Eh bien,
00:21:30donc,
00:21:30dans l'opération
00:21:32de leur étude
00:21:34sur la désinformation,
00:21:35ils financent
00:21:36très exactement
00:21:37Côte à Climat.
00:21:38Ils financent également
00:21:39l'Observatoire
00:21:40des médias
00:21:40sur l'écologie.
00:21:41Et donc,
00:21:43ce sont les deux principaux acteurs
00:21:45de l'étude du rapport.
00:21:47C'est-à-dire qu'il faut comprendre
00:21:48que finalement,
00:21:49l'ADEME
00:21:50finance
00:21:51une officine
00:21:52chargée
00:21:53de saisir
00:21:54l'ARCOM
00:21:54lorsque le discours
00:21:56ne convient pas
00:21:57et peut remettre en cause
00:21:58l'action même
00:21:59de l'ADEME
00:22:00puisqu'en fait,
00:22:01il s'agit évidemment
00:22:02de l'ADEME
00:22:03d'un consortium
00:22:05qui valorise
00:22:07les énergies intermittentes
00:22:09et d'ailleurs,
00:22:10il finance également
00:22:11Négawatt.
00:22:12Négawatt,
00:22:13c'est une autre association
00:22:15qui prône
00:22:16le 100% renouvelable.
00:22:18Moi,
00:22:18ce qui me frappe là-dedans,
00:22:19ils ont tout à fait le droit
00:22:20et c'est très légitime.
00:22:21C'est de l'argent public
00:22:22dans le Bercoff.
00:22:22C'est de l'argent public
00:22:23tout à fait.
00:22:23C'est notre argent,
00:22:24c'est le vôtre,
00:22:25c'est le mien.
00:22:25Il faut le dire absolument.
00:22:26Alors,
00:22:27ils pensent que
00:22:28les énergies intermittentes,
00:22:30c'est bien.
00:22:31Eh bien,
00:22:31écoutez,
00:22:32ils ont le droit.
00:22:33Le problème,
00:22:34c'est pourquoi
00:22:34ils veulent absolument
00:22:36faire taire
00:22:36toutes paroles
00:22:39parce qu'ils veulent faire taire
00:22:40des paroles différentes
00:22:41parce qu'on voit bien
00:22:42que globalement,
00:22:44cette politique énergétique
00:22:45est désastreuse.
00:22:46La politique énergétique
00:22:47basée sur les énergies intermittentes,
00:22:50qu'elle tue des oiseaux,
00:22:51il y a eu des condamnations pénales
00:22:52ces derniers jours.
00:22:54De tous les jours,
00:22:55il y a une politique
00:22:57qui montre,
00:22:58et il y a des informations
00:22:59qui montrent,
00:23:00le désastre
00:23:00de cette politique
00:23:01basée sur les énergies intermittentes
00:23:03et que nous sommes
00:23:04en plein débat
00:23:05sur la programmation
00:23:07de politiques énergétiques.
00:23:08Pour les prochaines années, oui.
00:23:11Faire taire
00:23:12les personnes
00:23:13qui dévoilent
00:23:13des vérités,
00:23:14les vérités cachées
00:23:15sur les énergies intermittentes
00:23:17pose un énorme problème
00:23:18sur le business
00:23:20de l'ADEME
00:23:21parce que l'ADEME
00:23:22est basée
00:23:22sur la lutte
00:23:23contre le nucléaire
00:23:25historiquement
00:23:26et sur le déploiement
00:23:27des énergies renouvelables.
00:23:28Donc,
00:23:29parmi les...
00:23:29Donc,
00:23:30la troisième
00:23:31ONG
00:23:33qui est dans le rapport...
00:23:35Alors,
00:23:35dans la troisième ONG,
00:23:36c'est Science Feedback.
00:23:37Oui.
00:23:37Alors là,
00:23:38c'est très intéressant
00:23:39parce que
00:23:40dans les financeurs
00:23:41de Science Feedback,
00:23:42on retrouve
00:23:43des GAFA
00:23:45et on retrouve
00:23:46Facebook Meta
00:23:47ou TikTok
00:23:48ou, par le passé,
00:23:49l'Université de Californie.
00:23:51Donc là,
00:23:52on est encore plus
00:23:54dans une ingérence américaine.
00:23:55D'ailleurs,
00:23:55dans Science Feedback...
00:23:56Mais vous voyez que c'est fini
00:23:57l'Université de Californie.
00:23:58Alors,
00:23:58c'est fini pour l'Université de Californie
00:24:00mais on a toujours
00:24:00Meta
00:24:02et dans la liste
00:24:03des financeurs
00:24:05de Science Feedback,
00:24:06on retrouve
00:24:06tout un tas
00:24:07de personnes
00:24:08venant
00:24:08des pays
00:24:09anglo-saxons
00:24:10et en particulier
00:24:10des Etats-Unis.
00:24:12Donc,
00:24:12c'est-à-dire que,
00:24:13en fait,
00:24:13au travers
00:24:14de cette officine
00:24:15Science Feedback,
00:24:16c'est bien
00:24:17l'ingérence américaine
00:24:18qui vient
00:24:19exposer
00:24:20à la France
00:24:20qui va devoir
00:24:22établir
00:24:23une censure
00:24:24parce que
00:24:25derrière tout ça,
00:24:26vouloir empêcher
00:24:27la discussion
00:24:28sur les énergies
00:24:29intermittentes
00:24:30ou le climat,
00:24:31c'est vouloir
00:24:31censurer,
00:24:32évidemment.
00:24:34C'est intéressant
00:24:35que le pays
00:24:35de la liberté
00:24:36et l'expression
00:24:36du premier amendement
00:24:37de la Constitution
00:24:38américaine
00:24:39veulent essayer
00:24:40de censurer ailleurs.
00:24:41Et je signale,
00:24:42puisque vous parlez
00:24:42de service public,
00:24:43enfin de l'argent
00:24:44du contribuable,
00:24:46qui a exprimé
00:24:48entre autres
00:24:49cette nécessité
00:24:51de dire
00:24:52attention,
00:24:53réchauffement climatique
00:24:54out,
00:24:55fini.
00:24:56Qui est bien
00:24:57la directrice
00:24:58de France Inter
00:24:59il y a un an
00:25:00exactement
00:25:00dans ses médias,
00:25:02je crois que France 5,
00:25:03disait ceci,
00:25:04écoutez.
00:25:05En tant que service public,
00:25:06il y a certaines valeurs
00:25:08qui sont toutes
00:25:08au service
00:25:08de l'intérêt général
00:25:09puisque nous sommes
00:25:10une radio publique
00:25:11donc on se doit
00:25:12de servir
00:25:12l'intérêt général.
00:25:13Dans le cadre
00:25:14de cette mission,
00:25:16nous avons choisi,
00:25:17mais c'est Radio France,
00:25:18en ce qui concerne
00:25:19par exemple
00:25:19le réchauffement climatique
00:25:20et la cause écologique,
00:25:22de ne pas donner
00:25:23la parole
00:25:24à des personnes
00:25:25qui contesteraient
00:25:26le fait même
00:25:27du réchauffement climatique.
00:25:28C'est un engagement,
00:25:29c'est un engagement
00:25:30de Radio France.
00:25:31Voilà,
00:25:31c'est un engagement,
00:25:32c'est un engagement
00:25:33de Radio France
00:25:33et elle dit
00:25:34attention,
00:25:35l'intérêt général,
00:25:36pas question,
00:25:37la question ne sera pas posée.
00:25:39Fabien Boulay.
00:25:39Oui,
00:25:40et d'ailleurs,
00:25:41ça renvoie au problème
00:25:42d'un financement
00:25:43tout à fait étonnant
00:25:44pour l'Observatoire
00:25:46des médias sur l'écologie
00:25:47qui est donc
00:25:48une structure
00:25:48de ce consortium.
00:25:50C'est que
00:25:51l'Observatoire
00:25:52des médias sur l'écologie
00:25:53est financé
00:25:54par l'ADEME
00:25:55mais aussi,
00:25:56et ça c'est
00:25:56beaucoup plus surprenant
00:25:57et je me pose
00:25:58des questions,
00:25:59par l'ARCOM.
00:26:01C'est-à-dire
00:26:01que vous avez
00:26:02un Observatoire
00:26:03des médias
00:26:04de l'écologie
00:26:04financé par l'ADEME
00:26:06et par l'ARCOM,
00:26:07ARCOM qui normalement
00:26:09est une autorité
00:26:10indépendante
00:26:11et qui,
00:26:13dont les fonctionnaires
00:26:13en vertu du statut
00:26:14des fonctionnaires
00:26:15ont un devoir
00:26:15de neutralité
00:26:16et d'indépendance
00:26:17et l'ARCOM finance
00:26:19une structure
00:26:20associée
00:26:21à une association
00:26:22chargée
00:26:23de saisir l'ARCOM.
00:26:25Eh bien,
00:26:25nous allons poser
00:26:26la question à l'ARCOM,
00:26:27c'est intéressant,
00:26:28nous nous faisons
00:26:28confiance à l'ARCOM
00:26:29et on voudrait savoir
00:26:31pourquoi l'ARCOM
00:26:33finance
00:26:34des associations
00:26:35dont l'objectif
00:26:37in fine,
00:26:38c'est de saisir l'ARCOM.
00:26:39Où est l'indépendance
00:26:40de l'ARCOM
00:26:41lorsque l'ARCOM
00:26:42finance ce type
00:26:43d'organisation ?
00:26:44C'est tout à fait
00:26:45déroutant.
00:26:45C'est une question
00:26:46que nous poserons
00:26:47à l'ARCOM
00:26:47parce que nous faisons
00:26:48confiance à l'ARCOM
00:26:50mais c'est vrai
00:26:50que là,
00:26:51il y a un problème,
00:26:52je ne dirais pas
00:26:53de conflit d'intérêt
00:26:54mais en tout cas,
00:26:55quelque chose
00:26:55qui est passé.
00:26:56Lorsque j'ai enquêté
00:26:57sur ce document,
00:27:00ce tract
00:27:02de ce consortium,
00:27:04j'ai eu l'effroi
00:27:06de découvrir l'ARCOM
00:27:07alors moi,
00:27:08je suis surpris
00:27:09parce que
00:27:11est-ce à dire
00:27:11que l'ARCOM
00:27:12soutient financièrement
00:27:14des personnes
00:27:15qui vont saisir l'ARCOM ?
00:27:17Comment peut-elle
00:27:18ensuite être indépendante
00:27:20dans son...
00:27:20On va poser la question
00:27:22Fabien Bouclé
00:27:22mais alors ça veut dire quoi ?
00:27:24En fait,
00:27:24quand on regarde tout cela,
00:27:26est-ce que ça veut dire
00:27:27que nous ne serions pas,
00:27:29nous,
00:27:29je ne parle pas seulement
00:27:30dessus de radio
00:27:31mais d'Europe 1
00:27:32mais de Arte
00:27:34quand même un peu
00:27:35qui en parle
00:27:36alors que vous savez,
00:27:37c'est très intéressant
00:27:37quand on voit
00:27:38le tableau dressé
00:27:39par Quota Climat.
00:27:41Nous,
00:27:41nous sommes alors,
00:27:42attention,
00:27:43nous sommes les champions
00:27:44de la désinformation climatique
00:27:46selon eux,
00:27:47normalisés par volume.
00:27:48Ensuite,
00:27:48vient loin derrière
00:27:49RMC,
00:27:50CNews,
00:27:51Europe 1,
00:27:52Arte,
00:27:53mais pratiquement
00:27:54France 2,
00:27:54LC,
00:27:55BFM TV,
00:27:56France Info TV,
00:27:57France Inter,
00:27:58France Culture,
00:27:59RTL,
00:28:00presque rien.
00:28:00et France Info Radio,
00:28:01presque rien.
00:28:02Alors,
00:28:03c'est très intéressant.
00:28:04Mais dites-moi,
00:28:05ce ne seraient pas nous
00:28:05les champions
00:28:06de la diversité
00:28:07et de la liberté d'expression ?
00:28:09A contrario,
00:28:10comme on dit en droit,
00:28:12ce document montre
00:28:13une chose édifiante,
00:28:15c'est que finalement,
00:28:17les médias
00:28:18dits mainstream,
00:28:20France Télévision,
00:28:21LCI,
00:28:22ne diffusent
00:28:23aucune information
00:28:24équilibrée
00:28:25sur les questions
00:28:27des énergies intermittentes
00:28:28ou des questions
00:28:30climatiques.
00:28:31Ça veut dire
00:28:32qu'en in fine,
00:28:34l'arrêt du Conseil d'État
00:28:35qui exige
00:28:36qu'il y ait un équilibre
00:28:38de la pensée
00:28:38sur des questions
00:28:40diverses
00:28:41et en particulier
00:28:42ces questions-là
00:28:43n'est pas respecté
00:28:44par les médias.
00:28:45Et donc,
00:28:45cette étude
00:28:46a cet apport
00:28:47incontestable
00:28:48de montrer
00:28:50qu'effectivement,
00:28:51il y a
00:28:52un déséquilibre
00:28:52et moi,
00:28:53je saisis l'ARCOM
00:28:54ici aujourd'hui.
00:28:55Comment se fait-il
00:28:56alors que mon prix
00:28:57Guerre de l'énergie
00:28:58a fait l'objet
00:28:59de conférences
00:28:59au ministère des Armées,
00:29:01a fait l'objet
00:29:02de différentes conférences
00:29:03et a fait l'objet
00:29:03de remises d'un prix
00:29:04au ministère de l'Économie
00:29:06et des Finances
00:29:06la mention d'honneur
00:29:08du prix Turgot ?
00:29:09Comment se fait-il
00:29:10que je n'ai jamais été invité
00:29:11sur France Télévision,
00:29:13sur les chaînes publiques,
00:29:16alors que j'ai des choses
00:29:17à dire sur le sabotage
00:29:18de Nord Stream
00:29:19et que ces médias
00:29:20n'ont invité
00:29:21qu'une spécialiste
00:29:22de Nord Stream
00:29:23en n'ayant
00:29:23qu'un narratif ?
00:29:24C'est ça la question.
00:29:26C'est la question
00:29:26que vous allez saisir
00:29:27à l'Arcom ?
00:29:28Je saisis aujourd'hui,
00:29:30j'en profite
00:29:31de cette audience,
00:29:33pourquoi y a-t-il
00:29:35une unicité
00:29:36de poids de mesure
00:29:37dans les médias ?
00:29:38et une unicité
00:29:39d'intervention
00:29:40dans les médias
00:29:41LCI
00:29:42qui est exprimée
00:29:43par ce rapport
00:29:44de Cota Climat,
00:29:46je le rappelle,
00:29:46financé par la filière éolienne
00:29:48et qui montre
00:29:48qu'in fine,
00:29:50c'est sur Sud Radio,
00:29:51sur CNews
00:29:52et d'autres supports
00:29:53qu'on peut parler
00:29:54de sujets divers,
00:29:56qu'on peut exprimer
00:29:57des positions différentes
00:29:58et encore merci
00:30:00à CNews
00:30:00et à Sud Radio
00:30:01d'inviter
00:30:02les différentes possibilités
00:30:04de s'exprimer
00:30:05dans le cadre
00:30:06du respect
00:30:07des valeurs
00:30:07de la République
00:30:08et de la déclaration
00:30:09des droits de l'homme.
00:30:10Eh bien,
00:30:10nous continuerons
00:30:11à le faire
00:30:11parce que nous ne sommes,
00:30:13nous,
00:30:13des réinformateurs,
00:30:15justement,
00:30:15et pas des désinformateurs.
00:30:17Merci André Bercoff,
00:30:19merci à vous.
00:30:20Ici Sud Radio,
00:30:24les Français
00:30:25parlent au français.
00:30:28Je n'aime pas
00:30:29la blanquette de veau.
00:30:31Je n'aime pas
00:30:32la blanquette de veau.
00:30:33Sud Radio Bercoff
00:30:35dans tous ses états.
00:30:36Eh bien,
00:30:36la Commission européenne,
00:30:38tout à son génie inventif
00:30:39et créateur,
00:30:41eh bien,
00:30:41elle envisage
00:30:42de toucher
00:30:43la manière
00:30:44dont on se renseigne
00:30:45sur les médicaments.
00:30:46Écoutez,
00:30:47nous tous,
00:30:48évidemment,
00:30:49on s'occupe,
00:30:50on va à la pharmacie,
00:30:51on s'achète des médicaments,
00:30:53on s'achète des boîtes
00:30:53suite à l'ordonnance
00:30:55de notre médecin
00:30:56généraliste
00:30:57ou spécialiste.
00:30:58Mais là,
00:30:58vous allez voir,
00:31:00dans la faculté
00:31:02et dans leur volonté
00:31:03de nous faciliter les choses,
00:31:05l'Union européenne
00:31:07et la Commission européenne
00:31:08et Ursula von der Leyen,
00:31:09notre grande pharmacien
00:31:10en chef,
00:31:11a décidé
00:31:12de nous faciliter
00:31:14la tâche
00:31:14et vous allez voir
00:31:15comment.
00:31:16Écoutez.
00:31:16Sud Radio Bercov
00:31:18dans tous ses états,
00:31:20les perles du jour.
00:31:21C'est le blues,
00:31:22le blues,
00:31:23euphorisant.
00:31:25Vous connaissez sans doute
00:31:26le divin Mogadon,
00:31:28ça va,
00:31:28ça va sans dire,
00:31:29c'est un de mes compagnons.
00:31:30Et j'avoue mon amour
00:31:31pour la mépromisine,
00:31:32sans oublier de vente
00:31:33et la cédibahine.
00:31:34C'est le blues,
00:31:36le blues,
00:31:37le blues,
00:31:37et oui Philippe Châtel,
00:31:38le blues,
00:31:39le blues,
00:31:39le blues,
00:31:39le blues,
00:31:39le blues,
00:31:39le blues,
00:31:39le blues,
00:31:39le blues,
00:31:39le blues,
00:31:40le blues,
00:31:41le blues,
00:31:42le blues,
00:31:42le blues,
00:31:42le blues,
00:31:42le blues,
00:31:43je vous le conseille.
00:31:43Écoutez-le.
00:31:44Mais comment je fais
00:31:45sans la notice ?
00:31:47Eh ben,
00:31:47non,
00:31:48écoutez,
00:31:49voilà,
00:31:49vous allez vous débrouiller,
00:31:50vous allez voir comment.
00:31:52Et France 2 a envoyé des journalistes
00:31:54dans une pharmacie
00:31:55parce qu'il est question,
00:31:57effectivement,
00:31:57de supprimer la notice
00:31:59des boîtes de médicaments
00:32:00pour ne garder
00:32:01qu'un QR code
00:32:02sur l'emballage.
00:32:02Voilà,
00:32:03vous allez flasher le QR code
00:32:05et vous allez tout savoir
00:32:06mais pose des problèmes
00:32:07quand même,
00:32:08écoutez.
00:32:09Dans cette pharmacie
00:32:10près de Strasbourg,
00:32:11Monique Logel est venue chercher
00:32:12les antibiotiques
00:32:13de son beau-frère.
00:32:15Comme toujours,
00:32:16elle déplie la notice.
00:32:17Les précautions,
00:32:19les contre-indications
00:32:20et les effets indésirables,
00:32:22je lis tout ça.
00:32:23Mais ce papier
00:32:24pourrait disparaître
00:32:25au profit d'un QR code.
00:32:27À 82 ans,
00:32:28cela a de quoi l'inquiéter.
00:32:30Moi, personnellement,
00:32:31j'aurais de difficulté
00:32:32parce que je suis tout à fait...
00:32:35Je ne sais pas du tout
00:32:37m'en servir.
00:32:39Le QR code permettrait
00:32:40d'accéder sur Internet
00:32:42à tout le mode d'emploi
00:32:43du médicament
00:32:44et ainsi de se passer
00:32:46de la version imprimée.
00:32:47Une fausse bonne idée
00:32:49selon cette pharmacienne.
00:32:50On va perdre
00:32:51un outil simple
00:32:53pour nos patients âgés,
00:32:55pour nos papis-mamies,
00:32:57pour des personnes
00:32:58qui n'ont pas de smartphone
00:32:59ou d'ordinateur,
00:33:00c'est-à-dire
00:33:01qui vont sortir
00:33:02de notre pharmacie
00:33:03sans un support
00:33:05simple et clair.
00:33:06Et ça,
00:33:06ça met en danger
00:33:07la santé de nos patients.
00:33:10Et oui,
00:33:11ça met en danger.
00:33:11Mais écoutez,
00:33:12franchement,
00:33:12pour tous ces gueux
00:33:13qui ne savent pas utiliser
00:33:14le QR code,
00:33:15franchement,
00:33:16il est temps
00:33:17qu'ils s'y mettent
00:33:17ou alors
00:33:18s'ils ne lisent pas
00:33:20les méfaits
00:33:21de tel ou tel médicament
00:33:23ou les risques,
00:33:24tant pis pour eux.
00:33:25Vous imaginez
00:33:25où on est ?
00:33:26Vous imaginez
00:33:27où on est ?
00:33:27C'est comme ça
00:33:27qu'on veut faire
00:33:28des économies ?
00:33:29C'est comme ça
00:33:29qu'on veut faire
00:33:30des économies
00:33:30alors qu'on cherche
00:33:3140 milliards
00:33:32selon M. Lombard.
00:33:35On va faire
00:33:35des économies.
00:33:36Ah oui.
00:33:37Eh ben écoutez,
00:33:38les gens qui ne savent
00:33:38pas utiliser le QR code,
00:33:40tant pis pour eux,
00:33:41ils n'ont qu'à demander
00:33:42à leurs petits-fils
00:33:42ou à leurs enfants
00:33:43et sinon,
00:33:44débrouillez-vous.
00:33:46Voilà comment
00:33:47on augmente,
00:33:48voilà comment on avance
00:33:49dans une démocratie
00:33:50bien faite,
00:33:51voilà comment on s'occupe
00:33:52de nos retraités
00:33:53ou de nos vieux
00:33:55ou de nos seniors,
00:33:56etc.
00:33:56et même les autres.
00:33:58Ah non, non, non, non,
00:33:58c'est pas bon,
00:33:59on peut faire des économies
00:34:00bien sûr.
00:34:01Il n'y a pas
00:34:02d'autres économies
00:34:02à faire ?
00:34:03Non.
00:34:03En attendant,
00:34:04eh ben écoutez,
00:34:05QR codez-vous.
00:34:06Voilà,
00:34:06c'est l'avenir
00:34:08indescriptible
00:34:10et incontournable
00:34:11et indépassable
00:34:11de l'humanité glorieuse
00:34:13made in France.
00:34:14Sud Radio Bercov
00:34:16dans tous ses états.
00:34:17La merveilleuse chanson
00:34:30de Moustaki,
00:34:32de Georges Moustaki,
00:34:33« Ma liberté, ma liberté ».
00:34:34Eh ben,
00:34:34je ne sais pas
00:34:35si la liberté
00:34:36était très présente
00:34:37au Salon du Livre
00:34:38de samedi dernier.
00:34:40Alors,
00:34:40il y avait évidemment
00:34:41les éditeurs,
00:34:42tous les éditeurs,
00:34:42les écrivains,
00:34:43qui sortaient leurs bouquins,
00:34:44ils sont là pour signature,
00:34:45ces grandes festivals
00:34:47du Livre de Paris
00:34:48au Grand Palais.
00:34:50Et puis,
00:34:50il y avait
00:34:51des protestataires
00:34:52et les protestataires
00:34:54notamment au stand
00:34:55des éditions Fayard
00:34:56ou devant
00:34:56le stand
00:34:57des éditions Fayard
00:34:58et voici
00:34:59ce que les contestataires
00:35:01ou protestataires
00:35:02criaient.
00:35:04Écoutez.
00:35:05« Le monde du livre
00:35:06n'est pas à toi !
00:35:07Bonnet,
00:35:08casse-toi !
00:35:09Le monde du livre
00:35:09n'est pas à toi !
00:35:10Bonnet,
00:35:11casse-toi !
00:35:12Le monde du livre
00:35:12n'est pas à toi !
00:35:13Bonnet,
00:35:14casse-toi ! »
00:35:14Ah,
00:35:15c'est beau ça !
00:35:16Bolloré,
00:35:16casse-toi !
00:35:17Le monde des livres
00:35:18n'est pas à toi !
00:35:19Franchement,
00:35:19c'est intéressant.
00:35:20Pourquoi ?
00:35:21Parce que M. Bolloré,
00:35:22il n'est pas dans la doxa,
00:35:25il n'est pas dans le sens
00:35:26de l'histoire
00:35:27ou de je ne sais quelle histoire.
00:35:31Non, non,
00:35:31Bolloré,
00:35:31casse-toi !
00:35:32Vous imaginez,
00:35:32on est dans un salon du livre
00:35:33et parce que Bolloré
00:35:35a quelques maisons d'édition,
00:35:38ces maisons d'édition
00:35:39ne devraient pas être là.
00:35:40C'est intéressant,
00:35:41ça s'appelle comment ça ?
00:35:43Mais écoutez,
00:35:44les protestataires
00:35:45qui appartiennent
00:35:45au camp progressiste,
00:35:46mais allez beaucoup plus loin,
00:35:48faites comme vos ancêtres,
00:35:50brûlez les livres,
00:35:51brûlez les livres de Bolloré,
00:35:53faites des autos d'affaires
00:35:54comme l'en Allemagne
00:35:55des années 30,
00:35:56mais oui,
00:35:57les gens qui ne pensent pas bien,
00:35:58vous savez,
00:35:59ça me rappelle
00:35:59un certain Julien Pain
00:36:01qui allait dans Saint-Ébrier
00:36:02voir quel livre était là,
00:36:04ah bah pourquoi
00:36:05vous vendez tel livre ?
00:36:06Vous imaginez
00:36:07que les gens
00:36:08qui ne se prétendent progressistes
00:36:09et tous les autres
00:36:10qui soient de droite ou autre,
00:36:12tous les rachitiques
00:36:13du bulbe des extrêmes
00:36:14veulent maintenant
00:36:15qu'on supprime
00:36:17toute opinion
00:36:18qui ne leur convient pas,
00:36:20qui ne leur appartient pas.
00:36:21Magnifique !
00:36:22Il y a eu ça aussi
00:36:23sur le stand
00:36:24où l'officier
00:36:28Xenia Fedorova,
00:36:29l'ancienne directrice
00:36:31de RT France,
00:36:31l'ancien patron
00:36:32de RT France,
00:36:33qui signale son livre.
00:36:34Alors,
00:36:34sous prétexte
00:36:35qu'elle est russe,
00:36:36eh bien,
00:36:37on l'a attaqué
00:36:38au nom de la liberté
00:36:39et de l'Ukraine.
00:36:41Écoutez.
00:36:41Solidarité avec l'Ukraine,
00:36:55c'est très bien,
00:36:56c'est très bien,
00:36:57mais manifester sa solidité
00:36:58avec l'Ukraine
00:36:59en bousculant
00:37:00quelqu'un
00:37:02qui signe un livre,
00:37:04c'est quoi ça ?
00:37:05Ah oui,
00:37:06c'est de la résistance,
00:37:07ah c'est du courage,
00:37:08ça, oui,
00:37:08c'est vrai.
00:37:09Et quel courage,
00:37:10franchement,
00:37:10ça demande
00:37:11d'aller protester
00:37:12devant un écrivain
00:37:13qui signe son livre.
00:37:15Franchement,
00:37:15à ce niveau-là,
00:37:16je ne sais pas
00:37:17comment on peut appeler ça,
00:37:18je ne sais pas.
00:37:19Mais,
00:37:19vous savez,
00:37:20ça prévoit
00:37:21beaucoup,
00:37:21beaucoup,
00:37:22beaucoup de choses
00:37:23et des choses
00:37:24pas très,
00:37:24très,
00:37:25très agréables,
00:37:25c'est le moins
00:37:26que je peux dire.
00:37:27Et quand Léo Ferré,
00:37:28j'aimerais qu'il ait tort,
00:37:29Léo Ferré,
00:37:29quand il disait en 1971,
00:37:31la gauche,
00:37:32c'est la salle d'attente
00:37:33du fascisme.
00:37:34Mais la droite
00:37:35ou la gauche,
00:37:35tout est salle d'attente
00:37:36du fascisme
00:37:37quand on devient
00:37:38une espèce de
00:37:40rachidique de l'esprit.
00:37:43Sud Radio Bercov
00:37:44dans tous ses états.
00:37:45Et les fêtes,
00:37:58c'est les fêtes,
00:37:58les fêtes issues
00:37:59de nos traditions agricoles,
00:38:00de nos légendes,
00:38:02de nos modes de vie,
00:38:03de notre histoire,
00:38:03de notre gastronomie.
00:38:04Vous savez,
00:38:05tout est lié.
00:38:06Ces fêtes magnifiques
00:38:07qui font la France
00:38:08depuis des siècles.
00:38:09Eh bien,
00:38:1030% des éléments
00:38:11de ce type organisés
00:38:12sur le territoire national
00:38:13ont disparu.
00:38:14ont révélé
00:38:15un sondage InfoPro
00:38:16réalisé en novembre
00:38:172024
00:38:17pour les plus belles
00:38:19fêtes de France.
00:38:20Un phénomène inquiétant.
00:38:21Il n'y a pas eu
00:38:22que le Covid.
00:38:23Diminution de monde
00:38:24de bénévoles,
00:38:25d'innocence géototique.
00:38:26Voilà.
00:38:27Alors,
00:38:27elles vont disparaître
00:38:28ces fêtes
00:38:28du piment d'Espelette,
00:38:30ces fêtes
00:38:30de la Madeleine
00:38:31à Comercy,
00:38:32la fête des Louches
00:38:33à Comines,
00:38:33le retour des Alpages
00:38:34à Annecy,
00:38:35la fête du Haran-Roi
00:38:36à Étape-sur-Mer,
00:38:38le festival Saléra
00:38:39en Sologne
00:38:39et notamment,
00:38:40honnêtement,
00:38:41le concours
00:38:42du jambon de Bayonne
00:38:43ou un gris féministe.
00:38:45Alors là,
00:38:45c'est intéressant.
00:38:46A interpeller la ville
00:38:47sur le modèle des fêtes
00:38:48et les dérives sexistes
00:38:49dans leur sein.
00:38:50Un contexte de fête
00:38:51qui ne fait qu'amplifier
00:38:52la violence machiste.
00:38:53Voilà où on en est.
00:38:54Voilà où on en est.
00:38:55Et c'est
00:38:56ces néo-archéo-paléo-féministes
00:39:00qui mettent
00:39:01« Ah oui,
00:39:01la fête,
00:39:02c'est très grave
00:39:03de faire la fête. »
00:39:04Qu'est-ce qu'ils veulent ?
00:39:05Ils veulent le cimetière.
00:39:07Ils veulent un cimetière
00:39:07d'un côté
00:39:08femme voilée
00:39:09et de l'autre côté
00:39:10les néo-féministes
00:39:12déchaînés,
00:39:13décharnés.
00:39:15Eh bien,
00:39:15si c'est ça la France,
00:39:16cher pays de mon enfance,
00:39:17quel avenir !
00:39:18Quel avenir,
00:39:19n'est-ce pas ?
00:39:20Sud Radio Bercov
00:39:22dans tous ses états.
00:39:25Le face-à-face.
00:39:27Le face-à-face,
00:39:30on a failli mettre
00:39:31Maurice Yannélé,
00:39:32la chanson de Renaud,
00:39:34« J'ai embrassé un flic »
00:39:35entre Bastille et République.
00:39:38Un face-à-face,
00:39:39effectivement,
00:39:39avec un livre
00:39:40vraiment que j'ai lu
00:39:43avec beaucoup,
00:39:43beaucoup d'intérêt
00:39:45et plus que ça.
00:39:47Maurice Yannélé,
00:39:48vous êtes commissaire
00:39:49divisionnaire honoraire,
00:39:5040 ans dans la police,
00:39:53et vous venez de sortir
00:39:54un livre
00:39:55qui s'appelle,
00:39:56et déjà le titre
00:39:58interpelle,
00:39:59bien sûr,
00:40:00« La police ne peut plus rien
00:40:01pour vous ».
00:40:02à un titre
00:40:04qui...
00:40:06Ce n'est pas un titre,
00:40:08je dirais,
00:40:10sans couleur,
00:40:11ce n'est pas un titre
00:40:12indifférent.
00:40:14Et vous racontez,
00:40:15dans cet ouvrage,
00:40:17vos 40 ans,
00:40:18effectivement,
00:40:18de métier.
00:40:20Je crois que vous racontez,
00:40:21d'ailleurs,
00:40:21à la fin,
00:40:22le 31 décembre 2013,
00:40:24vous avez rangé la clé
00:40:25dans la boîte aux lettres,
00:40:28la clé de votre bureau,
00:40:29et vous parlez,
00:40:30vraiment,
00:40:31dans ce livre,
00:40:32de toute votre expérience,
00:40:34etc.
00:40:34Mais ce qui est intéressant,
00:40:36notamment,
00:40:36et je ne dis pas que le reste
00:40:37n'est pas intéressant,
00:40:38mais vous ne faites pas
00:40:39les grands exploits,
00:40:40les grands flics
00:40:40avec qui j'ai eu
00:40:41telle ou telle arrestation,
00:40:43tel ou tel exploit,
00:40:45tel ou tel...
00:40:46Vous parlez,
00:40:47et justement,
00:40:48ça nous concerne tous,
00:40:50la police.
00:40:51Comment la police a changé
00:40:53en 40 ans et plus ?
00:40:55Comment le système
00:40:57fonctionne aujourd'hui ?
00:40:58Beaucoup de questions
00:40:59à vous poser.
00:41:01Et d'abord,
00:41:01effectivement,
00:41:02comme vous dites,
00:41:03vous êtes à la retraite,
00:41:04et ça vous donne la liberté
00:41:05de ne plus être
00:41:06dans l'obligation
00:41:10du devoir de réserve,
00:41:11bien sûr.
00:41:13Alors,
00:41:13Maurice Signolet,
00:41:15au fond,
00:41:18d'abord,
00:41:18vraiment,
00:41:19vous demandez,
00:41:19pourquoi ce titre ?
00:41:20Pourquoi ?
00:41:21Parce que c'est quoi ?
00:41:22C'est un constat d'échec ?
00:41:23C'est un constat de se dire,
00:41:25bon, c'est fini,
00:41:26vous n'êtes plus protégés,
00:41:27les citoyens,
00:41:28alors que c'est le devoir
00:41:29premier de l'État régalien
00:41:31de protéger
00:41:32ses citoyens.
00:41:34Je rappelle que
00:41:34c'est pour ça
00:41:35que la police et l'armée
00:41:36ont la violence légitime
00:41:37et le port d'armes.
00:41:39Donc,
00:41:39pourquoi ce titre ?
00:41:41D'abord,
00:41:41je vous remercie
00:41:42de m'avoir invité,
00:41:43et puis,
00:41:44comme vous l'avez dit,
00:41:44je suis à la retraite,
00:41:46c'est le privilège de l'âge,
00:41:47on a une liberté d'expression.
00:41:50J'ai voulu que le titre
00:41:51soit percutant,
00:41:52c'est un peu un cri d'alerte,
00:41:54c'est pas du tout,
00:41:54c'est pas du tout
00:41:55nostalgique non plus,
00:41:57c'est simplement pour expliquer
00:41:59que la police
00:42:00est l'un des vecteurs essentiels
00:42:01de la lutte contre la criminalité,
00:42:03et qu'il faut savoir
00:42:05comment elle fonctionne
00:42:06pour savoir
00:42:06si elle est vraiment adaptée
00:42:08à la situation d'aujourd'hui.
00:42:10Tout le monde parle
00:42:11de l'ensauvagement,
00:42:12l'insécurité.
00:42:14L'insécurité,
00:42:16c'est dans tous les événements
00:42:20que l'on connaît aujourd'hui,
00:42:22c'est une litanie
00:42:23de faits divers terribles,
00:42:26mais personne ne s'interroge
00:42:27pour savoir
00:42:27si les forces de police,
00:42:29de gendarmerie,
00:42:30sont en adéquation
00:42:31avec les attentes
00:42:33de nos concitoyens.
00:42:35Alors ?
00:42:36Apparemment,
00:42:37on en parle quand même,
00:42:38parce que beaucoup disent
00:42:39qu'elles ne sont plus
00:42:40en adéquation.
00:42:42Est-ce que tu aurais raison ?
00:42:43Ce que je veux dire,
00:42:44c'est que,
00:42:44jusqu'à présent,
00:42:46la grande majorité
00:42:47de mes collègues,
00:42:48lorsqu'ils prenaient la plume,
00:42:49c'était pour relater
00:42:50des faits divers tragiques,
00:42:52toujours en se mettant
00:42:53en scène, d'ailleurs,
00:42:54on avait l'impression
00:42:55que c'était grâce à eux
00:42:56que l'affaire sortait,
00:42:57c'était toujours
00:42:57grâce à leur implication.
00:42:59J'aurais pu faire ça,
00:43:00j'ai été à la brigade criminelle,
00:43:02j'ai été à la brigade
00:43:03des stupéfiants,
00:43:04j'ai été beaucoup
00:43:04en police judiciaire,
00:43:06mais également beaucoup
00:43:07en sécurité publique,
00:43:08qu'il y a dans le 93,
00:43:10en l'occurrence,
00:43:11où Nessoubois,
00:43:12au Bervilly,
00:43:12vous voyez,
00:43:13des grandes villégiatures,
00:43:17je pourrais dire.
00:43:19Il faut dire ça comme ça.
00:43:20Je me suis bien gardé
00:43:20de tout ça,
00:43:21parce que je trouve
00:43:21que d'abord,
00:43:22c'est un peu impudique,
00:43:24et que je pense
00:43:25qu'il faut avoir
00:43:25de la retenue.
00:43:26Par contre,
00:43:27je me suis dit
00:43:28que si je relatais
00:43:30au quotidien,
00:43:30d'ailleurs,
00:43:31mon ouvrage,
00:43:32du premier jour
00:43:33où je suis rentré
00:43:33dans la police
00:43:34jusqu'au dernier jour,
00:43:35je relate à peu près tout.
00:43:36mais ce qui se passe
00:43:38dans les commissariats,
00:43:39comment ça fonctionne,
00:43:41cette dimension affective
00:43:42que l'on doit avoir,
00:43:44qui est absolument nécessaire
00:43:46dans ce métier-là.
00:43:47Et je me suis dit,
00:43:49peut-être que les gens,
00:43:50petit à petit,
00:43:50au fil de la lecture,
00:43:52au lecteur,
00:43:53en fin de compte,
00:43:54de décrypter
00:43:55ce changement sociologique
00:43:56qu'il y a eu
00:43:57dans la police nationale.
00:43:58C'est une institution
00:43:59qui est en perpétuelle évolution,
00:44:01mais là,
00:44:03elle s'est vraiment calquée
00:44:04sur l'évolution
00:44:06dans le mauvais sens du terme
00:44:08de la société
00:44:09et a perdu un petit peu
00:44:11de son,
00:44:12moi je dirais,
00:44:13de son âme.
00:44:13Alors justement,
00:44:14je voudrais qu'on fasse
00:44:15le bilan et l'inventaire
00:44:16et surtout pour parler
00:44:17d'aujourd'hui et de demain.
00:44:19Mais c'est très important
00:44:19parce que,
00:44:20très intéressant
00:44:21parce que votre témoignage,
00:44:22vous avez été homme d'action,
00:44:23vous avez été sur le terrain
00:44:25pendant 40 ans
00:44:26et à tous niveaux.
00:44:28D'abord,
00:44:29vous avez gravi les échelons
00:44:30jusqu'à devenir
00:44:31commissaire divisionnaire.
00:44:33Vous avez commencé
00:44:34à la base
00:44:35et au fond,
00:44:36si je vous demandais vraiment
00:44:37qu'est-ce qui a fondamentalement
00:44:39changé
00:44:40entre les commissariats
00:44:41des années 80,
00:44:4373,
00:44:4580,
00:44:46puisque vous êtes allé
00:44:48grosso modo
00:44:48sur en 2013
00:44:49à 2013
00:44:49si on reprend les 40 ans.
00:44:52Qu'est-ce qui a été,
00:44:55qu'est-ce qui s'est fait
00:44:57et qu'est-ce qui s'est perdu ?
00:44:59Maurice Ignolet.
00:45:00Auparavant,
00:45:03la mission
00:45:05primait
00:45:06et tout s'organisait
00:45:08autour de la mission.
00:45:09Si vous voulez,
00:45:09c'était la mission
00:45:10qui dictait
00:45:11les impératifs
00:45:12de fonctionnement.
00:45:1340 ans plus tard,
00:45:14c'est l'inverse
00:45:15qui se passe.
00:45:16Alors la mission,
00:45:17c'est quoi ?
00:45:17La mission de sécurité
00:45:18avec ses impératifs
00:45:20de disponibilité,
00:45:22de dévouement.
00:45:23On ne comptait pas
00:45:24les heures,
00:45:25par exemple.
00:45:25Vous voyez,
00:45:26il y avait un investissement
00:45:27qui était énorme
00:45:28avec très très peu de moyens.
00:45:29Justement,
00:45:30je pense que le manque
00:45:31de moyens
00:45:32nous forçait à nous adapter
00:45:34et à nous investir
00:45:35humainement
00:45:36beaucoup plus qu'aujourd'hui.
00:45:38Aujourd'hui,
00:45:38la différence,
00:45:39elle est notable.
00:45:40C'est-à-dire qu'on va
00:45:41moduler la mission
00:45:42en fonction
00:45:43des velléités
00:45:44des fonctionnaires.
00:45:45Et en définitive,
00:45:47il y a une disparition
00:45:49de l'investissement
00:45:50qui est notable.
00:45:52Justement parce qu'avec
00:45:54l'évolution de la société,
00:45:56les impératifs des fonctionnaires
00:45:58vont primer sur la mission.
00:46:00Et on va finir par la moduler.
00:46:02Et au bout du compte,
00:46:03on va s'apercevoir
00:46:03que la mission,
00:46:05je ne veux pas dire
00:46:05qu'elle devient accessoire,
00:46:07mais qu'elle perd
00:46:08dans sa qualité.
00:46:09Vous voulez dire
00:46:10qu'en fait,
00:46:11avant,
00:46:11on était prêt
00:46:12à se sacrifier,
00:46:13mais enfin se dévouer,
00:46:15je dirais,
00:46:16un peu corps et âme
00:46:17à la mission,
00:46:17à la mission de sécurité,
00:46:18à la mission
00:46:19de remplir,
00:46:20d'avoir les coupables,
00:46:22enfin de rendre,
00:46:23je dirais,
00:46:24la justice
00:46:24sur le terrain
00:46:25parce que c'est vous aussi
00:46:26qui, quelque part,
00:46:28en tout cas,
00:46:29intervenez.
00:46:30Et maintenant,
00:46:30c'est quoi ?
00:46:31Qu'est-ce qui a fait
00:46:32ce changement ?
00:46:33C'est quoi ?
00:46:34C'est le chiffre ?
00:46:35C'est la fonctionnalisation ?
00:46:38C'est la normalisation ?
00:46:40C'est les normes ?
00:46:40C'est quoi ?
00:46:41Tout est lié.
00:46:42Il y a eu
00:46:43un changement sociologique
00:46:44profond
00:46:44dans le recrutement.
00:46:47Le gardien de la paix
00:46:48d'il y a 40 ans,
00:46:50c'est quelqu'un
00:46:50qui n'avait pas fait d'études.
00:46:52C'est-à-dire que
00:46:52la nuance est importante,
00:46:54il n'avait pas pu
00:46:55faire d'études.
00:46:56Vous voyez ?
00:46:56C'est tout à fait différent.
00:46:57Donc,
00:46:58pour lui,
00:46:59il entrait dans la police,
00:47:00il voulait quitter
00:47:01l'usine,
00:47:02les champs,
00:47:03voir les dom-toms.
00:47:04J'ai connu beaucoup
00:47:04d'Antillais et de Guadeloupéens
00:47:06qui venaient.
00:47:07Il y avait donc
00:47:07une élévation
00:47:08au niveau social
00:47:10qui était...
00:47:11Il n'avait pas fait d'études,
00:47:12il n'avait pas fait du plan.
00:47:13Il n'y avait pas pu
00:47:13faire d'études.
00:47:13Ce qui ne voulait pas dire
00:47:14qu'il n'y avait pas
00:47:15une intelligence sous-jacente.
00:47:16C'est tout à fait différent.
00:47:18Et donc,
00:47:19entrer dans la police,
00:47:20c'était une élévation sociale.
00:47:22Une promotion sociale.
00:47:23Oui, une promotion sociale.
00:47:25Qui plus est,
00:47:26c'était un métier d'homme.
00:47:27Je suis désolé
00:47:28de devoir le dire,
00:47:29mais quand je suis rentré
00:47:30dans la police,
00:47:31les affiches étaient
00:47:31la police,
00:47:32c'est un métier d'homme
00:47:33avec en plus
00:47:35tout le monde...
00:47:36Alors qu'aujourd'hui,
00:47:37ce serait sexy,
00:47:38c'est-à-dire ça.
00:47:39Je pense que là,
00:47:40je vais faire bondir
00:47:41beaucoup d'auditeurs,
00:47:42mais en plus,
00:47:44tout le monde avait fait
00:47:45son service militaire.
00:47:46Donc, on avait
00:47:46un sens de la hiérarchie
00:47:48très prononcé.
00:47:50Et comme il y avait
00:47:50un manque de moyens
00:47:51terrible,
00:47:52dans un commissariat
00:47:53parisien,
00:47:55il y avait un quart
00:47:55police-secours.
00:47:56Vous voyez, c'était...
00:47:57En tout ?
00:47:58Oui, bien sûr.
00:47:59Ce qui fait que
00:48:00énormément de déplacements
00:48:02se faisaient pédestrements
00:48:03et ça donnait
00:48:04une visibilité
00:48:04des forces de l'ordre
00:48:05qu'on ne connaît plus
00:48:07aujourd'hui.
00:48:07j'ai l'habitude de dire
00:48:09que la police,
00:48:11aujourd'hui,
00:48:11n'occupe plus
00:48:12l'espace public,
00:48:13elle l'emprunte.
00:48:14D'ailleurs,
00:48:14il suffit de le voir,
00:48:15ça passe à fond
00:48:16la caisse
00:48:16en deux tons gérophards,
00:48:18alors qu'auparavant,
00:48:19avant qu'il y ait
00:48:20ce fameux oise,
00:48:22il suffisait de chercher
00:48:23un gardien de la paix,
00:48:25visuellement,
00:48:25on en voyait un,
00:48:26il vous sortait
00:48:26son bitumard
00:48:27qu'on faisait à l'époque
00:48:28et il vous donnait
00:48:29l'adresse que vous cherchiez.
00:48:31Donc, vous voyez que...
00:48:32Oui, bien là,
00:48:32on nous met en aways
00:48:33des GPS.
00:48:34Voilà, c'est ça.
00:48:35Donc, il y a eu
00:48:38un changement sociologique
00:48:39profond,
00:48:40petit à petit,
00:48:40tout s'est délité.
00:48:41Et dans mon livre,
00:48:43je mets également
00:48:44énormément en cause
00:48:45la hiérarchie,
00:48:47il y avait auparavant,
00:48:48lorsque je suis rentré,
00:48:49on avait un commissaire
00:48:51de police,
00:48:51on appelait ça
00:48:52un patron,
00:48:52un taulier,
00:48:53c'était quelqu'un
00:48:54qui savait
00:48:55de quoi il parlait,
00:48:56il faisait autorité,
00:48:59vous voyez,
00:48:59sa compétence
00:49:01n'était pas mise en doute.
00:49:02L'autorité était là,
00:49:03était présente.
00:49:04Il faisait autorité,
00:49:05toute la hiérarchie
00:49:06pour les autorités,
00:49:07du brigadier-chef
00:49:08à l'officier,
00:49:10à l'inspecteur divisionnaire,
00:49:12au commissaire,
00:49:12on savait d'emblée
00:49:14qu'il y avait
00:49:14une compétence derrière.
00:49:17On est passé
00:49:17d'une hiérarchie
00:49:18de compétence
00:49:19à une hiérarchie
00:49:20d'obéissance.
00:49:21Et ce n'est pas du tout
00:49:22la même chose.
00:49:23On voit bien que
00:49:23le sens du service public
00:49:25s'est délité
00:49:26au profit
00:49:27d'enjeux de carrière
00:49:28pour les uns,
00:49:29pour les autres,
00:49:30et tout ça
00:49:30est bien dommageable.
00:49:32Alors,
00:49:32qu'est-ce qui a fait ça ?
00:49:33C'est intéressant,
00:49:34parce que
00:49:35vous parlez,
00:49:36en quelques mots,
00:49:37vous avez mis le décor,
00:49:38enfin le décor,
00:49:39la réalité,
00:49:40et vous disiez,
00:49:41il y avait vraiment
00:49:42un dévouement,
00:49:42on était.
00:49:43Maintenant,
00:49:43c'est quoi ?
00:49:44C'est devenu
00:49:44un travail comme un autre,
00:49:46on pense d'abord
00:49:47aux avancements,
00:49:48au parcours de carrière,
00:49:50etc.
00:49:50C'est un peu ça.
00:49:51D'ailleurs,
00:49:52moi je ne connaissais pas
00:49:54ce terme fonctionnaire
00:49:55de police.
00:49:55Vous voyez,
00:49:56quand je suis en train...
00:49:57ça n'existait pas,
00:49:58on ne disait pas
00:49:58fonctionnaire de police.
00:49:59Je connaissais des gardiens
00:50:00de la paix,
00:50:01il n'y a pas plus beau titre
00:50:02que cette appellation
00:50:04de gardien de la paix.
00:50:05Aujourd'hui,
00:50:05on parle de fonctionnaires
00:50:06de police qui font
00:50:07des vacations,
00:50:08vous vous rendez compte ?
00:50:09Mais même les syndicalistes
00:50:10disent,
00:50:11oui,
00:50:11nous autres fonctionnaires.
00:50:12Ah,
00:50:12les syndicalistes.
00:50:14Vous savez,
00:50:15la police est syndiquée
00:50:16à 80%.
00:50:17Quand on compare
00:50:18avec le reste des Français
00:50:21qui doit être
00:50:21aux alentours
00:50:22de 6 ou 7%,
00:50:23c'est absolument incroyable.
00:50:25Et donc,
00:50:25on en est arrivé...
00:50:26Pourquoi ?
00:50:26Excusez-moi,
00:50:27ça m'intéresse.
00:50:27Pourquoi à 80% ?
00:50:28Parce qu'ils interviennent
00:50:29dans les CAP d'avancement,
00:50:30dans les CAP de notation,
00:50:32dans les CAP de mutation,
00:50:35etc.
00:50:35On ne fait rien
00:50:36sans les syndicats.
00:50:37Absolument rien.
00:50:38Il y a une...
00:50:39il y a une co-gestion,
00:50:41quelque part.
00:50:42Il y a une co-production
00:50:43de commandements
00:50:44qui est permanente.
00:50:46Alors que,
00:50:46moi,
00:50:47je me souviens
00:50:47d'un grand flic
00:50:50qui donnait
00:50:51une définition
00:50:52du management
00:50:53d'une façon très simple.
00:50:54Il disait,
00:50:55le management,
00:50:56c'est savoir
00:50:56qui on doit engueuler
00:50:57quand il y a une connerie.
00:50:58En fait,
00:50:58vous voyez,
00:50:58bon,
00:50:59ça peut paraître
00:50:59un peu dérisoire.
00:51:00Non,
00:51:01non,
00:51:01c'est pas dérisoire.
00:51:02C'est du bon sens.
00:51:03Si on y réfléchit,
00:51:04ça veut dire,
00:51:05j'ai mis les bonnes personnes
00:51:06aux bonnes places
00:51:06et si une connerie
00:51:08a été faite,
00:51:09donc,
00:51:10si vous voulez,
00:51:11tout a énormément évolué.
00:51:14Auparavant,
00:51:15on avait une arme de flic,
00:51:18quoi.
00:51:18Vous voyez,
00:51:18moi,
00:51:18je suis rentré dans la police
00:51:19dans une démarche romantique.
00:51:22Je voulais arrêter des voleurs,
00:51:23des Arsène Lupin,
00:51:24etc.
00:51:25Dans une démarche
00:51:26un peu maigrettiste.
00:51:27Je ne parle pas
00:51:28de l'homme politique,
00:51:28je parle du commissaire maigret.
00:51:30Du commissaire maigret,
00:51:31bien sûr.
00:51:31Donc,
00:51:31avant,
00:51:31on était des flics,
00:51:33on était des poulets,
00:51:34quoi.
00:51:34Et j'ai envie
00:51:35qu'aujourd'hui,
00:51:36tout cela revienne.
00:51:37Alors maintenant,
00:51:38l'institution n'est pas
00:51:40la seule coupable.
00:51:42Il y a eu une évolution
00:51:43du code de procédure pénale,
00:51:44du code pénal,
00:51:45qui a vraiment restreint
00:51:47de façon drastique
00:51:48l'autorité policière.
00:51:50Alors,
00:51:51on va en parler,
00:51:51on va en parler,
00:51:52Maurice Signonnet,
00:51:52c'est très très intéressant,
00:51:54du code pénal,
00:51:56de tout ce qui a fait
00:51:57que cette profession
00:51:59a évolué
00:51:59comme elle évolue,
00:52:01que cette fonction,
00:52:01je dirais,
00:52:02essentielle,
00:52:03régalienne,
00:52:04a évolué,
00:52:04juste après cette petite pause.
00:52:06Et je vous rappelle
00:52:06que si vous voulez interroger
00:52:07Maurice Signolet,
00:52:09c'est passionnant
00:52:10quant à son livre
00:52:11sur justement
00:52:12l'évolution
00:52:13du métier de policier.
00:52:150826 300 300,
00:52:170826 300 300.
00:52:19A tout de suite.
00:52:22Sud Radio Bercoff
00:52:23dans tous ses états,
00:52:24midi 14h.
00:52:26André Bercoff.
00:52:27avec Maurice Signolet,
00:52:30commissaire divisionnaire honoraire,
00:52:31la police ne peut plus rien pour vous.
00:52:33Et justement,
00:52:34on parlait de l'évolution.
00:52:36Et vous dites dans votre livre,
00:52:37Maurice Signolet,
00:52:38juste,
00:52:39je parle comme ça
00:52:40parce que ça va faire rêver
00:52:41tous les millions,
00:52:44enfin je dirais,
00:52:44les dizaines,
00:52:45les centaines de milliers,
00:52:46voire les millions de gens
00:52:46qui nous écoutent.
00:52:48Un simple voleur d'autoradio,
00:52:50par exemple,
00:52:51écopé,
00:52:51vous parlez d'un temps
00:52:52que les moins de 20 ans
00:52:53ne peuvent pas connaître,
00:52:54et même les moins de 30 ans,
00:52:55écopé d'un an de prison
00:52:57un voleur d'autoradio,
00:52:58un voleur de voiture de 18 mois,
00:53:00un clandrioleur de 3 ans.
00:53:03C'est impensable aujourd'hui.
00:53:06Oui,
00:53:06c'est pour ça que,
00:53:08quelque part,
00:53:08d'ailleurs dans mon livre,
00:53:10on le voit en filigrane,
00:53:11il ne faut pas non plus
00:53:12accabler totalement
00:53:13l'institution policière.
00:53:15L'institution policière
00:53:16n'a fait que s'adapter
00:53:17à une situation déliquescente,
00:53:20surtout dans le domaine
00:53:22de la justice.
00:53:23Mais on ne peut pas.
00:53:24il n'est pas non plus question
00:53:26que j'accable la justice.
00:53:29Montessieu disait
00:53:30la justice,
00:53:31c'est la bouche de la loi.
00:53:32La justice n'a fait qu'appliquer
00:53:34les lois
00:53:34que le Parlement
00:53:36a promulguées.
00:53:39Oui,
00:53:39attendez,
00:53:40vous dites la chaîne,
00:53:41la chaîne,
00:53:41mais enfin,
00:53:42il y a quand même,
00:53:43reconnaissez-le,
00:53:44est-ce qu'il n'y a pas
00:53:44un laxisme judiciaire
00:53:46par rapport aux sanctions
00:53:48qu'on peut donner
00:53:49à un certain nombre de gens ?
00:53:51Oui et non,
00:53:51il faut chercher
00:53:52la généalogie des choses.
00:53:54D'ailleurs,
00:53:55c'est pour ça que
00:53:56mon livre,
00:53:58j'aimerais que
00:53:59tous les gens
00:54:00qui travaillent dans l'humain,
00:54:01qui travaillent sur l'humain,
00:54:02que ce soit dans l'éducation nationale,
00:54:04que ce soit en médecine,
00:54:06etc.,
00:54:07lancent ces cris d'alarme.
00:54:08Comme je veux le faire
00:54:10pour l'institution.
00:54:11C'est-à-dire que
00:54:13tous ces gens
00:54:14qui se sont totalement investis
00:54:15dans l'humain
00:54:16fassent le bilan
00:54:17et puis disent
00:54:17on s'est trompé.
00:54:19Comme disait Cocteau,
00:54:21le progrès
00:54:21peut se révéler
00:54:25d'une erreur,
00:54:26peut être le déroulement
00:54:26d'une erreur.
00:54:28Et puis,
00:54:30d'un autre côté,
00:54:31j'aime bien toujours
00:54:31citer les philosophes,
00:54:33Platon disait
00:54:34apprendre,
00:54:35c'est se resouvenir
00:54:36de ce qu'on a oublié.
00:54:37Alors peut-être
00:54:38qu'il serait temps
00:54:38de dire
00:54:39voilà comment c'était avant,
00:54:40et pas d'histoire
00:54:41de nostalgie.
00:54:42Vous ne voulez pas revenir
00:54:43autant d'avant.
00:54:44Non, il n'est pas question
00:54:45d'avoir une nostalgie
00:54:45mais d'expliquer
00:54:46la généalogie des choses.
00:54:48Mais concrètement
00:54:49expliquer là.
00:54:50Il faut reprendre
00:54:52très loin,
00:54:53il y a eu un courant
00:54:53existentialiste
00:54:54après mai 68
00:54:56qui a amené
00:54:57tout doucement
00:54:58par ruissellement
00:54:58et massification
00:55:00la théorie de l'excuse.
00:55:02C'est-à-dire que
00:55:03je ne sais pas,
00:55:04je vais vous citer
00:55:04une anecdote marrante
00:55:06qu'on se racontait toujours.
00:55:08Un psychiatre
00:55:09entend des cris
00:55:11depuis sa fenêtre,
00:55:12il descend,
00:55:13il voit une victime
00:55:14gisant dans son sang
00:55:15par terre,
00:55:16il se penche
00:55:17et puis il dit
00:55:17celui qui a fait ça
00:55:19a vraiment besoin d'aide.
00:55:20Et ça a l'air de rien
00:55:21mais par ruissellement
00:55:22ça a donné
00:55:23ce que le philosophe
00:55:25Claude Lipovetsky
00:55:26appelait
00:55:27le procès de personnalisation.
00:55:29C'est-à-dire que
00:55:29une espèce de personnalisation
00:55:31de tout
00:55:32et la norme
00:55:33baignée par l'existentialisme
00:55:36d'André Breton,
00:55:36etc.
00:55:37la norme
00:55:37il fallait la rejeter.
00:55:39Petit à petit
00:55:39ça a influencé
00:55:40le système pénal,
00:55:42ça a influencé
00:55:43le système normatif,
00:55:44on a accepté
00:55:45les différences,
00:55:46les particularismes,
00:55:48les étrangetés,
00:55:48etc.
00:55:49Et la police
00:55:50qui est là pour rappeler
00:55:51qu'il y a des normes,
00:55:52qu'il ne faut pas
00:55:53transgresser telle ou telle chose,
00:55:55elle s'est retrouvée
00:55:55complètement désarmée
00:55:57quelque part.
00:55:58Il y a eu des évolutions
00:55:59très fortes
00:56:00du code de procédure pénale.
00:56:01on est passé brutalement
00:56:03d'une procédure inquisitoriale
00:56:06qui avait fait ses preuves
00:56:07depuis la nuit des temps
00:56:08à une procédure contradictoire
00:56:10avec un envahissement
00:56:12du contradictoire,
00:56:14avec la présence
00:56:14de l'avocat
00:56:15dès la première heure
00:56:16de garde à vue,
00:56:17la présence de l'avocat
00:56:19au moment des perquisitions
00:56:20maintenant,
00:56:20etc.
00:56:21Le juge des libertés
00:56:22de la détention...
00:56:23et partout,
00:56:24dès que la police arrive.
00:56:25Le contradictoire
00:56:26est là.
00:56:27On aurait pu...
00:56:28Et tout ça,
00:56:29ça remonte à Marc Ancel,
00:56:30un magistrat
00:56:32qui lui-même
00:56:33s'inspirait de Saint-Fargeau.
00:56:35Vous savez,
00:56:35Saint-Fargeau,
00:56:36l'histoire n'a retenu
00:56:38que son nom
00:56:38pour lui donner
00:56:39le nom d'une station de métro.
00:56:41Mais si on reprend,
00:56:42c'était un des constituants
00:56:45qui déjà,
00:56:46à l'époque,
00:56:47disait
00:56:47bon,
00:56:48il ne faut plus la peine de mort.
00:56:49Attention,
00:56:50il n'est pas question pour moi
00:56:51de défendre la peine de mort.
00:56:53Mais à l'époque,
00:56:54en 1789,
00:56:55dire il faut supprimer
00:56:56la peine de mort,
00:56:57il faut aller vers
00:56:57la réinsertion
00:56:58et non plus l'expiation
00:57:00de la faute.
00:57:01Ça n'a l'air de rien,
00:57:03mais par lui seulement,
00:57:04on est passé
00:57:05de 700 000 criminels délits
00:57:06quand je suis rentré
00:57:07dans la police,
00:57:08dont 200 000 chèques
00:57:09sans provision
00:57:09qui ne sont plus poursuivis
00:57:10aujourd'hui,
00:57:11donc disons
00:57:11500 000 faits
00:57:13de délinquance,
00:57:15sévèrement réprimés,
00:57:17après 10 millions
00:57:17de faits aujourd'hui
00:57:18selon les enquêtes
00:57:19de victimisation.
00:57:20Voilà ce que ça a donné.
00:57:21De 500 000 à 10 millions,
00:57:21oui, c'est pas mal.
00:57:22Voilà ce que...
00:57:23Ce que ça a donné,
00:57:24avec des taux de récidive
00:57:25absolument incroyables.
00:57:26Et donc,
00:57:27on a oublié...
00:57:30Je ne voudrais pas polémiquer,
00:57:31mais dans les prochains jours,
00:57:33Balinter,
00:57:35un illustre ministre
00:57:36de la Justice,
00:57:37va entrer au Panthéon.
00:57:38Soit, soit...
00:57:40Mais, d'ailleurs,
00:57:41qui pourrait nous nommer
00:57:43celui qui a permis
00:57:45l'abolition
00:57:45de la moyenne de mort
00:57:46en Espagne,
00:57:48en Allemagne, etc.
00:57:49Qu'est-ce que je voudrais...
00:57:50Moi, je vous pose
00:57:51la question quand même.
00:57:53Brut de décoffrage,
00:57:54quand même,
00:57:55commissaire Signolet.
00:57:57Vous savez qu'il y avait
00:57:58un ameuriste français
00:57:59très célèbre
00:58:00qui s'appelait
00:58:00Alphonse Carr,
00:58:01et qui disait
00:58:02« Moi, je suis absolument
00:58:03contre la peine de mort
00:58:04à une condition
00:58:05que messieurs les assassins
00:58:06commencent. »
00:58:07Oui, certainement.
00:58:09Mais, ce que je voulais vous dire,
00:58:10c'est que,
00:58:10souvenons-nous
00:58:11de l'emphase oratoire
00:58:13appelant à la fin
00:58:16de cette peine de mort
00:58:17que je ne remets pas
00:58:18du tout en cause.
00:58:19Cette dramaturgie oratoire
00:58:21auquel les avocats
00:58:22sont habitués.
00:58:23Nous, on passe
00:58:24des concours de compétences,
00:58:25ils passent des concours
00:58:26d'éloquence.
00:58:26Vous savez,
00:58:27c'est complètement différent.
00:58:28Mais il ne s'est pas rendu compte
00:58:29que ce n'était pas
00:58:30la fin de la peine de mort,
00:58:32mais c'était la mort
00:58:32de la peine.
00:58:33Petit à petit,
00:58:34par ruissellement,
00:58:36expier une peine,
00:58:38expier un acte d'éloquence
00:58:40devient absolument insupportable,
00:58:42l'emprisonnement devient insupportable,
00:58:44etc.
00:58:45Moralité,
00:58:46ça explose de partout.
00:58:48Les policiers
00:58:49qui se retrouvent
00:58:50phagocytés
00:58:52par en fin de compte
00:58:52cette omniprésence
00:58:54du contradictoire,
00:58:55petit à petit,
00:58:56ils s'en détachent.
00:58:57C'est tout à fait légitime.
00:58:58Il n'y a plus...
00:58:58Ils abandonnent,
00:58:59en quelque sorte.
00:59:00Il n'y a plus
00:59:01cette légitimité
00:59:02d'autorité.
00:59:02Je peux vous assurer
00:59:03qu'à mon époque,
00:59:05on faisait une perquisition
00:59:06à deux
00:59:06dans une cité
00:59:07pourrie de banlieue.
00:59:09Jamais on n'aurait eu peur.
00:59:11On entrait dans une boîte
00:59:12de nuit
00:59:12où il y avait
00:59:13100 personnes
00:59:14à deux.
00:59:14On disait
00:59:15éteignez la musique,
00:59:17allumez la lumière.
00:59:18Et il le faisait.
00:59:19Bien sûr.
00:59:20Il n'y avait pas un bruit.
00:59:21Aujourd'hui,
00:59:21voilà ce que ça a donné.
00:59:22Voilà ce que cette société
00:59:24disruptive,
00:59:26je sais que
00:59:26c'est très à la mode,
00:59:28mais le problème,
00:59:30c'est qu'on en est arrivé
00:59:30à une situation
00:59:32qui est totalement invraisemblable.
00:59:33Mais attendez,
00:59:34comment on peut arriver,
00:59:35pardon,
00:59:36Maurice,
00:59:37comment on peut arriver
00:59:38à une situation
00:59:38où on a tous vu ça
00:59:39sur les réseaux sociaux
00:59:40et ça a été
00:59:41dans toutes les télévisions.
00:59:42Vous avez vu,
00:59:43c'était en Seine-Saint-Denis,
00:59:45deux voitures
00:59:46de la police municipale
00:59:47obligées de fuir
00:59:49avec 20 personnes
00:59:50qui les caillassent.
00:59:51Et je prends un exemple,
00:59:52il y en a eu des tas
00:59:53comme ça.
00:59:54Comment on peut arriver
00:59:55que la police arrive
00:59:56quelque part
00:59:56et on dit à la police
00:59:57« Casse-toi,
00:59:58t'es plus chez toi ».
00:59:59Parce que c'est ça
00:59:59aujourd'hui.
01:00:00Mais à la suite
01:00:01de tout ce que je viens
01:00:01de vous expliquer,
01:00:02par ruissellement,
01:00:04par démocratisation
01:00:05de cet état d'esprit
01:00:06qui a mis l'individu
01:00:08au centre de tout
01:00:09alors que l'homme
01:00:10n'est que consubstantialité.
01:00:12On ne peut vivre
01:00:13que par rapport aux autres,
01:00:14par rapport aux dimensions
01:00:15qu'on a.
01:00:16Et donc,
01:00:16il y a des règles normatives
01:00:18qui peuvent aller
01:00:18jusqu'à des règles
01:00:19de bien-séant,
01:00:20de courtoisie,
01:00:21d'élégance,
01:00:22etc.
01:00:22qui régnaient
01:00:23pendant les Trente Glorieuses,
01:00:24qui régnaient
01:00:25lorsque je suis rentré
01:00:26dans la police.
01:00:27Notre quotidien
01:00:28était l'extraordinaire
01:00:30des autres,
01:00:31vous voyez.
01:00:31On vivait avec les truands,
01:00:32on avait nos codes à nous,
01:00:33etc.
01:00:34On avait même de la sympathie
01:00:35parce que le truand
01:00:36de l'époque,
01:00:37c'était quelqu'un
01:00:38qui voulait vivre
01:00:39Champagne et Gonzesse.
01:00:40C'était ça.
01:00:41Il avait ses règles.
01:00:42Oui, exactement.
01:00:43Aujourd'hui,
01:00:44il y a une anomie totale
01:00:45qui fait que les policiers,
01:00:47les gendarmes
01:00:48qui sont là pour rappeler
01:00:49que quand même,
01:00:50il y a des choses
01:00:50qu'il ne faudrait pas faire,
01:00:51mais ils en prennent
01:00:52plein la gueule.
01:00:52C'est comme ça.
01:00:54Maintenant,
01:00:54je voudrais mettre aussi
01:00:56formellement en cause
01:00:57le politique
01:00:59qui a une part
01:01:00de responsabilité
01:01:01énorme
01:01:02parce qu'au-delà
01:01:03de ce courant philosophique
01:01:05qui est un peu désastreux,
01:01:07d'une manière
01:01:08beaucoup plus pragmatique
01:01:09et c'est pour ça
01:01:10que moi,
01:01:11je défendrais toujours
01:01:12la justice,
01:01:12la justice a commis
01:01:13une énorme erreur
01:01:14au milieu des années 80.
01:01:16Elle a commencé
01:01:17à s'intéresser
01:01:18aux politiques.
01:01:19Elle a commencé
01:01:19à s'intéresser
01:01:20aux malversations
01:01:22qu'il y avait
01:01:23dans les partis
01:01:23ou alors
01:01:24même dans les milieux
01:01:25économiques,
01:01:26financiers,
01:01:27etc.
01:01:28Et donc,
01:01:29le politique s'est dit
01:01:30« Oh là là,
01:01:30il va m'arriver
01:01:30des bricoles quand même.
01:01:32Un jour,
01:01:32je vais me retrouver
01:01:32en garde à vue
01:01:33et on va me demander
01:01:34de retirer mes lacets
01:01:35à ma ceinture. »
01:01:36Et donc,
01:01:36ils se sont dit
01:01:37« Il faut verrouiller. »
01:01:38et cette débauche
01:01:40d'aménagement
01:01:41du code de procédure pénale
01:01:43vers le contradicte
01:01:44voire maximum.
01:01:45Ils se sont protégés.
01:01:47Les politiques
01:01:47se sont protégés.
01:01:48C'est évident.
01:01:49Je ne voudrais pas
01:01:49faire de parallèle
01:01:50avec des affaires judiciaires
01:01:51qui touchent
01:01:52des éminents politiques
01:01:53en ce moment,
01:01:54mais on le voit bien.
01:01:55On voit bien
01:01:55qu'on veut remettre
01:01:56en cause
01:01:57parce que ça commence
01:01:58à sentir le roussi.
01:02:01Et donc,
01:02:02toujours pareil,
01:02:03j'aime bien ce mot
01:02:03terme de ruissellement,
01:02:05par ruissellement,
01:02:06ces aménagements
01:02:07procéduraux
01:02:07qui permettaient
01:02:08par exemple
01:02:09à la défense
01:02:11non pas d'aider
01:02:12la justice
01:02:12mais de l'égarer.
01:02:14La nuance est importante.
01:02:17À bénéficier
01:02:18à toute la délinquance.
01:02:19Et aujourd'hui,
01:02:20vous retrouvez
01:02:21la procédure pénale.
01:02:22Je me mets à la place.
01:02:23Il faut savoir
01:02:23qu'aujourd'hui,
01:02:25alors que la police judiciaire
01:02:26c'était le sommet
01:02:27dans le temps,
01:02:28on rêvait tous
01:02:28d'être à la brille.
01:02:29Est-ce qu'on peut dire,
01:02:31si je vous écoute bien,
01:02:32les racailles d'en haut
01:02:33ont protégé
01:02:33les racailles d'en bas ?
01:02:34Oui,
01:02:34par ruissellement,
01:02:35par effet boumangue,
01:02:36ils ne se sont pas
01:02:37bien rendus compte.
01:02:38Ils ne se sont pas
01:02:39rendus compte
01:02:40des catastrophes
01:02:40que ça allait donner.
01:02:41Mais toutes ces voies
01:02:42de recours,
01:02:43toutes ces possibilités
01:02:44de vices de procédure
01:02:45qui fait la fortune
01:02:47des avocats,
01:02:48l'advocatus,
01:02:49celui qui vient
01:02:50à votre aide.
01:02:51Vous savez qu'à l'origine,
01:02:52l'avocat,
01:02:53c'était un membre
01:02:53du clergé
01:02:54et sa robe,
01:02:55ça contenait
01:02:5633 boutons
01:02:57l'âge du Christ.
01:02:58Et ils avaient vocation
01:02:59à devenir juges plus tard.
01:03:01Et très vite,
01:03:01on s'est rendu compte
01:03:02que la vénalité
01:03:04l'emportait
01:03:05sur le sens de la justice.
01:03:06Et on a dit,
01:03:07bon bah,
01:03:07on n'émettra plus juges.
01:03:10Mais,
01:03:11alors je ne leur en veux pas,
01:03:12c'est le jeu.
01:03:13Mais il ne faut pas
01:03:13s'étonner,
01:03:14il ne faut pas s'étonner
01:03:15si après,
01:03:17vous avez un monde
01:03:18où on parle
01:03:19d'ensauvagement,
01:03:20de sociétés
01:03:21avec une insécurité terrible,
01:03:23puisqu'on a tout détruit.
01:03:25Je crois que c'est
01:03:26Joseph Demet
01:03:27qui disait,
01:03:28le glaive de la justice
01:03:30n'a pas de fourreau.
01:03:31Toujours,
01:03:32toujours,
01:03:32il doit menacer
01:03:33et punir.
01:03:34C'est la monnaie
01:03:36qui disait,
01:03:36dans un pays,
01:03:37quelquefois,
01:03:38c'est la liberté
01:03:39qui opprime
01:03:39et c'est la loi
01:03:40qui protège.
01:03:40Exactement.
01:03:41À condition qu'il y ait
01:03:42une loi.
01:03:42On va tout de suite
01:03:43continuer avec vous,
01:03:45Maurice Yonelle,
01:03:46c'est passionnant,
01:03:47après cette petite pause,
01:03:490 826 300 300,
01:03:52pour ceux qui ont envie
01:03:54de poser une question
01:03:54à Maurice Yonelle,
01:03:56la police ne peut plus
01:03:57rien pour vous,
01:03:58est-ce qu'elle peut
01:03:59encore quelque chose,
01:04:00est-ce qu'on a envie,
01:04:01est-ce qu'on a envie
01:04:01de se substituer à elle ?
01:04:03C'est une question
01:04:03qu'on va poser.
01:04:05Sud Radio.
01:04:06Sud Radio.
01:04:07Parlons vrai.
01:04:08Parlons vrai.
01:04:08Sud Radio.
01:04:09Parlons vrai.
01:04:11Sud Radio Bercov,
01:04:12dans tous ses états,
01:04:14le face-à-face.
01:04:16Alors,
01:04:16est-ce que la police
01:04:17ne peut plus rien pour vous ?
01:04:19En tout cas,
01:04:19c'est le titre d'un livre
01:04:20passionnant,
01:04:21passionné à lire,
01:04:23de Maurice Yonelle,
01:04:24commissaire divisionnaire honoraire,
01:04:25c'est aux éditions
01:04:26de l'artilleur.
01:04:27Et vous parlez aussi,
01:04:29alors on parlait
01:04:29justement d'un passé
01:04:31mais qui n'est pas lointain.
01:04:33Qu'est-ce que c'est
01:04:3340 ans, 50 ans ?
01:04:34C'est un clin d'œil
01:04:35dans l'histoire.
01:04:36Et vous dites,
01:04:38pour l'époque,
01:04:40il n'y avait pas
01:04:40cinq semaines de congé
01:04:42les 35 heures.
01:04:42Les RTT,
01:04:43c'était un avantage
01:04:44dont il ne fallait pas abuser.
01:04:47Parlons de cela,
01:04:48vous dites.
01:04:48Oui, tout à fait.
01:04:49Voilà.
01:04:50Et qu'aujourd'hui,
01:04:51on ne pense plus
01:04:52qu'à ces RTT,
01:04:53ces vacances.
01:04:54C'est l'une des raisons
01:04:55aussi de ce désengagement policier.
01:04:57je vous ai parlé tout à l'heure
01:04:59des réformes
01:05:00du code procédé
01:05:01qui nous a amenés
01:05:03à cette situation.
01:05:04Mais il y a également
01:05:05eu des réformes
01:05:06structurelles
01:05:07très fortes
01:05:08dans la police
01:05:09qui ont donné
01:05:10une orientation
01:05:10tout à fait différente.
01:05:12Moi, je suis rentré
01:05:13comme inspecteur de police.
01:05:14Vous voyez ?
01:05:15En 1995,
01:05:17un gouvernement de droite
01:05:18d'ailleurs
01:05:19a supprimé purement
01:05:20et simplement
01:05:20le corps des inspecteurs
01:05:21de police.
01:05:22Il y avait 23 000 inspecteurs
01:05:23de police.
01:05:23Entièrement supprimés.
01:05:24Entièrement supprimés.
01:05:25qui étaient en civil,
01:05:28qui n'avaient qu'une seule vocation,
01:05:30c'était le judiciaire
01:05:31ou le renseignement.
01:05:32C'est clair,
01:05:33net et précis.
01:05:33Et il y avait un corps
01:05:34de gardiens de la paix
01:05:35qui était chargé
01:05:36de l'exécution
01:05:37de la voie publique,
01:05:38etc.
01:05:39Donc,
01:05:40en 1995,
01:05:41on supprime ce corps
01:05:43purement et simplement
01:05:43et on dit
01:05:45maintenant
01:05:46le corps des gardiens
01:05:47de la paix
01:05:47viendra
01:05:48prendre tout le panel
01:05:50des missions
01:05:50de police,
01:05:52du maintien de l'ordre
01:05:53jusqu'à l'antiterrorisme.
01:05:55Ce sera les gardiens
01:05:55de la paix
01:05:56qui traiteront ça.
01:05:57Donc,
01:05:57le glissement
01:05:58de la qualité
01:05:58d'officier de police
01:05:59judiciaire
01:06:00qui était à mon époque
01:06:01uniquement du niveau
01:06:02d'un inspecteur principal,
01:06:04c'est-à-dire d'un capitaine
01:06:05de police aujourd'hui
01:06:06et encore par concours,
01:06:08il fallait passer un concours
01:06:09pour être officier
01:06:09de police judiciaire
01:06:10à l'époque.
01:06:13Aujourd'hui,
01:06:13le gardien de la paix
01:06:14en sortie d'école
01:06:15va être nommé
01:06:15officier de police judiciaire.
01:06:17Je ne sais pas
01:06:17si vous vous rendez compte.
01:06:18En plus,
01:06:19à mon époque,
01:06:19la procédure pénale
01:06:21était simple.
01:06:21Aujourd'hui,
01:06:22elle est extraordinairement
01:06:23compliquée.
01:06:24Il y a des risques
01:06:25de vices de procédure énormes,
01:06:27etc.
01:06:27Il faut avoir
01:06:28un sens particulier
01:06:29de la procédure.
01:06:31On a donc donné ça
01:06:32au corps des gardiens
01:06:33de la paix.
01:06:33En commettant,
01:06:35en nommettant quelque chose
01:06:36d'extraordinairement important,
01:06:38les gardiens de la paix
01:06:39ont la culture
01:06:40de la récupération.
01:06:41C'est-à-dire que
01:06:42les gardiens de la paix
01:06:43fonctionnent par vacation.
01:06:44à mon époque,
01:06:47ils travaillaient en 4-2
01:06:48dans les brigades de roulement.
01:06:50Dès qu'ils passaient
01:06:50d'un quart d'heure,
01:06:52ils récupéraient.
01:06:54On dépasse d'un quart d'heure,
01:06:55on récupère le quart d'heure.
01:06:56On dépasse un quart d'heure,
01:06:57on a droit à une heure.
01:06:58Imaginez-vous
01:06:59ce que ça a pu faire
01:07:00dans le monde
01:07:00de l'investigation
01:07:01qui, par définition,
01:07:02est chronophage.
01:07:04Moi, il m'arrivait
01:07:05de rentrer à deux...
01:07:05Il est six heures...
01:07:06Il n'y avait pas d'heure.
01:07:08Il n'y avait pas d'heure.
01:07:08C'est l'événement
01:07:10qui crée votre travail.
01:07:12Si vous preniez
01:07:13à 18h
01:07:14une affaire de meurtre,
01:07:15vous appeliez chez vous
01:07:15en disant
01:07:15je ne rentre pas.
01:07:17Je passe à une heure.
01:07:18Et ça, c'est fini ?
01:07:19Ça n'existe plus ?
01:07:19C'est terminé.
01:07:20C'est terminé.
01:07:21Vous voulez dire
01:07:22qu'aujourd'hui,
01:07:22un policier d'aujourd'hui,
01:07:24un investigateur,
01:07:25il dira
01:07:25attendez,
01:07:26oui,
01:07:26je reprends demain
01:07:27parce que...
01:07:28Il va le faire.
01:07:29Mais il va compter ses heures.
01:07:31Lorsque vous entendez
01:07:32les syndicats vous dire
01:07:32il y a 30 millions d'heures
01:07:34supplémentaires
01:07:35impayées dans la police nationale.
01:07:37Oui, mais parce qu'on les compte.
01:07:38Ça ne montre pas du tout
01:07:41un investissement
01:07:42beaucoup plus supérieur
01:07:43à ce qu'il y avait
01:07:44il y a 40 ans.
01:07:45L'investissement
01:07:45est exactement le même.
01:07:47Simplement,
01:07:47on les compte.
01:07:48Et donc,
01:07:49ça a des répercussions
01:07:50absolument catastrophiques.
01:07:52Et ce que je vous disais
01:07:53tout à l'heure,
01:07:54c'est qu'on a fini
01:07:55par structurer la mission
01:07:57par rapport
01:07:58au désir
01:07:59des fonctionnaires.
01:08:00Donc,
01:08:01on a acclimaté,
01:08:02on a rangé
01:08:03les horaires,
01:08:04etc.
01:08:05Ça m'a fait bondir
01:08:06l'autre jour.
01:08:07J'ai appris
01:08:07que dans ce même courant
01:08:10d'état d'esprit,
01:08:11on allait mettre
01:08:12en police judiciaire
01:08:13des semaines
01:08:14de 4 jours.
01:08:16Moi,
01:08:17je mangeais police,
01:08:18je dormais police,
01:08:20j'étais un flic,
01:08:21un poulet.
01:08:24Donc,
01:08:24quand j'ai appris ça,
01:08:25ça m'a rendu fou.
01:08:26Tout comme quand j'ai appris
01:08:27qu'on avait supprimé
01:08:28la police judiciaire
01:08:29pour la mettre
01:08:30sous la coude
01:08:30du DDPN.
01:08:31la police,
01:08:33c'est une multitude
01:08:33de métiers.
01:08:35Les renseignements,
01:08:36ce n'est pas le judiciaire.
01:08:37Le judiciaire,
01:08:38ce n'est pas la PAF.
01:08:39La PAF,
01:08:39ce n'est pas
01:08:40la police du quotidien
01:08:42de quartier.
01:08:43C'est des métiers
01:08:43totalement différents
01:08:45qui nécessitent
01:08:46un investissement particulier,
01:08:48une formation particulière,
01:08:50un goût particulier.
01:08:51On ne peut pas passer,
01:08:52alors,
01:08:52pour rendre service
01:08:54aux fonctionnaires,
01:08:55pour rendre service
01:08:55aux syndicats,
01:08:56on dit,
01:08:57il y a une poste
01:08:58de brigadier en PJ,
01:08:59je vais y aller.
01:08:59Oui, mais est-ce que tu as le goût ?
01:09:00Mais tu as été formé
01:09:01à la PJ.
01:09:03On se rend compte aujourd'hui,
01:09:04ça n'a l'air de rien,
01:09:05mais mis bout à bout,
01:09:06toutes ces petites choses-là
01:09:07font qu'à un moment donné,
01:09:09le service qu'on attend
01:09:10de la police
01:09:11dans toutes ses sphères
01:09:12multiples de compétents
01:09:13est difficile à rendre.
01:09:15Alors,
01:09:16qui plus est,
01:09:17on a bien senti
01:09:18que l'État
01:09:18se désengageait
01:09:20de ces grandes missions
01:09:22régaliennes de sécurité.
01:09:23Qui aurait pensé,
01:09:24à mon époque,
01:09:25qu'on verrait
01:09:25une telle multiplicité
01:09:27des polices municipales
01:09:28partout ?
01:09:29On voit bien qu'aujourd'hui,
01:09:30l'espace public,
01:09:31c'est la police municipale.
01:09:32Ça n'est plus la police nationale.
01:09:34il y a 40 ans,
01:09:34la police municipale...
01:09:35Ça n'existait pas.
01:09:36Ça n'existait pas.
01:09:37C'était des gardes champettes
01:09:38à droite, à gauche,
01:09:40mais il n'y avait pas
01:09:41de police municipale.
01:09:42Vous vous rendez compte
01:09:42qu'aujourd'hui,
01:09:43je crois qu'il y a plus
01:09:43de policiers municipaux à Nice
01:09:45que de policiers nationaux.
01:09:47On le voit bien.
01:09:48Alors, en plus,
01:09:49le recrutement...
01:09:50Et c'est venu
01:09:50parce qu'il y avait un besoin...
01:09:51C'est venu
01:09:52parce qu'il y a eu
01:09:52un désengagement volontaire
01:09:54de l'État
01:09:55de se désengager
01:09:57de ses missions régaliennes
01:09:58de sécurité.
01:09:59Et puis après,
01:10:00ben voilà,
01:10:00ça suit son cours.
01:10:02Et puis quelque part,
01:10:03c'est plus facile de dire
01:10:03c'est la faute du maire de Lyon,
01:10:05c'est la faute du maire de Bordeaux,
01:10:06plutôt que de dire
01:10:07c'est la faute de la police nationale.
01:10:09Oui, c'est beaucoup plus facile.
01:10:11Le pire,
01:10:11j'ai appris que
01:10:12des sociétés privées,
01:10:14un peu comme les Uber,
01:10:15bientôt allaient se créer
01:10:16pour vous raccompagner
01:10:17chez vous le soir.
01:10:18Vous vous rendez compte
01:10:18où on en est arrivé ?
01:10:19On a envie de dire
01:10:20mais la blague,
01:10:22que fait la police ?
01:10:22Oui, mais parce que
01:10:23justement,
01:10:24c'est très intéressant
01:10:26ce que vous dites,
01:10:28Maurice Inélie,
01:10:28parce qu'on vous dit
01:10:29oui, mais vous avez vu,
01:10:30c'est pas le sentiment
01:10:31d'insécurité,
01:10:32comme disait un certain
01:10:32ministre de la Justice
01:10:33qu'il n'est plus là,
01:10:34qu'il n'est plus ministre,
01:10:35bien sûr.
01:10:36Mais l'insécurité,
01:10:38c'est qu'aujourd'hui,
01:10:38les gens,
01:10:39voilà,
01:10:39ils entendent du matin au soir,
01:10:41c'est plus des faits divers,
01:10:42c'est des faits de société,
01:10:43ils se disent
01:10:44l'ensauvagement et compagnie,
01:10:45et ils disent,
01:10:46bon,
01:10:46on ne peut pas avoir
01:10:47un policier derrière
01:10:48chaque habitant.
01:10:49Ça en revient à l'art.
01:10:50Si vous voulez,
01:10:52mon livre,
01:10:53bien sûr,
01:10:53c'est un peu provocateur,
01:10:55mais comme je vous l'ai dit
01:10:56tout à l'heure,
01:10:57il serait grand temps
01:10:58que l'on redécouvre
01:10:59le sens de la vertu,
01:11:01et que la vertu,
01:11:02je suis sûr
01:11:03qu'il en existe
01:11:03dans l'éducation nationale,
01:11:05dans le monde hospitalier,
01:11:06etc.,
01:11:06tous ces gens
01:11:07qui travaillent sur l'humain,
01:11:08à nous de dire,
01:11:09il faut arrêter
01:11:09vos conneries maintenant,
01:11:10parce que ça va
01:11:11beaucoup trop loin,
01:11:12ça n'est pas bon
01:11:13pour nos concitoyens,
01:11:15on va dans le mauvais sens,
01:11:16il faut reprendre les choses.
01:11:17dans le domaine
01:11:18de la sécurité...
01:11:19Pardon, excusez-moi,
01:11:21ce n'est pas vertu,
01:11:21c'est l'État.
01:11:22Pourquoi l'État
01:11:23ne fait pas preuve
01:11:26d'autorité,
01:11:27parce qu'on ne va pas
01:11:28enseigner la vertu,
01:11:30je veux dire,
01:11:30oui,
01:11:30l'école primaire,
01:11:31ça va prendre 15 ans,
01:11:32je veux dire,
01:11:32mais la vertu,
01:11:33ça s'enseigne,
01:11:34mais aussi la vertu,
01:11:35ça se...
01:11:37par l'État,
01:11:38réétablissement d'autorité,
01:11:40ça s'impose.
01:11:41Oui.
01:11:41Et qui l'impose ?
01:11:42Mais parce que l'État
01:11:43est devenu très
01:11:44saint-simonienne,
01:11:45c'est-à-dire
01:11:45qu'elle croit
01:11:46à l'élite,
01:11:47on le voit bien,
01:11:48elle croit
01:11:48à l'élite politique,
01:11:50à l'élite culturelle,
01:11:51à l'élite intellectuelle,
01:11:52etc.
01:11:52Moi, ce qui m'intéresse,
01:11:53c'est les gens
01:11:54les plus faibles,
01:11:55les plus simples.
01:11:56Il faut des élites aussi,
01:11:57mais il faut les deux, oui.
01:11:58Oui,
01:11:58que ces élites soient
01:11:59perclus,
01:12:01qu'elles soient imprégnées
01:12:02des problèmes
01:12:05des petits gens,
01:12:06des gens simples.
01:12:07Parce qu'on m'en compte...
01:12:08Et aujourd'hui,
01:12:08ils s'en foutent.
01:12:09Franchement,
01:12:10soyons clairs.
01:12:11Les gens ordinaires,
01:12:13les gens ordinaires,
01:12:14c'est la vraie noblesse
01:12:15d'un autre peuple.
01:12:16Parce que c'est des gens
01:12:17dont on n'entend jamais parler.
01:12:18Ils ne représentent rien
01:12:19et pourtant,
01:12:20ils représentent
01:12:20ce qu'il y a de meilleur.
01:12:21Parce que le socle
01:12:23de la respectabilité,
01:12:26de l'aménité,
01:12:27de la courtoisie,
01:12:28il est chez les gens ordinaires.
01:12:30Il faut les préserver.
01:12:31Que demain,
01:12:33un futur ministre
01:12:35de la police,
01:12:37de l'intérieur,
01:12:38se souvienne
01:12:38de ce que disait Clément Sault.
01:12:40Le seul devoir
01:12:41d'un gouvernement
01:12:42est de faire en sorte
01:12:44que les honnêtes gens
01:12:45soient en paix
01:12:46et que les autres
01:12:47ne le soient pas.
01:12:48Point.
01:12:49Que nos hommes politiques
01:12:50redécouvrent la vertu
01:12:52et le sens de l'autre
01:12:53et non pas
01:12:54ce goût
01:12:56pour des divisions
01:12:58apocalyptiques.
01:12:59On est tous d'accord
01:13:01avec vous.
01:13:01Donc on est loin de la police
01:13:02et pourtant pas tant que ça.
01:13:03Non, non, mais je veux dire,
01:13:04aujourd'hui,
01:13:05on est tous d'accord
01:13:06qu'on découvre,
01:13:07qu'on découvre.
01:13:09Tout le monde est d'accord
01:13:09avec ça.
01:13:10Mais en pratique,
01:13:12comment ?
01:13:13Je veux dire,
01:13:14en pratique,
01:13:14comment ?
01:13:15Je veux dire,
01:13:15comment je vais faire
01:13:16qu'un policier
01:13:17ne se dise pas
01:13:18moi ce qui m'intéresse
01:13:19et on sait
01:13:19et ils sont beaucoup plus exposés
01:13:21que d'autres,
01:13:21y compris que nous.
01:13:22Un policier,
01:13:23il est en permanence,
01:13:25enfin,
01:13:25ceux qui sont sur le terrain,
01:13:26je parle,
01:13:27il y a la violence,
01:13:27il y a tout ça,
01:13:28vous connaissez ça
01:13:28tout beaucoup plus que moi.
01:13:29Mais le problème,
01:13:30c'est que si vous n'avez pas
01:13:31des vertueux
01:13:32qui sont prêts
01:13:33à appliquer la vertu
01:13:34et à avertir l'autorité
01:13:37et les sanctions,
01:13:39il ne va rien se passer.
01:13:41Oui,
01:13:41redécouvrons,
01:13:42je vous dis,
01:13:42le sens de la vertu
01:13:43et mettons à la tête
01:13:44dans la hiérarchie,
01:13:45je critique beaucoup
01:13:46la hiérarchie,
01:13:47que des gens vertueux
01:13:49et non pas des carriéristes.
01:13:50Vous savez,
01:13:51la base,
01:13:52la base,
01:13:52les gardiens de la paix
01:13:53voient très bien
01:13:54comment ça se passe.
01:13:55Ils voient très bien
01:13:55que les commissaires de police,
01:13:57leur rêve,
01:13:57c'est de devenir préfet
01:13:58et non pas d'acquérir
01:13:59des compétences.
01:14:01Que les commissaires de police
01:14:02tiennent tête
01:14:03au ministre de l'Intérieur
01:14:05et dire,
01:14:06ça ne va pas,
01:14:06ça ne marche pas comme ça,
01:14:08ça ne marchera pas.
01:14:10Cessons
01:14:10d'être dans la démagogie
01:14:14et essayons
01:14:15d'être le plus
01:14:16intelligemment possible,
01:14:18de faire ce qu'il faut faire,
01:14:20et tendre vers ça.
01:14:21Et ça,
01:14:23je crois que,
01:14:24je fais un appel
01:14:25quelque part
01:14:26à mes collègues,
01:14:27mes anciens collègues
01:14:28commissaires de police,
01:14:30essayez de dire non maintenant.
01:14:31Essayez de dire
01:14:32ça ne va pas,
01:14:33c'est le bordel.
01:14:33Vous savez,
01:14:34à un moment donné,
01:14:35j'étais responsable
01:14:36de tous les phénomènes
01:14:38de bande
01:14:39sur l'île de France.
01:14:41Et mon directeur...
01:14:42Pas ce programme !
01:14:43Oui, oui,
01:14:43ça m'avait passionné,
01:14:44j'avais trouvé
01:14:45des gardiens de la paix
01:14:46qui traitaient ça
01:14:47de manière extraordinaire.
01:14:48Et donc,
01:14:49ça interpellait
01:14:50le ministre de l'Intérieur
01:14:51et tous les mois,
01:14:53mon directeur
01:14:54était convoqué
01:14:55chez le directeur
01:14:56de cabinet du ministre
01:14:57pour faire le point
01:14:58sur les phénomènes de bande.
01:15:00Et donc,
01:15:00comme il n'y connaissait rien
01:15:01et que moi,
01:15:02j'y connaissais un petit peu
01:15:02quelque chose,
01:15:03il m'emmenait à chaque fois
01:15:04avec lui
01:15:05pour donner un peu
01:15:09de vérité
01:15:10à ce qu'il y a.
01:15:11J'ai été abasourdi.
01:15:13Toutes ces réunions,
01:15:13j'ai été abasourdi.
01:15:15Parce qu'il ne faut surtout
01:15:16pas dire que ça va mal.
01:15:17Il ne faut surtout pas dire
01:15:21que ça va mal,
01:15:21que tout va mal,
01:15:22etc.
01:15:23Alors que moi,
01:15:23j'étais là,
01:15:24je disais,
01:15:24mais attendez,
01:15:24ce n'est pas possible.
01:15:25On voyait très bien,
01:15:26après on appartait
01:15:27les uns les autres,
01:15:28ils allaient voir
01:15:29le directeur de cabinet
01:15:30pour savoir
01:15:30où on était,
01:15:31leur promotion
01:15:32pour la Légion d'honneur,
01:15:34etc.
01:15:34Mais,
01:15:35c'est fou.
01:15:36Quand on est chef,
01:15:38quand on prend
01:15:39des responsabilités,
01:15:42il faut se donner
01:15:42à fond
01:15:43et pour les autres
01:15:44sortir de sa zone
01:15:46de confort
01:15:47et penser à tous ceux
01:15:50qui sont placés
01:15:51sous votre autorité
01:15:53et qui sont
01:15:53dans le mauvais chemin.
01:15:55Si j'avais un appel
01:15:56ou un cri à lancer
01:15:57du fond de ma retraite,
01:16:02réapprenez à dire non
01:16:03et dites,
01:16:04je sais ce qu'il faut faire
01:16:06et ce qui se passe
01:16:07en ce moment,
01:16:08ce n'est pas comme ça
01:16:08qu'il faut faire.
01:16:09Eh bien,
01:16:09écoutez,
01:16:10on va en parler.
01:16:10Apprenez à dire non
01:16:11et savoir ce qu'il faut faire.
01:16:13On va continuer
01:16:14à en parler
01:16:14avec vous,
01:16:150826-300-300
01:16:17et puis avec,
01:16:18évidemment,
01:16:19Maurice Lillé
01:16:20avec son livre
01:16:21Provocateur
01:16:22mais de bon sens.
01:16:24La police ne peut plus rien
01:16:25pour vous.
01:16:26A tout de suite.
01:16:29Sud Radio Bercoff
01:16:30dans tous ses états
01:16:31midi 14h.
01:16:33André Bercoff.
01:16:34Avec toujours,
01:16:35avec Maurice Lillé,
01:16:36commissaire divisionnaire honoraire.
01:16:38On a parlé de tout cela
01:16:39et vous avez parlé de vertu,
01:16:40vous avez parlé de courage,
01:16:42vous avez parlé effectivement
01:16:43de ce qui est en train
01:16:44de se passer
01:16:44dans cette transformation
01:16:46où on a vu,
01:16:47où on a oublié l'humain
01:16:48d'un côté
01:16:48et puis on a oublié,
01:16:50on a travaillé
01:16:51la culture de l'excuse
01:16:52plus que la culture
01:16:54à la fois,
01:16:55je veux dire,
01:16:55du courage
01:16:56et on a parlé
01:16:57de la culture du chiffre
01:16:58et du résultat
01:16:59plutôt que la culture
01:17:00justement
01:17:01de l'effort
01:17:03et du risque.
01:17:04Est-ce que,
01:17:05alors Maurice Lillé,
01:17:06vous dites là
01:17:07que les gens
01:17:09se sont retrouvés
01:17:10dans,
01:17:11comment dirais-je,
01:17:12moi je suis très frappé
01:17:13par ça,
01:17:14on parle,
01:17:14vous savez,
01:17:15on regarde des images,
01:17:16etc.
01:17:17Et on voit effectivement,
01:17:20mais quand on reçoit
01:17:20souvent des commissaires
01:17:22ou des représentants syndicaux,
01:17:25parce que,
01:17:25effectivement,
01:17:26la police,
01:17:26parce que ceux qui sont en fonction
01:17:27doivent parler,
01:17:29j'ai remarqué les choses,
01:17:30c'est la grande,
01:17:30ils ne peuvent pas parler,
01:17:31il n'y a que les représentants syndicaux
01:17:33qui sont avisés à parler.
01:17:34Alors,
01:17:35certains d'ailleurs,
01:17:36ils vont,
01:17:36vont dans l'alignation totale,
01:17:39mais surtout,
01:17:40est-ce que vous auriez pu,
01:17:41imaginez-vous,
01:17:42il y a 40 ans,
01:17:43de voir effectivement
01:17:44des policiers,
01:17:45on le voit presque chaque jour,
01:17:46c'est devenu presque quotidien,
01:17:48je ne dis pas partout,
01:17:49se faire humilier,
01:17:50se faire cracher dessus,
01:17:52se faire traiter
01:17:52comme n'importe quoi,
01:17:55dans un certain nombre,
01:17:57et pas seulement en Seine-Saint-Denis,
01:17:58mais ailleurs,
01:17:59dans divers endroits du pays,
01:18:00et je ne parle pas effectivement
01:18:03des territoires perdus de la République
01:18:05où ce sont les narcotrafiquants
01:18:07qui font des...
01:18:08On n'a plus de frontières
01:18:09à l'intérieur de l'Europe,
01:18:10mais on a des frontières
01:18:11à l'intérieur des villes
01:18:13où on fait le...
01:18:14Est-ce que ça existait,
01:18:15ça,
01:18:16quand vous étiez...
01:18:17Non.
01:18:18Vous savez,
01:18:19les frontières,
01:18:19les douanes
01:18:20à l'intérieur des quartiers,
01:18:21quoi.
01:18:21Non, non,
01:18:22ça n'existait pas.
01:18:24Mais la situation,
01:18:26ce n'est que la résultante
01:18:28de tout ce qu'on a évoqué
01:18:29tout précédemment.
01:18:30C'est le délitement
01:18:31de la société,
01:18:32etc.
01:18:32Et les gardiens de la paix,
01:18:33aujourd'hui,
01:18:34ils le prennent en pleine figure.
01:18:35Ça aussi,
01:18:36une dimension
01:18:37sur laquelle
01:18:39je voudrais attirer l'attention
01:18:40de mes collègues
01:18:41en exercice,
01:18:43l'affectif
01:18:44dans la police
01:18:44est extraordinairement important.
01:18:47Les gens,
01:18:47ils sont placés
01:18:48sous votre autorité,
01:18:48ce n'est pas du tout péjoratif
01:18:50ce que je vais dire.
01:18:51Ils ont besoin
01:18:51d'une considération
01:18:52énorme,
01:18:53et ils ont surtout besoin
01:18:54de voir en leur chef
01:18:56cet intérêt
01:18:59qu'on doit leur porter.
01:19:00Mais ça,
01:19:01ça ne s'apprend pas
01:19:01à l'école.
01:19:03Il faut avoir ça
01:19:04au fond de son cœur.
01:19:06Il faut avoir été
01:19:07à l'issue
01:19:09d'une longue expérience,
01:19:10enrichi,
01:19:12avoir les temps
01:19:13un peu chenus,
01:19:14et puis avoir
01:19:16de la conservation.
01:19:17Quand j'étais
01:19:17à l'école des commissaires,
01:19:19la psychologue
01:19:21de l'époque
01:19:21m'avait qualifié
01:19:22de directif affectif.
01:19:23elle m'avait expliqué
01:19:25que c'était
01:19:25très très mauvais,
01:19:27que c'était même
01:19:27le pire.
01:19:28Alors je lui ai dit
01:19:28ah bon ?
01:19:29Elle m'a dit
01:19:29non, non.
01:19:30Pour être bon,
01:19:31il faut être assertif.
01:19:33Alors assertif,
01:19:34c'est...
01:19:34C'est quoi assertif ?
01:19:35Je me souviens plus
01:19:36très bien de la définition,
01:19:37c'est les gens
01:19:38qui sont impassibles
01:19:39à l'émotion.
01:19:40Vous voyez,
01:19:41par exemple,
01:19:41si vous êtes chef de service,
01:19:43quelqu'un vient vous dire
01:19:44voilà,
01:19:45je suis tombé malade,
01:19:46j'ai un cancer,
01:19:47la réponse que vous devez lui faire,
01:19:49c'est
01:19:50ah merde,
01:19:50il va falloir
01:19:50je vous remplace quoi.
01:19:52C'est ça être assertif.
01:19:53Alors moi,
01:19:53si vous voulez,
01:19:54je ne suis pas assertif du tout.
01:19:55Je suis un directif affectif,
01:19:58j'ai de l'affection.
01:20:01J'avais de l'affection.
01:20:02Oui, je comprends.
01:20:03Pour les gens
01:20:04avec qui je travaillais.
01:20:05Vous aviez de l'empathie,
01:20:07ce n'était pas des robots.
01:20:09C'est pire que de l'empathie,
01:20:09j'avais de l'affection.
01:20:11Pour moi,
01:20:11un gardien de la paix,
01:20:12c'était un collègue.
01:20:14C'est avant tout un collègue.
01:20:15Et ça n'a l'air de rien,
01:20:16mais quand vous arrivez
01:20:17dans un service,
01:20:18je ne sais pas,
01:20:18comme on est sous boîte,
01:20:19vous avez 300, 400 policiers.
01:20:21Les gardiens de la paix,
01:20:23dans le quart d'heure
01:20:23qui suit votre affectation,
01:20:25ils vous sentent déjà.
01:20:26Il ne faut pas se tromper.
01:20:27Un gardien de la paix,
01:20:28il a un sens
01:20:29de la morphopsychologie
01:20:30très développé.
01:20:32Et en l'espace d'un quart d'heure,
01:20:33il sait sur qui
01:20:34il va pouvoir compter.
01:20:35Et il sait après
01:20:36comment il va se comporter.
01:20:39Et ça aussi,
01:20:40le gardien de la paix,
01:20:42il est en contact
01:20:42avec le vice,
01:20:44le mensonge,
01:20:45la brutalité.
01:20:46c'est son quotidien.
01:20:50Je ne sais pas
01:20:50si vous vous rendez compte,
01:20:51je pose mes mots,
01:20:52c'est son quotidien.
01:20:53S'il n'y a pas
01:20:54au sein d'un commissariat
01:20:56un sens de l'humain prononcé,
01:20:58s'il n'y a pas un sens
01:20:59de la solidarité prononcée,
01:21:02je parle de la solidarité affective,
01:21:04sincèrement,
01:21:06là,
01:21:06il sera vraiment malheureux.
01:21:07il y a quelque temps encore,
01:21:09c'est un métier,
01:21:10on a besoin d'un affect.
01:21:11On comptait,
01:21:12on comptait les suicides
01:21:13dans la police.
01:21:14Il arrive un moment,
01:21:16ça devient,
01:21:16la gendarmerie est touchée
01:21:17pareillement.
01:21:18Donc,
01:21:19si vous voulez,
01:21:19c'est un cri d'alarme.
01:21:21Ce n'est pas du tout
01:21:21une attaque contre l'institution.
01:21:23Ce que je veux dire,
01:21:24c'est qu'on a été
01:21:25dans le mauvais sens,
01:21:27dans le mauvais chemin.
01:21:28Et il est temps de dire
01:21:29stop,
01:21:30arrêtons-nous là.
01:21:31Oui,
01:21:32il est temps,
01:21:32effectivement,
01:21:33de ne pas prendre
01:21:33cette fonction
01:21:34avec un tableau Excel
01:21:35et des modélisateurs froids.
01:21:37Surtout pas.
01:21:38C'est ça.
01:21:39Écoutez,
01:21:39ce qu'on espère,
01:21:40en tout cas,
01:21:42je dois dire que
01:21:43votre livre,
01:21:43vraiment,
01:21:44encore une fois,
01:21:45je le redis,
01:21:46il faut le lire
01:21:47parce que,
01:21:48si on veut comprendre
01:21:49pourquoi la police
01:21:50est dans l'état
01:21:51dans lequel elle est,
01:21:53pourquoi on se sent
01:21:54de moins en moins protégé,
01:21:57pourquoi il y a
01:21:58de haut en bas de l'échelle
01:21:59une espèce de,
01:22:00il faut le dire,
01:22:01non pas de démission,
01:22:03mais de découragement,
01:22:05eh bien,
01:22:06je crois que
01:22:06c'est très important
01:22:08de rappeler
01:22:08non seulement l'humain,
01:22:09non seulement l'autorité,
01:22:11non seulement,
01:22:11et vous en parlez aussi
01:22:12dans votre livre,
01:22:13mais on aurait pu
01:22:14en parler pendant
01:22:15deux heures aussi,
01:22:16de cette espèce
01:22:17d'avalanche de normes,
01:22:19de conduites,
01:22:20de,
01:22:20vraiment,
01:22:21de codes
01:22:23qui avant
01:22:23avaient dix pages,
01:22:24enfin,
01:22:24je caricature,
01:22:26mais maintenant,
01:22:26on en a deux mille,
01:22:27de bureaucratie
01:22:29qui s'est installée,
01:22:31moi,
01:22:31je dirais,
01:22:31enfin,
01:22:31je ne sais pas,
01:22:32est-ce qu'au fond,
01:22:33on ne peut pas dire
01:22:34qu'aujourd'hui,
01:22:34on est plus en bureaucratie
01:22:35en démocratie ?
01:22:37Certainement,
01:22:38certainement.
01:22:38De toute façon,
01:22:39même moi,
01:22:41je m'interroge
01:22:41sur les racines grecques
01:22:43de la démocratie,
01:22:44il y a des mots
01:22:45où c'est Kratos,
01:22:46le peuple,
01:22:47et de l'autre côté,
01:22:48le gouvernement du peuple.
01:22:49Et donc,
01:22:50je m'interroge
01:22:51s'il est toujours
01:22:52d'actualité
01:22:53de faire la liaison.
01:22:55Eh oui,
01:22:55on peut se demander
01:22:56si ce n'est pas
01:22:56un despotisme éclairé,
01:22:58je dis bien éclairé,
01:22:59qui ne jouerait pas.
01:23:00Mauricio Néon,
01:23:01le merci,
01:23:02encore une fois,
01:23:03la police ne peut plus rien
01:23:04pour vous,
01:23:05mais vous pouvez quelque chose
01:23:07pour la police
01:23:08et pouvez quelque chose
01:23:09pour vous-même.
01:23:10A demain.
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