00:00Parmi les meilleureurs, je pense que tu vas faire rager pas mal de gens, là tu vas faire réagir.
00:03Vous avez des très bons résultats.
00:04J'ai des très bons résultats, effectivement.
00:06Si seulement je m'entraînais, peut-être que je serais meilleur.
00:10Ce qui est marrant, c'est de ne pas s'entraîner, de courir et d'en être arrivé là où j'en suis arrivé.
00:16C'est-à-dire qu'à la base, réellement, moi je voulais juste faire un semi.
00:19Derrière, je me suis fait attraver par le marathon, une Saint-Élion, un écotrel, etc.
00:22Puis ça a chaviré dans l'ultra.
00:24Et on est passé de première ultra, je fais un top 100 à la diagonale, ce qui est déjà effectivement...
00:2982e ?
00:30Oui, 82e. Deux souvenirs, c'est ça.
00:31J'ai un gros doute. Je me rappelle juste de 33 heures, 30 minutes et 33 secondes.
00:35Il était facile à retenir, celui-là.
00:37Les autres, je ne les ai pas retenus, c'est marrant.
00:42Et en fait, comment on devient ça ?
00:44On devient ça, pour moi, il y a une source de motivation principale, c'est l'envie.
00:49C'est celle de Johnny, celle de Johnny au live de Bercy, la version de 87, je vous la conseille.
00:56Mais clairement, c'est l'envie.
00:57Si tu n'es pas poussé profondément par l'envie de courir et que tout ce qui te pousse à courir, c'est uniquement l'esprit de compétition et ton orgueil,
01:06je pense que tu ne deviens pas ultra trailer ou en tout cas, tu ne le restes pas très longtemps parce que tu t'en lasses.
01:11Moi, je ne suis pas lassé de courir.
01:13Ça fait 10 ans que je cours, que je cours maintenant tous les jours, 2 ou 3 heures par jour.
01:16J'adore profondément ça.
01:18Donc fondamentalement, si je suis devenu ultra trailer et si j'ai atteint un peu bon niveau, pas excellent, mais un peu bon niveau,
01:26c'est parce que profondément, courir ne me saoule pas et courir est un plaisir à chaque instant.
01:31Donc motivation première, c'est l'envie.
01:33Et derrière, après, c'est rajouter plein de trucs.
01:35C'est rajouter le côté, effectivement, t'insistes dessus parisien, où quand j'ai débarqué dans le monde du trail et de l'ultra,
01:43il y a 6-7 ans, à commencer à avoir des premiers résultats, gentiment, tu avais quelques personnes installées,
01:50des sachants et grosso modo des gens de la montagne.
01:55Non pas que c'est une insulte, mais on était un peu chez eux, ils nous le faisaient sentir et grosso modo,
02:00on nous disait, bon, t'es mignon le petit parisien, mais les montagnes, c'est pour les grands.
02:02Donc ça a été une source de motivation immédiate.
02:05Tout comme Cyrano, qui aime bien faire rabaisser son claqué aux grands bourgeois qui pensent tout savoir,
02:12d'une certaine manière, ouais, ça a été amusant.
02:15Vous allez voir ce que vous allez voir, quoi.
02:18Non, parce que ça a été ça, mais pas en l'annonçant, mais en le faisant.
02:22Et effectivement, en fait, laisser dire tout cela, et puis arriver 3h ou 4h avant et attendre les gens
02:29en être à 2g d'alcoolémie quand ils arrivent, et leur dire bravo, t'as fait une belle course.
02:34C'est vrai que ça a été un petit plaisir, c'est assez mesquin et arrogant, mais...
02:38Une petite jouissance.
02:39Oui, mais puisqu'on m'a reproché d'être parisien, autant être parisien jusqu'au bout, et surjouer l'arrogance.
02:44Et finalement, c'est de leur faute, casquette verte, je pense.
02:50C'est une partie de casquette verte, en tout cas, là-dessus, et de leur faute.
02:54J'aurais peut-être été bien plus sage s'ils n'avaient pas été odieux avec moi, quoi.
02:58Mais c'est mieux comme ça, finalement.
02:59Ouais, c'est mieux comme ça, mais c'est dans l'adversité, de toute façon.
03:01Et c'est pour ça que je fais de l'ultra, c'est pour chercher de l'adversité.
03:03Mais c'est dans l'adversité que tu crées, et dans la contrainte que tu es plus créatif.
03:08Et c'est très exactement ce qui s'est passé, ouais.
03:10Merci.
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