00:00Se préparer au pire pour mieux y réagir. Voilà ce à quoi se sont attelés les agents
00:10de la métropole lors d'un exercice pour tester le plan intercommunal de sauvegarde.
00:14L'idée était de simuler une crise climatique similaire à celle du 29 décembre 2021 où
00:20d'importantes précipitations s'étaient mêlées à une fonte des neiges, ce qui avait entraîné de
00:24nombreux dégâts comme la destruction du funiculaire de Saint-Hilaire-du-Touvert.
00:28Des événements de moins en moins rares en raison du dérèglement climatique dont la
00:32métropole mesure le danger. On travaille sur ce sujet-là depuis longtemps. La métropole a
00:37mis en place un service qui est la mission risque depuis 2017, donc bien avant la crise du Vénéon.
00:45On a intégré la gestion des risques notamment et dans notre plan local d'urbanisme intercommunal.
00:53On a avalé risque. On travaille également sur ce plan intercommunal de sauvegarde depuis deux
01:03ans et demi, donc bien avant les événements de la Bérard. Du fait de la loi Matras qui oblige
01:11toutes les communes à avoir un plan intercommunal de sauvegarde, ce sont 24 villes et villages de
01:17la métropole de Grenoble qui ont été mises à l'épreuve. 6 étaient directement sinistrées,
01:2110 étaient solidaires et 8 étaient en observation. Une coordination entre la métro et la préfecture a
01:27aussi eu son importance. Des rôles bien distincts qui permettent de mieux gérer ce type de crise.
01:32Le soutien qu'une intercommunalité peut apporter aux communes est parfois cent fois plus précieux
01:39et parfois beaucoup plus rapide aussi, puisque l'échelle intercommunale est beaucoup plus réduite
01:43qu'échelle départementale. Parfois beaucoup plus rapide que ce que l'État peut accompagner. Mais
01:46ajouter l'intercommunalité au maillon de la gestion de crise, ça permet d'à la fois de
01:51jeter un acteur qui a des moyens, mais aussi ajouter un acteur qui a un regard aussi sur le
01:55territoire. Et donc l'interco arrive et apporte un plus. Et c'est ça qui est demandé d'abord
02:00par la loi Matras et qui est imposé jusqu'au 26 novembre 2026. Au total, ce sont 1700 habitants
02:06qui ont été virtuellement évacués lors de cette journée de test. Et c'est un bilan positif qui
02:11en ressort, notamment grâce à une bonne préparation en amont. A partir du moment où on sait où aller
02:16chercher du matériel, on n'a pas besoin d'appeler 49 communes pour savoir si elles ont un tractopelle,
02:24puisqu'on a déjà une liste et on sait que telle ou telle commune a tel ou tel moyen à disposition.
02:29On va gagner du temps et gagner du temps, c'est peut-être sauver des vies. Le plan intercommunal
02:34de sauvegarde doit être prêt avant les prochaines élections municipales de 2026 pour que les futurs
02:39élus puissent le prendre en main sereinement.
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