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  • il y a 9 mois
Après la récente victoire française dans le Tournoi des 6 Nations, place à la Champions Cup. Une nouvelle compétition dans laquelle les clubs français sont favoris, avec 6 équipes en phase finale. Cette hégémonie peut-elle nuire à la compétitivité de la Champions Cup ?

On en discute avec nos trois invités :
- Blair Connor, ancien ailier de l'Union Bordeaux-Bègles,
- Jacques Raynaud, le directeur général de l'EPCR et
- Christian Labit, double champion d'Europe avec le Stade Toulousain
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##AU_COEUR_DE_LA_MELEE-2025-04-05##

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Vous êtes au coeur de la mêlée sur Sud Radio, très heureux d'être avec vous
00:03au 0826-300-300 pour parler de la Champions Cup et de ses huitièmes de
00:08finale de Champions Cup. Quel moment on vient de vivre quand même sur Sud
00:12Radio avec le succès de Kastr face à Treviz et on va en parler justement sur
00:16Sud Radio avec notre consultant Philippe Spanguero. Salut Philippe !
00:19Salut Alex, bonsoir à tous. Comment ça va ? Très bien et vous ? Très très bien.
00:26Ton ami qui sera adversaire ce soir dans Le Qui J'en Suis est là. Salut Yann UG !
00:30Bonsoir messieurs, bonsoir. Vous savez quoi ? François n'est pas là
00:35aujourd'hui, il sera là demain. J'ai du coup organisé un duel extrême entre vous
00:40deux. Un duel fratricide. Un duel. Ah ouais ce sera un duel, il y aura un déçu.
00:46Je vous le dis, il y aura un grand grand déçu, ce sera aux alentours de 18h50
00:50sur Sud Radio pour ce Qui Je Suis. Oui parce qu'on a beaucoup de choses
00:54à évoquer aujourd'hui, notamment on parlera du Stade Toulousain qui demain
00:58affronte les Sail Sharks avec Christian Labide qui sera notre invité. On
01:03parlera de l'Union Bordebeuil qui va affronter demain l'Ulster et ce sera
01:07avec Blair Connor dans quelques minutes sur Sud Radio. Au milieu de tout ça, le
01:11directeur général de l'EPCR sera en direct en tribune à Kastr avec nous,
01:15Jacques Reynaud pour évoquer cette Champions Cup 2025 et l'hégémonie
01:20française aussi qui pourrait bien encore une fois être à l'oeuvre.
01:24Et puis évidemment on va parler du Castrolympique parce que, Quentin,
01:27victoire du Castrolympique et déjà une première affiche pour les quarts de
01:31finale à venir. Les Castrets Wacky se sont donc imposés au bout du suspense à
01:36une seconde de la sirène avec cet essai de Fernandez et les Castrets qui vont
01:41retrouver à Northampton dans la prochaine phase. A noter également que le RCT s'est
01:48imposé plus tôt dans la journée dans un match complètement fou.
01:51Score final 72 à 42, les Toulonnais qui vont retrouver le vainqueur de l'affiche
01:59entre Toulouse et Seine. Alors on a vibré pour ce Castre Trévise, ça c'est le cas
02:03de le dire, avec le carton rouge de Séguré, avec des moments très très forts
02:08et notamment jusqu'à cet essai en toute fin de match pour Jérémy Fernandez,
02:12Yoann Huget. Est-ce que c'est une victoire qui peut être fondatrice pour le
02:17Castro Olympique aujourd'hui ? C'est une victoire classique du CE aujourd'hui,
02:21j'ai envie de dire. C'était la même contre Toulon, la même contre Trévise.
02:25On se dit comment ils peuvent se sortir de ce piège et puis voilà un petit
02:30miracle, les Sainte-Dame-Vognang, il part devant, il part pas devant, on ne sait pas,
02:36mais en tout cas il y est, tant mieux pour les clubs français.
02:38Voilà, il va falloir être un peu plus consistant pour s'imposer à l'extérieur.
02:43On a vibré, mais on a vu un match de quelle facture aujourd'hui Félix Panguero ?
02:46Est-ce qu'on peut mettre le tampon Coupe d'Europe ?
02:49Tu vois, grand match de Coupe d'Europe aujourd'hui.
02:52Alors, Coupe d'Europe certainement, grand match de Coupe d'Europe, je ne crois pas.
02:55Il y a quand même beaucoup de scories.
02:56C'est pour ça que les casserettes se sont rendues quand même la tâche difficile,
03:00notamment avec beaucoup d'indiscipline.
03:02Pour moi, un manque d'efficacité quand même sur certains temps forts dans le match.
03:06Ils auraient pu prendre la main sur ce match plus tôt,
03:09mais ils ont laissé ces Italiens y croire.
03:12Les Italiens qui ont joué leur match à fond, qui ont été plutôt propres en conquête,
03:16qui ont été quand même très efficaces sur leur ballon de récupération.
03:18Ils méritent de gagner ce match, Philippe, excusez-moi de te couper,
03:21mais quand même, si on n'est pas chauvins et pragmatiques,
03:26ils doivent gagner ce match, avec un peu d'expérience.
03:28Ils méritent de le gagner, ça c'est sûr.
03:30Mais par contre, ce que les casserettes n'ont pas su faire à un moment du match,
03:34tuer le match sur quelques temps forts,
03:36c'est que les Italiens, après qu'il y a une deuxième période en supériorité numérique,
03:39ont joué un peu à l'envers.
03:41Ils se sont débarrassés du ballon.
03:43Ils ont fait des mauvais choix.
03:44Ils n'ont pas su temporiser.
03:46C'est aussi peut-être le manque d'expérience de ce type de rendez-vous.
03:49Mais après, ce dont on parlait hier, c'est-à-dire sur la densité de cette compétition,
03:54on ne peut que se réjouir qu'une équipe italienne soit en phase finale
03:57et qu'elle fasse quand même un match sérieux,
03:59qui aurait pu lui permettre quand même d'arriver jusqu'en quart de finale de cette Champions Cup.
04:04Donc c'est bien, ça montre que le rythme italien progresse.
04:07Mais après, on est quand même content pour les casserettes
04:09qui ont eu beaucoup de caractère quand même en infériorité numérique.
04:12Là, c'est les premières chaleurs.
04:14On a senti que physiquement, ils sont allés chercher les ressources au bout de leur mental.
04:20Parce qu'honnêtement, dès la cinquante cinquante cinquième,
04:23on sentait quand même que physiquement, c'était compliqué.
04:27C'est vrai que ça a été un match quand même assez dingue.
04:30Tiens, on accueille sur celui de radio Kepha, supporter Tarnay.
04:32C'est lui, Kepha ?
04:34Salut, salut.
04:36Ça fait très plaisir de t'avoir au 0826 300 300.
04:39Supporter Tarnay, supporter Casseray, supporter cardiaque ou pas ?
04:43Ah ben, j'espère pas.
04:45Là, j'étais cardiaque aujourd'hui.
04:46Je pense que j'étais mort à la fin parce que la tension était maximale.
04:51Est-ce que tu as eu peur ?
04:52Est-ce que ce match t'a procuré des frictions particulières aujourd'hui ?
04:57Ben, tout à l'heure, vous parliez de niveau ou pas de Champions Cup.
05:01Sur les émotions et sur la tension et l'histoire du match,
05:04on est vraiment sur un match de niveau Champions Cup.
05:07Et on peut clairement dire que c'était tendu.
05:10Moi, à la 60e, j'avais beaucoup de mal à voir Kintzre revenir
05:15parce que j'avais vraiment l'impression d'une équipe qui était cramée.
05:19C'est vrai que, notamment le carton rouge d'Adrien Séguret,
05:23est-ce qu'à ce moment-là du match, Kepha, tu te dis
05:25Oh là, ça y est, c'est fini, c'est plié.
05:28Ce carton rouge va nous tuer.
05:31Surtout au vu de la première mi-temps.
05:33Une première mi-temps où à chaque fois qu'on marque,
05:36on se fait prendre des points derrière.
05:38On n'arrive pas à sortir de notre camp.
05:40Il y a quand même beaucoup, beaucoup de scoring.
05:42Au pied, on n'arrive pas à prendre les points.
05:45Donc, clairement, la physionomie du match n'était pas en notre faveur
05:48sur ce début de seconde mi-temps.
05:50On devait répondre en envoyant du jeu, en essayant de revenir dans leur camp.
05:55Et d'entrée, on se passe rouge là,
05:57un rouge qui est très, très clair et logique sur une faute très évitable.
06:04C'est vrai que la faute d'Adrien Séguré, elle est quand même totalement évitable.
06:07Clément Combes, quand on regarde les statistiques de ce match,
06:10Yoann UG, tu disais toi, Yoann, que tu sentais que Trivis aurait mérité d'aller gagner cette partie.
06:16Est-ce que les stats montrent cette réalité, Clément ?
06:19Elles montrent un affrontement équilibré où finalement,
06:22chaque équipe a eu sa phase de domination et notamment les Italiens
06:26sur ce début de seconde période jusqu'au final.
06:28Si on regarde d'un point de vue offensif, Kastr est un peu plus devant,
06:32notamment grâce à cette fin de match où ils ont beaucoup tenu le ballon.
06:35154 courses à 99, ils font 15 passes de plus,
06:40mais par exemple, les Italiens parcourent quasiment 100 mètres de plus que les Kastr, ballon en main.
06:46C'est aussi ce pragmatisme italien qui a su faire la différence longtemps pendant le début de la rencontre.
06:52Si finalement, il y a une statistique que je devais retenir,
06:54c'est les stats personnelles de Jérémie Fernandez.
06:57Il rentre à l'heure de jeu, 33 mètres parcourus, 22 passes, 4 défenseurs battus.
07:01C'est l'essai et la transformation de la victoire.
07:03Parmi les moments forts de ce match, des moments de bascule,
07:07est-ce que la rentrée de Fernandez est aussi déterminante que ça selon toi, Johan ?
07:11C'est clairement le tournant. Aujourd'hui, il a amené son punch, sa vitesse.
07:16Dès qu'il est rentré, on a senti une équipe de Kastr beaucoup plus rapide, beaucoup plus incisive.
07:21Notamment sur son échappé, ça se finit mal, mais son échappé,
07:25malgré tout, après une mêlée, ça donne un côté positif,
07:32une action positive mentalement à toute son équipe.
07:36Donc, il a mis clairement l'ECO dans le sens de la marche.
07:42Philippe ?
07:43Non, mais clairement, c'est une très bonne rentrée, c'est un très bon coaching.
07:47C'est vrai que l'ECO a été quand même quelques fois, cette saison, un ratat dépendant.
07:53Mais par contre, c'est vrai qu'ils ont la chance d'avoir cette paire avec Fernandez,
07:58deux joueurs qui sont interchangeables.
07:59Et quand l'on rentre, il amène souvent une plus-value.
08:03Aujourd'hui, c'était le cas.
08:04C'est sûr que le retour du CEO au score et puis ce caractère,
08:10parce qu'à un moment donné, contrairement à beaucoup de matchs,
08:13parce qu'honnêtement, ces scénarios, je pense que Kastr et l'équipe
08:17qui en a le plus vécu de retour au score complètement improbable,
08:20que ce soit principalement en top 14.
08:23Mais donc, cette équipe, je pense qu'elle a la capacité à gérer ce type de scénario.
08:28Aujourd'hui, je me suis dit à un moment du match qu'elle perdait le fil.
08:32Parce que, je le dis dans les attitudes individuelles, ce que je disais tout à l'heure,
08:36on a senti que vraiment, ces premières chaleurs, ce rythme,
08:39parce qu'il y a eu quand même beaucoup de temps de jeu effectif,
08:41malgré tout, même si c'était un peu décousu parfois,
08:43les Kastr l'ont subi.
08:45Et à la 55e, 60e, je me suis dit, ça va lâcher.
08:48Et puis, ils sont revenus et ça coïncide notamment avec l'entrée de Fernandez,
08:52qui a remis son équipe de la licence de la marche.
08:55Est-ce que cette concurrence qu'il y a entre Arata et Fernandez, Kepha,
09:01est-ce que dans cette concurrence, on vient de mettre une pièce en plus
09:04dans le camp Fernandez sur cette partie ?
09:08Clairement, on a vu un Jérémie Fernandez qui a réussi à proposer
09:12ce que Santiago Arata n'a pas réussi à proposer sur ce match.
09:16Plus que juste un numéro 9 qui est là pour donner le ballon,
09:19c'est un numéro 9 qui crée de l'avancée,
09:21qui crée de l'incertitude dans les passes d'attaque
09:25et qui arrive à casser des plaquages.
09:27On a l'habitude de voir Santiago Arata et sur quoi il a le plus péché aujourd'hui.
09:33Donc, c'est le plus et aujourd'hui, c'est ce que Fernandez fait beaucoup
09:37et c'est ce qu'il fait bien.
09:39Il fait des entrées où il arrive à redonner un second souffle à Kastr.
09:44Et ça peut lui permettre, je pense à lui aussi,
09:47de montrer que ce n'est pas juste un numéro 2
09:49et que ça peut être vraiment un numéro 1,
09:51un futur numéro 1 qui peut challenger Arata.
09:55Moi, je me demande si c'est déjà le cas.
09:57C'est déjà le cas, je pense.
09:58Il le challenge déjà, il n'y a pas de doute.
10:01Après, il faut voir sur...
10:02Ils sont complémentaires, je trouve.
10:03Ils sont sur le long terme à voir.
10:05Moi, je trouve qu'ils sont complémentaires.
10:06Oui.
10:08Il n'y a pas de concurrence plus ou moins...
10:12Il y a une dépendance un peu d'Arata,
10:14mais je trouve qu'à chaque entrée qu'il fait à la 60ème,
10:17il arrive à canaliser son équipe
10:19ou à impulser ceux qui le manquent à l'équipe du CEO.
10:22Et les deux proposent un style de jeu totalement différent.
10:27Après, Arata, il y a une autre option aussi.
10:29Il y a une option globale...
10:32Oui, Philippe.
10:33Ils se sentent bien quelque part tous les deux dans cette concurrence
10:36parce que les deux ont été en renégociation,
10:39les deux ont re-signé.
10:40Ils ont été sollicités, ces joueurs-là.
10:42Donc, s'ils n'avaient pas trouvé cette concurrence saine
10:46ou s'ils ne le vivaient pas comme une émulation,
10:49on a l'impression qu'au-delà de ça, entre eux,
10:51ça se passe bien.
10:52Ils ont re-signé pour des périodes assez longues au CEO.
10:55Et je le répète, pour Fernandez, j'ai eu moins d'infos,
10:57mais Arata était quand même très sollicité.
11:01C'est vrai que Santiago Arata, il était un peu annoncé partout
11:03pendant pas mal de temps.
11:04Et c'est vrai que Jérémy Fernandez est en constante progression.
11:07Je reviens sur une réflexion que nous a faite Julien Thomas.
11:10Il y a quelques instants, par messagerie,
11:13on a un groupe de travail sur WhatsApp avec l'équipe.
11:19Un groupe de réflexion philosophique, plutôt.
11:22Brace-Torming.
11:24Et Julien Thomas nous dit qu'il y a quand même cette sensation
11:31que de plus en plus de matchs de Champions Cup
11:35en phase éliminatoire se jouent avec des scores fleuves.
11:38Alors qu'à l'époque, ça se jouait parfois à une pénalité près
11:41avec un gros travail des buteurs.
11:43Johan, est-ce que tu constates ça aussi ?
11:47Là, sur ce coup-là, Julien Thomas n'a pas forcément raison
11:51puisque ça se joue à 2-3 points près.
11:54Il y a score fleuves.
11:56Avant, c'était peut-être plus tendance, plus serré, plus défensif.
11:59C'est l'arbitrage qui est totalement différent.
12:01Aujourd'hui, l'arbitrage favorise l'équipe qui attaque.
12:03On le sait, donc l'essentiel pour gagner un match,
12:05d'avoir une bonne défense, oui, mais surtout de garder le ballon.
12:08Ce qui vaut à des turnovers, à des scories.
12:11Et on voit des matchs envolés parce qu'il faut marquer un peu plus
12:14que l'adversaire pour gagner un match.
12:16C'est une chose.
12:17Mais aujourd'hui, il faut prendre en considération l'arbitre.
12:19Et l'arbitre, dans sa philosophie, c'est, pas avantagé
12:23parce que je n'aime pas ce mot, mais prioriser l'attaque.
12:27Donc, on voit beaucoup plus de matchs enlevés.
12:31Mais le problème aujourd'hui et qu'il faudra soulever,
12:35j'espère et je compte parmi vous, notamment Philippe Spanguero,
12:38c'est comment on peut jouer un match éliminatoire
12:42en ne mettant pas sa meilleure équipe sur le terrain ?
12:44Là, je parle des Saracens, mais on y reviendra.
12:46Dissa ou Arlequins, les Arlequins ont pris 62-0 face au Leinster.
12:49C'est un catastrophe, c'est une hérésie de ne pas mettre sa meilleure équipe
12:53parce qu'on fait tourner les internationaux sur un match éliminatoire.
12:56On posera la question tout à l'heure à Jacques Rénaud, le directeur général de l'EPCR.
13:00Voilà, mais si on est français, Agen a pris trois ans d'élimination.
13:04Voilà, donc nous, on n'a pas le droit de le faire,
13:06mais parce que c'est bien amené, c'est bien expliqué
13:10que les internationaux doivent être au repos.
13:12Le sens des phrases, pour le coup.
13:13C'était non-combativité, Agen, c'est ça ?
13:17Ouais, c'était pour l'éthique ou l'éthique sportive, un truc comme ça.
13:22L'éthique des Saracens, personne ne l'a relevée durant toute la semaine.
13:26On s'est passé à l'as, mais sincèrement, quand on voit ce match-là sur la deuxième mi-temps,
13:31je préfère dix fois, tu me posais la question si c'était un match de haut niveau.
13:35Je préfère dix fois regarder un C.O. Trivise qui ont aligné leurs meilleures équipes.
13:40Le match, sans le regarder, mis à part la première mi-temps de Toulon,
13:43qui pensait que c'allait le faire, donc ils se sont retroussés les manches en deuxième mi-temps.
13:47Mais sincèrement, ça ne voulait rien dire.
13:51Et on va écouter une réaction de Florent Van Werwerg au micro de nos amis de Binsport.
13:56Écoutez la joie du deuxième ligne du Castro Olympique.
13:59C'est magnifique, c'est magnifique.
14:01On joue à fond, on joue à fond, on est une équipe de 40 mecs.
14:05Franchement, ça tape fort l'entraînement, on s'en va comme des fous, on est soudés.
14:10Les mecs qui ne jouent pas, ils ne font pas la gueule, ils nous aident, ils nous aident.
14:14On travaille dur, on sent qu'on a quelque chose.
14:16Ce n'est pas parfait encore, ce n'est pas parfait.
14:18On aimerait que ça soit encore mieux.
14:19Mais voilà, aujourd'hui, c'est l'histoire, on a allé chercher.
14:22Et je suis très heureux pour le groupe, pour les supporters
14:26et pour le staff aussi, parce que ça bosse dur.
14:31Voilà la joie de Florent Van Werberg.
14:33Dernière question, Képha, est-ce que cette victoire, tu penses, peut permettre au CEO
14:37de se solidifier mentalement à l'approche des phases finales en top 14 ?
14:41Ce qui reste toujours un objectif, évidemment.
14:44Clairement, c'est de l'expérience en plus, c'est du vécu.
14:48Et donc, tout ce qui est vécu et expérience, il faut le prendre.
14:50Il faut essayer de voir là où on peut s'améliorer.
14:53Il y a vraiment énormément de points qui sont améliorables dans ce match-là.
14:56Mais surtout, il faut garder le caractère, le groupe.
15:01Ce qu'il a dégagé en tant qu'unité, ça, il faut le garder.
15:05Et pour essayer de se baser là-dessus, pour essayer d'avancer sur cette fin de saison
15:09et essayer de jouer les phases finales.
15:13Merci beaucoup, Képha.
15:14Et bravo aux Castrolympiques.
15:16Dans un instant sur Sud Radio, on va rejoindre le Castrolympique de nouveau.
15:22Cette ville tarnaise avec Jacques Reynaud, qui est déjà prêt,
15:25le directeur général de l'EPCR, pour évoquer justement cette magnifique journée
15:29de huitième de finale de Champions Cup.
15:31A tout de suite sur Sud Radio.
15:33Vous êtes au cœur de la mêlée sur Sud Radio.
15:35Après le succès du Castrolympique,
15:37non, que dis-je, du grand Castrolympique,
15:40comme dirait Lola Barthez et Quentin Kebenis, nos deux castres préférés.
15:45Eh bien, le Castrolympique qui s'est donc imposé 39-37 dans un match exceptionnel
15:50à Pierre-Fabre. On s'est régalé.
15:51J'imagine que le directeur général de l'EPCR s'est régalé aussi.
15:56Bonsoir, Jacques Reynaud.
15:58Bonsoir et merci pour l'invitation.
16:01Vous avez grand plaisir de vous avoir sur Sud Radio.
16:03On n'avait qu'à Nuger Félix Panguero pour bien parler un petit peu de cette
16:06Champions Cup. Mais d'abord, une réaction.
16:08Vous avez vécu un grand match dans un stade en fusion.
16:13J'ai vécu un grand match hier soir à Northampton.
16:15J'ai vécu un grand match à la télévision en venant à Castre,
16:18tout le long de Saracens.
16:20Et je suis encore sous adrénaline ou injection d'adrénaline.
16:25Avec ce coup de pied, cette pénalité, cette transformation à la 80e.
16:32Ici à Pierre-Fabre, c'était vraiment exceptionnel.
16:37Et on avait en plus une affiche un peu particulière parce que c'est vrai que
16:41Castre, ça faisait 23 ans qu'il n'y avait pas eu de grands matchs européens
16:44pour le CEO. C'était la première qualification,
16:48je crois, en huitième de finale pour Trévisé dans cette Champions Cup.
16:50Donc c'était clairement une affiche inédite qui a produit un super match.
16:55Ça montre aussi les nouveautés qu'il y a dans ce rugby européen.
16:59Oui, on est ravis de pouvoir offrir aux fans,
17:04au club, cette plateforme de l'Invastec Champions Cup avec quelques matchs,
17:08on va dire, de tradition.
17:10Tout le long de Saracens, ça rappelle quelques finales d'il y a quelques années.
17:14Et puis, des nouveautés comme ceci.
17:16On a effectivement le rugby italien El Benetton qui monte.
17:19Il a fait deux demi-finales de Challenge Cup les deux dernières saisons.
17:22Donc, ce n'est pas tout à fait une surprise de les voir en ces progressions.
17:26Et on est ravi de retrouver le Castrol Olympique après 23 ans.
17:29On a parlé hier avec Félix Panguero, qui est là et qui vous écoute,
17:33Jacques Reynaud, de la France qui prend de plus en plus de place
17:35dans cette Champions Cup par les résultats.
17:37Je crois que depuis 2013,
17:42la France n'a pas envoyé un club en finale et à une seule reprise.
17:48C'était, je crois, en 2019, si je ne suis pas faux, mais vraiment,
17:50je vous le fais de mémoire.
17:53Mais à chaque fois, sinon, il y a un club français en finale de la Champions Cup.
17:57Et on se posait la question de ce côté un peu moteur du rugby français
18:01dans cette compétition européenne.
18:04Tout à fait, on a aujourd'hui, je rappelle qu'on se qualifie
18:09pour l'Invastec Champions Cup, l'IPCR Challenge Cup au travers des ligues
18:13de la top 14, de la Première Chip britannique,
18:17enfin anglaise et de l'URC CELT sud-africaine.
18:21Donc, d'abord, oui, c'est les meilleurs du top 14 qui se qualifient.
18:26C'est les meilleurs de l'URC, des CELT et c'est les meilleurs de la Première Chip.
18:30Donc, ça donne automatiquement un très haut niveau.
18:33Et il est vrai que depuis quelques années, il y a, j'ai envie de dire,
18:36un cycle français où le rugby des clubs français est un petit peu une référence.
18:42Et donc, c'est très bien.
18:44Enfin, je trouve que les autres vendent cher leur peau.
18:47Les Sarris ont quand même mis cinq essais dans la première mi-temps à Toulon.
18:51Benetton Rugby a mené jusqu'au sifflet final.
18:55Donc, c'est une très belle compétition.
18:58Et puis, les Français et les clubs français sont en train de
19:02démontrer non seulement la qualité du rugby, mais aussi le moral,
19:05parce qu'il fallait aujourd'hui, il fallait un tempérament et du mental
19:09pour arriver à bout de cette équipe du Benetton.
19:12C'est clair. Yoann UG, tout à l'heure, toi Yoann, tu regrettais un petit peu
19:17ces clubs anglais, notamment les Saracens,
19:20qui n'envoient pas leurs internationaux.
19:22Tu déplorais même ça.
19:26Mon cher Alex, c'est surtout les phases de poule.
19:29On arrive à comprendre que les Sud-Africains jouent plusieurs compétitions à la fois.
19:34Donc, sur leur dernier match de poule, on n'envoie pas forcément la meilleure équipe
19:39et on tombe sur des scores fleuves, comme on a pu voir avec Bordeaux
19:44sur le dernier match.
19:45Et là, une fois de plus, on nous explique que les Saracens n'envoient pas
19:48leurs internationaux pour un match éliminatoire de Champions Cup.
19:53Donc, je trouve ça dommageable et je pense que même si on a vu
19:56une très belle équipe en première mi-temps des Saracens,
20:01moi, en tant que supporter de rugby et amoureux de rugby,
20:04je trouve ça dommage qu'on ne soit pas dans l'obligation
20:07d'envoyer sa meilleure équipe du moment sur un match éliminatoire.
20:12Jacques Renaud, est-ce que vous avez été sensible à ça ?
20:15Yohann Huget qui vous a posé la question.
20:16Yohann et Alexandre, j'étais plus que sensible.
20:19J'ai reçu beaucoup d'appels, beaucoup de sollicitations.
20:22Bon, je crois que c'est effectivement, ça a déçu beaucoup de personnes.
20:26Je crois que le terrain a quand même fait parler une chose un petit peu différente.
20:31On les disait faire l'impasse et je crois que quand on met cinq essais
20:34dans la première mi-temps, ce n'est pas tout à fait faire l'impasse.
20:36Donc, je crois que le sport a parlé cet après-midi,
20:39même si à la fin, Toulon a réussi son huitième de finale
20:45pour rentrer en quart.
20:47Nous avons aujourd'hui,
20:51comment dirais-je, toutes les équipes jouent deux championnats,
20:55un championnat domestique et une Coupe d'Europe.
20:57Donc, tout le monde part
21:01et dans les starting blocks, tout le monde est un petit peu pareil.
21:04Après, il y a des choix sportifs, il y a la rotation des joueurs,
21:08il y a le ménagement des joueurs,
21:10il y a des protocoles entre les fédérations nationales et les clubs.
21:13Et donc, ceci affecte effectivement,
21:17c'est une particularité du rugby, j'ai envie de dire.
21:19La chance que nous avons en EBLASTEC Champions Cup
21:22et en EPCR Challenge Cup, c'est qu'entre guillemets,
21:25il n'y a que huit week-ends pour ceux qui vont en finale
21:27et que quatre week-ends pour ceux qui sont un petit peu limite.
21:30Et donc, dans la grande majorité des matchs,
21:35nous avons effectivement la meilleure équipe ou les meilleurs joueurs et les stars.
21:39Il y a quelques exceptions.
21:41En tant que directeur général,
21:43j'aimerais bien sûr que le spectacle n'ait pas d'exception.
21:46Mais vraiment, vraiment, vraiment, quand je vois les matchs aujourd'hui,
21:51quand je vois l'enthousiasme, quand je vois...
21:53Il y avait 56 000 spectateurs au Croque-Parc à Alenster tout à l'heure.
21:58Le Castre était à guichet fermé.
22:00On annonce Toulouse, Bordeaux à guichet fermé.
22:03On annonce La Rochelle tout à l'heure,
22:06qui reçoit ce que les anglo-saxons appellent le Ronan au Galera derby.
22:11On l'annonce à guichet fermé.
22:13Donc, on a quand même énormément d'émotions, énormément de public
22:17et la chance d'avoir, en général, dans la quasi-totalité des cas,
22:23les meilleurs joueurs, les meilleures équipes.
22:24Nous avons quelques exceptions que nous déplorons.
22:27Oui, monsieur Reynaud, moi, je suis d'accord avec vous,
22:28mais on ne peut pas se satisfaire en tant que supporter, encore une fois,
22:31de cinq essais
22:34des Saracens pour se dire que c'est la vérité du terrain.
22:38Aujourd'hui, moi, je suis devant mon écran.
22:40Je suis déçu de ne pas voir Deito J
22:43et tout le clan anglais défier Toulon à Mayol.
22:48Mais tout comme les Sud-Africains quand ils font l'impasse
22:52pour aller au dernier match sur Bordeaux.
22:54Et voilà, je trouve que ça se joue des fois à un point
22:57et c'est dommageable de pouvoir cautionner des turnovers comme ça.
23:01Après, je sais que les championnats sont longs.
23:03Je sais que les championnats sont durs, le tournoi Destination.
23:06Mais les clubs français jouent le jeu et ça serait bien que tout le monde joue le jeu.
23:10Est-ce qu'il est révolu le temps où Agin avait pris un an de suspension en appel,
23:15mais une amende de 100.000 euros à l'époque avec une impasse
23:18qui était quand même particulièrement caractérisée, il faut le dire.
23:21Mais tout de même, ça avait été extraordinaire à l'époque.
23:23Je crois que c'était en 2002.
23:25Ça avait fait grand bruit.
23:28Vous ne préparez pas une sanction de cet ordre là, quand même, Jacques Reynaud ?
23:32Alors, nous l'avons, notre linge sale en famille,
23:34donc je ne commenterai pas cet événement historique.
23:42Je vous dis simplement, je crois en Johan.
23:44Moi aussi, je suis fan avant des directeurs généraux et je comprends qu'on veut voir les stars.
23:49Je comprends aussi que certains joueurs sont très fatigués,
23:52que la santé des joueurs soit primordiale.
23:54Je répète, il y a peut être une déception aujourd'hui, mais le match a été fantastique.
23:58Et dans la grande majorité des cas, on a la chance de pouvoir offrir aux fans
24:03les meilleurs matchs avec les meilleurs joueurs.
24:05Il y a quelques calculateurs, effectivement, qui se développent.
24:09On est en train de regarder ça d'un point de vue réglementaire
24:11pour éviter un petit peu les petits calculs et offrir le meilleur spectacle.
24:16Et je rappelle quand même, il y a une espèce de statistique
24:19qui dit que ceux qui calculent ne gagnent pas.
24:21Ça, c'est vrai. Ça, c'est vrai.
24:23Et ça s'est souvent vérifié dans le sport.
24:25C'est tout à fait juste.
24:26Jacques Reynaud, on avait évoqué, je crois, il y a un an avec vous,
24:30cette idée-là de maintenir ou pas ces huitièmes de finale.
24:34Arrive sur la table un sujet, d'ailleurs, qui intéresse beaucoup Félix Manguerreau.
24:37C'est pour ça que je l'invite au micro.
24:38L'argent.
24:39L'argent, ça oui, bien sûr, mais pas seulement la Coupe du Monde des clubs.
24:44Si la Coupe du Monde des clubs arrive,
24:46est-ce qu'il faut garder le même format de Champions Cup
24:49avec ces huitièmes de finale, Jacques Reynaud ?
24:52Alors, l'évolution par rapport à quand on s'était parlé il y a quelques temps,
24:57c'est que le principe de la Coupe du Monde des clubs serait en fait
25:03une élévation de l'actuelle phase de match à élimination directe,
25:07c'est-à-dire les quatre derniers week-ends.
25:09Et donc, aujourd'hui, il n'y aurait pas de huitièmes de finale,
25:11il y aurait les huit premiers de la Champions Cup à l'issue des phases de poules,
25:15plus les huit premiers des autres.
25:17Et après, on ferait deux matchs, entre guillemets, de poules,
25:20deux demi-finales et une finale.
25:23Le principe de la Coupe du Monde des clubs, c'est une élévation
25:25tous les quatre ans de la Champions Cup et du Super Rugby Pacifique,
25:30les deux plus belles compétitions de rugby des clubs,
25:33et en maintenant un calendrier qui ne sollicite pas plus les joueurs,
25:37mais qui respecte la santé des joueurs.
25:39Et donc, nous essayons de faire rentrer, et nous y sommes arrivés
25:42avec nos partenaires de Super Rugby Pacifique,
25:45nous sommes arrivés à trouver ce concept de l'élévation de la phase finale
25:49de la Champions Cup sur quatre week-ends,
25:51sans solliciter plus de week-ends de la part des joueurs, des clubs,
25:54pour la santé des joueurs et en garantissant, entre guillemets,
25:57un spectacle exceptionnel,
25:59puisque nous pourrions répondre à la question
26:01qui est le meilleur club de rugby au monde ?
26:04Et oui, d'ailleurs, je vous le disais dans le journal L'Equipe,
26:06vous disiez on a le soutien des télévisions et des sponsors pour 2028,
26:09mais après, il faut que ce soit financièrement viable sur le moyen et long terme.
26:12Toi, ta vision, Philippe Spanghero, qui travaille beaucoup dans le monde du rugby,
26:16dans l'économie du rugby, dans la gouvernance du rugby,
26:19est-ce que cette idée te semble viable de cette Coupe du Monde des clubs ?
26:23Oui, pour moi, elle est viable pour deux raisons.
26:25Il y a beaucoup d'attentes, puisque ce sujet du mythe
26:29des meilleurs clubs du monde et de la compétition
26:32qui pourrait faire qu'on puisse choisir,
26:36ça a toujours été mis sur la table.
26:37Mais on avait une problématique qui était très importante,
26:39qui était l'harmonisation des calendriers.
26:42On voit que, alors ce n'est pas du cas CVC,
26:45mais on voit que l'arrivée de CVC a chamboulé un peu les équilibres
26:48parce qu'en prenant les droits de l'URC,
26:51ils ont fait rentrer les Sud-Africains,
26:52donc ils ont fait exploser un peu le bloc de l'hémisphère sud.
26:55Et donc, de façon générale et mécanique,
26:58ça amène une réflexion beaucoup plus fluide
27:01pour l'harmonisation des calendriers.
27:02Donc ça, c'est le premier point et ça permet ça.
27:05Alors qu'à l'époque, l'idée avait été mise sur la table,
27:07mais elle n'était pas faisable d'un point de vue technique
27:11par rapport aux différences de contraintes des deux hémisphères.
27:15Ça, c'est le premier point.
27:16Le deuxième point, c'est la dimension économique,
27:18c'est-à-dire qu'aujourd'hui, je l'ai dit souvent,
27:20mais le rugby, par sa Coupe du Monde,
27:23est le quatrième plus gros événement sportif au monde.
27:26Elle génère des revenus importants,
27:28mais à l'échelle de ce que ça représente dans le monde,
27:32c'est trop peu économiquement.
27:34Il y a trop peu d'événements majeurs dans le monde du rugby
27:37qui génèrent des revenus qui soient à la hauteur de l'impact médiatique.
27:41L'impact médiatique, honnêtement, il est de plus en plus fort.
27:45Il y a de plus en plus de fans dans les stades.
27:46On en a parlé hier soir, mais les chiffres,
27:48là, si on s'arrête à la compétition de la Champions Cup,
27:51ils sont très intéressants en affluence dans les stades, en audience télé.
27:55OK, mais maintenant, comment on monétise plus ?
27:57Et donc, avec cette Coupe du Monde des clubs,
28:00il y a une formule au-delà de la dimension sportive
28:03sur l'attrait économique qui fait que là, pour le coup,
28:06tous les clubs vont avoir envie de le jouer à fond.
28:09Il n'y aura pas d'impasse et ça donnera tout de suite
28:11une dimension et une crédibilité à l'événement.
28:14Et c'est pour ça que nous, on est plutôt emballés
28:16par cette histoire de Coupe du Monde des clubs.
28:18Jacques Reynaud, dernière question, et je sais que c'est quand même une maraude.
28:21Alors bon, ça revient, c'est un marronnier, ça revient absolument tout le temps.
28:25Est-ce que la formule actuelle de la Champions Cup perdura pour la saison prochaine ?
28:29Parce que j'ai l'impression que c'est toujours la question.
28:31Moi, je fais partie et je le dis en toute honnêteté,
28:34je ne suis pas très fan de ces huitièmes de finale,
28:36mais en même temps, ça me ferme un peu le clapet
28:38parce que je viens de passer un moment exceptionnel
28:40sur ce Castro-Trivis qui n'aurait probablement pas existé
28:42s'il n'y avait pas eu les huitièmes de finale.
28:45Donc à partir de là, je ne suis plus trop où me placer, moi, Jacques Reynaud.
28:49Mais est-ce qu'on aura de nouveau des huitièmes de finale
28:51de la saison prochaine et le même format ?
28:54Alors Alexandre, je vais vous aider un peu à vous placer.
28:58La formule actuelle qui consiste à avoir ce qu'on appelle
29:01un tirage au sort des phases de poules ouverts.
29:04On ne protège que les trois champions des championnats
29:07plus le champion de la Champions Cup ou le champion de la Challenge Cup
29:09permet d'avoir des poules très aléatoires.
29:14Et deuxième chose, la formule actuelle permet d'avoir,
29:18on joue quatre clubs en phase de poule, de styles de rugby différents
29:21et dans des championnats différents.
29:22Et donc ça maximise un petit peu ce...
29:26L'Europe, c'est différent.
29:27La Coupe d'Europe, c'est différent.
29:29La Coupe d'Europe, c'est des styles de rugby différents.
29:30C'est des adversaires différents qu'on ne joue pas tout le temps.
29:33Et donc, ces confrontations
29:37de clubs issus de ligues et de championnats domestiques différents
29:42est une grande réussite parce qu'aujourd'hui,
29:45sur les 84 matchs de mat de fou de poules, aucun match n'était...
29:50À la quatrième journée des matchs de poules, aucun match n'était sans enjeux,
29:55que ce soit un enjeu de qualification, que ce soit un enjeu de seeding,
29:58donc de classement pour jouer les huitièmes à la maison
30:02ou que ce soit pour éviter la rélégation.
30:04Et donc aujourd'hui, d'un point de vue sportif, technique et spectacle,
30:09c'est une formule qui coche beaucoup de cases.
30:12Alors, il y a les romantiques du rugby qui aiment bien les matchs à l'air tour,
30:15mais ça réduit le nombre de matchs.
30:17Il nous reste 20 secondes, Monsieur Reynaud.
30:20Eh bien, écoutez, donc à la fin, je crois que nous allons maintenir la forme et l'actuel,
30:24mais nous allons faire quelques petites retouches sur lesquelles nous travaillons.
30:27Et je serais ravi de revenir vers vous quand nous aurons finalisé notre travail
30:31et que le board l'aura approuvé.
30:34Eh bien, avec grand plaisir.
30:35On sera là pour en parler avec vous, Jacques Reynaud.
30:37On est très heureux, en tout cas, d'être un des diffuseurs de cette
30:40Champions Cup et de cette Challenge Cup, parce qu'à la radio,
30:43nous, on fait vivre absolument tous les rugbys.
30:45Merci beaucoup, Jacques Reynaud.
30:46Très belle soirée dans le Tarn.
30:47Merci.
30:48On ne s'ennuie pas.
30:49Allez, à tout de suite sur Soudradio, on va parler de l'union Bordeaux-Begues.
30:52Au cœur de la mêlée avec toute l'équipe Soudradio, Philippe Anguirau,
30:55Johan Hugé, Clément Comte, Quentin Kévinis, Quentin Frodon et vous au 0826-300-300.
31:01On vient de passer un bon moment avec Jacques Reynaud,
31:04le directeur général de l'EPCR.
31:06Et d'ailleurs, si vous voulez retrouver son émission,
31:09ce serait évidemment Ripley sur Soudradio.fr, sur YouTube aussi,
31:12sur la chaîne Soudradio, vous êtes plus d'un million d'abonnés.
31:15On va évoquer maintenant l'union Bordeaux-Begues.
31:18Demain, qui va affronter l'Ulster.
31:20C'est un match important pour s'offrir un quart de finale.
31:23C'est presque le minimum syndical pour cette équipe de l'union Bordeaux-Begues.
31:28Et on en parle justement avec une légende de l'UBB, Blair Connor.
31:31Bonsoir, Blair.
31:32Bonsoir.
31:34Ça fait très plaisir de vous avoir sur Soudradio.
31:36Déjà, comment vous allez ?
31:37Parce que c'est vrai qu'on ne vous voit pas souvent.
31:38Ça fait un petit moment qu'on ne vous a pas vu traverser le terrain,
31:40alors qu'on en avait l'habitude.
31:42Oui, c'était petit moment, maintenant.
31:44Maintenant, j'ai mon bar à Bordeaux, donc je suis dans le bar à Métallone.
31:49On est en train de regarder le match de La Rochelle qui,
31:52on croise les doigts, il peut gagner.
31:53On fait un bon petit derby la semaine prochaine.
31:56Et oui, pour un derby UBB La Rochelle, votre bar à Bordeaux,
31:59comment il s'appelle ? Où est-ce qu'on peut le retrouver du côté de Bordeaux ?
32:03Je m'appelle Connors, donc c'est très simple.
32:05Et c'est 17 courts de Chaperouge.
32:0916 courts de Chaperouge, pardon.
32:11Et bien, on a en plus, en consultant Yoann Uger,
32:14je pense que vous vous êtes déjà croisés, même affrontés, Blaire Connors et Yoann Uger.
32:19Qui a fait le plus de mal à l'autre sur le terrain ?
32:22Non, c'est lui Blaire, c'est Blaire.
32:23Non, non, non, non, non.
32:25Pas du tout.
32:28Pas du tout.
32:30C'est vrai qu'il y en a, ça allait très vite.
32:32C'était très méchant.
32:34Ah oui, c'est clair que c'était...
32:36On a eu des jolis affrontements, Blaire Connors, Yoann Uger.
32:39Alors, je le disais, c'est presque le minimum syndical de se qualifier
32:42pour les quarts de finale pour l'Union Bordeaux-Mecs,
32:44parce que les attentes sont très élevées maintenant pour l'UBB, Blaire Connors.
32:49Oui, UBB, maintenant, ils veulent faire la pression.
32:52Moi, je peux parler toujours de la phase finale,
32:56parce que je n'ai jamais eu la chance de jouer la phase finale,
32:58mais c'est une très grande expectation sur l'équipe maintenant
33:02pour gagner et gagner un championnat aussi.
33:06Oui, aller chercher le Brinus,
33:07c'est une finale douloureuse, très douloureuse l'année dernière.
33:10C'est vrai qu'entre votre UBB, que vous avez amené en top 14,
33:13Blaire Connors, que vous avez développé en top 14 et l'UBB d'aujourd'hui,
33:17qui fait partie des meilleures équipes d'Europe,
33:19qui est la plus grande influence de rugby de club au monde.
33:24Quel chemin a parcouru quand même par le club ?
33:26Oui, mais ça, c'est grâce à Laurent Marti et son recrutement,
33:31mais aussi son vision avec les espoirs.
33:34Il est bien en train de développer les espoirs au club.
33:37Et maintenant, tu regardes le fruit de l'arbre.
33:40C'était Nathie Jalibert, le joueur comme ça, qui est bien formé au club.
33:46Maintenant, il est au niveau très haut.
33:49Bref, c'est une équipe, avant, c'était l'équipe de Guérin
33:55qui gagnait tout, c'est maintenant Bordeaux et l'approche de haut de l'étape.
34:00Donc, oui, c'est ça.
34:04Ce côté rapide, un peu insaisissable, là,
34:06est-ce que vous vous retrouvez dans l'UBB, Blaire Connors ?
34:09Oui, c'est un joueur incroyable.
34:11C'est un plaisir de regarder son style de jeu, c'est magnifique.
34:17Évidemment, son vitesse, mais il est toujours dans le jeu.
34:20Il suit tous les pieds, il plaque, mais en défense, il plaque très intelligemment.
34:28Il lecture le jeu très bien, donc pour moi, c'est un joueur complet.
34:33Il a 21 ans, 22 ans, donc 2-3 ans, c'est intouchable.
34:43C'est vrai qu'il a déjà été élu meilleur joueur du tournoi des Destinations.
34:46Quand on regarde un peu la composition de l'équipe de l'Union Bordeaux-Belges,
34:49le Félix Pranguero demain, Mathieu Jalibère est sur le banc.
34:51Il n'y aura pas de Louis Biel-Biarré.
34:54On ne peut pas dire que l'effectif soit complètement remodelé,
34:57mais il y a des petites rotations comme ça.
34:59Est-ce que c'est une prise de risque de la part de Yannick Brut ?
35:02Non, je ne pense pas.
35:03En fait, stratégiquement, Mathieu Jalibère va entrer le jeu
35:08les dernières 20-30 minutes, s'il y a besoin.
35:13Sinon, il fait un petit pause avant le match de La Rochelle.
35:15Donc, on croise le doigt qu'on va gagner, évidemment.
35:19Mais aussi, tout le monde parle de Toulouse comme toujours.
35:24Toulouse a deux équipes, presque deux équipes top 14 qui gagnent tout le monde.
35:29L'UVC n'est pas là, mais même avec Arthur Thierry, un joueur comme ça,
35:33et même le haut niveau qui...
35:36Si tu remplaces Bellbiri, évidemment, tu perds un petit peu, mais pas trop.
35:42C'est un joueur de haut niveau aussi, donc c'est un peu comme ça.
35:47Félix Pranguero, rapidement,
35:48est-ce que tu penses qu'il y a une prise de risque de la part du coach Brut ?
35:56Félix Pranguero ?
35:57Ah, on t'a perdu, Félix.
35:58Microfermé, carton jaune pour Félix Pranguero.
36:01Yoann UG, est-ce que tu vois une prise de risque ?
36:05Il n'y a aucune prise de risque, Alex, parce qu'encore une fois,
36:09on connaît l'actualité de l'Ulster et Bordeaux n'a absolument pas peur de l'Ulster
36:14s'ils mettent les choses dans l'ordre.
36:16Je ne suis pas sûr que la semaine prochaine,
36:18ils ne fassent pas jouer Louis Bellbarré et démarrer Jalibert.
36:23Donc là, ils ont la chance de recevoir une équipe qui, sur le papier,
36:28est inférieure à elle.
36:29Et s'il y a un problème à la 60ème, c'est une gestion d'effectifs
36:33au vu de l'affrontement, dans la projection d'affronter
36:37la Rochelle ou le Munster la semaine prochaine.
36:40Félix Pranguero, faire de la gestion en huitième de finale,
36:42c'est aussi prouver que l'effectif est deep.
36:45Et deep, profond, comme le disait Blair Connor.
36:49Oui, Philippe.
36:50Oui, non, mais c'est clair qu'aujourd'hui, l'UBB montre
36:54qu'ils ont travaillé sur leur profondeur de banc et ils l'ont montré.
36:57Ils ont su aller gagner à Toulouse en championnat cette année
37:00avec une équipe qu'on disait très remaniée.
37:02Donc, c'est le luxe d'un staff quand tu as des joueurs
37:06et que tu peux être en gestion sur cette fin de carrière.
37:09On a vu que la saison dernière, notamment en finale contre Toulouse,
37:12ils l'ont eu très dur parce que justement, ils ont peut être un peu trop tiré
37:16sur leurs joueurs cadres au long de la saison.
37:19Donc, ils se servent de ça aussi pour évoluer dans leur gestion de fin de saison.
37:23Ça paraît être un risque très mesuré.
37:26Un risque mesuré. Merci, Blair Connor, d'avoir été avec nous et bon match.
37:29La Rochelle-Munster, d'ailleurs, a 7 à 0 pour les Rochelais et celles des Panibotia.
37:32Mais j'imagine que vous êtes au courant, Blair Connor.
37:35Merci beaucoup d'être avec nous.
37:36Et donc, il faut aller au Blair Connor, au bar.
37:40C'est où déjà, pardon ? 17, j'ai perdu la chapeau rouge.
37:45Eh bien, parfait.
37:47Allez croiser Blair Connor dans son bar pour suivre la Champions Cup.
37:51Merci beaucoup, Blair, d'avoir été avec nous.
37:52Dans un instant, sur Sud Radio, on sera avec Christian Lhabitte pour évoquer Toulouse-Seil.
37:56A tout de suite.
37:57Vous êtes au cœur de la mêlée sur Sud Radio.
37:59On est avec Blair Connor il y a quelques instants et on évoquait le fait que l'Union
38:03Bordebelle fasse un poil, vraiment un poil, tourner demain face à l'Ulster, Toulouse.
38:09Eh bien, va se présenter, pour le coup, avec une équipe très, très, très compétitive
38:14face au Seil Sharks demain.
38:17Quel objectif pour Toulouse demain, justement,
38:21dans ce huitième de finale, Yohann UG ?
38:24L'objectif est gagné, tout simplement, pour aller au prochain tour.
38:28Et voilà.
38:30Mais qu'est ce que toi, tu vas regarder précisément ?
38:33Cette équipe sans Dupont, par exemple ?
38:34Non, je vais pas regarder les stages, je vais essayer de regarder la capacité
38:38des Toulousains à garder le ballon, à enchaîner les temps de jeu comme ils savent le faire
38:42et ce qu'ils arrivent à produire dans l'avancée, dans la continuité du jeu
38:47et aussi l'occupation et surtout le jeu au pied.
38:53Ce jeu au pied, est ce que la donnée de Toulouse sans Dupont,
38:57toi, t'intrigue un petit peu, Philippe ?
39:01Non, je crois pas.
39:02Je pense que, bien sûr, forcément, quand tu as le meilleur joueur du monde dans ton équipe,
39:06tu peux te dire qu'il va te manquer.
39:07Et c'est normal.
39:09Mais par contre, c'est vrai que le collectif du stade est tellement fort.
39:12Paul Graoult a eu quand même largement sa chance et a joué des matchs couperés.
39:16Il a montré qu'il était au niveau.
39:18Donc, voilà, je pense que le collectif de Toulouse est tellement fort
39:22qu'en plus, ils ont fait le choix de ne pas prendre le joker.
39:25Donc, ça montre qu'ils ont confiance en leur profondeur de banc à ce poste là.
39:30Non, honnêtement, je ne suis pas très inquiet parce qu'encore une fois,
39:33le collectif du stade est très fort,
39:36assez fort pour mettre les individus dans les meilleures conditions.
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