Les combats de coqs, une tradition ancestrale en Martinique
Le combat de coqs se déroule dans les pitts. Aux Antilles, la tradition du combat de coqs remonte à quelques siècles, et cette pratique demeure un passe-temps très prisés des colons, de la population et par la suite des touristes.
Le lieu-dit pitt aux Antilles est une sorte d’arène dans laquelle se déroule le combat de coqs. L’enceinte prévue à cet effet est appelée « gallodrome » dans le nord de la France, « pitt » aux Antilles et « rond » à La Réunion. On y fait s’affronter deux coqs préparés aux combats qu’ils vont réaliser sur une aire circulaire, une sorte de ring, devant une assistance installée sur des gradins, eux aussi circulaires, avec des étages. On y place deux coqs dont les ergots sont coupés et remplacés par des ergots en corne (plus longs et affûtés) ou carrément en acier.
Depuis des générations, les combats de coqs font partie intégrante de la culture martiniquaise. C'est au Pitt du point vert, en plein cœur de l'île, que cette tradition séculaire s'est perpétuée à travers les siècles.
Dès 1952, Saint-Prix Agot, un passionné de longue date, a su rassembler des centaines de coqueleurs dans son arène. Cet endroit est alors devenu un véritable lieu de rassemblement, où la compétition entre les coqs rythmait la vie quotidienne de nombreuses familles.
Malgré son âge très avancé, Saint-Prix Agot a transmis cette activité à sa fille Eliane en 2009. Déterminée à pérenniser cette tradition locale, elle s'est attelée à mettre en place une logistique et une réglementation exemplaires. Sous sa direction, le Pitt du point vert est devenu un véritable temple des combats de coqs, attirant toujours plus de passionnés.
Aujourd'hui, cette pratique ancestrale reste un élément essentiel de la culture martiniquaise. Elle incarne un rituel vivace qui dynamise la vie des communautés locales, perpétuant un héritage transmis de génération en génération.
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