00:00La France se déplace dans la liste des adversaires de la démocratie.
00:06Les Egyptiens aimaient la France.
00:08Maintenant, la France est un support pour l'extradition.
00:14L'Etat ne peut absolument pas tuer simplement sur la base de l'identité criminelle d'un
00:32individu.
00:33Ce sont des meurtres, des meurtres d'Etat.
00:36L'idée c'est quoi ? C'est qu'ils n'ont pas, en termes de renseignements, ils n'ont
01:02pas d'images satellitaires, en termes de moyens, ils n'ont pas forcément les mêmes
01:07moyens que l'armée française, ils ont une frontière qui est effectivement très longue
01:10et dans laquelle ils voulaient s'assurer qu'il n'y ait pas de groupe djihadiste, terroriste
01:14qui rentre par là.
01:15C'est ça qui m'intéressait moi, c'est dans le cadre de la lutte contre le terrorisme,
01:19qui visait l'Egypte, qui visait les forces d'armée française et qui demandent potentiellement
01:24viser la France elle-même.
01:25Selon les informations qu'on a, nous, un certain nombre, dans plusieurs cas, les renseignements
01:49envoyés par les Français à l'armée de l'ère égyptienne ont permis des frappes dans les
01:52minutes ou dans les heures maximum qui ont suivi pour détruire des pick-up, notamment
01:57de contrebandiers, en tout cas de civils.
02:00Est-ce que ça, vous le savez ou pas ?
02:02Non, je ne le sais pas.
02:04À ma connaissance, on n'a jamais donné de renseignements qui ensuite ont permis d'exécuter
02:09des gens.
02:10Que du renseignement qu'on a fourni ensuite ait eu des conséquences, oui, potentiellement
02:17sur des terroristes, je l'espère, ou sur des trafics d'armement ou d'êtres humains.
02:22J'allais dire, c'était des gens qui étaient des combattants potentiels pour les djihadistes
02:30et les autres, des gens qui étaient des bad guys.
02:32Selon le droit international des droits de l'homme, on ne peut tuer que pour protéger
02:37la vie et il faut que cette menace contre la vie soit imminente.
02:43Par exemple, un policier qui fait face à une personne armée, cette personne prend son
02:49arme, la pointe contre le policier, le policier doit se protéger et donc il a le droit de
02:56tirer, même de façon létale.
02:59Là, on a plutôt affaire à un usage absolument ni nécessaire ni proportionné de la force
03:05et donc les victimes sont sûrement des victimes d'exécutions extrajudiciaires.
03:12– Donc l'État ne peut pas dire, c'est des terroristes, j'avais une raison légitime ?
03:19– Absolument pas.
03:20– De tuer ?
03:21– Absolument pas.
03:22L'État ne peut absolument pas tuer simplement sur la base de l'identité criminelle d'un
03:29individu.
03:30Ce sont des meurtres, des meurtres d'État.
03:33– Pour l'État, la relation entre la France et l'Egypte est considérée comme une
03:38relation entre les vendeurs et les acheteurs d'armes, on le voit, mais on voit qu'il y a
03:44un intérêt dans la vente d'armes et dans l'entreprise avec l'Egypte, et un silence
03:52sur les situations autour de l'homme, et non seulement le silence, mais aussi l'intermédiaire.
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