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  • il y a 1 an
"L'État a failli pendant plusieurs années, quels que soient les gouvernements, dans cette partie du territoire français."

Banlieues : retour sur 40 ans de politique de la ville.

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Transcription
00:00Tous ces gros cubes entassés les uns à côté des autres, ça me fait peur, c'est pas joli, c'est pas joli du tout, je n'arrive pas à m'habituer.
00:08C'est un peu de l'abandon, c'est de l'abandon, c'est vas-y on met les gens là et vas-y, débrouillez-vous quoi.
00:30On a des logements plus grands, plus aérés, plus lumineux, la vie est plus saine.
01:00On a des logements plus grands, plus aérés, plus lumineux, la vie est plus saine.
01:20On a des logements plus grands, plus aérés, plus lumineux, la vie est plus saine.
01:30On a des logements plus grands, plus aérés, plus lumineux, la vie est plus saine.
01:40On a des logements plus grands, plus aérés, plus lumineux, la vie est plus saine.
01:57C'est une politique que nous avons entreprise déjà depuis un an, qui a pour but de donner, à travers des projets pédagogiques adaptés à la zone d'éducation prioritaire,
02:09les modes et moyens qui conviennent.
02:39Il faudra bien retirer quelque chose à ceux qui en ont beaucoup, pour en aider davantage.
03:08Pour en aider davantage à ceux qui n'ont rien.
03:11Sans quoi les communes les plus pauvres ne s'en tireront pas.
03:25C'est dans ces quartiers qu'on devrait mettre les meilleurs professeurs, les meilleurs policiers, les meilleurs postiers, etc.
03:31Ce n'est pas ce qui se passe. C'est même généralement le contraire.
04:02On va refaire de Fontencôme 165 quartiers et dépanner et aider 600 autres.
04:11On va les refaire, c'est-à-dire les espaces publics, les éclairages, crèches, cantines, équipements sportifs, culturels, et puis l'habitat.
04:19Il y a dans nos quartiers 600 000 logements inacceptables.
04:22Il y en a 200 000 qu'on va réhabiliter immédiatement, 200 000 qu'on va résidentialiser, et 200 000 qu'on va raser et reconstruire.
04:31C'est une crise de sens, une crise de repères.
05:01C'est une crise d'identité.
05:04Nous y répondrons en étant fermes, en étant justes, en étant fidèles aux valeurs de la France.
05:30Mon objectif, il est simple, c'est de diviser par deux, sur la période de trois ans qui vient, le chômage des jeunes.
06:00Cette loi organise le retour de l'Etat dans les quartiers et la territorialisation des politiques publiques en fonction des difficultés rencontrées par chaque territoire urbain.
06:30Une fois de plus, la République a décidé de tourner le dos à nos quartiers populaires.
06:43Et derrière les quartiers populaires, ce sont les habitants.
06:46On demande simplement l'égalité, le droit commun qu'il soit appliqué dans nos quartiers populaires.
07:01Aujourd'hui, nous ne pouvons pas accepter que plus de 40% des habitants de nos quartiers soient sous le seuil de pauvreté.
07:08Que le taux de chômage y soit près de trois fois supérieur aux autres territoires.
07:30Que nos compatriotes qui ne sont pas dans les banlieues entendent bien ce que je vais leur dire.
07:45En réalité, il s'agit de villes ou de quartiers qui ont été construits il y a 45 ans, au moment d'une immigration, où on a fermé les usines d'ailleurs à peu près en même temps,
07:56qui n'ont pas été accueillies et gérées.
07:59Ces villes-là sont plus pauvres que les autres, ont en moyenne 30% de recettes de moins que les autres et ont 30% de besoins en plus.
08:09Nous ne pouvons pas agir à la place de l'État pour ce qui le concerne.
08:27C'est pour ça que quand il vient, il faut qu'il annonce un vrai modèle.
08:31Il faut d'abord une reconnaissance, nous ce que nous attendons, au-delà des mesures bien sûr, une reconnaissance que l'État a failli pendant plusieurs années,
08:41quels que soient les gouvernements dans cette partie du territoire français.
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