00:00Que doit faire la France ? Cet influenceur est ce soir dans un centre de rétention en Ile-de-France, il faut d'ores et déjà
00:07enclencher de nouveau cette expulsion. Que faut-il faire là pour marquer le coup ?
00:11Mais bien sûr, il faut montrer que l'État n'est pas faible et à partir du moment où vous laissez
00:17finalement dériver ce type de problématiques, vous donnez le sentiment
00:21d'un pays, la France, qui est faible face à un pays à qui on demande de reprendre l'un de ses ressortissants.
00:26Et pour montrer que la France n'est pas faible, il faut prendre des initiatives. Ces initiatives, elles sont évidemment
00:31diplomatiques dans un premier temps. L'Algérie se moque de nous.
00:35Sincèrement, c'est quoi ce jeu de cache-cache ?
00:38On a
00:39une faiblesse dans notre relation avec l'Algérie depuis très longtemps.
00:43L'ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier de Riancourt,
00:46qui n'est pas un homme politique, qui a été ambassadeur deux fois, l'explique très bien. Les Algériens se moquent de nous. Ils savent que nous sommes faibles
00:54et notre relation, elle est structurée par des accords, comme avec tous les pays finalement. Des accords de 68.
01:00Ces accords qui permettent finalement à l'Algérie, contrairement à d'autres pays, d'avoir une espèce d'accords sur l'immigration,
01:06de droits supplémentaires, en tous les cas de facilité supplémentaire, aux ressortissants algériens. Il faut les suspendre ?
01:13Oui, il faut les suspendre, il faut les revoir. Mais nous, on le demande. Il faut les revoir ou il faut les suspendre ?
01:18Il faut d'abord les suspendre, évidemment. Il faut arrêter avec ça et puis ensuite revoir quel type de relation on veut avec l'Algérie.
01:23Mais quand on l'a proposé, nous, avec Marine Le Pen, les députés du Rassemblement national,
01:27toutes les autres forces politiques, toutes les autres forces politiques à l'Assemblée nationale, c'était pas il y a dix ans, c'était l'année dernière,
01:33enfin en 2023, on votait contre. Ils ont dit, mais enfin, vous n'y pensez pas.
01:38Monsieur Attal qui nous dit ce soir, oui, il faut quand même regarder ça de près.
01:41Enfin, il était contre l'année dernière. Ces gens-là nous font perdre un temps et donc une sécurité folle. L'ancien Premier ministre, Édouard Philippe,
01:49enfin, on dirait qu'ils n'ont jamais gouverné le pays. Il a vu deux fois, je crois, Théboune.
01:55Mais à aucun moment, il a osé lui en parler. Gérald Darmanin est allé en Algérie.
01:59Mais enfin, est-ce qu'à un moment, on peut passer du discours aux actes ? Parce que c'est très facile quand on n'est pas aux responsabilités.
02:05Nous, on nous le dit souvent, vous n'êtes pas aux responsabilités, vous tenez des discours.
02:08Aujourd'hui, j'en parle à M. Attal ou M. Philippe, mais ils ont eu les leviers en main. Ils ont pu faire bouger les choses.
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