00:00parce que la Banque de France a publié, mercredi, une perte nette record pour l'année 2024, 7,7 milliards d'euros.
00:09Je vous avoue que ce n'est pas très rassurant quand son banquier ne va pas très bien.
00:12Ça ne doit pas inquiéter, c'était prévu à Pauline de Malherbe.
00:17Ça se passe d'ailleurs pour toutes les grandes banques centrales dans le monde
00:21et c'est lié à notre lutte contre l'inflation, qui a été efficace.
00:25Dans un paysage économique qui est difficile à l'échelle internationale, vous en avez parlé,
00:30il y a un élément de confiance, c'est que nous avons ramené l'inflation à 2%.
00:37Alors pour cela, nous avons dû faire un certain nombre d'opérations de politique monétaire,
00:41je ne rentre pas dans les détails, qui ont entraîné des pertes,
00:44mais que nous pouvons parfaitement absorber dans une situation financière très solide de la Banque de France.
00:50Il n'y aura pas d'appel aux contribuables, il n'y aura pas de recapitalisation
00:54et par ailleurs, j'ai dit clairement hier, que ces pertes seraient très diminuées dès cette année.
00:59Je vous repose la question, vous dites qu'il n'y aura pas d'appel aux contribuables,
01:02ces 7,7 milliards, est-ce qu'ils s'ajoutent au déficit de l'État ?
01:08Non.
01:09Est-ce qu'ils sont sur une sorte d'autre ligne à côté ?
01:12Non, parce que nous les prenons dans le bilan de la Banque de France
01:16et c'est d'ailleurs beaucoup moins que si je prends la Bundesbank allemande,
01:21qui est à 19 milliards de pertes,
01:23ou probablement la Banque centrale américaine, qui sera à plus de 60 milliards.
01:28Donc c'est normal, parce que c'est le cycle de la politique monétaire,
01:33c'est l'objectif de la Banque centrale,
01:36ce n'est pas de faire des profits, ni encore moins de faire des pertes,
01:39c'est de ramener l'inflation à 2%, objectif atteint.
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