00:00La loi de finances 2025 prévoit une masse salariale de 786 milliards de francs CFA pour
00:08114 832 agents répartis au sein des administrations publiques hors institution et autorités administratives
00:17indépendantes.
00:18Si cette enveloppe vise Ă assurer le bon fonctionnement des services publics, elle
00:22pose néanmoins la question de la pertinence du maintien d'un tel niveau de dépense
00:28dans un contexte budgétaire difficile.
00:30Une masse salariale aussi importante compromet les marges de manĆuvre du gouvernement.
00:37En effet, alors que les infrastructures, la diversification économique et l'amélioration
00:42des services publics nĂ©cessitent des financements consĂ©quents, l'Ătat continue de consacrer
00:48une part significative de son budget aux primes et salaires au risque de compromettre sa
00:53capacité d'investissement.
00:55Avec une fonction publique pléthorique et budgétivore, la nécessité d'un réajustement
01:01des effectifs et d'une réallocation des ressources devrait s'imposer comme un enjeu
01:05crucial de la campagne électorale.
01:08Le Comité pour la transition et la restauration des institutions, malgré sa volonté affichée
01:14de ramener de l'ordre dans la dépense publique, dans les faits, la masse salariale est passée
01:20de 691 milliards de francs CFA sous Ali Bongo Ndimba Ă plus de 825 milliards de francs
01:26CFA sous Oleg Ingema, soit une hausse de plus de 131 milliards de francs CFA entre 2023
01:34et 2025.
01:35Cette question de la rĂ©duction du train de vie de l'Ătat est de tant plus cruciale
01:40lors de ce scrutin que certains candidats envisagent de supprimer certaines institutions
01:45et établissements publics.
01:47En ligne de mire, il y a le Sénat, le Conseil économique et social et environnemental ou
01:53encore la médiature de la République.
01:56Autant d'entitĂ©s dont la suppression devrait permettre de dĂ©gager des marges de manĆuvre
02:01en termes de services sociaux de base pour les populations.
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