00:00Personne, en tous les cas peut-être, sauf à Washington ou en tous les cas à la Maison-Blanche pensait que les choses pourraient se régler rapidement.
00:08Moi je pense que les choses vont être extrêmement difficiles parce que la réponse du Président Poutine, c'est une réponse en trompe l'œil.
00:22C'est un oui en trompe l'œil.
00:23Le Président de la République, j'ai vu tout à l'heure, a parlé de déclarations dilatoires.
00:28Pour gagner du temps.
00:29C'est le cas selon vous ?
00:31Oui, c'est clair. Pour avancer sur le terrain.
00:34Et puis surtout, je pense qu'il va être obligé, il a commencé à le faire d'ailleurs, de mettre sur la table ses conditions.
00:41Et ces conditions, je me souviens très bien parce que nous avions été extrêmement attentifs, nous avions décortiqué ces propositions dans tous les sens.
00:52Le 14 juin 2024, il a fait un grand discours devant au ministère des Affaires étrangères, dans lequel il a exposé les paramètres de la solution de la crise.
01:02D'abord, le cesser le feu.
01:04Et le cesser le feu, c'est l'évacuation des territoires, des quatre blasts annexés par l'Ukraine, le retrait.
01:14Maintenant, vous savez que la poche de course qui a été prise au mois d'août, c'était après.
01:19Mais maintenant, il est clair que le départ, la reconquête de la poche de course qui est impréalable pour les Russes.
01:27Il y avait aussi des conditions concernant la renonciation officielle de l'adhésion à l'OTAN.
01:35Donc ça, c'est la première condition.
01:37Le cesser le feu n'est pas inconditionnel pour les Russes.
01:40J'ajoute que tout récemment, il y a deux jours, le président Poutine a dit qu'il faut arrêter les livraisons d'armes, qu'il faut qu'ils arrêtent la mobilisation, le recrutement des troupes.
01:50Tout ça est bien évidemment inacceptable.
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