00:00Je dis juste que je veux qu'on se calme, d'accord ?
00:03Je considère, à l'inverse de Madame Le Pen,
00:06que la Russie est une menace,
00:07parce que c'est une puissance,
00:09c'est une puissance blessée
00:10et elle ne peut être contenue que par une puissance en face.
00:14Mais est-ce qu'aujourd'hui la Russie est en état
00:18de venir jusqu'à Paris ?
00:20Évidemment pas, mais même à Berlin ou à Marseille.
00:23Il y a une menace numérique,
00:25Emmanuel Macron a énuméré un certain nombre de menaces
00:27qui sont déjà présentes sur notre sol,
00:29c'est-à-dire les cyberattaques, la manipulation de pignons.
00:31Ce n'est pas de l'ordre de la menace aussi existentielle
00:34que l'invasion.
00:36Donc ça veut dire que cette menace-là,
00:38on doit pouvoir d'abord opérer un diagnostic sur cette menace.
00:41Qu'est-ce que ça signifie ?
00:42Du coup, comment on se couvre ?
00:44Est-ce que c'est en multipliant par trois notre nombre de chars
00:47ou bien est-ce que c'est en ayant des ingénieurs en cybersécurité ?
00:50Et du coup que derrière on se dise
00:52de quel budget on a besoin pour couvrir cette menace-là.
00:55Et je trouve qu'on prend un peu la chausse à l'envers.
00:59On se dit on va augmenter notre budget à tel niveau.
01:01Donc vous dites non aux chars, non aux armes,
01:03il faut investir dans la cybersécurité.
01:05C'est un diagnostic, quand j'étais membre de la Commission de la Défense,
01:08que j'avais déjà demandé en disant voilà,
01:10de quoi, quels sont les besoins aujourd'hui ?
01:12Alors, on a bien identifié dans la guerre en Ukraine
01:15que les besoins qui n'étaient pas remplis
01:17n'étaient pas forcément des besoins de haute technologie,
01:19mais c'était même des choses assez basiques,
01:21type des munitions et des obus.
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