00:00Depuis le début de ce conflit, j'ai été extrêmement clair, nous soutenons l'Ukraine.
00:05Parce que quand on est patriote et souverainiste dans un pays,
00:08on est patriote et souverainiste pour tous les États du monde.
00:10Et on ne pouvait concevoir que l'Ukraine, qui est l'agressée,
00:14ne l'oublions jamais dans cette affaire et dans cette sale guerre depuis trois ans,
00:18subisse la violation de ses frontières et la violation de sa souveraineté territoriale
00:23par une puissance étrangère qui menace des intérêts français, en l'occurrence la Russie.
00:27Je pense que dans ce contexte, dans cette configuration,
00:31on doit avoir deux priorités à l'esprit, la paix et l'indépendance.
00:35La paix pour l'Ukraine, un million de victimes blessées et mortes depuis maintenant trois ans.
00:392025 doit être l'année de la négociation, l'année de la paix.
00:42Et depuis trois ans, nous demandons que la France prenne l'initiative
00:45d'une conférence internationale pour la paix.
00:47Je crois que la position la plus sage ces dernières heures a été exprimée par Madame Mélanie,
00:50la première ministre italienne, qui a indiqué la nécessité de réunir un sommet
00:54précisément pour déterminer les conditions de la paix qui réuniraient à la fois
00:58la famille occidentale, c'est-à-dire à la fois les Etats-Unis d'Amérique,
01:01les Européens et l'Ukraine, et de l'autre, c'est l'indépendance.
01:05Le général de Gaulle disait que l'Europe ne doit exister que par elle-même et pour elle-même.
01:11Et on ne peut pas concevoir aujourd'hui une Europe puissante,
01:15une France puissante et une France souveraine si on continue à dépendre,
01:19notamment pour notre défense des Etats-Unis d'Amérique.
01:24Sous-titrage Société Radio-Canada
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