00:00La suite Alexandra, parce que c'est une boîte de pandore, cette affaire Bétharame, dans le communiqué très long du procureur cet après-midi,
00:11il y a un certain nombre de chiffres, tous plus impressionnants les uns que les autres, et notamment, fin janvier 2025, le recensement, c'est 112 lettres plaintes enregistrées,
00:25lettres de dénonciation de faits, de viols aggravés, d'agressions sexuelles aggravées, de violences aggravées, commises en l'espace d'un demi-siècle.
00:34Les chiffres sont tentaculaires, et en même temps, 112 lettres de dénonciation par rapport à la prévention des faits, c'est-à-dire les années durant lesquelles des faits auraient été commis,
00:46ça paraît presque peu le nombre d'élèves qui ont passé du temps entre ces murs entre 1957 et 2004.
00:55C'est pour ça que le parquet de peau indique dans son communiqué de presse cet après-midi que l'instruction judiciaire aura aussi pour but de rechercher et d'entendre d'éventuelles victimes
01:07qui ne seraient pas encore connues à ce stade. Il y a peut-être encore d'autres victimes qui ont minimisé ce qu'elles ont vécu pendant des années, parce que c'est ce qu'on entend aussi
01:18lorsqu'on écoute ces victimes qu'on a depuis une semaine à l'antenne, qui disent qu'en fait, à l'époque, elles n'ont pas forcément parlé de ce qu'elles vivaient,
01:25notamment pour ce qui concerne les violences physiques, parce qu'il y a une minimisation, mais encore aujourd'hui, une minimisation dans la société.
01:34Le procureur parle dans son communiqué de climat de terreur.
01:37Il y a une minimisation dans notre société des violences infligées aux enfants, et c'est quelque chose qui est encore assez peu considéré.
01:45On parle énormément des violences conjugales, et c'est très bien. Tout le monde connaît le chiffre d'une femme tuée tous les trois jours sous les coups de son compagnon.
01:53C'est très bien, et peu de monde connaît le chiffre d'un enfant en France, tous les cinq jours, meurt sous les coups de violences intrafamiliales.
02:03Donc il y a encore un débat, il y a encore la lumière à apporter sur ces violences physiques et parfois sexuelles pour les enfants.
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