00:00Pour vous, c'est une politique aujourd'hui qui est hostile aux entreprises, qui est menée par Éric Lambert et par François Péroud ?
00:06Oui, je pense qu'ils ont cédé au lubie décroissantiste de la gauche.
00:11Et en tout cas, la France est en train de devenir aujourd'hui le pays de l'impôt, le pays de la réglementation.
00:16Et aujourd'hui, moi j'ai entendu le cri d'alarme il y a quelques jours de Bernard Arnault.
00:21Et comme j'entends depuis des années le cri d'alarme des petits patrons français, des petits chefs d'entreprise.
00:26Écoutez, quand du plus petit boulanger de la Marne jusqu'à Bernard Arnault, un dirigeant d'entreprise,
00:33c'est-à-dire quelqu'un qui prend des risques, qui entreprend, qui investit, qui se lève parfois très très tôt,
00:38bien avant ses salariés et qui vient dire aujourd'hui c'est un enfer à la fois fiscal et normatif de travailler et d'investir en France,
00:46on ne peut pas être sourd à ce cri d'alarme.
00:48Lorsque madame le ministre de l'économie, monsieur Lombard, vient demander aux entreprises françaises d'accepter d'être moins rentables,
00:55bah écoutez, je pense qu'effectivement ces gens-là organisent la décroissance et le suicide de la France.
01:01C'est quand même marrant parce qu'il leur demande d'être patriotes.
01:03C'est d'ailleurs l'argument qu'il a eu, Éric Lombard.
01:06Il dit, au fond, tout le monde doit se serrer la ceinture parce que la France traverse un moment difficile de son économie, de ses déficits,
01:13et donc les patrons doivent eux aussi être patriotes.
01:15Mais les patrons doivent évidemment être patriotes.
01:18Mais voyez bien là qu'à partir du moment où on a une croissance quasi nulle,
01:22quand les Américains sont à près de 3% de croissance à la fin de l'année 2023,
01:25quand on a 66 000 défaillances d'entreprises l'an dernier...
01:28Non mais quand c'est Emmanuel Macron, son ministre de l'économie, mais Emmanuel Macron aussi lui-même,
01:32qui dimanche dernier, au micro de nos confrères de France 2,
01:36a parlé aussi de patriotisme de la part des entrepreneurs, qu'il leur demandait d'être patriotes.
01:42Il est patriote, monsieur Lombard ?
01:43Ça ne vous fait pas vibrer ça ?
01:44Mais pas du tout, monsieur Lombard, il est patriote quand il demande à des chefs d'entreprise français,
01:48à des dirigeants d'entreprise, de TPE, PME, y compris d'ailleurs à des plus grandes entreprises,
01:53qui font aussi la fierté de la France en Europe et partout dans le monde,
01:56de moins produire quand on a aujourd'hui toutes les grandes puissances
01:59qui font massivement du patriotisme économique.
02:01Si vous voulez, le patriotisme économique, c'est un acte d'amour à l'égard des siens,
02:05à l'égard de ceux qui produisent sur notre sol.
02:07Donc quand on dit patriotisme, ça ne doit pas correspondre à des mots, ça doit correspondre à des actes.
02:11Et moi je crois qu'il faut non seulement protéger nos marchés et nos filières par des droits de douane
02:16lorsqu'on subit une concurrence déloyale,
02:17il faut faire en sorte que ceux qui produisent sur notre sol puissent avoir une priorité d'accès dans les marchés publics
02:22et il faut surtout, je dirais, organiser ce vent de liberté aujourd'hui sur la croissance
02:27et faire en sorte que nos entreprises puissent retrouver de l'oxygène.
02:30Je veux dire, quand vous êtes aujourd'hui un dirigeant d'entreprise en France,
02:33que vous subissez des heures et des heures de paperasse,
02:36que vous êtes contraints d'appliquer des nouvelles normes qui viennent en grande partie du Parlement européen,
02:40qui sont inspirées de l'écologie punitive,
02:42alors que la France est responsable de 0,6% des émissions de CO2 dans le monde,
02:46eh bien là on a le sentiment qu'entre la croissance et la décroissance,
02:49ce gouvernement, de Bayrou à Retailleau en passant par Lombard,
02:52ils font le choix de la décroissance et ils font le choix non seulement de moins produire,
02:57mais ils font surtout le choix, et ça c'est impardonnable,
02:59de remettre notre souveraineté dans les mains d'autres Etats.
03:02Parce que si on produit moins en France, on sera demain dépendants de puissances étrangères
03:06et moi je ne veux pas que la France devienne le vassal des Etats-Unis d'Amérique, de la Russie ou de toute autre puissance.
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