00:00On voit le Premier ministre britannique, Keir Starmer, qui est en train de quitter l'Elysée,
00:05Colonel Arbarétier, Keir Starmer qui est sans doute un des plus allants, si ce n'est le plus allant,
00:10quant à la possibilité d'envoyer des troupes dans le cadre d'un éventuel cessez-le-feu.
00:14Et puis surtout, l'armée britannique et l'armée européenne, avec l'armée française,
00:18qui est la plus capable de déployer rapidement des troupes, en toute rusticité.
00:22J'étais avec eux sur plusieurs théâtres au cours de ces 30 dernières années.
00:26C'est l'armée qui se rapproche le plus de l'armée française pour pouvoir se déployer rapidement,
00:31dans des conditions très difficiles.
00:34Pour en venir aux Allemands, les Allemands, ça a toujours été une difficulté.
00:37Quand on regarde la Bosnie, le Kosovo, il fallait qu'il y ait des caviates.
00:43Ils étaient tout à fait d'accord pour donner la logistique, mais surtout pas être en première ligne,
00:49parce que vis-à-vis la défense allemande est très limitée par la loi fondamentale,
00:54la Geste des comptes, et en fait le problème de l'Allemagne,
01:01c'est que notamment vis-à-vis de la Russie, ils ne veulent pas se retrouver dans une spirale infernale
01:07qui leur rappellerait trop, par certains égards, la Seconde Guerre mondiale.
01:11Et quand vous regardez les pays qui ne sont pas très fanats pour envoyer des troupes,
01:13ce sont comme par hasard des pays qui ont été déployés en Russie.
01:18Alors que l'on voit, colonel, pardonnez-moi de vous limper, à l'instant le Premier ministre polonais,
01:22Donald Tusk, qui était en train de s'entretenir juste avant avec Giorgia Meloni, la présidente du gouvernement italien.
01:28Ils étaient en train de se parler, peut-être va-t-elle sortir dans un instant.
01:32Il y avait un aparté Benjamin, et ça c'est très intéressant à observer, parce que vous le savez,
01:35c'est la Pologne qui a la présidence tournante de l'Union européenne pour les six mois qu'on est en train de vivre,
01:42et donc il est normal, puisqu'on est entré dans un bras de fer Donald contre Donald,
01:47contre Trump en l'occurrence, de pouvoir regarder si ces apartés peuvent faire bouger justement,
01:53je veux dire, ce Rubik's cube européen qui est en train de se mettre en place, même à la marge.
01:58Donc on va voir ce qui peut se passer dans ces prochaines heures,
02:01parce qu'on est littéralement dans la semaine de tous les dangers.
02:04Tous les yeux sont rivés vers Riad, bien évidemment, pour les discussions qui doivent avoir lieu demain
02:09entre Marco Rubio et Sergei Lavrov pour les Etats-Unis.
02:12Je rappelle Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine, Sergei Lavrov, son homologue russe.
02:16Son homologue russe, mais il y aura aussi d'autres yeux braqués sur Ankara,
02:19puisque demain, Volodymyr Zelensky doit rencontrer le président Erdogan sur place, en Turquie.
02:25Il y aura aussi d'autres yeux braqués ensuite dans d'autres destinations et sur d'autres fronts,
02:30notamment l'Ukraine, puisque Kiskelov, qui est l'envoyé spécial de Donald Trump pour l'Ukraine et la Russie,
02:36lui se rend en Ukraine, en tout cas, Volodymyr Zelensky l'attend en Ukraine dès jeudi,
02:41pour au moins 48 heures, et puis tout converge vers lundi prochain,
02:45lundi qui sera le triste anniversaire des trois ans de l'éclanchement de la guerre entre l'Ukraine et la Russie.