00:00C'est une première pour Edouard Nbougué-Rabat qui sort avec son frère Ali son premier film en tant que réalisateur.
00:06A un mois de la sortie de cette comédie sociale, les frères se sont confiés à la Provence.
00:16Comme le père de Germain, mon co-auteur, travaillait dans une usine dans le nord de la France et qu'il a été délocalisé,
00:22c'était un thème qui nous touchait.
00:25Après, dans la plupart des cas, quand il y a une délocalisation d'une entreprise ou d'une usine, ça part en Asie.
00:36On s'est dit qu'on allait délocaliser en Inde parce qu'on n'était jamais là en Inde.
00:40Il y a vraiment ce choc de culture, cette évasion qui fait que c'est dépaysant de partir en Inde.
00:47Et on voulait vraiment que le spectateur, lorsqu'il prend sa place de film, voyage et toutes ses sensations, ses couleurs.
01:00L'anecdote, c'est que ma belle-mère disait à sa fille « Ouais, qu'est-ce que tu fais avec un arabe ? Il réussira jamais. »
01:09Avant, j'étais un arabe et après, quand j'ai réussi, je suis devenu un artiste.
01:12Donc elle disait à sa fille « J'ai peur. »
01:14Mais sa fille dit « Mais pourquoi tu as peur ? Il est comme nous. »
01:17Elle dit « Non, mais j'ai peur qu'il t'amène vivre en Angérie. »
01:19Elle dit « Mais il n'a jamais vécu en Angérie, il est né à Marseille. »
01:24Moi, je suis super content de travailler avec une personne aussi inspirante.
01:29Nous, on a grandi avec les films de Josette Balasco et de toute l'équipe du Splendide.
01:35Et de se retrouver, le petit gamin de Marseille, avec mon frère,
01:39on allait au cinéma Odeon à la Cannebière,
01:41de se retrouver avec la légende de Josette Balasco,
01:44nous, on est super contents.
01:51Dans l'écriture, à la base, c'était un chouïa caricatural.
01:55C'est-à-dire que le personnage de Raoul était fourbu, fatigué, éreinté par l'usine.
02:01Un peu l'image de l'ouvrier qui subit un peu sa life.
02:08Et en fait, en allant en Inde, on s'est rendu compte que pas du tout.
02:11Il y a des jeunes qui adorent leur métier, qui adorent leur pays,
02:15qui sont fashion, qui sont funky.
02:17Et même s'ils pouvaient leur proposer tout l'or du monde,
02:19ils ne changeraient pas de vie. Ils sont bien.
02:22Donc on s'est dit, on va donner cette image de l'Inde pétillante, vive, belle, énergique.
02:31Le message, le leitmotiv qu'on doit retenir, c'est
02:34je ne veux pas spoil la fin, mais on ne vit pas au-dessus des gens, mais avec les gens.
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