00:00Nous demandons une chose simple au Premier ministre, c'est qu'il dise qu'il a raconté n'importe quoi,
00:04qu'il a menti, qu'il a rejeté des textes d'extrême droite et qu'il ne s'y reprendra pas,
00:09qu'il dise qu'il n'ira pas renier l'aide médicale d'État en s'appuyant de nouveau sur des fantasmes,
00:14puisque rien, rien dans toutes les politiques migratoires qui sont prônées par Bruno Retailleau,
00:19par l'extrême droite, ne repose sur une once de réalité.
00:22Et donc aujourd'hui, on demande simplement au Premier ministre de revenir à la raison.
00:26Cette raison, ça s'appelle la République, et c'est le cadre dans lequel nous envisageons ou non une censure.
00:32Moi, je suis profondément choqué par les propos de la porte-parole du gouvernement,
00:36qui appartient par ailleurs au parti de M. Retailleau,
00:38parce qu'on est à quelques semaines à peine de la commémoration des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hypercachère.
00:44On est en train de voir des otages qui sont relâchés par le Hamas.
00:48Donc voilà, aujourd'hui, des prises d'otages, c'est fait par des terroristes,
00:50ce n'est pas fait par des gens qui veulent défendre des valeurs républicaines,
00:53l'idée de la coexistence commune, le vivre ensemble, et le quotidien des Français.
00:56Et donc ce type de provocation, c'est évidemment non seulement inutile et choquant,
01:00mais c'est aussi problématique quand on se dit que le gouvernement doit d'abord négocier sa propre non-censure.
01:04Les socialistes veulent encore priver le pays d'un budget ?
01:08Est-ce qu'ils veulent encore priver le pays d'un budget ?
01:11Et c'est la vraie question.
01:12Ensuite, ils ne sont pas d'accord sur le terme « employé », sur lequel on peut discuter, effectivement, du Premier ministre.
01:17Non, mais je finis de vous répondre.
01:19Attendez, j'ai la courtoisie de répondre à vos questions une par une.
01:22Mais qu'ils aillent discuter avec lui, qu'il mène un combat de sémantique ou un combat de fond,
01:26mais qu'ils ne vont pas se servir de ça comme prétexte pour encore une fois priver le pays d'un budget.
01:31On a besoin de ce budget.
01:33Si les uns et les autres, quels que soient les camps politiques,
01:36font de cette commission mixte paritaire un objet de chantage,
01:40« retenez-moi, sinon je vais voter la censure », c'est sûr que ça va être très difficile.
01:45Donc moi, j'appelle les uns et les autres à ne pas prendre en otage le budget de la France.
01:49Et je l'appelle solennellement.
01:51On est dans une situation qui est très grave pour le pays, qui peut se payer très cher pour les Français.
01:56Nous devons avoir un budget.
01:58Et donc je dis à mes collègues socialistes, mais pas simplement, attention, soyons très prudents.
02:04Qu'ils aient des demandes, moi je les comprends.
02:07Politiquement, c'est normal d'avoir des demandes.
02:09Mais la priorité des priorités, c'est ne mettez pas la barre si haute qu'on ne puisse pas voter un budget.
02:14Moi, je ne suis pas porte-parole de Bernard Arnault.
02:16Je suis députée d'un groupe qui s'appelle « Ensemble pour la République »
02:18où nous défendons la politique de l'offre.
02:20Et nous voulons faire en sorte que celles et ceux qui produisent,
02:22celles et ceux qui peuvent donner des emplois,
02:25celles et ceux qui peuvent garantir notre souveraineté et notre indépendance
02:28puissent rester sur le territoire national.
02:30Mais les deux, en fait, il est dans son rôle de rappeler que plus vous avez d'impôts qui taxent les entreprises,
02:35et c'est largement le cas en France, plus vous avez un risque de délocalisation, bien entendu.
02:40Moi, je l'entends, ce qu'il dit.
02:41Et ce qu'il dit, je crois qu'il le dit avec raison.
02:44Alors, je pense que c'est un cri du porte-monnaie, déjà, pas vraiment du cœur.
02:47La deuxième chose, c'est que, je rappelle, depuis ces temps,
02:51Emmanuel Macron a fait une politique de réduction des impôts
02:55pour les très grandes entreprises et pour les ultra-riches.
02:58Ça coûte 60 milliards d'euros aux Français.
03:01Et c'est l'une des raisons, l'une des principales raisons
03:04pour lesquelles on se retrouve avec un déficit aussi important.
03:08Donc là, en fait, il faut que ça s'arrête.
03:09C'est une politique où on donne toujours au même.
03:12À l'inverse, j'ai envie de dire, on a une République qui est basée sur l'idée
03:16que chacun contribue à la hauteur de ses moyens.
03:19Je dirais à Bernard Arnault, chacun contribue comme il peut, fait à part.
03:23Et oui, quand on est très riche, on contribue beaucoup. C'est comme ça.
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