00:00Générique
00:15Cet hiver, les températures descendent régulièrement en dessous de 0°C dans la Loire.
00:20Il est très important pour les collectivités de proposer un réseau de chauffage efficace.
00:24Depuis 2009 à Saint-Etienne, on a choisi la chaufferie bois pour alimenter une large zone
00:29dont la piscine Raymond-Sommet. Nous verrons ce soir comment cela fonctionne
00:33et quels sont les enjeux pour la collectivité.
00:35Et puis nous verrons que les professeurs d'allemand se démènent pour attirer de nouveaux élèves dans leur classe.
00:40La langue serait un peu boudée par les jeunes qui préféraient l'espagnol ou l'italien en seconde langue.
00:45Nous sommes allés découvrir leurs méthodes pour convaincre à l'occasion de la journée d'amitié franco-allemande.
00:50Nous parlerons également de l'école des 15 à Saint-Etienne,
00:53une structure qui lutte contre le décrochage scolaire grâce notamment à la pratique du rugby
00:58et l'enseignement de ses valeurs.
01:00La ville de Saint-Etienne renouvelait hier sa convention de partenariat avec l'école, vous le verrez.
01:05Enfin, nous danserons en fin de journal, nous irons découvrir les balles populaires de la Loire,
01:10une tradition qui se perpétue encore de nos jours et qui a été mis en valeur dans un documentaire.
01:15Le dimanche de la vie sur la piste des balles populaires, on voit ça tout à l'heure.
01:22Bienvenue dans votre JT, je suis ravie de vous retrouver.
01:26On en sait plus ce mercredi sur la RICS qui s'est déroulée lundi soir dans le quartier de Terre Noire.
01:32D'après les premiers éléments de l'enquête, l'homme de 43 ans aurait été blessé par son ex-compagne.
01:38Elle lui aurait donné un coup de couteau.
01:40Cette dernière a été placée en garde à vue.
01:43Les jours de la victime ne seraient plus comptés.
01:47Et puis les gendarmes de Bouin-sur-Lignon ont fait une belle saisie de drogue.
01:51Ils ont mis un terme à l'activité d'un trafiquant sur la commune de Marcoux.
01:55L'homme était en possession de près d'un kilo de cannabis.
01:59De la cocaïne, kétamine et ecstasy ont également été retrouvés.
02:03Et plus de 700 euros en espèces et 170 paquets de cigarettes de contrebande.
02:09L'homme est rapidement passé devant un juge et a écopé de 12 mois de prison,
02:13dont 6 fermes aménagées sous bracelet électronique et de 1000 euros d'amende.
02:19Et puis on respire mieux du côté du CHU de Saint-Etienne.
02:23La situation liée à l'épidémie de grippe s'est améliorée ces derniers jours.
02:28Le plan blanc a pu être désactivé.
02:31Pour rappel, ce plan d'urgence prévoit un renfort des équipes d'urgence
02:35et l'ouverture de lits supplémentaires.
02:39Avec la baisse des températures des derniers jours,
02:42la chaufferie à bois de Saint-Etienne a chauffé à plein régime.
02:46Cette centrale proche de Château-Creux existe depuis 2009
02:49et couvre l'équivalent de 3000 logements pour 10 km de réseau.
02:53Alors quel avantage pour la ville et comment cette énergie renouvelable est-elle produite ?
02:58Réponse avec Thibault Rivière.
03:00Brûler du bois peut être écologique.
03:03Ça s'appelle la biomasse.
03:05Et pour avoir un premier élément d'explication, rendez-vous à l'arrivée des camions.
03:09C'est du bois qui a anciennement été laissé sur place et pourrissé dans les forêts.
03:16Il produit des gaz avec la fermentation et en pourrissant.
03:20Aujourd'hui, il est broyé et valorisé dans des chaufferies pour faire du bois énergie,
03:26ce qu'on appelle de la biomasse.
03:28Deux silos sont présents pour deux chaudières depuis son extension en 2018.
03:32Et une fois le bois brûlé, le maximum de particules est capturé.
03:37Il y a combustion, mais derrière, nous avons tout un système de filtration
03:42pour éviter toute pluie intempestive.
03:46Si nous avons une filtration, c'est l'électrofiltre.
03:49C'est le filtre qui nous enlève les particules les plus fines de cendres dans nos fumées.
03:55Suite au traitement de nos fumées, nous arrivons à une fumée propre en sortie de nos cheminées.
04:01Résultat, le peu de CO2 rejeté est égal à son impact dans la nature.
04:06Voici l'avantage des chaufferies à bois, un combustible local et une énergie neutre en carbone.
04:12Mais c'est accompagné quand même d'une énergie d'appoint en cas de température trop basse.
04:17En gros, à partir de zéro degré extérieur, le process bois n'est pas suffisant en termes de capacité.
04:25Donc c'est là que le gaz est enclenché pour faire ce qu'on appelle l'appoint
04:29et garantir la température sur le réseau de chaleur et garantir la fourniture à nos abonnés.
04:35Cette centrale de Via Confort, une filière d'ENGIE, est une délégation de services publics
04:40et chauffe plusieurs bâtiments de la ville, du public au privé.
04:44Ils ont connu qu'une fuite en fin d'année dernière depuis leur implantation en 2009.
04:49On a détecté une fuite sur le boulevard du 8 mai qu'il a fallu réparer.
04:55Le temps de la réparation, on a coupé un secteur du réseau,
05:02comme quand il faut réparer un réseau d'eau potable, c'est le même principe.
05:05Pour simplifier, un réseau de chaleur, c'est un chauffage central à l'échelle d'une ville.
05:11Dernier avantage, si un nouvel abonné s'ajoute au réseau d'ENGIE,
05:15l'offre s'implante directement sur l'ancien réseau de chauffage collectif de l'immeuble.
05:20L'amitié franco-allemande mise à l'honneur à l'école des Frères Chappes de Saint-Etienne.
05:25Pour l'occasion, une professeure d'allemand du lycée Foriel était présente
05:29pour promouvoir sa discipline auprès des élèves de CE2.
05:32Une opération séduction pour convaincre les élèves.
05:35Seuls 13% des élèves choisissent l'allemand dans la Loire.
05:39L'Ouvala en faisait partie.
05:44Brianna fait équipe avec une élève de CE2 dans l'école des Frères Chappes.
05:48Elles font une chasse au trésor en allemand.
05:50Comme chaque 22 janvier, on fête l'amitié franco-allemande.
05:52L'occasion pour les élèves de se souvenir de ce qui les avait motivés à choisir l'allemand au collège.
05:57À l'époque, il y avait surtout le fait que c'est très culturel l'allemand, qu'il y ait beaucoup de fêtes.
06:02Quand on est enfant, on nous attire souvent avec des bonbons ou tout ça.
06:05Forcément, on avait la promesse d'un voyage en troisième en choisissant l'allemand dès la sixième.
06:09Ma mère m'avait conseillé de prendre l'allemand.
06:12Du coup, je l'ai écouté et aussi j'avais envie de découvrir une autre langue que l'espagnol ou l'italien.
06:17J'avais fait allemand parce que j'ai de la famille qui vient en Autriche.
06:20Et du coup, par biais, j'ai un peu été forcée.
06:23J'ai un tonton qui est en Allemagne et mon père m'a dit
06:25« Si tu fais allemand, déjà, ça va te dissoler d'un gros groupe qui fait espagnol.
06:29Et du coup, tu auras plus de choix. »
06:31Avec des classes en petit nombre, enseigner l'allemand, c'est avant tout une opération séduction.
06:36C'est toute une organisation. On passe dans les classes.
06:38On leur montre un exemple d'activité en allemand qu'on peut faire.
06:42De faire un cours très vivant, motivant ou très rythmé avec beaucoup de temps différent,
06:49à la fois du passage par l'écrit, par l'oral, des activités ludiques
06:54pour que les élèves aient le sentiment d'apprendre dans la bonne humeur.
06:58On a la chance d'avoir beaucoup de soutien, à la fois financier,
07:00puis par des organismes comme l'Institut Goethe et l'OFAGE,
07:03qui permettent de faire plein de projets qui sont soutenus.
07:05Dans la Loire, seulement 13% des élèves choisissent de faire de l'allemand.
07:09Un chiffre que l'Académie de Lyon espère faire monter à 25%.
07:12Assurer une continuité du premier degré jusqu'au lycée, voir l'enseignement supérieur.
07:17Donc bien s'assurer que quand il y a un collège, dans le premier degré,
07:21il y a soit de la sensibilisation à l'allemand, ou il y a un enseignement de l'allemand.
07:26Développer aussi les classes bilingues.
07:29Vous savez qu'en France, on peut faire allemand et anglais.
07:33Et puis développer aussi jusqu'en allemand la mobilité,
07:36c'est-à-dire que les élèves puissent, de manière encore plus fluide,
07:39se déplacer en Allemagne, soit par les échanges que les professeurs organisent,
07:42ou bien par la mobilité individuelle.
07:44S'assurer aussi que les professeurs puissent enseigner dans de bonnes conditions,
07:47qu'ils puissent développer leurs projets.
07:48Et pour faciliter ces échanges, l'inspection compte aussi sur les collectivités.
07:5224 communes de la Loire sont jumelées avec des villes allemandes.
07:56Restez avec nous, dans quelques instants, vous verrez le travail d'un réalisateur ligérien
08:00qui s'est démarqué avec son court-métrage.
08:03Théo Vincent a été présélectionné pour les Césars.
08:08Mais d'abord, le partenariat entre l'école des 15 et la ville de Saint-Etienne a été renouvelé.
08:12Pendant trois ans, la structure de lutte au décrochage scolaire
08:15va bénéficier d'une aide de 50 000 euros par an pour continuer ses actions.
08:2052 élèves du CM2 à la 3e sont intégrés au système,
08:24qui transmet aussi les valeurs du rugby.
08:27Je vous propose d'écouter quelques élèves de cette école.
08:31Ça m'a aidé envers l'école.
08:33Avec mes camarades, j'ai créé des liens.
08:35Je me sens moins timide et je suis moins agité qu'avant.
08:42Je me sens mieux posé à mon endroit qu'hors.
08:47Ça m'a aidé à faire des oeuvres.
08:49J'ai réussi à monter la monnaie.
08:52On vous parle désormais d'un court-métrage présélectionné pour la grande cérémonie des Césars.
08:58C'est le premier court-métrage du réalisateur ligérien Théo Vincent.
09:02« Mémoire du bois », un parcours dans le bois de Vincennes
09:05où il retrace l'époque coloniale en mélangeant fiction et documentaire.
09:09Son film a déjà reçu 7 prix dans différents festivals en 2023 et 2024.
09:15Même si pour lui ce n'est pas un objectif de vie,
09:18être déjà présélectionné reste une fierté.
09:22Moussa, jardinier dans le bois de Vincennes,
09:25retrace la mort de son ami dans ce même bois.
09:28Dans sa quête, il va tomber sur des vestiges de l'époque de l'exposition coloniale.
09:32C'est le sujet qu'a choisi d'abord des Théo Vincent,
09:35réalisateur du court-métrage « Mémoire du bois »,
09:38après la réalisation de son documentaire de fin d'étude.
09:41« J'ai découvert à ce moment-là, parce que je ne connaissais pas très bien Paris,
09:44à quel point Paris était une ville d'exil,
09:47où les exilés étaient invisibilisés.
09:51Et du coup, je me suis mis à me poser cette question,
09:55j'ai travaillé dans mes lectures suivantes,
09:57cette question de la mémoire des exilés dans une ville occidentale.
10:02Et du coup, quand je suis tombé sur un article de presse
10:06qui parlait de ces vestiges dans le bois de Vincennes,
10:09du coup, ça m'a intéressé de continuer cette question,
10:12parce que c'était une époque qui était vraiment différente,
10:14où à l'inverse d'invisibiliser, on souhaitait montrer l'étranger, l'autre.
10:19Donc la dynamique était différente,
10:21et du coup, je trouvais ça intéressant de questionner
10:25notre rapport à l'autre en tant que société occidentale
10:29à travers ce lieu qu'est le bois de Vincennes. »
10:32Le 2 janvier dernier, Théo Vincent a appris que son film
10:35était présélectionné pour les Césars dans la catégorie court-métrage.
10:39En 2023, il a déjà obtenu le prix du meilleur court-métrage
10:43du Syndicat français de la critique du cinéma,
10:45et pour lui, cette présélection est déjà une concrétisation.
10:49« Je suis content aussi pour les acteurs et actrices du film,
10:53pour Le Grec aussi, qui est un endroit qui est assez important
10:58pour le cinéma d'auteur, enfin les premiers films.
11:02Ça permet aussi de mettre un peu en lumière leur travail.
11:08Franchement, on est super contents de tout ça. »
11:11Les 5000 membres de l'Académie des Césars qui choisissent les films
11:15qui seront nommés pour la 50e cérémonie des Césars le 28 février prochain
11:19ont jusqu'au 29 janvier pour faire leur sélection complète.
11:22Et sachez que vous pourrez découvrir ce court-métrage
11:25tout le mois de février sur la chaîne Canal+,
11:28y compris pour les non-abonnés sur MyCanal.
11:31Ce film-là n'a pas encore emporté de Césars,
11:35mais a déjà les suffrages de l'équipe de TL7.
11:38Ce vendredi, notre chaîne diffusera le documentaire de Sarah Millau
11:42intitulé « Le dimanche de la vie sur la piste des balles populaires »,
11:46un documentaire qui retrace la vie de ces balles
11:49où l'on va danser ou guincher,
11:51une grande tendance depuis les années 50 qui n'a pas disparu.
11:55Je vous propose d'en regarder un extrait.
11:58Bien sûr qu'il y a des rencontres, il y a des belles rencontres,
12:01mais après, les gens cherchent surtout à retrouver un petit peu de sourire.
12:06Et la danse en fait partie.
12:09Je ne parle pas de séduction, ça arrive forcément,
12:12ou on a envie que ça arrive.
12:14Mais contrairement aux idées reçues,
12:16tout le monde y va pour trouver un lien social.
12:29Et pour faire valser la Loire,
12:32il faut des professionnels, musiciens, animateurs, DJ.
12:35Et avec moi ce soir, Michel Peyronnet, DJ au Lido, entre autres.
12:40Vous êtes bien placé pour le dire.
12:42Les balles, bonsoir, existent toujours ?
12:45Oui, les balles existent toujours.
12:47Il y a des balles associatives au sein de toutes les communes de la Loire.
12:52Nombreuses sont les associations qui font danser les gens,
12:55en semaine, beaucoup le dimanche,
12:57au son des accordéonistes la plupart du temps.
12:59Et puis ensuite, il existe encore des dancings
13:03qui proposent, et en semaine, et en week-end,
13:07bien des séances où on peut danser toutes les danses qu'on appelle à deux,
13:11les danses comme le passodoble, la valse, le tango.
13:14Les danses de salon ?
13:15Oui, les danses de salon, absolument.
13:17Mais aussi de nouvelles danses qui déferlent
13:20et qui vont permettre un vrai renouvellement de génération,
13:23comme les danses latino, bachata, kizomba, salsa,
13:28ce sont des noms un peu à consonance latine,
13:31mais en tout cas, il y a une vraie évolution.
13:33Qui sont pas danses, finalement ?
13:34Qui sont redevenues tendances ?
13:36Ah, qui sont très tendances, oui, absolument.
13:37Les cours de danse latino sont pleins partout.
13:41Alors, où est-ce que ça se passe dans la Loire, finalement ?
13:44Où est-ce qu'on peut trouver des balles ?
13:46Alors, je conseille à tout le monde de regarder la presse,
13:49parce que tous les week-ends, on peut lire
13:52tous les balles populaires qui existent à droite et à gauche
13:55à travers les associations que j'évoquais.
13:58Et puis, il y a des dancings reconnus,
14:01comme par exemple Lido, où j'ai la chance de travailler
14:04le lundi après-midi, où on a 150 à 200 personnes
14:07qui viennent danser entre 14h30 et 20h30.
14:10Alors, dans l'extrait du documentaire qu'on a vu,
14:14on parle de sourire, de ces moments de joie
14:17que recherchent les gens.
14:19Est-ce qu'on a vraiment un effet sur le moral ?
14:22La principale motivation des gens pour venir danser,
14:26c'est lutter contre l'isolement, avoir un lien social.
14:29C'est bien dit dans le début du reportage et dans l'extrait
14:31que vous avez passé.
14:32Donc oui, les bienfaits de la danse sont innombrables.
14:34Ça lutte contre l'isolement, ça permet de rencontrer du monde.
14:38Petite anecdote, une dame me disait récemment,
14:41savez-vous que je m'habille, je me coiffe, je me maquille,
14:45je mets des bijoux, je me chausse uniquement pour aller danser.
14:48C'est mon seul moment de partage avec d'autres
14:51parce que je vis assez seul.
14:53Donc je conseille à quiconque se sent seul
14:56de venir dans un dancing ou dans un bal musette
15:00et il va très vite rencontrer d'autres gens
15:04qui, sans être un danseur expérimenté,
15:08vont l'aider à s'intégrer.
15:11Et puis évidemment, après c'est un groupe humain,
15:13il y a des amitiés qui se créent fortes,
15:15il y a des histoires d'amour qui se créent.
15:18Mais la vraie motivation, c'est je sors de chez moi,
15:23je m'habille et je me mets sur une piste de danse
15:28à bouger mon corps.
15:29Ce que vous dites, ça nous fait penser peut-être plus facilement au seigneur.
15:33Est-ce que c'est toute génération ?
15:35Est-ce que les jeunes aussi viennent au bal ?
15:38Très rapidement.
15:39Globalement, vous le disiez en introduction de votre journal,
15:42dans les années 50, tout le monde savait danser les danses de salon.
15:46Tout le monde allait au bal musette ou au bal du village
15:50parce que c'était le principal divertissement.
15:52La télévision n'existait pas encore,
15:55donc les gens allaient danser.
15:58Donc tout le monde savait danser.
15:59Arrivé 1975, 1980, l'arrivée des discothèques,
16:03où là les gens se mettent à sortir seuls,
16:05à danser seuls sur une piste.
16:07Donc les gens qui sortaient à 20 ans dans les années 80,
16:10ils ont aujourd'hui 60 ans.
16:11Donc ça, c'est une génération qui s'est moins dansée à deux.
16:14Et par le biais des danses latines que nous évoquions il y a quelques instants,
16:19aujourd'hui, il y a toute une génération de gens de 20 à 30 ans qui dansent.
16:23Donc la salsa, la bachata, la kizomba,
16:26et également les danses en ligne qui prennent beaucoup de place,
16:28telles que le badisson, le kuduro, etc.
16:31Et donc il y a toute une nouvelle génération qui se met à danser.
16:35On y revient du coup.
16:36Et vous l'avez un peu évoqué tout à l'heure,
16:39on s'est très connoté rencontre amoureuse finalement, ces balles.
16:42Est-ce que ça marche toujours à l'heure des applications de rencontres ?
16:46Est-ce qu'on va toujours rencontrer des gens pour une rencontre amoureuse ?
16:50Alors, à partir du moment où on lutte contre l'isolement en rencontrant des gens,
16:54forcément, il peut y avoir une rencontre.
16:57La grosse différence qu'il y a entre un site de rencontre et un bal,
17:01c'est que les gens se touchent.
17:03Voilà.
17:04On danse avec quelqu'un, donc il y a un côté tactile
17:07qui fait que les masques tombent.
17:09Donc forcément, sans que l'objectif soit forcément la séduction,
17:13il y a la magie de la rencontre humaine.
17:16C'est bien pour ça que les balles existeront toujours.
17:18C'est un besoin vital de l'homme de se rencontrer.
17:21Quand les gens s'aiment, ils ont besoin de s'embrasser.
17:24C'est tactile.
17:25Le bal, il représente aussi ça.
17:27Le fait de se toucher et de ne pas être seul devant un clavier, devant un ordinateur.
17:30En plus de 30 ans dans le métier, vous avez vu l'évolution.
17:34Vous m'avez dit que ça a sauté presque une génération.
17:36Comment vous voyez l'avenir de ces balles ?
17:39L'avenir, je le vois très joyeux
17:44de par cette nouvelle génération qui se met à la danse,
17:47qui a 20 ans, 30 ans.
17:49C'est très addictif, la danse.
17:51Donc quand on a mis un pied sur une piste de danse,
17:54c'est très difficile d'en sortir parce que ça apporte tellement de bienfait
17:58au niveau de l'estime de soi, de la reconnaissance des autres,
18:02et puis au niveau de la dépense physique aussi.
18:05On dit toujours bouger, etc.
18:07Donc une fois qu'on a mis les pieds sur une piste de danse,
18:10c'est très difficile d'en sortir.
18:11Donc dans le monde entier, les gens dansent à deux
18:14et ça perdurera.
18:16La seule chose qui va changer, c'est que certaines danses vont s'effacer.
18:20À une époque, on dansait la mazurka, la scotiche.
18:23Il y a des effets de mode.
18:25Et aujourd'hui, il y a des nouvelles danses,
18:27les danses latines, les danses en ligne qui permettent de danser aussi seul.
18:31Donc, il y aura un renouvellement
18:33et il y a un vrai rafraîchissement des pistes de danse aujourd'hui.
18:36Très bien. On n'a pas fini de danser.
18:37Alors, merci beaucoup, Michel Péronnet, d'avoir répondu à nos questions.
18:40Et à noter que ce documentaire, en partenariat avec TL7,
18:44Le dimanche de la vie sur la piste des balles populaires,
18:47est diffusé ce vendredi 24 janvier à 20h50 sur TL7.
18:52Vous pourrez le revoir dimanche 26 à 14h20 et 21h,
18:57et le lundi 27 à 15h30.
18:59C'est la fin de cette édition.
19:01Merci de l'avoir suivie.
19:02Votre journal revient jeudi à 19h.
19:04Et suivez-nous sur notre site internet et nos réseaux sociaux.
19:07Merci de votre utilité.
19:09– Sous-titrage ST' 501
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