00:00Ce n'est pas pour le ministre de l'Intérieur que c'est humiliant, c'est pour la France.
00:03Parce que très clairement, le régime dictatorial algérien, aujourd'hui, il se marre.
00:08Il se marre de l'impuissance française, il se marre des lâchetés,
00:11il se marre aussi d'une forme de passivité face à l'hostilité croissante
00:16d'un État qui, visiblement, enchaîne les provocations à l'égard de notre pays.
00:19– Passivité non, puisque sept influenceurs algériens
00:21ont déjà été interpellés depuis le début de l'année quand même.
00:22– Non mais très clairement, au-delà du blabla, parce que M. Retailleau
00:26a oublié qu'il n'était pas le ministre de la Parole, il est le ministre de l'Intérieur.
00:29Il y a des actes forts à mettre en œuvre, je pense qu'il faut moins parler et plus agir
00:35pour engager enfin ce rapport de force avec l'Algérie.
00:37Les actes forts, c'est très clair, c'est déjà couper l'aide au développement,
00:40l'aide publique au développement.
00:41Les 140 millions d'euros qui sont consacrés à l'État algérien
00:45et qui sont payés par le contribuable français, il faut les couper.
00:48Il faut une politique zéro visa et dénoncer, notamment l'accord de 1968
00:53qui octroie aux Algériens une référence à l'immigration.
00:57– L'immigration comme ça c'est à long terme mais on a un cas
00:59et son avocat sera avec nous dans un instant, c'est Doualem,
01:03c'est le nom de cet influenceur qui a été renvoyé en Algérie
01:07puisqu'on l'accuse d'avoir publié des vidéos d'appels au meurtre
01:10contre les opposants au régime algérien.
01:12Et puis finalement les Algériens ont dit non on n'en veut pas
01:15et donc il est de retour chez nous dans un centre de rétention.
01:17Qu'est-ce qu'on fait concrètement ?
01:18– Mais je vous dis concrètement, il y a des moyens de tordre le bras
01:22au régime algérien, ces moyens de pression qui sont toujours évoqués
01:26mais jamais actionnés, zéro centime, zéro visa,
01:29taxation des transferts d'argent notamment.
01:32Et puis il y a une mesure qui pouvait être immédiatement mise en œuvre
01:35par exemple par M. Retailleau, on a appris dernièrement
01:38par la bouche de notre ancien ambassadeur Xavier de Riancourt à Alger
01:42que l'État algérien plaçait sous surveillance les diplomates français
01:46en Algérie qui doivent demander un laissé-passer pour le moindre déplacement.
01:50Donc très clairement pourquoi en France ce n'est pas la même chose,
01:54pourquoi il n'y a pas la réciprocité, c'est un levier que pourrait actionner M. Retailleau
01:58s'il en avait la volonté.
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