00:00Frédéric, c'est le père d'Amandine. Il a élevé sa petite fille avec sa femme, mais il se sépare de la mère d'Amandine au bout de quelques années.
00:07Rapidement, leur relation devient conflictuelle. Il voit les enfants épisodiquement, puis plus du tout.
00:12A partir de 2018, quand Amandine meurt, en 2020, cela fait deux ans qu'il n'a pas vu son enfant.
00:19Aujourd'hui, forcément, avec le décès tragique de sa fille, Frédéric Alabaar explique en larmes qu'il s'en veut, qu'il a un énorme sentiment de culpabilité.
00:27J'ai fermé les yeux. Je n'ai pas réagi. J'aurais dû porter plainte. On écoute son avocat.
00:32C'est un moment très difficile. Difficile parce qu'en voyant sa vie quelque part défiler devant la cour en tant que spectateur,
00:40il se rend compte d'un certain nombre de signaux d'alarme qu'il n'a pas su percevoir, de la manipulation dont il a été victime de la part de Mme Pissarra,
00:48qui persiste encore à l'audience à tenter de lui faire porter la responsabilité du drame qui est arrivé à sa propre fille.
00:55Donc, c'était un moment difficile. C'est un moment nécessaire pour qu'il puisse lever un certain nombre de doutes.
01:00Ensuite, on a entendu une policière Alabaar. C'est elle qui a piloté toute l'enquête.
01:04Elle a souligné que le personnel enseignant avait fait de nombreux signalements concernant Amandine.
01:09Elle volait des goûters dans les poubelles, raconte la policière. Elle avait des bleus. Elle tentait de s'en justifier à une camarade.
01:16Elle avait expliqué qu'elle était punie, enfermée dans une pièce.
01:19A ce propos, le président de la cour d'assises a rappelé que la petite fille vivait enfermée dans un kajibi avec des caméras de vidéosurveillance
01:27qu'avait installées son beau-père pour pouvoir l'observer. Des images, explique-t-il, où l'adolescente apparaît nue, recroquevillée.
01:34En ce moment, c'est la grande sœur d'Amandine qui est à l'abarque.
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