00:00– Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
00:03– Bonjour à tous, bienvenue, 7 minutes chrono chaque jour sur TL7,
00:05la parole aux personnalités du département de la Loire.
00:08On va dire que c'est un peu notre interview de rentrée
00:10avec le Président du département de la Loire, Georges Ziegler,
00:12que j'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui.
00:14Monsieur le Président, bonjour. – Bonjour.
00:15– Et meilleur vœu déjà pour 2020. – Bonne année et bonne année à tous.
00:18– Je vous remercie de votre présence aujourd'hui.
00:20Je vous remercie de votre présence aujourd'hui.
00:21Je vous remercie de votre présence aujourd'hui.
00:23Je vous remercie de votre présence aujourd'hui.
00:23Je vous remercie de votre présence aujourd'hui.
00:28– Bonne année, et bonne année surtout à toutes les légériennes et tout les légériens.
00:33– Bonne année, et bonne année surtout à toutes les légériennes et tout les légériens.
00:35C'est la note de Chalmazel.
00:39Les vacances d'hiver ont été parfaites.
00:41On a battu des records de fréquentation dans la station de ski de la Loire.
00:45C'est une bonne nouvelle, ça justifie les investissements,
00:47les efforts déployés autour de cette station.
00:49– Ça justifie les investissements.
00:50mais ça n'empêche pas de penser à l'avenir.
00:53C'est-à-dire qu'on sait très bien
00:54que le réchauffement climatique est en ce qu'il est.
00:57On nous prédit, d'ici 2050,
01:00la température de Montpellier dans le département.
01:03Donc, effectivement, il faut trouver une solution
01:07pour que Schell-Mazel soit toujours attractif.
01:09Bien sûr qu'on profitera de la saison hivernale
01:12quand la neige est là, mais la neige est versatile.
01:15Elle ne vient pas toutes les années.
01:17Donc, il faut accélérer pour en faire une station 4 saisons ?
01:19Découverte de la nature,
01:21découverte de ce paysage des Hauts-de-Chaume
01:23qui est exceptionnel.
01:25C'est là où naît la forme de Montbrison,
01:28le meilleur fromage du monde.
01:30C'est un territoire à découvrir en profondeur.
01:32Georges Ziegler, le contexte financier n'est pas au beau fixe.
01:35C'est le moins qu'on puisse dire pour les départements.
01:37Il y a de nombreuses semaines, vous avez tiré la sonnette d'alarme.
01:39Les départements sont à la peine financièrement.
01:42Est-ce que les péripéties nationales, de la politique nationale,
01:46arrangent ou accentuent ce phénomène ?
01:49Ce n'est pas que ça arrange ou que ça accentue,
01:51c'est que ça nous met simplement dans l'incertitude.
01:54Parce que je crois que, comme tous les Français,
01:56nous avons besoin de savoir où nous allons.
01:59Bien sûr qu'on ne peut pas être d'accord avec tout ce qui est fait,
02:03mais on doit quand même trouver une certaine forme de stabilité.
02:06Moi, si la loi de finances n'est pas votée,
02:08je suis un peu dans l'incertitude.
02:10Si on me dit sur la TVA,
02:13vous aurez ceci ou vous n'aurez pas cela,
02:15ça compte beaucoup.
02:17C'est l'incertitude qui pose problème.
02:19Ce pays, à mon avis, il a besoin de voir un peu plus loin
02:23que la prochaine session de l'Assemblée nationale.
02:27Et on arrive à boucler un budget quand on est président du département,
02:30malgré le contexte,
02:31et vous dénoncez depuis longtemps, déjà, le problème des finances.
02:34Mais nous, si vous voulez,
02:36moi, j'ai décidé, avec tous mes collègues du département,
02:39qu'on fait face, avec vous, pour vous, ensemble.
02:43On fait face et on fera face.
02:45On fera face à nos obligations qui nous sont données.
02:49On a des choses qu'on veut faire,
02:51en particulier pour la jeunesse, pour nos enfants,
02:54parce que c'est l'avenir, c'est ça qui nous intéresse.
02:57Donc c'est sur les arbitrages, sur les investissements,
02:59on rejoint un peu la copie ?
03:01Donc on a dit qu'on trouverait les moyens nécessaires et suffisants
03:06pour mener à bien de grands projets, en particulier pour les collèges.
03:10Vous voulez dire qu'on maintient les financements dans les collèges ?
03:12Ah oui, bien sûr, parce que c'est essentiel.
03:14C'est l'avenir de notre jeunesse.
03:17On a des collèges,
03:18on a fait de gros travaux dans un certain nombre d'établissements.
03:21Aujourd'hui, on poursuit et on poursuivra.
03:24Alors, c'est vrai qu'on va s'endetter.
03:27Il y a sept ans, on était à 330 millions d'endettements au département.
03:32Cette année, nous sommes à 270.
03:36Je dis pas que l'année prochaine,
03:38nous ne serons pas un peu plus haut dans l'endettement,
03:41mais il est important de savoir pourquoi, en effet.
03:45Si on s'arrête et si on ne sert plus à rien, ça ne vaut plus le coup.
03:48Donc on fait.
03:49Est-ce qu'il y a des conséquences ?
03:50Est-ce qu'il y a des coupes que vous êtes obligés de faire ?
03:52On parle de l'aéroport, par exemple.
03:55Les conséquences des problèmes financiers,
03:57ça impose d'arrêter certains financements ?
03:59Bien sûr, bien sûr, on est obligés de faire des économies.
04:03Et il n'y a pas de petites économies.
04:05C'est pour ça, d'ailleurs, en liaison avec M. Alexandre Rochat,
04:08notre préfet de la Loire,
04:09on a décidé de ne pas faire de cérémonie des voeux.
04:12C'est pas énorme.
04:13– C'est anecdotique, c'est de l'image, c'est de la com.
04:16– C'est pas de la com, c'est donner vraiment la base de notre économie,
04:22c'est-à-dire qu'on ne doit pas faire des dépenses inutiles.
04:26Ça fait quoi ?
04:26Ça doit faire à peu près, pour chacun, 10 000 euros.
04:29Mais sur un budget à 950 millions, vous allez me dire c'est peanuts,
04:33mais il n'empêche que c'est petit bout par petit bout qu'on y arrive.
04:37– La solidarité territoriale, on le sait, les communes elles aussi sont à la peine.
04:40Le département continue d'épauler les projets des collectivités ?
04:43– Le département continuera d'aider les communes.
04:45Pourquoi ? Parce que c'est faire du social en amont.
04:49Quand on aide une petite commune à faire des travaux,
04:53les entreprises, c'est pas des multinationales,
04:56c'est l'artisan du coin, le plombier, l'électricien, le plâtrier,
05:02le vitrier, je ne sais pas, des gens comme ça qui travaillent.
05:05– Les collectivités locales.
05:06– Ils ont 2-3 employés qui vivent sur place,
05:09dont les enfants vont à l'école, ensuite ils vont dans les collèges,
05:14ils achètent généralement chez les commerçants du coin,
05:20et ça fait vivre un territoire.
05:21– Ça soutient une économie.
05:23– Bien évidemment, et notre département est riche de ça.
05:26– Georges Ziegler, vous allez faire l'actu,
05:29c'est-à-dire que vous vous apprêtez à écrire en Premier ministre
05:31pour la problématique de l'accueil des mineurs isolés
05:33qui incombe au département, comme tout un tas de choses liées au social,
05:37et vous contestez, vous regrettez qu'il n'y ait pas suffisamment de moyens
05:40en termes de sécurité ou qu'en tout cas le fléchage ne soit pas bon.
05:43– Je vais vous dire que chacun doit faire ce qu'il doit,
05:46c'est-à-dire que nous, nous accueillons des mineurs non accompagnés
05:50qui viennent en France parce qu'ils quittent leur pays,
05:52parce que c'est le désespoir,
05:54parce qu'il y a des risques peut-être pour leur vie, là aussi,
05:58donc on les accueille et on fait tout pour les accueillir bien.
06:02On a cessé de les accueillir dans des hôtels,
06:05moi j'étais tout à fait partisan de supprimer l'accueil dans les hôtels
06:09parce que c'était la porte ouverte à des choses qui n'étaient pas normales.
06:13Par contre, aujourd'hui, quand on se trouve avec des mineurs non accompagnés
06:19qui se conduisent mal, c'est-à-dire qui prennent nos salariés
06:24pour des punching balls… – Il y a des agressions d'agents.
06:27– Il y a des agressions d'agents, donc on en a eu plusieurs cas,
06:32et je le dis, aujourd'hui, moi je demande à l'État,
06:35quand il y a des actions de ce type, de prendre ses responsabilités,
06:40c'est-à-dire que ce soit l'État qui s'occupe de ces jeunes délinquants.
06:44D'autant plus que parfois, on a un cas où le jeune a été reconnu majeur,
06:50donc il n'est pas jeune, et en plus,
06:52il avait une obligation de quitter le territoire français.
06:56Alors moi je dis, chacun fait ce qui est de son ressort
07:00et tout le monde sera content.
07:02– Georges Ziegler, en 30 secondes, que souhaitez au département
07:05que vous souhaitez pour cette nouvelle année 2025,
07:08qui sera une année particulière parce qu'une campagne électorale
07:10qui va se mener dans les 320 et quelques communes du département,
07:13c'est une année particulière, une année pré-électorale ?
07:15– C'est une année particulière, une année pré-électorale,
07:18mais ce n'est pas ça qui me préoccupe, moi.
07:20Moi ce qui me préoccupe, c'est qu'on retrouve l'esprit d'initiative,
07:24la volonté d'entreprendre, la volonté de réussir ensemble,
07:27de se mobiliser pour que demain soit meilleur qu'aujourd'hui.
07:31Je pense que c'est ça l'essentiel, c'est de se dire,
07:34allez tous ensemble on peut y arriver,
07:36et qu'on retrouve l'esprit des bâtisseurs, l'esprit de Gustave Eiffel.
07:41Quand il a construit sa tour Eiffel,
07:43il y a beaucoup de gens qui étaient un peu hostiles,
07:47qui disaient que ça allait défigurer la capitale.
07:49C'est le bâtiment le plus photographié au monde,
07:53et c'était à ce moment-là que la France rayonnait
07:57et qu'elle avait un message à offrir à l'univers.
08:01Alors moi je souhaite que l'on puisse retrouver de la sérénité,
08:05qu'on puisse retrouver de l'audace, de l'ambition et la volonté de faire.
08:10La volonté de faire et de se dépasser parfois.
08:12Je crois qu'on a toutes les qualités latentes,
08:15mais aujourd'hui il suffit de mettre l'étincelle et ça marchera.
08:18– Merci beaucoup Jean-Gilbert pour ses voeux au département.
08:21– Bonne année.
08:22– Merci à vous de nous avoir suivis dans 7 minutes chrono sur TL7.
08:25On se retrouve demain pour une nouvelle édition.
08:28– Sous-titrage FR –
Commentaires