00:00Marseille, Marseille, huit premières.
00:05Nous sommes en 1978.
00:08Georges Marchais, le secrétaire général du Parti communiste français,
00:12est en campagne à Marseille.
00:14Il est suivi par une équipe de cinéastes.
00:17Peut-être faut-il que j'attende que vous rechargiez votre caméra.
00:23Alors je vais attendre.
00:2540 000 personnes sont présentes,
00:27mais il choisit de les faire patienter.
00:29C'est ça.
00:35En homme d'image,
00:37Georges Marchais sait à quel point le cinéma est essentiel
00:40pour ce que les communistes appellent encore
00:42la propagande de parti.
00:45Vous êtes prêts ?
00:49Ce tournage est loin d'être le premier.
00:53Dès sa création, en 1920,
00:55le Parti communiste français a développé une intense activité cinématographique
01:00en impulsant la production, la réalisation
01:03et la diffusion de centaines de films.
01:06La vie est elle.
01:07Il a maintenant une valeur plus historique que cinématographique,
01:10mais il y avait le ciné de Renoir.
01:13Unique dans le champ politique français,
01:16le PCF peut être considéré comme le parti du cinéma.
01:20Grandiose, c'est vrai qu'est-ce qu'elle ne s'en parle ?
01:26C'est cette histoire que nous allons vous raconter.
01:29Une épopée politique qui exprime en cru le communisme à la française,
01:34fait d'espoir et de déroute.
01:37Une saga cinématographique méconnue du grand public
01:40qui n'a eu de cesse d'expérimenter
01:42et de se renouveler pour contourner la censure.
01:46Une aventure d'hommes et de femmes
01:48qui ont fait le choix de militer par l'image
01:51et de prendre le parti du cinéma.
01:55La vie est elle.
01:56Il y a maintenant une valeur plus historique que cinématographique,
01:59mais il y a une valeur plus historique que cinématographique.
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