00:00Dans l'atmosphère suffocante de Mamoudzou, Stéphanie est en détresse respiratoire.
00:06Par chance, une équipe d'infirmiers de la protection civile passe par ici.
00:13Au pied des bidonvilles maorais, ces bénévoles sont en première ligne pour tenter d'apporter des soins à une population bien éloignée des infrastructures sanitaires classiques.
00:26Trace blanche sur les membres, ces trois enfants ont attrapé la gale.
00:31« Vu qu'il y a énormément de brassages de populations, énormément de brassages de gens qui vont, qui viennent, donc c'est pour ça que ça favorise les épidémies.
00:37Ça va nous permettre, nous, derrière, de voir qui peut sur site, au moins, il y a de la gale.
00:41Et derrière, on va essayer de convoquer les autorités sur l'île pour qu'ils viennent traiter tout ça en profondeur. »
00:49Pour pallier la saturation des établissements de santé, cet hôpital de campagne vient d'ouvrir ses portes.
00:55« Tu comprends ce que je te dis ? Ouais, ok ? D'accord. Et on va finir de nettoyer, je vais te mettre un petit pansement. »
01:02Pour ce jeune homme, il était plus que temps de panser cette plaie.
01:06« On aurait traité de suite, ça aurait pu être suturé en fait. Il faut traiter la plaie qui s'est, alors pas infectée, mais en tout cas qui s'est agrandie. »
01:15Dans la salle d'attente, cette femme est venue aux urgences avec ses deux enfants.
01:19« Des douleurs au ventre depuis onze heures. Et puis l'autre, il a mal aux yeux.
01:23Il n'a pas bu de l'eau normale comme l'eau qu'on achète en boutique, mais au moins de l'eau de rivière, comme ça. »
01:32L'hôpital peut soigner 100 patients par jour. Une goutte d'eau face aux besoins des 320 000 habitants maorais.
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