00:00Moi je viens de Ouangani, l'eau n'y est pas, il n'y a aucun service qui est là.
00:04Non mais c'est normal, au bout de 6 jours, après 6 jours c'est normal, vous trouvez que c'est normal ça ?
00:10On ne sait même pas à quoi on vit.
00:12Non monsieur, non mais attendez, vous voyez l'eau, non mais vous vous y êtes pas là-bas.
00:17Non mais c'est une réalité.
00:19Soit vous voulez parler.
00:21Dites alors, dites alors.
00:23Parce que nous ce qu'on vit, nous ce qu'on vit sur le territoire, sur le terrain, c'est pas ce que vous vous racontez dans les médias.
00:29Non mais si, vous avez dit que les secours sont arrivés, l'eau est arrivée, tout le monde...
00:35Non, c'est pas la réalité.
00:37Mais si, c'est ce que vous avez dit à la télé.
00:40Dites alors.
00:42Oui, dites.
00:44Là, quand je dis que les premières livraisons d'eau et d'alimentation sont arrivées au port et à l'aéroport.
00:506 jours après, monsieur le président, c'est pas normal, on le savait bien que ça pouvait...
00:56Vous êtes très fort si vous saviez tout ce qui allait arriver.
00:58Il y avait des alertes qui ont été données par le préfet.
01:00Vous savez tout.
01:02Mais ça c'est...
01:04Les bidonvilles, on savait que ça allait être une catastrophe.
01:06Mais c'est pour ça qu'on veut les enlever, les bidonvilles.
01:08Oui, mais si je rappelais, vous n'êtes même pas arrivé à Ouangani.
01:10Mais monsieur, qu'est-ce qu'on a fait pour arriver à Ouangani ?
01:13On a déblayé, on a envoyé des forces militaires.
01:16Déblayé.
01:17Mais ce dernier n'habite pas à Ouangani, il ne les voit même pas.
01:19Moi j'habite à Ouangani, je ne les vois pas.
01:21Est-ce que vous me laissez parler ?
01:24Il a fait toutes les communes.
01:26Et donc on a d'abord déblayé.
01:28On a mis 4 jours.
01:29On a déblayé, on a envoyé des militaires de la sécurité civile pour déblayer.
01:32Ensuite on a planifié.
01:34Pour que ça arrive par la route.
01:36Ensuite on a planifié.
01:37Quand j'ai dit l'eau...
01:39Je vous dis que vous planifiez, mais pendant ce temps-là...
01:41Sinon, si vous voulez crier pour faire la caméra...
01:43Non, c'est pas pour crier !
01:44Si ça vous intéresse d'avoir ma réponse, je vous la donne.
01:46Si ça ne vous intéresse pas, je continue à aller saluer les gens.
01:48Je vais vous dire votre réponse, s'il vous plaît.
01:50Les secours ne sont pas arrivés...
01:52Les secours étaient arrivés dans d'autres communes.
01:54J'ai dit, c'est arrivé là.
01:56Donc là, maintenant, on les dispatche dans les communes.
01:58Il y a 17 communes.
01:59Donc là, on devait déblayer les routes.
02:01C'est en train d'arriver commune par commune.
02:03Ce qu'ils ont planifié, c'est jusqu'à dimanche.
02:06Donc là, on est en train de faire venir des hélicoptères
02:08pour qu'ils puissent prendre l'eau et les aliments
02:10pour qu'ils aillent plus vite et avant dimanche.
02:13En parallèle de ça, on doit rétablir l'eau et l'électricité.
02:16Parce que quand il y a l'eau...
02:17Moi, je vous parle des bouteilles.
02:19Je vous dis les choses, j'ai fait le point ce matin.
02:21Mais vous, c'est lui, ils se sont débordés.
02:23Mais vous savez très bien...
02:24Mais non, ils ne sont pas débordés.
02:25Ils essaient de s'organiser face à un cyclone historique, monsieur.
02:27Oui, oui, mais...
02:28Alors, vous pouvez dire que tout va mal,
02:29mais vous ne règlerez aucun problème.
02:30Non, je ne dis pas que tout va mal.
02:31Mais vous, vous dites en même temps que tout va bien.
02:33Et moi, on vous dit...
02:34Moi, les secours ne sont pas arrivés chez moi.
02:36Mais je ne dis pas du tout que tout va bien.
02:37Et les secours, ils vont continuer à se déployer.
02:39Il y a des tas d'embrouillements.
02:40Moi, je vous dis juste que 6 jours après la catastrophe,
02:42ce n'est pas normal.
02:44Ce n'est pas entendable.
02:46La situation qu'on vit, elle est normale.
02:48En plus, il reste les écoles.
02:50Mais bien sûr, monsieur.
02:51Ça, c'est une autre histoire.
02:52Monsieur, vous êtes une mère sympa.
02:53Non, non, non.
02:54Vous savez quoi, aidez-nous.
02:55Nous, on vise ça.
02:56Vous, vous, à chaque fois que vous venez,
02:58vous nous promettez des choses.
02:59Vous savez, messieurs dames, ils aident.
03:00Vous, vous venez là pour engueuler tout le monde.
03:01Non, je ne vous engueule pas, monsieur.
03:03Je vous dis juste que les secours que vous promettez,
03:05ils ne sont pas chez nous.
03:06Et nous, on fait des choses.
03:07Nous, on a déblayé des routes.
03:09Nous, on fait des choses aussi.
03:11Mais monsieur, je vous promets.
03:12Nous, on n'a pas besoin de promesses.
03:14Nous, on a besoin de désastre.
03:15C'est-à-dire que les gens qui habitent chez nous
03:17ont besoin d'avoir tout de suite de l'eau.
03:19Non, mais c'est réalité.
03:21Oui, mais on sait.
03:23Mais nous, on est sur le terrain aussi.
03:25Nous, on est là aussi.
03:26Moi, je ne dis pas que nous, on n'est pas habitants.
03:28Nous, on est là aussi.
03:30Moi, ce que je veux dire, c'est que...
03:32On va saluer tout le monde.
03:33Vous n'êtes pas respectueux avec les gens.
03:35Non, ça prend trop de temps.
03:36Continuez votre balade.
03:37Mais je vous dis, ça prend trop de temps.
03:39Non, monsieur, je vous demande du respect pour tout le monde.
03:41Pour les gens qui bossent.
03:42Vous avez des gens qui n'ont pas dormi.
03:43Non, mais moi aussi, je n'ai pas dormi.
03:45Mais nous aussi, c'est pareil.
03:46Mais nous aussi, c'est pareil.
03:47Arrêtez de parler.
03:48C'est juste de prier.
03:49Non, on prie.
03:50Vous n'avez rien à dire.
03:51Non, mais ce que vous dites, c'est que...
03:55Nous, on ne les voit pas.
03:57On ne les voit pas, nous.
03:58On ne les voit pas.
03:59C'est ce qu'on dit.
04:00Si, six jours après, on doit voir des gens.
04:03On ne les voit pas, les hommes.
04:04Non, on n'est pas en train...
04:05Moi, je ne suis pas en train d'empêler ou de manquer de respect.
04:08Je vous dis juste...
04:09Non, je veux dire...
04:10Non, je veux dire...
04:11Ce que vous dites...
04:14Je vous ai déjà écouté à la radio.
04:15Je vous dis...
04:18Non, mais je suis venu vous dire que ce que vous dites à la radio
04:21ne correspond pas à la réalité qu'on vit, nous, sur le terrain.
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