00:00— Dites-moi ce que les services de l'État auraient pu faire plus vite et mieux.
00:04— Il y a des choses qui auraient pu être prévoires en avance, parce qu'on le savait qu'il allait être...
00:09On a été prévenus 4 jours avant. On a été prévenus 4 jours avant.
00:13Mais nous, en tant que Muzungu ici, les gens dans les bidonvilles, est-ce qu'ils ont été prévenus ? Non ?
00:18— Non. — Ils ont été prévenus 2 jours avant ?
00:21— Je crois vraiment que si. — Mais là, ça se passait par...
00:23Il aurait fallu aller faire des maraudes, leur dire... Oui, Madame, il fallait leur dire, il fallait aller sur place.
00:29— C'est pas la réalité du terrain à Mayotte.
00:31— Non. En fait, les gens n'y ont pas cru. — Exactement.
00:36Et c'est pour ça qu'il faut aller chercher ces populaires.
00:39— Ils ont eu peur d'aller dans les foyers, parce qu'en fait, ils avaient peur de l'imitation.
00:43— Ils avaient peur de la police. Ils ne sortaient pas des foyers, parce qu'ils ont peur de la police.
00:45— Mais ça, vous ne pouvez pas reprocher aux services de l'État qui ont fait ce travail d'alerte ?
00:50— On ne reproche pas. — Non, non. Un peu. Mais j'essaie aussi.
00:53Parce qu'il y a beaucoup de gens.
00:55— Oui. Mais je pense que ce qui marche dans ces moments-là, c'est qu'on essaie de se mettre tous ensemble.
01:01Parce que si on commence...
01:03— Là, pour le moment, il n'y a que Mayotte qui se met avec Mayotte.
01:05— Non, c'est pas vrai. Si il n'y avait pas la solidarité de toute la nation, il n'y aurait déjà pas tous ces efforts qui sont faits.
01:12Ce que je dis juste... Moi, j'entends. Je suis là pour écouter.
01:14— Ils sont faits au bout de 5 jours. C'est ça, la réalité ?
01:16— Non, mais dès le premier jour, il y a des efforts qui ont été faits.
01:18Vous avez des équipes autour du préfet et autres qui ont été mobilisées jour et nuit
01:22avec des gens qui ont tout perdu et qui sont au boulot.
01:24Donc je pense que...
01:25— Oui. Comme la moitié des soignants.
01:26— Mais voilà. Mais des soignants comme vous, c'est pour ça que vous divisez pas.
01:29— Non, on ne se divise pas.
01:30— C'est important.
01:31— On a aussi conscience du territoire, de ce qui se passe, de ce qui se passait avant aussi.
01:36— Le sujet aujourd'hui, c'est pas de dire et de reprocher à d'autres qui sont sur le terrain comme vous ce qui va pas.
01:41C'est d'essayer que tous, on fasse en sorte que ça aille mieux.
01:46— C'est de la parole. C'est de l'action qu'il faut mettre.
01:48C'est de la parole. Bah oui. Je suis arrivé avec des soignants, avec du fret, avec 4 tonnes de fret.
01:53C'est de l'action. C'est des choses en vrai.
01:56— Et la communication.
01:57— Vous allez voir sur le terrain.
01:59— Bien sûr. Je suis là à vos côtés.
02:02Non, parce que c'est pas la même structure d'État et c'est pas les mêmes...
02:06Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est ce que vous me dites sur dans quel quartier il faut aller
02:09parce que vous avez des petits chiens marronnés.
02:11Mais après, voyez, partout, c'est pas non plus une réponse.
02:13Il faut tel endroit, puis tel endroit, puis tel endroit.
02:15La problématique, c'est que cette problématique-là, elle est partout dans le livre, en fait.
02:20Donc on vous dit pas d'aller partout, mais que vous ayez conscience que c'est partout de la même façon.
02:28— Je vous entends. Et moi, je vous entends dire aussi que tout le monde ici qui est mobilisé,
02:32de bonne volonté, veut bien faire.
02:33— Oui.
02:34— Voilà. Et veut...
02:35— Mais on compte sur vous. Ça, on l'entend bien, mais...
02:37— Voilà. Donc on va continuer ensemble à agir.
02:39Il y a des soignants qui sont arrivés avec moi ce matin pour vous aider.
02:42Il y en a qui continueront à arriver. L'hôpital va être installé dès demain en parallèle.
02:46Et on a l'eau et...
02:48— Ça nous rassure. En tout cas, merci d'être là, monsieur le président.
02:50— Merci à vous.
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