00:00On le voit sur les réseaux sociaux et notamment donc de la classe politique sur plusieurs mairies qui ont fait des dons à différents organismes.
00:09Il y a cette élan de solidarité et de cohésion que j'estime nécessaire dans les temps qui courent.
00:14Mais il reste des questions qui demeurent pour l'instant toujours non répondues, donc à savoir les questions liées à la nourriture, aux besoins d'eau.
00:25Les premiers ressentis qu'on a eu de la population, en tout cas de nos proches, puisqu'effectivement les communications sont assez compliquées depuis ces dernières heures,
00:35du moins ces derniers jours. Mais ce qu'on ressent, c'est la crainte au niveau de la sécurité, du besoin d'eau et de la nourriture.
00:46C'est vraiment ce qui revient. Est-ce qu'ils ont l'impression, les proches à qui vous avez parlé, que les choses bougent quand même un peu, que les autorités débloquent des choses ?
00:57J'ai envie de vous dire oui et non, puisqu'il faut savoir qu'une bonne partie de la population n'a toujours pas accès au réseau, que ce soit téléphonique ou Internet.
01:07Donc une bonne partie de la population n'est pas informée des mesures qui sont déployées. Il y a la radio, mais vous savez très bien qu'il manque d'électricité.
01:15Donc pas de possibilité de se connecter à la radio ou à Internet. Donc si le chef lieu de Mamoudzou et La Petite Erre ont accès à certaines informations,
01:25mais le reste de l'île n'est pas concerné. Donc les informations ont beaucoup de mal à passer. Moi, au cours de ces 48 dernières heures, j'ai eu l'opportunité d'échanger
01:35que quelques minutes avec mes proches, qui, en tout cas, je le ressentais, étaient assez effrayés, surtout même au niveau de la sécurité.
01:42On se demande, déjà que j'ai très peu de nourriture, est-ce que je ne vais pas me faire agresser ? Je ne vais pas me faire rackéder ?
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