00:00Grenoble, toujours à la pointe de la technologie. Et ce, même dans le milieu médical. Pour
00:09une première française hors étude, un patient se fait poser un nouveau type de pacemaker
00:14au CHU.
00:15Maintenant, on a la possibilité d'implanter des stimulateurs sans sonde qu'on appelle
00:20double chambre. C'est-à-dire qu'il y a un stimulateur sans sonde dans l'oreillette,
00:27un stimulateur sans sonde vissé dans le ventricule. Et les deux vont communiquer entre eux pour
00:35réaliser un synchronisme entre l'oreillette et le ventricule et reproduire la contraction
00:40cardiaque physiologique.
00:41Une petite révolution, car depuis 70 ans, les patients se font majoritairement implanter
00:45des stimulateurs complexes avec des sondes. Ce qui représente un boîtier au niveau de
00:50l'épaule et des sondes au niveau du cœur. Des dispositifs bien plus lourds et donc avec
00:55plus de risques de complications.
00:57Les maillons faibles de ce système, c'est les sondes, parce qu'elles peuvent se casser,
01:01elles peuvent s'infecter. Et on peut penser qu'un patient relativement jeune va avoir
01:05un certain nombre de pacemakers dans sa vie et que les sondes ne vont pas durer éternellement.
01:09Et ces sondes ont un certain nombre de complications, de risques, donc risque de rupture, risque
01:16d'infection également. Et s'il y a une infection du boîtier, ça va se contaminer
01:21aux sondes et risquer d'entraîner des pathologies graves comme des endocardites.
01:25Les dispositifs sans sondes ont donc beaucoup d'avantages, notamment dans l'implantation
01:29qui est simplifiée. 45 minutes suffisent.
01:31On va le ressortir au cathéter pour pouvoir l'amener dans le cœur, dans l'oreillette.
01:36Un cathéter est placé au niveau du pli de laine où se situe la veine fémorale. Le
01:40chirurgien fait remonter la capsule par cette veine jusqu'au cœur.
01:43On teste les constantes pour vérifier qu'il est en bonne position et qu'il fonctionne bien.
01:47Un seul problème persiste avec ce dispositif, sa longévité qui ne dépasse pas 10 à 15 ans.
01:53Pour des patients jeunes comme celui-ci, il faudra sûrement plusieurs remplacements.
01:56Un modèle 2.0 est déjà en développement. Il s'approcherait d'une mini-centrale se
02:00rechargeant avec les battements du cœur, avec une durée de vie presque infinie.
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