00:00A nous c'est sûr qu'on ne gouvernera jamais avec le Rassemblement national.
00:03Non mais enfin ensemble, vous faites tomber un gouvernement aujourd'hui.
00:06Mais vous savez quelque part, l'histoire est écrite depuis le début.
00:08Ils ont voulu éviter la censure, ils ont la censure et le déshonneur.
00:12Cette histoire-là, elle est déjà finie.
00:14Moi ce qui m'intéresse maintenant, c'est la suite,
00:16parce que depuis tout à l'heure, j'écoute votre antenne,
00:18on débat des argues si politiciennes, on suit l'Assemblée,
00:21mais moi je me mets à la place de tous les téléspectateurs qui se disent « et maintenant ».
00:25Et les écologistes, c'est ça qui nous intéresse.
00:27Qu'est-ce qu'on va faire à partir du moment où M. Barnier chutera ?
00:30Vous n'avez pas la main ?
00:31Nous n'avons pas la main, mais nous avons des choses à dire et à proposer.
00:34C'est le Président qui va choisir, s'il y a un nouveau prémisseur à choisir.
00:36C'est, mais le Président, il a montré qu'à sa tête, ça ne marchait pas.
00:39Et il a montré que quand il ignorait les deux faits politiques majeurs de cet été,
00:43il s'enterrait dans une impasse en se déshonorant.
00:45Vous voulez proposer quoi ?
00:46Le premier fait politique majeur de cet été,
00:48je suis désolée de le dire à ceux qui ne sont pas d'accord avec ça,
00:50mais c'est le Front républicain.
00:52C'est que, massivement, les Français se sont déplacés
00:54pour que Jordan Bardella ne soit pas à Matignon.
00:56Et donc, tous les députés qui ne sont pas Rassemblement national ou Jochette Ciotti,
01:00ils ont un point en commun, une chose qui les relie.
01:03Ils ont dans leurs électeurs des gens qui ont voté pour leur projet, à eux,
01:07mais aussi des électeurs qui ont voté pour eux pour éviter le Rassemblement national.
01:10Ils ont ce point en commun.
01:11Le deuxième fait politique majeur de cet été, je suis désolée de vous le dire,
01:14c'est que, contre l'entièreté des pronostiqueurs et des sondeurs,
01:17le nouveau Front populaire est arrivé en tête.
01:19Alors, moi, ce que je propose, c'est simple.
01:21C'est qu'on se calme tous 24 heures.
01:23Parce que je vois bien comment ça va se passer à partir de ce soir.
01:26Tout le monde va partir en ligne rouge, ligne rouge, ligne rouge, si c'est ça,
01:29en s'être déchirant.
01:31Les Français, ils ont besoin d'un moment d'union nationale.
01:33On vit un moment politique extrêmement grave.
01:35Et donc, ce que nous proposons, c'est que, pendant 24 heures,
01:37les membres de ce Front républicain se parlent.
01:41Alors, c'est qui ? Ça va d'où à où, le Front républicain ?
01:44Alors, c'est vrai qu'il y en a, on a du mal à comprendre.
01:46Mais je pense que, pour le nouveau Front populaire, c'est très clair.
01:49Je pense que Renaissance a été faite...
01:51Attendez, elle va terminer son raisonnement.
01:53Non, vous inquiétez pas, vous inquiétez pas.
01:55La France insoumise est dans le Front républicain.
01:57On propose une nouvelle donne politique,
01:59c'est coûter de se parler.
02:01Monsieur Bellamy, s'il vous plaît, elle va terminer son raisonnement.
02:03Donc, ce que je propose, c'est qu'on puisse...
02:05Ceux qui se retrouvent dans le Front républicain,
02:07ils viendront nous le dire.
02:08Il y en a, pour être tout à fait sincère, et c'est le cas des républicains
02:10qui portent très mal leur nom parfois,
02:12je n'ai pas compris ce que vous avez fait.
02:14Il y en a qui l'ont fait.
02:15Xavier Bertrand, notamment, mon président de région,
02:17pour qui j'avais moi-même fait le Front républicain.
02:19LR, officiellement, n'était pas dans le Front républicain.
02:21Mais je n'ai pas écrit en priorité aux républicains.
02:23Donc, ça va jusqu'à Attal, en fait.
02:25En fait, c'est de Attal jusqu'à Mélenchon.
02:27À eux de nous dire où ils se situent.
02:28Mais moi, j'ai écrit aux chefs de parti politique.
02:30Vous êtes sûre que la France insoumise est d'accord avec ça ?
02:31Je suis une chef de parti politique.
02:32J'écris aux chefs de parti politique.
02:34Libre à eux de me répondre.
02:35Ils feront ce qu'ils veulent.
02:36Mais je pense que, dans l'urgence dans laquelle on est,
02:39à situation exceptionnelle, quelque part,
02:41solution exceptionnelle.
02:42Et donc, il faut, oui, prendre l'urgence pour protéger les Français.
02:45Pour protéger les salariés.
02:47Parce que je discutais cet après-midi avec des présidents.
02:49Mathilde Manot travaille avec Yuri Attal.
02:51Je parlais tout à l'heure avec des présidents.
02:52Ce n'est pas encore Noël, Marine Tondelier.
02:54Vous croyez au miracle.
02:55C'est important, ce que je vais vous dire.
02:56Je parlais tout à l'heure avec des chefs de grandes centrales syndicales
02:59qui sont extrêmement inquiètes pour les salariés.
03:01Parce que si, là, il y a 15 jours de flottement,
03:03ces 300 plans d'incentivement qui sont au cours de la chapelle d'Arbelay,
03:06en Normandie, ça se joue maintenant.
03:07Michelin, ça se joue maintenant.
03:08Je ne sais pas ce que vous voulez faire.
03:09Et donc, on ne peut pas se permettre le luxe d'argustier politiciens
03:13pendant des semaines et des semaines.
03:15Et de rejouer le sketch de cet été.
03:16Alors, il faut que toutes celles et ceux qui ont conscience du problème
03:20sortent de leur zone de confort.
03:21Le chemin qu'on propose, il n'est ni évident, ni confortable.
03:24Ce ne sera pas simple, en fait.
03:26Mais tout le monde a compris que ce ne serait pas simple.
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