00:00Ah non, mais j'ai compris que sa feuille de route qui a été donnée, d'une façon...
00:03Là on fait de la vraie politique.
00:04Je vais être magnanime.
00:05Là on fait de la vraie politique.
00:06Ah oui, mais moi aussi je fais de la vraie politique.
00:07Non, non, non, je dis, là c'est de la vraie politique,
00:09parce que les milliards que vous voulez prélever sur les Français,
00:12c'est pas du tout, ne répondent pas du tout aux mêmes exigences
00:16que les milliards que lui voulait prélever.
00:18Oui, j'ai compris que la feuille de route qui est la sienne,
00:20c'est surtout de ne pas toucher au plus privilégié de ce pays,
00:23et de faire en sorte, voilà, non mais on a compris qu'il est de ce point de vue-là,
00:25vous avez raison de le pointer.
00:26D'ailleurs c'est sa feuille de route qui a été confiée par qui ?
00:28C'est celui dont il faut parler, il s'appelle Emmanuel Macron.
00:32Emmanuel Macron est le responsable.
00:33C'est lui qui a choisi de faire cette contre-lecture des élections de juin,
00:37en disant on va choisir quelqu'un qui est totalement minoritaire
00:39au sein de l'Assemblée nationale, M. Barnier.
00:41En exigeant de lui qu'il maintienne tous les choix budgétaires
00:43qui sont faits par Emmanuel Macron depuis 2017
00:45et qui ont été sanctionnés par les Français.
00:47De lui dire surtout de ne pas toucher à la réforme des retraites
00:49qui est largement rejetée par les Français.
00:51Dans ces conditions, il s'est mis dans la main de Mme Le Pen,
00:54avec une certaine cruauté, un certain savoir-faire,
00:56la situation de l'humilier politiquement.
00:58Mais c'est une certaine logique, parce que même l'électorat Le Peniste
01:01ne veut pas cette continuité-là.
01:02Et on a un exercice qui était totalement impossible.
01:05On est dans une situation politique de grave crise,
01:07je ne sous-estime pas, dont le responsable est M. Macron.
01:10Mais moi j'ai envie de dire, on va vivre demain un moment historique,
01:14on ne va pas y échapper.
01:15Un moment historique, un moment chaotique ?
01:18Historique.
01:19Et vous savez, l'histoire de la Ve République,
01:22ça a commencé en 1962, la première motion de censure,
01:27qui marquait en quelque sorte l'entrée dans le présidentialisme
01:30de la Ve République, sur la question du mode de désignation
01:32du président de la République.
01:33D'accord ?
01:34C'est là-dessus que Georges Compidou est battu par l'Assemblée nationale,
01:37parce que les députés nommaient le président de la République.
01:39Mené par qui l'Assemblée nationale ?
01:40Par Paul Reynaud, le dernier président du Conseil de 1940,
01:43qui a passé la vingtaine ans.
01:44Ce qui permet au général de Gaulle de dire je dissous,
01:46comme le général de Gaulle a réglé la question algérienne
01:48et qui a une certaine autorité,
01:49c'est l'entrée, si je puis dire vraiment,
01:51seulement en 1958, du présidentialisme.
01:53La motion de censure demain, c'est la fin du présidentialisme.
01:55Et le début de quoi ? On va essayer de se projeter un peu.
01:58Quelle est la suite ? Comment vous imaginez le lendemain ?
02:00Précisément, ce que je suis en train de dire,
02:01c'est qu'on est dans un moment de crise extrêmement profonde
02:03où il serait bon, c'est pas à côté de la discussion,
02:05de réfléchir aussi à quelles institutions
02:07permettent de rendre les choses plus vertueuses.
02:09Par exemple, on parlait de la Corée.
02:10Je découvre en Corée que, par exemple,
02:12le président de la République, si les députés le demandent,
02:14il ne peut pas faire tout et n'importe quoi,
02:16les députés en Corée du Sud.
02:17Je vais arrêter de parler de cet exemple.
02:18On pourrait imaginer qu'on n'a pas un président tout puissant
02:20qui peut dissoudre l'Assemblée nationale,
02:21mais qui reste irresponsable quoi qu'il arrive.
02:23Parce que ça permettrait de dénouer la situation.
02:25On pourrait imaginer qu'on ne cesse d'utiliser le 49-3
02:28et de reparlementariser la vie politique.
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