00:00Je ne me suis jamais vue faire autre chose et aujourd'hui, pour rien au monde, je partirais dans autre chose.
00:04Quentin, Marie, Timothée, Paul, ils ont 19 ans et pour eux, pas de doute, ils seront agriculteurs.
00:11C'est comme ça, c'est viscéral.
00:14À la une, le retour d'une colère un an après.
00:17Nos agriculteurs sont en colère.
00:19Inflation, normes environnementales ou encore prix du lait ?
00:22La liste des revendications est longue.
00:24Macron, démission !
00:30Le maître !
00:31Là, on vient faire un comptage pour justement voir le nombre de pieds qui est élevé au mètre carré.
00:3911 de mon côté, j'en ai 9.
00:41Alors qu'il y a encore quelques années, ils étaient une petite vingtaine.
00:44À suivre le BTS Agricole Grande Culture de ce lycée de l'heure,
00:48ils ne comptent aujourd'hui plus que 7 étudiants.
00:50En tant que jeunes, on s'installe dans quelques années, pas si lointaine que ça.
00:54Et ouais, ça fait très très peur parce qu'on se demande où on peut aller,
00:58qu'est-ce qu'on va pouvoir faire, qu'est-ce qui va nous tomber sur la tête finalement
01:02puisque les combats qui sont faits aujourd'hui,
01:05ce qui est revendiqué aujourd'hui, va nous servir pour nous plus tard.
01:07Si pour les consommateurs, ils veulent soutenir l'agriculture française,
01:10le plus important, ce serait de manger français et local, encore mieux local.
01:13C'est comme ça qu'on peut subvenir à leurs besoins.
01:16C'est comme ça qu'on peut écouler leurs stocks.
01:18C'est comme ça qu'on peut relancer des filières.
01:20C'est comme ça qu'on peut les faire vivre.
01:23Super, bien truqué.
01:25C'est vrai que même papa ne m'a jamais forcé,
01:27mais je sentais bien quand même que ça lui tenait à cœur que je récupère l'exploitation.
01:32De la céder à un voisin aurait été quand même un petit échec au fond de lui.
01:36Et puis moi, finalement, je n'ai pas vraiment senti non plus une pression
01:39puisque j'ai toujours ressenti cette passion.
01:41Donc pour moi, c'est tellement baigné dedans, tellement à cœur de tous les jours
01:46que je n'ai pas ressenti une pression. Pour moi, c'était la vocation.
01:50En vrai, c'est tout.
01:53On est sur le premier veau de la saison qui est né pendant le tournage.
02:01Je voulais m'installer en élevage laitier
02:03puisque c'est ce qu'on a toujours connu sur l'exploitation.
02:06Mon papa a arrêté au moment des mises aux normes.
02:08Donc au début, moi, c'était vraiment mon projet d'installation.
02:11C'était de remettre un élevage laitier.
02:14Aujourd'hui, je ne le ferai plus pour tout un tas de raisons.
02:18Notamment avec ce qui se passe en ce moment.
02:20Et en plus de ça, aujourd'hui, on a la chance d'avoir un confort malgré tout
02:24puisque la culture ne s'est pas lancée pour sucette.
02:28Ou du moins, moins que s'il y avait deux traites par jour.
02:31Et c'est un investissement qui est absolument colossal.
02:38C'est super important d'avoir malgré tout des personnes
02:40qui continuent à nous montrer que le métier est beau, qu'il ne faut pas abandonner.
02:45Moi, j'aime beaucoup suivre aussi des agriculteurs qui partagent leur quotidien
02:49mais de manière joyeuse, avec des petites danses, des petites choses comme ça.
02:52Je pense notamment à l'agriculteur.
03:04Ça permet vraiment de se dire qu'il y a encore une petite lueur d'espoir dans tout ça.
03:09On peut faire notre métier dans la bonne humeur et pas forcément que dans la colère.
03:12C'est ça.
03:13On ne travaille pas pour l'argent mais on aime gagner de l'argent.
03:15C'est normal, personne ne travaille sans gagner de l'argent.
03:18Mais avant tout, on a une passion au fond de nous.
03:20On se lève le matin, c'est pour se dire qu'on va aller travailler dans les champs,
03:23on va nourrir la France d'une certaine manière, on va nourrir le monde.
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